Logo Interact!on
Archive
mai 2009

Comme vous pouvez le voir, mon blog a subit un lifting assez conséquent. Ce n’est pas forcément très visible, mais il y a du changement. Je souhaitais l’adapter à ma nouvelle activité de consultant indépendant.

Petit tour du propriétaire :

Changement de nom :
Pour être cohérent avec ma structure, le blog a donc changé de nom. Il s’appelle maintenant Blog Interact!on, nom dérivé de celui de ma petite entreprise : Interact!
Du coup, l’URL a aussi changé et devient www.blog-interaction.fr. L’ancienne URL continuera de fonctionner, pour ne pas perdre trop de monde.

Changement de flux RSS :
Le flux RSS s’est également adapté : le nouveau est celui-ci : http://feeds.feedburner.com/blog-interaction. L’ancien flux continuera également d’exister, je vous conseille néanmoins de faire le changement.

Adaptation graphique :
L’aspect visuel a été adapté pour correspondre au site qui présentera mes services.

Nouvelle organisation :
Pour plus cadrer avec mes services de consultant, les catégories du blog ont été adaptée : Medias sociaux, Marque, Marketing, Culture

Travail sur les articles :
J’avais dans ma seconde version préféré agrandir la largeur des articles, pour avoir plus de place pour afficher photos et vidéos. Vu le faible nombre de ces contenus par rapport au texte dans mes articles, je préfère revenir à une largeur inférieure, pour rendre la lecture plus agréable.

Et comme je suis un grand nostalgique et que j’étais attaché à l’ancienne version, j’ai gardé quelques screenshots de mon blog il y a quelques jours :
introduction_v2_home1introduction_v2_single1

Lire la suite

Une étude de Knowledge networks, publiée le 20 Mai 2009, nous permet de relativiser l’impact des medias sociaux et des recommandations entre internautes sur les ventes aux Etats Unis. C’est vrai que c’est l’un des points que l’on met en avant pour promouvoir le développement des médias sociaux. Les gens ont moins confiance dans la publicité et préfèrent faire appel à leurs relations sociales pour se renseigner sur un produit. Mais finalement, est-ce que l’impact des médias sociaux est si fort que l’on pense?

A la question « Est-ce que vous utiliser les médias sociaux pour vous aider à acheter un produit de la catégorie suivante », les utilisateurs des médias sociaux ont répondu :
- Achat d’un voyage : 4% utilisent souvent les médias sociaux et 24% de temps en temps
- Banque ou services financiers : 4% / 10%
- Vêtements ou chaussures : 3% / 23%
- Restaurant : 3% / 21%
- Téléphonie mobile et services associés :2% / 21%
- Soins personnels, produits de beauté… : 3% / 15%
- Automobile : 2% / 15%
- Epicerie et alimentaire : 2% / 13%
- Produits médicaux : 1% / 10%

Les résultats sont assez étonnants et vont à l’encontre d’idées que j’ai sur certains points. Je pense en particulier que plus l’achat est impliquant, plus les gens vont se renseigner avant d’acheter. Il est donc étonnant que les gens utilisent plus les médias sociaux pour acheter des produits de beauté que pour acheter une voiture.

Le 1er élément qui permet de pondérer ces résultats est que 83% des américains utilisent les médias sociaux, et plus de 47% des américains les utilisent de façon hebdomadaire. Quelques % d’une telle masse de personnes représente quand même un marché intéressant.

Et puis surtout je me suis un peu intéressé à la méthodologie de l’enquête. Ces résultats concernent exclusivement l’utilisation des outils sociaux suivants dans le processus de renseignement avant achat :
Bebo.com Blackplanet.com Cafemom.com Classmates.com ClubPenguin.com Del.icio.us Digg.com Facebook.com Flickr.com Flixster.com Friendster.com Hi5.com Imeem.com Last.fm Live.com LinkedIn.com Livejournal.com Myspace.com Myyearbook.com Ning.com Picasa.com Plaxo.com Reddit.com Reunion.com Tagged.com Twitter.com YouTube.com

Même si ces outils sont les plus populaires, ils sont loin de représenter la majorité des médias sociaux. Il manque en particulier les forums, particulièrement actifs dans certains domaines, comme l’automobile. Il manque également les blogs. Dans le secteur High-Tech, en particulier, les tests de matériel réalisés par des blogueurs doivent avoir un impact significatif sur les achats. Il manque aussi les notes d’utilisateurs, présentes sur tous les sites de vente en ligne ou presque, qui ont un impact non négligeable sur les ventes. Et finalement, il manque les conversations privées, par email, par messagerie instantanée… Si ce ne sont pas directement des outils sociaux, ce sont des conversations qui sont influencés par ceux-ci. Une bonne campagne utilisant les médias sociaux va convaincre les gens, qui vont ensuite parler du produit en privé avec leurs proches.

Si cette enquête doit nous aider à garder la tête froide, et à ne pas penser que les médias sociaux sont la solution ultime pour augmenter les ventes, elle ne doit pas non plus remettre en cause l’intérêt des campagnes sur les médias sociaux.

L’étude est disponible ici.
Via LSD

Lire la suite

Paper Planes, de M.I.A, tiré de la BO de Slumdog Millionnaire




Même si je n’ai pas encore pu voir le film, ce morceau est vraiment superbe et m’a permit de redécouvrir un peu cette artiste sur laquelle je n’avais pas vraiment accroché jusqu’à maintenant.

Je m’excuse aussi pour le calme qui règne sur ce blog depuis une semaine. Je travaille sur une nouvelle version du blog qui s’accordera avec le site de ma structure de consultant. La nouvelle version du blog devrait arriver demain et le site suivra dans les jours qui viennent. Une bonne occasion pour moi de marquer le coup et de lancer officiellement ma nouvelle activité de consultant indépendant.

Lire la suite

On a tendance à penser que toute action marketing doit se baser sur le positionnement marketing de la marque. Est-ce le cas pour les actions sur les medias sociaux?

Je pense que la réponse ne peut être tranchée. Une marque comme Renault, avec son positionnement « Créateur d’automobiles », peut se baser sur celui-ci pour ses actions de marketing social. On peut notamment imaginer impliquer les membres de la communauté dans la création de la gamme. L’avantage est clair : on renforce encore le positionnement de la marque dans l’esprit du consommateur, tout en créant des liens avec lui. Il est possible de trouver des actions à mener sur les médias sociaux en support de n’importe quel positionnement.

Mais ce n’est pas obligatoire. Pourquoi le positionnement est-il important? Dans un environnement où les messages marketing pullulent, il est très complexe pour une marque de rester à l’esprit d’un consommateur, et encore plus complexe de donner un sens à ces éléments mémorisés. En se basant sur un seul positionnement pour toutes leurs actions marketing, les marques espèrent que le consommateur va non seulement se souvenir de la marque et de son message, mais surtout garder à l’esprit la raison pour laquelle il doit la choisir. En insistant sur un point, on favorise la mémorisation, la conviction et la compréhension du message.

C’est assez différent lorsque l’on s’intéresse aux medias sociaux. A partir du moment où le dialogue est engagé entre un consommateur et la marque, l’enjeu n’est plus sur la mémorisation : elle est assurée. En effet, on se souvient bien plus facilement d’une personne avec laquelle on a eu une interaction qu’une personne que l’on a simplement croisé, c’est la même chose avec les marques. Ce problème de mémorisation du message écarté, la marque peut alors se concentrer sur d’autres objectifs : fidélisation, amélioration de son offre, recrutement de nouveaux consommateurs grâce au bouche à oreille…

Lire la suite

Je me demande si la publicité et les médias sociaux ne seraient finalement pas complémentaires pour aider les différents types de marques à augmenter leurs ventes.

La publicité est très forte pour développer la notoriété, pour faire coller un produit à l’esprit du consommateur. Par contre elle pêche de plus en plus lorsqu’il faut convaincre. En particulier lorsqu’il s’agit d’achats très impliquants. On s’imagine assez mal acheter une voiture suite au simple visionnage d’un spot TV. Les gens font moins confiance à la publicité et se tournent de plus en plus vers leurs relations sociales. C’est là que les médias sociaux interviennent, en mettant en contact, de façon naturelle ou assistée, des gens en recherche d’informations avec les gens qui détiennent cette information. C’est le principe du bouche à oreille.

Mais dans le même temps, les médias sociaux demandent une certaine implication. Jamais je ne m’inscrirai à un réseau social pour choisir entre deux marques de biscuits apéritifs. Le risque pris en achetant un produit de cette catégorie ne justifie pas le temps perdu à se renseigner sur le produit.

J’aurais donc tendance à penser que pour des produits dont l’achat est impliquant ou risqué, les médias sociaux sont l’outil idéal. A l’inverse, pour les produits d’achat courant, la publicité reste le meilleur outil, car le principal enjeu est que le consommateur aie le produit à l’esprit au moment de l’achat. Evidemment, la règle n’est pas absolue car l’utilisation de ces deux outils n’est pas aussi figée que je ne l’ai présenté. Les médias sociaux peuvent avoir de nombreux autres bénéfices (image de marque, amélioration de l’offre, fidélisation…) et la publicité peut parfois convaincre (on reste toutefois le plus souvent dans la pulsion). Je pense que c’est une règle intéressante pour savoir vers quel outil se tourner en priorité lorsque la marque souhaite vendre plus.

Lire la suite

Paula Drum, General Manager de Gettington, donne 10 conseils fort intéressants aux personnes qui travaillent avec les medias sociaux.

Toutes les marques doivent s’intéresser aux medias sociaux
Les medias sociaux, ce ne sont pas que les grandes communautés ou les outils très complexes. Les medias sociaux, ce sont avant tout des micro interactions entre la marque et ses consommateurs. Même un artisan peut fidéliser grâce aux medias sociaux, avec des offres promotionnelles personnalisées sur Twitter, par exemple. S’engager dans les medias sociaux nécessite simplement une bonne connaissance de son public et de ses usages et un peu de créativité.

Il est très simple de commencer
Tout commence par l’écoute. Ensuite, il faut doucement entrer dans la conversation. Cela peut se faire avec l’ouverture d’un compte Twitter, d’un blog… Il ne faut pas avoir peur de se lancer car de petites actions comme celles-ci ne comportent pas de risque si elles sont réfléchies, honnêtes et prises au sérieux.

Campagne marketing et medias sociaux
Si les actions sur les medias sociaux doivent absolument venir en support du positionnement marketing, elles ne doivent pas être inclues dans une campagne marketing. En effet, une campagne marketing est limitée dans le temps. Ce qui fait le succès de l’utilisation des medias sociaux, c’est justement une présence pérenne de la marque.

Chaque marque doit trouver sa propre place sur les medias sociaux
Une action qui a fonctionné pour une marque ne marchera pas forcément avec toutes les marques. La marque doit se baser sur son positionnement, sur les motivations de ses consommateurs pour déterminer ce qui va marcher.

Investissement financier et humain
Je discutais justement de ce point dans un précédent article. Ce qui fait le succès d’une action avec les social medias, ce n’est pas l’investissement financier mais l’investissement humain. Le principal facteur de succès vient des personnes qui mettent en place la stratégie de la marque sur les medias sociaux : sens du client, connaissance des motivations des clients, connaissance des usages et des outils… Cela ne signifie pas que toutes les actions sont gratuites, mais ce n’est pas le point le plus important.

L’importance des agences
Les agences ont leur rôle de conseiller à jouer lors de la mise en place d’une stratégie avec les medias sociaux, mais c’est bien la marque qui doit s’exprimer. Nous avions eu une discussion intéressante sur ce point avec Sylvain et Cédric : le community manager peut-il être externe à la marque? J’aurais tendance à répondre par la négative, car je pense que c’est l’authenticité de la conversation qui fait son intérêt.

Comment être certain de la compétence de l’agence conseil?
Le sujet étant encore jeune, le seul moyen de bien le maîtriser est de le pratiquer au quotidien. Avant de choisir une agence, il faut donc s’assurer qu’elle est présente et impliquée sur ces outils.

S’intéresser aux questions de droit
Les medias sociaux apportent leur lot de nouveauté en termes législatif. Et certains aspects ne sont pas encore très cadrés. Pour rassurer le service juridique le marque, il faut les impliquer dans les actions, et essayer de les former à ces nouveaux outils.

Préparer un plan de crise
Les informations circulent à grande vitesse sur Internet et sur les réseaux sociaux. La marque doit être prête à affronter tout type de crise pour répondre de façon efficace et rapide. Comme je l’explique dans cet article, les premiers instants de la crise sont déterminants et complexes à gérer. Il faut donc avoir un plan d’action déjà préparé pour gérer au mieux ces moments critiques.

Obtenir le support du top management
Les medias sociaux impliquent toutes les fonctions de l’entreprise : services commerciaux, de relation clientèle, de production, marketing… Pour que tout le monde aille dans la bonne direction, l’impulsion doit venir d’un haut niveau. Pour cela il faut deux choses : que la direction soit formée aux outils sociaux et à leurs enjeux, et qu’ils comprennent ce que l’entreprise peut en tirer. Pour ce dernier point, il faut être capable de déterminer le ROI des actions mises en place. Ce ROI n’est pas forcément financier, mais doit clairement expliquer pourquoi la marque doit ne peut pas se passer de dialoguer avec ses consommateurs.

Lire la suite

L’arrivée des réseaux sociaux pose des problèmes nouveaux en gestion de l’entreprise. Jusqu’à présent, le management stratégique passait en priorité par des investissements dans les secteurs de l’entreprise que l’on souhaitait améliorer ou développer. Pour améliorer la production, on augmentait le budget du département production pour qu’ils puissent acheter de nouvelles machines. Pour améliorer le marketing, on décidait de consacrer un budget important aux focus groupes ou aux études marketing. Pour améliorer l’image de l’entreprise, on acceptait de payer cher une agence reconnue et d’investir massivement en achat d’espace.

Même si l’argent n’était pas le seul critère de réussite, il contribuait fortement aux résultats des différentes composantes de l’entreprise. L’art de la stratégie était en partie une bonne répartition des investissements.

Les média sociaux sont en train de bouleverser tout cela. On peut obtenir des résultats exceptionnels sans budgets énormes. Scott Monty, responsable des medias sociaux chez Ford, a apporté énormément à l’entreprise en ne coûtant quasiment que son salaire. Lego a pu développer ses relations avec les consommateurs sans investissements massifs en achat d’espace ou en marketing direct, grâce à une très bonne utilisation de sa communauté. Dell a pu vendre pour 1 millions de $
de matériel grâce un à simple compte Twitter. Au lieu d’augmenter son budget de R&D, Procter & Gamble a préféré faire appel à sa communauté. Les exemples qui montrent que les medias sociaux peuvent parfois remplacer de lourds investissements sont nombreux.

La réussite n’est plus corrélée aux seuls investissements financiers. Un manager-leader ayant une bonne connaissance des usages des medias sociaux et un très fort sens du client pourra beaucoup apporter à la marque, en la conduisant dans la bonne direction et en la rapprochant de ses consommateurs. Cela ne signifie pas que la marque ne doit plus investir, mais elle doit à chaque fois se demander si une action intelligente utilisant les medias sociaux ne pourrait pas produire les même résultats. Et les médias sociaux ne demandent pas d’investissements financiers énormes. Ils demandent des managers modernes, formés à ces outils, créatifs, à l’écoute des consommateurs.

Le succès de l’entreprise ne vient plus simplement de la stratégie de développement, il vient de multiples micro-interactions entre l’entreprise et ses consommateurs. De plus en plus, la différence se fait dans le détail, et de petites sociétés peuvent marcher sur les plates-bandes de multinationales.

Lire la suite