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juillet 2009

Deception, de Blackalicious, sur l’album Nia



Un petit morceau pour fêter les vacances. Je pars demain pour 3 semaines dans l’ouest américain : San Francisco, Los Angeles et les grands parcs. Je passerai ensuite quelques jours en France, et je serai à Paris du 27 au 31 Août pour quelques rendez-vous professionnels, l’occasion peut-être de rencontrer également certains de mes lecteurs parisiens?

Ça sera donc très calme sur le blog pendant cette période, même s’il n,’est pas impossible que je publie un ou deux articles pour vous occuper sur la plage (ou au boulot).

Pour tout contact, merci de privilégier l’email.

See y’all in september!

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C’est en tous cas le contraire que défend Judy Shapiro dans cet article sur adAge.com.

Pourtant, la présence des dirigeants d’entreprise sur les médias sociaux peut-être très bénéfique pour une marque.

Ils sont crédibles
Les dirigeants, de par leur position, ont une certaine crédibilité : ils ont déjà fait leur preuve. Leur crédibilité permettra de renforcer encore l’impact des échanges que la marque aura avec ses consommateurs sur les médias sociaux.

Ils ont une excellente connaissance du produit et de la marque
Les dirigeants ont (ou devraient tout du moins avoir) une parfaite connaissance de l’offre et de tous les aspects de l’entreprise. Ils ont donc toutes les clés en main pour dialoguer avec les consommateurs sur ces sujets.

Ils connaissent l’industrie
Les dirigeants peuvent apporter des insights très intéressants sur l’industrie. Leur carnet d’adresse est également un élément important qui plaide en la faveur de leur présence sur les médias sociaux.

Ils ont souvent déjà une bonne notoriété
Grâce à ce carnet d’adresse, mais également à la visibilité dont ils bénéficient, ils sont d’excellents vecteurs pour regrouper une communauté autour de la marque.

Ils sont les mieux placés pour prendre des décisions en cas de crise
La réponse aux crises vient de plus en plus souvent des médias sociaux. Il est important de pouvoir répondre a l’aide d’un canal qui est déjà en place (on n’a pas le temps de regrouper une audience en période de crise), donc un dirigeant déjà impliqué dans les médias sociaux est un atout important en cas de crise. Et ce sont les dirigeants qui prennent les décisions, donc autant que ce soient directement eux qui communiquent.

Le contact avec un dirigeant est gratifiant
Un consommateur dont le problème sera résolu par le dirigeant lui-même se sentira très gratifié. Être en contact avec des CEO ou autre top managers est grisant pour les consommateurs, cela leur permet de se sentir importants pour la marque.

Et pourtant, les CEO, en particulier de grandes marques, utilisent peu les médias sociaux. Parmi les CEO des 100 plus grandes entreprises américaines:

  • seulement deux ont un compte Twitter
  • 13 ont un profil sur LinkedIn, mais seulement 3 sont actifs
  • 81% n’ont pas de compte personnel sur Facebook
  • aucun n’a un blog

Comment expliquer ces résultats?

Les CEO n’ont pas le temps de s’investir dans les médias sociaux
Une présence sur les médias sociaux, si elle veut être efficace, doit être engagée. Et il est de notoriété publique que les dirigeants ont des emplois du temps chargés. Pourtant, on peut répondre à cet argument que la grande majorité des managers en entreprise ont un emploi du temps chargé. Et que la représentation de l’entreprise fait partie de la tâche du CEO. S’il consacre du temps aux relations publiques, aux événements mondains, pourquoi ne pas passer un peu de temps sur les médias sociaux?

Les centres d’intérêt des dirigeants sont trop stratégiques pour être rendus publics
C’est un argument un peu limite je trouve. En effet, un CEO ne peut pas tout dire sur Twitter et doit sans doute plus contrôler sa communication qu’une personne « normale ». Mais c’est pareil pendant les interviews pour la presse. Ce n’est pas pour cela que les dirigeants refusent les interviews…

Les CEO sont exposés et doivent protéger leur vie privée et leurs opinions
C’est un argument recevable. Certaines informations aux mains de personnes mal intentionnées peuvent avoir des conséquences graves, que ce soit pour le dirigeant et sa famille, mais aussi pour son entreprise. Cependant, il est tout à fait possible de contrôler les informations communiquées. La présence du dirigeant sur les médias sociaux peut tout à fait se limiter à des informations professionnelles et publiques. C’est la même chose pour les opinions. Un CEO doit être très attentif lorsqu’il publie une opinion : elle peut facilement être interprétée comme reflétant la position de l’entreprise. Là encore, il suffit de contrôler correctement ce qui doit être publié ou non.

Les dirigeants n’ont pas forcément les compétences nécessaires
Il est vrai, et c’est à mon avis le seul argument recevable, que les dirigeants n’ont pas forcément les compétences nécessaires à une présence professionnelle sur les médias sociaux. Ceux-ci nécessitent une bonne compréhension de l’outil, de bonnes qualités rédactionnelles, relationnelles, et un fort sens du client.

Vous l’aurez compris, je suis plutôt favorable à la présence des dirigeants sur les médias sociaux. Cependant, ce n’est pas une vérité absolue et c’est une présence qui doit se préparer sérieusement. Si la présence d’un dirigeant sur les médias sociaux peut avoir un impact très fort, celui-ci peut-être négatif si cette communication et ce dialogue ne sont pas préparés. Ce doivent être des actions planifiées, en partenariat avec les services marketing et communication. La présence d’un « coach » peut être nécessaire si le dirigeant ne maîtrise pas ces nouveaux outils. Et dans tous les cas, le dirigeant ne peut pas à lui seul assurer la présence de la marque sur les médias sociaux, les employés de tout niveau hiérarchique doivent participer.

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Je m’intéresse depuis longtemps aux startups Internet. Sans doute ma fibre entrepreneuriale qui me chuchotait dans un coin de l’oreille que ça me servirait un jour.

Et ce jour est arrivé : tout en continuant mon activité de conseil, que je ne suis pas prêt d’arrêter tellement elle est enrichissante pour moi, je suis maintenant acteur du lancement d’un beau et ambitieux projet. Projet qui commencera à être dévoilé en partie à la fin de l’année 2009.

L’une des premières questions qui se posent lors du lancement d’un grand projet est celle du financement. Même si la crise a quelques peu freiné les levées de fond, c’est une option qui reste offerte aux entrepreneurs porteurs de bons projets. Pourtant, je suis convaincu qu’il est plus prudent d’essayer de limiter au maximum l’investissement de départ. Et ce pour plusieurs raisons :

  • D’une part pour limiter le risque : sur Internet, le mix des facteurs clés de succès est complexe : certains projets moyens arrivent à percer alors que d’autres bien meilleurs peinent à décoller.
  • Il y a ensuite un problème de dilution du capital : faire appel à un fort investissement extérieur pour financer le projet amène inévitablement les entrepreneurs à diluer fortement leurs parts du capital, car leur apport est souvent mineur par rapport aux levées de fond. Et qui dit dilution des parts dit perte de contrôle. Quand on a une vision claire de là où on veut emmener le projet, il est toujours préférable de garder les rênes. Il vaut mieux procéder à une levée de fond dans un second temps, lorsque l’entreprise a déjà une certaine valeur.
  • La frugalité peut-être très positif : cela favorise la créativité. Quand on n’a pas d’argent, il faut avoir des idées. Le manque d’argent amène aussi souvent à trouver des solutions plus simples. Je ne vais pas me lancer dans l’éloge de la simplicité, mais plus de simplicité peut être très bénéfique sur la qualité du produit/service. Il vaut mieux se concentrer sur de choses simples et bien les exécuter que vouloir en faire beaucoup et le faire moins bien.
  • Il ne faut pas hésiter non plus à utiliser le temps dont on aurait eu besoin pour la recherche des fonds pour travailler sur le projet et sur la compréhension des futurs clients. Le financement d’un projet peut-être très chronophage.

Comment faire pour se lancer sans un investissement important?

Il faut faire preuve de créativité : trouver des solutions plus simples, moins chères. Cela ne veut pas dire concevoir un produit simpliste, mais systématiquement se demander s’il n’est pas possible de simplifier chaque aspect du projet sans toutefois nuire à sa qualité globale. Et parfois il faut savoir trancher. Certaines fonctionnalités peuvent être développées dans un second temps pour se concentrer sur le cœur du projet.

Apprendre à être un radin-malin (je pense que je viole un copyright avec cette très belle expression, je m’en excuse). Il faut savoir repérer les coûts qui peuvent être limités sans porter préjudice à la qualité du projet : utiliser au maximum les outils de travail à distance pour limiter les déplacements, travailler dans un garage ou à domicile plutôt que dans des locaux flambants neufs…

Dans le même esprit, il faut limiter les frais de personnels : l’excitation du lancement d’un produit innovant devrait compenser chez les premiers employés les avantages financiers et les avantages en nature. Il faut bien sûr prendre soin de ses collaborateurs, leur donner les moyens de travailler dans de bonnes conditions mais il est tout à fait possible de les motiver dans un premier temps sans leur acheter une voiture et un iPhone de fonction. Et en tant que dirigeant, il est important de montrer l’exemple et de ne pas s’acheter une 205 GTI de fonction avec les investissements de départ. Comme on dit souvent, créer une entreprise pour s’enrichir à court ou moyen terme n’est pas un bon calcul.

Se renseigner sur ce qui existe déjà. La richesse des technologies et des entreprises Internet est sans limite ou presque, et des entreprises ont sans doute déjà avancé sur certains aspects de votre projet. Il faut faire des recherches approfondies et se demander à chaque fois s’il existe des partenariats potentiels sous forme d’échange de technologie, de service, de visibilité…

Savoir externaliser : il faut trouver le juste milieu entre garder les compétences en interne et externaliser certaines fonctions. Garder les compétences en interne permet d’avoir des équipes très au fait du projet et de la technologie, qui peuvent avancer très rapidement sur certains points grâce à cette maîtrise du produit. Externaliser permet d’être plus agile et de maîtriser la masse salariale en dehors des gros pics de production. L’externalisation permet également d’intégrer des technologies nouvelles sur le projet sans embaucher une nouvelle personne pour chaque technologie, de limiter l’investissement en matériel et licences…

Penser à la délocalisation. Je ne vais pas me faire que des amis en disant ça. Mais je pense qu’il est plus bénéfique pour l’économie française que des startups se lancent en délocalisant une partie de leur production plutôt que ces startups ne se créent pas. Le Maroc par exemple est un pays intéressant pour sous-traiter une partie de la production : il y a des techniciens et ingénieurs très bien formés, francophones, et qui travaillent à des tarifs bien inférieurs à ceux qui se pratiquent en France.

Lancer le produit/service en plusieurs étapes. Il faut se concentrer au préalable sur les fonctionnalités orientées vers le client. Le produit doit plaire très rapidement, sous peine d’être enterré vivant. Toutes les fonctionnalités qui rapportent de l’argent peuvent être lancées ultérieurement (mais le business model doit être prêt et carré dès le lancement du projet). Une fois qu’une communauté importante est réunie autour du produit et que celui-ci a fait ses preuves, il devient beaucoup plus simple de financer la suite.

Il faut privilégier les solutions évolutives (en particulier pour les aspects techniques et hardware : hébergement, serveurs…). Il n’est pas nécessaire dès le lancement d’acheter des fermes de serveurs. Par contre, il faut que le système de départ puisse évoluer rapidement en cas de succès. Il n’y a rien de pire qu’un produit inaccessible à son lancement (sauf si on s’appelle Apple et qu’on lance l’Iphone).

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Banksy, le fameux street artist, est passé l’an dernier en Afrique, en particulier au Mali et a laissé de très belles traces de son passage. Je trouve que ses œuvres donnent encore mieux sur des murs vierges de tout autre affichage (publicitaire en particulier) et qu’elles s’intègrent parfaitement sur cette belle couleur ocre.

On retrouve certaines de ces pièces sur le site officiel de l’artiste, ainsi qu’un bel aperçu de son exposition au British Museum.

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Via Kitsune Noir

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Les éléments nécessaires au lancement d’un buzz efficace sont extrêmement complexes.

On a tendance à dire qu’il faut prendre appui sur les influenceurs. C’est vrai que c’est un bon début : en plus de l’audience importante, ce qui qualifie l’influenceur est sa légitimité. Il est reconnu pour être compétent dans son domaines. Mais réussir à toucher les influenceurs ne suffit pas. Si les lecteurs de cette personne ne relaient pas l’information, le bouche à oreille ne pourra pas se développer fortement.

Et les dynamiques à l’œuvre dans la large transmission des informations par bouche à oreille sont encore très complexes à appréhender.

Dans cette optique, Patrick, auteur du blog de neurosciences Very Evolved, a essayé d’isoler un composant essentiel du bouche à oreille : l’Attention.

Cet élément est précieux. Devant le manque de temps et les afflux d’informations importants que nous subissons, notre attention vaut de l’or. Nous sommes devenus très sélectifs, et il faut que le gain espéré soit important pour que nous prenions de notre temps pour être attentifs à une information.

Et c’est encore plus complexe d’arriver à faire partager une informations par une personne à une autre. La valeur importante de l’attention se transforme alors en risque social élevé. Nous avons peur de solliciter quelqu’un avec une information qui ne l’intéressera pas. Il aura alors gaspillé de sa précieuse attention, et risque de nous le faire payer socialement : il sera moins attentif aux informations que nous lui transmettrons dans le futur. C’est vrai dans les discussions traditionnelles, de pair à pair, mais également sur les blogs, les medias…

L’infobésité donne de plus en plus de valeur à notre attention. Les stratégies de buzz ou de bouche à oreille doivent être basées sur cet élément : est-ce que le message que l’on veut faire passer est suffisamment intéressant/remarquable pour que les gens prennent le « risque » de gaspiller leur attention, ou pire encore, de gaspiller l’attention de leurs contacts sociaux. Et il faut également garder en tête qu’une personne qui partage une information est principalement intéressée par ce que ce partage va dire d’elle-même, une personne ne partage une information que si ce partage va l’aider à développer l’image qu’elle souhaite se donner.

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Sir Ken Robinson a fait une excellente intervention à la TED sur le sujet de l’éducation et la créativité. Il pense que les formules d’éducations actuelles sont complètement inadaptées au développement de la créativité.

L’éducation produirait même l’effet inverse : « Tous les enfants sont des artistes, mais à l’âge adulte, ils ont quasiment tous perdus leur créativité ». Pourquoi? Principalement parce que l’éducation nous apprend à rester dans la norme. Pour avoir de bonnes notes, tout le monde doit répondre la même chose : ce que veut le professeur. Ceux qui répondent autre chose ont en général de moins bons résultats. Et ceux qui ne sont pas « adaptés » à cette formule sont réorientés dans des filières moins bien perçues.

De plus, l’éducation a tendance à privilégier les disciplines qui mènent à un « vrai » métier, ou du moins aux études supérieures qui permettent ensuite de faire ce « vrai » métier. Les mathématiques, les sciences, les langues, sont des disciplines toujours plus importantes que les disciplines artistiques ou corporelles dans tous les cursus.

Je vous laisse consulter la vidéo, extrêmement intéressante. C’est en anglais et Sir Ken Robinson parle un peu vite, avec un fort accent « british », mais cela vaut vraiment le coup. En plus du contenu, la forme est également intéressante: beaucoup d’humour et une très belle maîtrise du story-telling. Inspiring!

Via LSD

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