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juillet 2008

Quand on travaille sur une marque, on ne doit surtout pas se focaliser uniquement sur le marketing et la communication. Ces deux éléments ne sont que la partie visible de l’iceberg. En effet, dans l’esprit d’un consommateur, la marque se construit à chaque fois qu’il entre en contact avec celle-ci. Et cela va bien au delà de la communication. Lorsque le consommateur utilise un produit, lorsqu’il discute avec un vendeur, lorsqu’il a affaire au SAV… il va réviser l’image qu’il se fait de la marque. Un bon marketeur se doit de s’intéresser à toutes ces interactions entre la marque et le consommateur. Les agissements des vendeurs et du SAV par exemple sont excessivement importants et doivent être traités avec beaucoup d’attention.

J’avais déjà cité une phrase d’un marketeur américain qui disait « Our brand is everything we do ».

Et bien David Armano, fameux marketeur américain, nous le rappelle encore dans un article intitulé « Disney’s 100 000$ salt + pepper shaker ». Il raconte l’histoire d’un américain qui avait été agréablement surpris par un vendeur qui lui avait remplacé gratuitement une salière Mickey qu’il avait cassé juste après l’avoir achetée. Cet « investissement » de quelques dollars a finalement rapporté 100 000$ à Disney. En effet, cet américain, après cet heureux épisode, est devenu encore plus fan de Disney. Et il a dépensé dans sa vie, avec sa famille, plus de 100 000$ en produits Disney divers.

Même si c’est sans doute du rabâchage, il faut toujours garder en tête cette importance de « l’expérience » de la marque.

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Après un premier article issu de mon mémoire de fin d’études, cet article inaugure une petite série de trois posts sur la mesure de l’image de marque.

Je pense que l’on peut déterminer trois composantes de l’image de marque. La première, que je vais traiter dans cet article, sont les associations.

Les associations sont tous les éléments que le consommateur aura perçu ou mémorisé à propos de la marque. Ces éléments peuvent être liés à l’utilisation du produit, au service associé au produit, à une rencontre avec un employé de la marque, à une communication ou un agissement de la marque…

Les méthodes pour récupérer ces infos son multiples. La plus fiable (mais aussi celle qui demande le plus de moyens) sont les sondages, en demandant aux consommateurs à quels mots ils associent la marque. Il est également possible de trouver les associations en faisant une pige « presse » (en fait une pige sur les blogs, les sites des médias traditionnels, les réseaux sociaux…) et en récupérant tous les termes qui sont associés à la marque lorsque celle-ci est citée. La dernière source d’infos pour mesurer les associations, ce sont deux sites bien sympas qui sont apparus dernièrement : Brand tags (américain) et Nuage de marques (français, créé par Roycod).

La présentation de ces infos est assez simple, le moyen le plus simple et le plus explicite étant à mon avis le nuage de tags, en prenant garde à bien trier les associations par type :

Nuage de mots clés pour les associations

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Lucky Boy, de DJ Mehdi, tiré de l’album Lucky Boy

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Comme promis il y a quelques temps, je mets en ligne mon mémoire de fin d’études. Le sujet que j’ai choisi est :

« Mettre en place un tableau de bord pour piloter la stratégie de la marque sur Internet »

Même si ce mémoire est un mémoire scolaire, j’ai essayé de le rendre le plus opérationnel possible. Il traite des points suivants :

I. La mesure de la marque sur Internet : partie dans laquelle je définis quels sont les éléments qui constituent la marque et qui vont permettre de la mesurer.

II. Comment mettre en place le tableau de bord : cette partie présente tout d’abord la méthodologie qui doit être mise en place pour créer le tableau de bord. Ensuite, je présente les principaux indicateurs que l’on peut utiliser pour mesurer la marque grâce aux éléments déterminées dans le Chapitre I.

Vous êtes libre de diffuser ce mémoire et de l’utiliser comme vous le souhaitez, mais je vous remercie de citer son auteur.

Pour ceux qui n’auront pas le temps de le lire, je consacrerai quelques billets à la présentation des concepts qui me paraissent les plus importants. Ce sera en quelques sortes le fil rouge de l’été, puisque j’aurai peu de temps à consacrer à mon blog.

Vous pouvez le télécharger en cliquant ici.

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GroundswellJ’ai acheté dernièrement l’excellent « Ground swell« . Co-écrit par deux responsables du Forrester Research, ce livre fait un état de l’art sur le pilotage des échanges entre consommateurs à propos des marques. C’est ce qu’ils appellent le ground swell. Un mouvement qu’il n’est pas possible d’arrêter.

Pour transformer ce défi en opportunité (le bouche à oreille peut également être très positif, cf le lancement de l’Iphone), le livre nous donne quelques pistes :

Il faut comprendre les mécanismes en jeu

  • Quelles sont les technologies mises en jeu?
  • Quels sont les canaux utilisés par les consommateurs pour communiquer entre eux? Quelle est leur audience?
  • Quelle est la motivation des consommateurs à parler de votre marque?

Il faut écouter ce qui se dit
Les marques doivent mettre en place une veille sérieuse pour recueillir tout ce qui se dit d’elles et ensuite pour traiter et synthétiser les informations afin de les rendre utilisables.
Il peut être intéressant de segmenter les informations :

  • par support : information diffusée sur un blog, un forum, un réseau social…
  • par type de message : discussion à propos d’un produit, d’une communication ou d’un agissement de la marque
  • par tonalité : discussion positive pour la marque, ou négative, mitigée, neutre
  • par audience : il est essentiel de pouvoir mesurer l’impact de la discussion (un article sur un blog avec 15000 visiteurs/j aura un impact complètement différent d’un message posté sur un forum avec 30 inscrits)

Il faut ensuite étudier l’impact de ces conversations sur les éléments de la marque : est-ce qu’elle a gagné en notoriété, est-ce que son image s’est dégradée?… On peut obtenir ces informations en mettant en parallèle la mesure de la marque avec la mesure des échanges entre consommateurs.

Il faut savoir prendre la parole
Toutes les mesures précédentes doivent permettre à la marque de prendre la parole. Le canal utilisé, ainsi que les consommateurs ciblés doivent être choisis avec attention. Une prise de parole peut-être une réponse directe en utilisant le même canal que le discussion, des relations presse ou relais d’opinions, la création d’un réseau social, d’un blog…

Le « Groundswell » ne peut pas être stoppé, et il peut être une réelle opportunité pour les marques pour recruter de nouveaux consommateurs et pour fidéliser. Un bouche à oreille positif ne coûte pas grand chose et peut avoir des résultats très positif pour la marque. Il ne faut pas hésiter à l’entretenir.
Un bouche à oreille négatif peut quant à lui être destructeur si la marque ne cherche pas à l’écouter et à y répondre.

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Même si les cultures sont globalisées depuis un moment déjà, il est toujours aussi intéressant de noter à quel point les tendances structurelles deviennent mondiales. Les moyens de communication et les médias permettent maintenant à des tendances plus éphémères de toucher plusieurs points de la planète en même temps.

Le photographe Hans Eijkelboom a donc essayé de déceler les tendances communes aux trois villes Paris – New York – Shangai pour les photographier et en faire un livre. Le résultat a l’air vraiment bon.

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