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avril 2008

C’est une erreur collective

Telle est la défense de Jean-Pierre Elkabbach après avoir semble-t-il demandé à sa rédaction d’annoncer la mort de Pascal Sevran alors qu’il n’en était rien.

Cette citation me fait penser à deux choses :

  • Il est quand même triste de voir un homme qui a managé toute sa vie réagir comme ça.
    Essayer de reporter la faute sur des collaborateurs est l’une des pires choses qu’un manager peut faire, que ce soit pour des raisons éthiques ou des raisons de motivation des collaborateurs.
  • Il y en a qui se sont fait attaquer en justice et qui ont perdu pour moins que ça: voir l’histoire de Fuzz. Et pourtant, c’était à mon avis beaucoup moins grave: Eric Dupin n’a pas relayé l’information volontairement, il ne s’agissait que d’une rumeur de mariage et pas de décès et puis le nombre de personnes qui avaient eu accès à l’info par Fuzz est minime par rapport à ce que l’on a pu voir dans l’affaire Sevran.
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Hollywood and wine, de Automato, tiré de l’album Automato

free music


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J’aurais presque pu titrer ce billet comme ma réaction à la dernière pub Sony: « Tout ça pour ça? »
J’imagine que vous avez entendu parler du bouche à oreille créé autour de la plateforme de Vivendi avec le magicien. Ce magicien était apparu il y a plusieurs mois et la campagne s’est terminée il y a peu à la TV. Assez brillamment apparemment.

Par curiosité je suis allé jeter un coup d’oeil à la plateforme Zaoza. On promettait du contenu multimédia illimité pour les mobiles pour 3€/mois.

Et bien quelle arnaque!

Pour le moment on a droit à quoi? Pour 3€/mois (ou 3€ l’unité, ce qui est encore plus l’arnaque), on a droit à des vidéos qui sont à mon avis quasiment toutes sur Youtube (ou leur équivalent), des sonneries à l’heure où une majorité de portables peuvent utiliser des mp3 comme sonnerie, des images alors que tous les mobiles ou presque peuvent récupérer des images depuis un PC… En gros, pour 3€/mois on a droit à du contenu qu’on peut facilement trouver légalement et gratuitement sur Internet.

Alors en effet je ne suis sans doute pas dans la cible, mais au moment où les portables avec accès à Internet devraient se généraliser, je trouve le pari très risqué d’investir gros dans une plateforme qui propose un tel contenu.

NB : Notez cependant que la section « Musique » est encore en construction, ce qui pourra peut-être me faire changer d’avis en fonction de la qualité du contenu.

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Les services d’abonnement ne sont pas quelque chose de nouveau. Ce qui est un peu plus nouveau, c’est la diversité des produits que l’on peut avoir en abonnement : brosses à dent, t-shirts et maintenant des rasoirs, avec la marque Wilkinson.

Si ce type de service se multiplie, c’est qu’il est très intéressant pour les entreprises qui se lancent (à condition que le service soit bien rendu):

  • Le service est utile : Avant toute chose, il ne faut pas oublier que le service en lui même est utile. Ne pas avoir à se déplacer pour remplacer des produits que l’on doit racheter régulièrement est attirant.
  • Fidélisation : Le client est presque captif. Il y a déjà la durée de l’abonnement, pendant laquelle le client a très peu de chance de partir. Ensuite, faire reconduire un abonnement n’est pas très compliqué. Et des moyens de fidélisation peuvent facilement être mis en place.
  • Relation client/marque : Un abonnement permet au client d’entrer souvent en contact avec la marque (à chaque livraison d’un produit). Ces contacts sont agréables pour le client car il reçoit un produit, sans rien payer sur le moment. Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à soigner ces contacts. Et puis ces contacts réguliers permettent d’établir une relation de confiance. Le client se sent en confiance d’avoir une marque qui vient lui apporter un service régulièrement.
  • Impression donnée par le prix : Psychologiquement, payer pour un abonnement est moins difficile que payer pour un produit. En effet, d’une part les virements automatiques sont moins douloureux que l’action de sortir la carte de paiement, et d’autre part un paiement trimestriel (ou autre) permet de séparer le paiement du service. Il est alors plus difficile de faire le lien entre la somme que l’on paie et le service.
  • Notoriété : Les abonnements ne sont pas encore généralisés dans tous les domaines. Il est donc encore possible de gagner fortement en notoriété et de faire parler de soi en lançant le premier service d’abonnement pour un type de produit. Wilkinson devrait par exemple en bénéficier en lançant la première offre d’abonnement à des rasoirs

Via Roycod

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La créativité n’est pas toujours présente dans le hip-hop depuis une dizaine d’années. Même s’il y a toujours quelques perles qui sortent tous les ans, les très bons albums sont quand même moins nombreux que dans les années 90. On peut se demander quelle en est la raison. Il y a plus d’artistes, plus de moyens et une certaine maturité du hip-hop.

A mon avis, la raison vient du fondement même de ce mouvement musical. C’est une musique qui, à travers le sampling, se nourrit des autres styles musicaux. Les premiers rappeurs étaient avant tout des amateurs de soul, de funk, de jazz qui ont puisés dans ces musiques pour créer leur musique hip-hop. Ils avaient baigné dans ces univers musicaux toute leur enfance avant de passer au hip-hop.

Depuis une dizaine d’années, arrive une génération qui est née après le rap. On a donc des rappeurs qui ont grandi avec cette musique et qui finalement se sont pour certains peu préoccupé des autres styles musicaux. On peut sentir ce manque d’influences extérieures dans une partie des morceaux qui sortent depuis un moment. Le hip-hop n’est rien seul. Il a besoin des autres courants pour s’enrichir et c’est dans des projets à la limite entre le hip-hop et d’autres courants qu’on trouve les morceaux qui ont vraiment fait avancer le mouvement. C’est d’ailleurs vrai pour le rap, mais également pour la danse ou le graff.

C’est d’ailleurs un principe important en créativité. C’est en confrontant plusieurs mondes que l’on peut avoir les meilleurs innovations car le cerveau fonctionne beaucoup par association d’idées. L’ouverture d’esprit favorise la créativité.

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Une marque qui souhaite entrer en relation avec ses clients sous la forme d’un réseau social doit faire face à un dilemme : doit-elle créer son propre réseau social ou doit-elle utiliser un réseau social existant?

On a tendance à penser que c’est le potentiel d’utilisateurs du réseau social qui doit déterminer la décision. En effet, il peut sembler que créer son propre réseau social nécessite d’avoir un grand nombre d’utilisateurs potentiels pour être une réussite. Pourtant, le nombre d’utilisateurs est loin d’être une condition nécessaire à la réussite (même s’il faut éviter d’avoir trop peu de monde, un réseau social vide n’est pas attirant, ni valorisant pour la marque). Une petite communauté active peut donner de bons résultats.

Alors comment savoir s’il vaut mieux choisir de créer un réseau social spécifique à la marque?

  • Il faut que le réseau social apporte quelque chose aux utilisateurs potentiels. On peut par exemple prendre l’exemple de Salomon Trail Running, qui a créé en partenariat avec Nokia un outil qui permet de partager les cartes de ses courses en montagne. Cela permet de trouver des idées de courses à faire, avec les coordonnées GPS, les dénivelés, la vitesse de l’utilisateur qui a publié le trail, des photos… Même si la marque n’avait pas forcément une communauté de fans très importante en ligne dans le domaine du trail running, l’application a un grand succès car elle apporte réellement quelque chose aux consommateurs.
  • Je pense qu’il faut également observer comment les consommateurs se comportent hors ligne. En effet, certaines marques ont des communautés hors ligne, des gens qui se réunissent et partagent autour d’elles. On peut penser à des collectionneurs pour les marques de voiture, à des groupes de supporteurs de sportifs sponsorisés par la marque pour les marques de sport…Ces marques là ont toutes les chances de retrouver ces consommateurs impliqués en ligne.
  • Et puis il y a des marques qui ont de véritables fans. Comment le savoir? Quand des consommateurs se tournent en masse vers une marque alors que ses produits n’ont pas les qualités intrinsèques qui justifient ce succès (qui a dit Apple? :) ), alors il est très possible que cette marque aie une forte communauté de fans. Ces fans vont être prêts à s’investir dans un réseau social avec la marque. Il faut juste être attentif à ne pas confondre une communauté de fans avec un effet de mode. Une mode peut passer très rapidement alors qu’une vrai communauté de fans a une plus grande longévité.

Dans tous les autres cas, l’utilisation d’un réseau social existant est sans doute la meilleure solution. Constituer une communauté n’est pas une chose aisée et un échec dans ce domaine peut avoir des conséquences néfastes pour l’image d’une marque.

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Pour ce deuxième et dernier épisode de la série, je vais adapter l’idée que j’exprime dans le précédent article aux particuliers.

Comment l’État peut-il s’enrichir tout en diminuant les impôts et les taxes?

A mon avis, le principe du bonus/malus peut également être appliqué aux particuliers. Il y a de nombreux comportements à favoriser et d’autres à éviter. En fait, ce principe existe déjà dans certains domaines, comme la sécurité routière avec les amendes.

Voici comment je verrais l’évolution de ce pré-existant pour rentrer dans un cadre de bonus/malus:

  • Etendre le principe à d’autres domaines que la sécurité routière : gestion des déchets, respect de l’environnement
  • Baisser les impôts et taxes
  • Indexer les amendes aux revenus des ménages
  • Renforcer le coût des amendes graves: encore une fois, ceux qui n’ont rien à se reprocher ont tout à gagner, puisque les impôts auront baissé. En plus, augmenter le coût des amendes peut avoir de bons résultats : dans certains états américains, il coûte 1000$ de jeter un papier ou un mégôt par terre (oui, bon ok, l’exemple est mal choisi, c’est pas super grave). Le résultat est excellent : les rues sont très propres

Il est clair que ces mesures sont un peu « moralisatrices » et pas très funky. Mais je pense que c’est un moyen juste pour renflouer un peu les caisses de l’État, tout en évitant de faire fuir les fortunes de France (grâce à la baisse d’impôts).

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Tout le monde connait la petite histoire selon laquelle Microsoft aurait été créé dans un garage par Bill Gates & co. Et bien il semble qu’un bon nombre de sociétés innovantes aient été créées dans de tels lieux (garages, chambres…).

Anil Dash a interrogé les créateurs d’Amazon.com, Lotus et eBay et leur a demandé de décrire l’endroit où ont été créées ces sociétés. Je vous laisse découvrir leurs réponses sur AnilDash

Ces trois lieux ont plusieurs points communs :

  • Confortables : même avec peu de moyens, les créateurs essayaient d’avoir un lieu de travail confortable. C’est important pour la concentration, le sentiment de bien-être et la motivation, 3 facteurs essentiels de la créativité.
  • Une bonne promiscuité : ils ont tous commencé dans des petites pièces (chambres, garage) où ils travaillaient à plusieurs. La promiscuité a comme avantage de favoriser les échanges. Cela permet de rebondir sur les idées des autres et d’avancer rapidement sur le cheminement qui mène d’une idée à sa réalisation (la créativité sert encore plus à trouver des moyens de mettre une idée de départ en œuvre qu’à trouver celle-ci).
  • Un tableau blanc : il est étonnant que les trois patrons interviewés se souviennent de ce détail, mais ils utilisaient tous le tableau blanc. Ce tableau blanc leur servait soit à noter des idées, soit à noter des todo lists. L’avantage pour la créativité est encore une fois dans le partage d’une idée. Il arrive souvent que la personne qui trouve l’idée ne soit pas celle qui va finalement trouver les idées nécessaires à sa mise en œuvre. Il existe de nombreux outils collaboratifs modernes qui peuvent remplacer ce tableau blanc. Mais j’aime quand même beaucoup les tableaux blancs notamment car ils sont toujours présents, il n’est pas nécessaire de faire l’effort d’ouvrir une application. On est donc obligé de passer devant et d’y penser.
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