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février 2009

I have my best ideas in the shower. Matter of fact, I had a second water heater installed in my house so I could take longer showers.

Traduction approximative en français : « J’ai mes meilleures idées quand je suis sous la douche. C’est pour cela que j’ai installé un second chauffe-eau dans la maison, afin de pouvoir prendre des douches plus longues ».
Voici la réponse de Jordan Ayan, expert en marketing et créativité, à la question « Qu’est-ce que tu fais face à un problème difficile à résoudre? ».

En effet, devenir plus créatif, c’est tout d’abord faire l’effort de trouver la situation et l’environnement dans lequel on est le plus créatif. Après avoir tout entendu et son contraire sur les environnements les plus propices à la créativité (dans le calme, dans un environnement de stress, dans un environnement bariolé, dans un environnement simple, dans un garage, dans un environnement confortable…), je pense qu’il revient à chaque personne de trouver dans quel environnement elle se sent la plus créative.

S’il existe différents types de créativité (créativité volontaire ou involontaire), je pense que lorsque l’on doit faire un effort créatif volontaire, il est important d’être dans un environnement propice à cette créativité.

Personnellement, je suis plus créatif quand je prends une douche, mais aussi en voiture, quand je suis bloqué dans les embouteillages. Ces deux situations me permettent de prendre le temps de penser, d’être concentré.

A chacun de trouver ces moments idéaux!

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Shaka, de Q-Tip, tiré de l’album The renaissance


Découvrez Q-Tip!



Une des plus grosses sorties de l’année dernière. Album un peu inégal à mon goût, mais avec quelques très bons morceaux.

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Cet article est une réaction à cet article, lu sur le blog de Carré de Ciel, qui présente ces deux affichages de Conforama (la version présentée par l’agence, puis la version finale, utilisée en 4×3).

Affichage Conforama

Affichage Conforama

La créativité sans stratégie, cela s’appelle de l’Art. La créativité avec de la stratégie, cela s’appelle de la « Publicité », Jeff Richards.

Dans son article, Martial estime que comme la publicité n’est pas de l’art, il ne devrait pas y avoir de débat : le but est d’être efficace, pas d’être créatif. A partir du moment où l’efficacité peut inclure des valeurs comme améliorer l’image de la marque, apporter des émotions, alors je suis tout à fait d’accord avec lui.

Là où je ne le rejoins pas, c’est que j’estime que la deuxième version de la publicité perd en efficacité. Du coup, je pense qu’il est intéressant de la publier et que la comparaison entre les deux versions mérite d’être faite.

Même si l’on considère que la publicité n’est pas de l’art, il n’en reste pas moins que certains moyens d’évaluation d’une publicité et d’une œuvre d’art sont communs : l’impact, la créativité, l’esthétisme, la force du message, l’idée…

Tous ces aspects sont présents dans la première version de la pub et ont complètement disparus dans la seconde. L’impact de la prise de vue a disparu, la créativité n’est plus apparente car couverte par les messages promotionnels, l’esthétisme n’y est plus du tout, la force du message est aussi contrariée par la surabondance de messages sur la deuxième déclinaison, l’idée n’est plus très claire.

Certes il est inutile dans l’absolu de rendre public les travaux préliminaires à une publicité. Mais cette publication nous montre bien les difficultés du travail annonceur/agence. L’agence vient avec une idée, une création qui répond à la problématique du client. En essayant à tout prix de renforcer les aspects conatifs, le client a complètement édulcoré l’idée de départ. Les idées, comme les œuvres d’art, ne peuvent pas être prises partiellement, sinon elles perdent leur force.

Cette différence entre la proposition de l’agence et la proposition peut être due à plusieurs éléments : soit les objectifs de la publicité ont été mal présentés ou mal compris, soit l’annonceur les a changé en cours de route, et a préféré travailler sur le conatif plutôt que sur l’image de marque. Dans tous les cas, une grande différence entre la proposition de l’agence et la proposition finalement retenue démontre un problème dans la relation entre l’agence et l’annonceur. Et notre cas est finalement assez soft, on a déjà vu des biais bien plus importants.

Dans tous les cas, la créativité doit toujours être au service de l’efficacité, sinon on quitte le domaine de la publicité. Nous vendons une réponse à un problème, pas une œuvre d’art.

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Marketing viral et bouche à oreille sont deux mots qui connaissent leur heure de gloire depuis un moment. Depuis que les marques ont compris le pouvoir que pouvaient avoir les discussions entre consommateurs. Si ces discussions ont toujours eu lieu, le développement d’Internet a mis ces discussions sur le devant de la scène. Elles sont mesurables et surtout elles sont potentiellement très puissantes.

Le marketing viral, comme son nom l’indique, regroupe les opérations marketing créées pour que les gens se les échangent, et participent à leur diffusion. On peut appeler ça le « buzz » aussi. Le principe est assez simple, facile à mesurer, mais le succès d’une telle opération ne peut être garanti. Il s’agit de tourner une vidéo, mettre en place un minisite, un jeu, lancer un artiste, en espérant faire rire, choquer, toucher, avec comme objectif de générer un maximum d’échange entre spectateurs. Si le succès est au rendez-vous, il peut être immense, mais retombera aussi vite qu’il n’est arrivé.

Le bouche à oreille (ou world of mouth marketing) est une vision à plus long terme. Il s’agit pour la marque de favoriser les échanges entre consommateurs à son propos. C’est une opération de longue haleine, qui ne se base pas sur le facteur chance, mais plutôt sur une très forte connaissance de la cible. Il s’agit de connaitre les motivations et les usages des clients, pour les satisfaire au mieux, et leur permettre ensuite d’exprimer leur satisfaction.

Les deux principes sont donc assez voisins, mais ne répondent pas du tout à la même problématique.
Un buzz n’a généralement un impact positif que sur la célébrité de la marque. C’est un excellent moyen de faire connaitre une marque qui n’a pas les moyens de s’attaquer aux medias traditionnels. Mais l’impact sur l’image de marque, s’il peut être négatif (buzz gores, stupides ou ratés), est rarement intéressant. Difficile en effet de placer des éléments trop sérieux dans un dispositif dont le but est de se concentrer sur le côté fun et facile.
Le bouche à oreille, par contre, peut entrainer une amélioration très intéressante de l’image de marque et des ventes. On le sait, les discussions entre consommateurs sont essentielles lors de l’acte d’achat ou de la constitution de l’image de marque par le consommateur.

Deux outils extrêmement efficaces, donc, mais qui n’ont pas du tout le même objectif, même s’ils peuvent très bien cohabiter.

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The Healer, de Erykah Badu, tiré de l’album New Amerykah


Découvrez Erykah Badu!


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Interlude vidéo de fin de semaine, avec un très bonne vidéo gratuite.

Elle nous vient de chez Ero One, jeune boîte de production française. Pas grand chose à ajouter, c’est du très bon boulot. Pour plus d’informations, direction Fluofun.

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Au départ était le Fordisme et cette célèbre phrase de Henry Ford : «Les gens peuvent choisir n’importe quelle couleur pour la Ford T, du moment que c’est noir.»

Pour reprendre un article précédent, les besoins à combler étaient tellement grands qu’un produit unique par gamme était suffisant.

Puis, avec des réponses de plus en plus nombreuses à ces besoins, et donc une concurrence accrue, les entreprises ont commencé à concevoir des gammes beaucoup plus large. Cela permettait de répondre précisément à des besoins plus subtils et différents. Et l’on pouvait penser que cette stratégie était la bonne : en multipliant les produits au sein d’une gamme, on pouvait répondre à des besoins multiples et donc toucher un grand nombre de consommateurs.

Le problème a alors été que la concurrence devenait également plus intense au niveau du marketing. La surexposition publicitaire demande beaucoup de cohérence. Pour qu’une marque soit mémorisée, elle doit proposer un positionnement cohérent et unique, afin d’éviter la confusion dans l’esprit des gens. Il est très compliqué de mettre en avant plusieurs produits à la fois, les moyens investis en promotion étant alors éparpillés, tout comme l’image de la marque dans l’esprit des consommateurs.

C’est là que les gammes très fournies posent problème : il est beaucoup plus complexe et onéreux d’imposer plusieurs produits qu’un seul. De nombreuses marques l’ont compris. Apple pousse le concept assez loin. La marque arrive à s’imposer avec des gammes très restreintes. Et je pense que son succès vient en partie de cette simplicité : offrir un seul produit, en plus de permettre une grande rationalisation industrielle, permet à Apple de concentrer tous ses efforts marketing sur un seul objet, qui devient par là objet de désir, objet unique.

Mais cette stratégie peut également poser problème :

  • Que faire si le produit ne marche pas? Il n’est pas simple de se diriger vers une stratégie alternative quand on a tout misé sur un produit.
  • L’attractivité de la marque a des chances de se trouver affectée : les gens cherchent généralement à avoir un produit unique. Voir le même produit partout peut conduire à la banalisation de l’objet.

Alors comment faire? Plusieurs solutions à mon avis :

  • Il est possible de créer des gammes très courtes, avec seulement quelques produits, mais grandement personnalisables. On peut faire cela avec du User Generated Content : en personnalisant le produit lui même à partir d’une base commune, le consommateur a un produit qui est à la fois unique, et totalement adapté à ses envies. Au delà de l’intérêt industriel de produire une base commune, il est intéressant de pouvoir concentrer les efforts marketing sur un seul produit, tout en offrant des options différentes pour satisfaire tous les besoins. C’est une stratégie très commune dans le secteur automobile par exemple.
  • Une autre solution consiste à promouvoir la marque plutôt que les produits. C’est une solution adoptée par des marques de vêtements par exemple, comme Diesel. Cela permet d’offrir une image simple et cohérente, tout en ayant de larges gammes pour répondre aux besoins d’exclusivité des consommateurs. Le problème est que l’on ne peut plus se reposer sur le produit comme positionnement, ce qui peut être un handicap, car les consommateurs choisissent une marque pour ses produits en priorité. Ce n’est donc pas valable pour tous les secteurs d’activités.
  • La situation est également favorable lorsque la marque peut se positionner sur un avantage concurrentiel commun à tous les produits de la gamme. Cela permet de pouvoir concentrer la communication sur un élément, tangible, afin de gagner en cohérence et en attractivité, tout en proposant une gamme assez large.
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Je parle très souvent des nouveaux outils qui permettent aux marques de connaitre précisément les motivations des consommateurs pour leur offrir un produit adapté.

Mais si les consommateurs avaient tord? Ce ne serait pas la première fois que l’on verrai la majorité avoir tord (on en sait quelque chose en France…).

Les meilleurs artistes ne sont ils pas ceux qui ne se préoccupent pas de l’avis de leurs futurs spectateurs? L’art n’est-il pas meilleur quand le marketing ne s’en mêle pas? Est-ce que les concessions nécessaires pour plaire à un grand nombre ne font-elles pas perdre l’essence, l’âme des produits?

Mais comment s’en sortir alors? Faut il revenir à ce qui se faisait il y a quelques années quand les entreprises n’écoutaient pas leurs consommateurs? Pourtant si on est sorti de ces méthodes, c’est qu’elles n’étaient pas efficaces.

Il n’y a pas trente six solutions : il faut embaucher les meilleurs pour la conception du produit. Des designers, ingénieurs, techniciens ou marketeurs, qui sont capables d’un côté de parfaitement connaitre les usages des consommateurs, mais également d’être de vrais experts du produit pour anticiper, penser à des fonctionnalités que les consommateurs n’imagineront jamais. C’est finalement la différence entre la campagne d’Obama et la campagne de Ségolène Royal : d’un côté on écoute la population, et on laisse le soin au leader d’être innovant et de faire des choix. De l’autre on se contente de créer ce qui ressort de l’écoute.

Des experts qui pratiquent, qui sont passionnés, impliqués dans l’évolution de leur discipline tout en restant en phase avec les consommateurs, voilà la solution! Ceux qui gagneront sont ceux qui seront capables de dépasser les attentes.

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