Logo Interact!on
Archive
mars 2008

List of demands, par Saul Williams, tiré de l’album Saul Williams

free music


Pour information, le dernier album de Saul Williams, « The Inevitable Rise And Liberation Of Niggytardust », est disponible en téléchargement sur http://niggytardust.com/. Vous pouvez choisir de payer 5$ ou de le télécharger gratuitement. Dans tous les cas je vous le recommande fortement, il est excellent.

Lire la suite

La France a une politique étrangère qui s’apparente de plus en plus à de la realpolitik. Les critiques des régimes dictatoriaux sont feutrées, alors que les contrats commerciaux sont signés à la chaîne devant la presse.
Il est bien sûr difficile pour moi, français lambda, de saisir tous les enjeux de la politique étrangère française et il est certain que les marges de manœuvres sont très réduites.

Il n’empêche que je souhaite de tout cœur que la France se montre ferme vis à vis de la Chine sur la question du Tibet. Pourquoi le Tibet alors qu’il y a tant d’autres zones de conflit? D’une part parce que la situation est fortement médiatisée et d’autre part parce que s’opposer à la Chine créerait un précédent important.

Et pour quelle raison je pense que la France devrait renoncer le plus possible à la realpolitik? Pour une question d’image! On en revient presque à du marketing, mais il est très mauvais pour une marque d’être en décalage avec ses valeurs. Et si bien sûr je ne veux pas comparer un pays à une entreprise, je pense que la realpolitik est totalement en décalage avec les valeurs de la France. Pour une grande majorité de la population mondiale, la France reste le pays des droits de l’Homme et de la liberté. Perdre cette image pourrait à mon avis avoir des conséquences négatives sur de nombreux domaines : diplomatie, attractivité, tourisme, culture…

PS : Akhénaton, leader du groupe Iam a écrit une très belle phrase à propos de la realpolitik: ‘Ils passent le week-end en régate, puis s’prostituent pour un Airbus ou une Frégate »

free music


Lire la suite

A peine lancé, le blog va déjà connaitre un petit ralentissement.
Je viens tout juste d’arriver au Maroc où je vais passer 10 jours dans me belle-famille. J’essaierai de poster quelques articles, et quelques photos, mais le rythme sera dans tous les cas très ralenti.
A bientôt!

Lire la suite

Marissa Mayer est vice-présidente du département expérience utilisateur chez Google et a énoncé sur le site Fastcompany les 9 principes qui guident l’innovation chez Google. Vu la fréquence de lancement de nouveaux produits par Google, ces conseils sont à suivre!

Voici les 3 points qui me semblent les plus important (je vous laisse aller consulter l’analyse de François Goube sur les 9 points ici) :

1. Innovation, not instant perfection
La politique de Google veut qu’ils lancent un maximum de projets. Pour cela, ils prennent le risque de lancer les projets le plus rapidement possible puis de continuer à les améliorer en prenant en compte la réaction du marché.
Mon avis : C’est un choix qui marche, mais qui est difficile à mettre en place pour des produits/services payants. Un consommateur qui paye attend un produit fini.

2. Ideas come from everywhere
Un principe qui est bien dans l’air du temps. Chez Google, il se matérialise sous la forme d’une liste d’idée sur laquelle tous les employés ajoutent leurs idées.
Mon avis : Cet échange d’idées entre les collaborateurs me parait essentiel. La créativité ne se limite pas à trouver une bonne idée, il faut aussi trouver les idées qui vont permettre de la mettre en place. Et ces idées peuvent venir de différentes personnes.

3. A licence to pursue your dreams
Ce principe concerne un point qui a fait couler beaucoup d’encre : les employés Google peuvent utiliser 20% de leur temps pour travailler sur des projets qui ne font pas partie de leur mission principale. Apparemment, il semble qu’il s’agisse bien de projets Google (et non de projets personnels).
Mon avis : Ce principe est essentiel pour deux raisons : la première est que cela favorise la motivation intrinsèque des salariés, qui peuvent travailler sur des projets qu’ils peuvent choisir par intérêt. La seconde raison est qu’il est toujours intéressant en termes de créativité de faire travailler des personnes sur des projets dans lesquels ils n’ont pas l’habitude d’être impliqués. C’est le principe du « to be at the wrong place« 

Via Voxina Blog

Lire la suite

La flexibilité est un mot « à la mode », surtout dans les entreprises.
Et en effet, c’est souvent l’une des clés du succès (ou tout du moins de la survie) que de pouvoir s’adapter à des clients et à un environnement qui changent de plus en plus vite.

On a donc inventé la flexibilité des entreprises. Mais en France, on oublie souvent une grande partie des concepts qui font la flexibilité pour se concentrer sur la flexibilité du contrat de travail.

L’intérêt de la flexibilité du contrat de travail pour les entreprises est simple : avec la possibilité d’adapter leurs effectifs avec la conjoncture, les entreprises peuvent devenir « agiles ». A mon avis c’est une agilité toute relative, qui traduit surtout un grand problème de vision et d’anticipation de la part de certains chefs d’entreprise. Cependant ce n’est pas forcément un problème de compétences de leur part, les contraintes environnementales sont fortes.

Le pays qui illustre le mieux la flexibilité du contrat de travail, ce sont sans doute les USA. Est-ce un exemple pour autant? C’est un pays dans lequel avoir un emploi ne permet pas de sortir de la misère et où les personnes des classes inférieures doivent souvent cumuler plusieurs emplois pour s’en sortir.

On a donc été chercher la flexibilité du contrat de travail aux USA. Ce que je trouve très dommage c’est que l’on n’ai pas vu que la flexibilité des entreprises américaines va au delà de ce contrat de travail. Les salariés en bénéficient aussi. Ils bénéficient de plus de flexibilité dans leur progression de carrière (progression au mérite et non pas au diplôme), de plus de flexibilité dans leurs relations avec la hiérarchie, de plus de flexibilité dans l’organisation de leur temps de travail (on peut prendre l’exemple de Google qui permet à ses employés de travailler sur les projets qui les intéressent en plus de leur mission principale), de plus de flexibilité dans leur vie au travail (dressing code plus souple qu’en France par exemple), de plus de flexibilité grâce à la simplicité des relations inter-personnelles…

Bien sûr, ces exemples de flexibilité ne sont pas adaptés à toutes les entreprises. Certains secteurs exigent beaucoup de rigueur. Mais dans ce cas la flexibilité du contrat de travail est à proscrire également, car la rigueur se marie mal avec un fort turnover et avec l’incertitude des salariés quant à leur avenir.

Dans un prochain article, je vous donnerai mon avis sur l’intérêt de la flexibilité pour organiser la créativité dans une organisation.

Lire la suite

6emeia est un duo brésilien, composé d’Anderson Augusto et de Leonardo Delafuente. Même si ça fait plusieurs années qu’ils peignent ensemble, leur projet 6emeia a débuté en 2006. Le principe est très simple, et très caractéristique de l’art de rue : ils utilisent les bouches d’égout pour peindre. La technique est bonne, c’est très nouveau, l’utilisation de l’environnement est pertinente : c’est du tout bon street art.

6emeia

6emeia

Vous pouvez suivre toutes leurs réalisations sur leur espace Flickr.

Merci à Vincent pour l’info

Lire la suite

Avec de nombreuses études qui nous montrent depuis longtemps la saturation des consommateurs en stimuli publicitaires, la cohérence des différentes actions de communication avec un positionnement simple et impactant semble être de rigueur. En effet, il y a peu d’attention disponible (non, je ne dirai pas de « temps de cerveau ») pour chaque marque, donc si le consommateur reçoit deux messages différents d’une même marque, il risque de ne pas faire le lien, et surtout de ne pas chercher à le faire. Des messages créatifs, mais simples, et directement cohérents avec le positionnement de la marque semblent donc essentiels.

Pourtant, on rencontre de temps à autre des marques qui se permettent d’avoir des positionnement ou des messages complexes. La complexité peut venir de plusieurs éléments :

  • La complexité du positionnement lui même. Un positionnement complexe vient souvent d’un positionnement basé sur plusieurs avantages concurrentiels par exemple.
  • La complexité du message. Certaines publicités comprennent des sens cachés (polysémie), ou alors tout simplement un message complexe (jeux de mots, sous-entendus, private joke…)
  • La diffusion de messages déconnectés du positionnement. Je pense notamment aux marques automobiles. Même les marques qui ont un positionnement très clair (comme la nouvelle Twingo, par exemple; exemple sur lequel je reviendrai dans un prochain billet), envoient des messages souvent très variés aux consommateurs (messages sur le prix, sur une fonctionnalité, sur l’environnement…).

Quelles sont donc ces marques qui peuvent se permettre de diffuser des messages complexes ou d’avoir un positionnement complexe?

  • Les marques de produits qui nécessitent une grande implication à l’achat (prix élevé, le plus souvent). Lorsqu’un consommateur s’apprête à réaliser un achat qui représente une forte implication pour lui, il va passer du temps à se renseigner sur les différentes alternatives qu’il a. Ce temps passé à étudier les différentes marques va lui permettre de faire le lien entre les différents messages diffusés par la marque et d’intégrer le positionnement de celle-ci.
  • Les marques qui ont une exposition publicitaire très forte. Une marque qui peut se permettre de passer continuellement en publicité TV, par exemple, peut se permettre des messages un peu complexes ou déconnectés du positionnement. En effet, la répétition va permettre au consommateur d’intégrer le positionnement de la marque. Les marques automobiles sont dans ce cas.
  • Les marques « inspirationnelles ». Parfois, un positionnement n’a pas besoin d’être cohérent sémiologiquement, ou de pouvoir s’expliquer. Les marques avec un fort pouvoir « inspirationnel » ont une empreinte sensorielle qui permet au consommateur de faire le lien entre les différents messages de la marque, sans qu’il n’y ai un lien sémiologique entre ceux-ci. Les marques de luxe par exemple peuvent se passer d’un positionnement explicité
Lire la suite

Good to you, par Talib Kweli, tiré de son album Quality

free music


Lire la suite