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novembre 2009

Internet est souvent présenté comme le média qui a multiplié les possibilité de contact avec les consommateurs pour les marques, et également comme le média où tout est mesurable. Et il est vrai que face à la surexposition publicitaire à laquelle doivent faire face les consommateurs, les possibilité offertes par Internet en termes de personnalisation du message et de dialogue semblent être la solution. Et tout cela peut-être mesurable de façon simple, instantanée et peu chère. Le rêve pour tout professionnel du marketing!

Pourtant, en allant un peu plus loin que les outils classiques du webmarketing, pour se rapprocher encore plus de la véritable conversation, on se rend compte que les choses ne sont pas si simples.

Tout d’abord, parce que plus on avance dans la compréhension de ce qu’apportent les médias sociaux au marketing, plus on constate qu’un nouvel élément essentiel à mesurer est apparu : l’attention. Il ne suffit plus de mesurer la visibilité, il faut mesurer l’attention, qui est donnée de façon mesurée par les internautes. Les gens se protègent pour ne s’intéresser qu’aux interactions les plus pertinentes. Autant mesurer la visibilité est simple, autant mesurer l’attention est complexe. Pour prendre l’exemple de la bannière, l’attention se situe quelque part entre le nombre d’affichages et le nombre de clics. Lors d’une prise de parole de la marque sur les médias sociaux, la valeur de l’attention sera supérieure aux interactions provoquées, mais inférieure au nombre de vues du support de la prise de parole. Où placer le curseur? Impossible de le dire en utilisant les outils traditionnels de mesure de la marque sur Internet. Il faut se retourner vers des outils « traditionnels » de mesure, comme le sondage, et donc le déclaratif.

Un autre élément complexe est qu’avec les outils Internet, on peut observer la réputation d’une marque, mais finalement assez peu son image. La réputation d’une marque est la version « publique » de son image, ce sont les échanges et les publications qui concernent celle-ci. C’est assez simple à mesurer. La réputation est essentielle dans le processus de bouche à oreille. Ce sont ces échanges qui, s’ils sont positifs, peuvent convaincre de nouveaux consommateurs, ou les fidéliser. Mais l’image est encore plus importante car elle est en prise directe avec le processus d’achat. Lorsqu’une personne achète, elle est seulement influencée par l’image, même si elle a intégré certains éléments de la réputation de la marque pour se forger cette image. Et Internet n’offre pas beaucoup d’outils pour mesurer l’image, ou du moins pas toutes ses composantes (voir ici, ici et ici).

Paradoxalement, plus on avance dans l’utilisation des nouveaux outils Internet par les marques, plus on doit se retourner vers des outils de mesure classique de la marque, qui furent tant décriés lorsque l’on a mis en avant les facilités offertes par Internet en termes de mesure de la marque.

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Une précédente vidéo nous avait emmené à travers Paris en skate, je vous invite maintenant à prendre le shuttle et à partir à la découverte de Londres, toujours en skate.

I ♥ LONDON from Guillaume Périmony on Vimeo.

Vidéo découverte sur l’excellent Skate in fusion

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La mesure des actions mises en place sur les médias sociaux reste complexe, même si les grands organismes du secteur se penchent régulièrement sur la question. Que mesurer? Comment? Dans quel but?

Pour appréhender au mieux ce problème complexe, il peut être utile de le diviser en blocs plus simples. Il y a deux grands types d’indicateurs : les indicateurs stratégiques et les indicateurs opérationnels.

Les indicateurs stratégiques
Les indicateurs stratégiques sont en grande majorité des indicateurs de marque. La raison est simple : les actions sociales ont pour principal objectif de développer la marque. On peut citer un certain nombre d’indicateurs, assez évidents, comme la notoriété, la visibilité, l’attractivité de la marque, les associations, la fidélisation…
On peut également ranger les chiffres business dans cette catégorie, même s’il n’est pas toujours facile, ni même possible de faire un lien direct entre les actions de la marque sur les médias sociaux et les ventes.

Les indicateurs opérationnels
Les indicateurs opérationnels permettent de mesurer l’efficacité d’une campagne ou d’une action en particulier. Ils sont essentiels pour améliorer l’expérience de la marque sur ce qui fonctionne bien, et ce qui doit être amélioré. Ce sont des indicateurs qui améliorent également la connaissance des usages de la cible sur Internet, information de grande valeur tant il est complexe d’anticiper et de connaitre ces éléments. Quelques exemples d’indicateurs opérationnels : le nombre d’inscrits, le nombre de visites sur un support, le nombre de vues d’une bannière ou d’une vidéo, le nombre de clics… Il est important également de toujours inclure le coût de la campagne, et les indicateurs dérivés (coût d’acquisition…) dans les indicateurs opérationnels. Et dans le cas où les informations sont disponible, une comparaison avec ce que fait la concurrence est un plus non négligeable.

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Headict.com - logoMême si le ecommerce n’est pas ma spécialité, plusieurs raisons font que j’ai une idée assez précise sur les éléments qui font un bon site de vente en ligne. Déjà parce que je ne suis pas un client facile, et je n’achète pas en ligne si le site ne m’apporte pas exactement ce que je recherche. Ensuite parce que le ecommerce, c’est avant tout du commerce et que pour travailler dans le marketing, on est obligé d’avoir un sens du client très développé.

Bref, toutes ces raisons font que j’ai suivi très attentivement le lancement de Headict.com, boutique de couvres-chef, lancée par Antonin et Julien avec qui j’avais eu le grand plaisir de travailler il y a quelques années (avec aussi Amandine et Jordan). Et il suffit de lire leur présentation pour comprendre qu’ils ont réuni tous les éléments qui font un excellent site ecommerce.

Headict.com - Presentation

  • Des produits de grande qualité, originaux, que l’on ne trouve que chez eux.
  • Un positionnement marquant, en particulier avec l’utilisation de gravures de la Renaissance comme mannequins.
  • Une gamme limitée, qui s’adresse à une cible bien définie. Si l’on ne s’appelle pas Amazon, il vaut mieux se focaliser sur une cible que l’on va pouvoir satisfaire plutôt que s’éparpiller en essayant de toucher tout le monde.
  • Une expérience utilisateur léchée : les spécialistes Prestashop sont unanimes, ils ont poussé cette solution ecommerce assez loin. La recherche de produit est simple, la DA excellente, la navigation fluide, les espaces personnalisés pour certaines marques très réussis…
  • Un très bon service clients. Ils sont présents sur de nombreuses plateformes comme leur blog, Facebook ou Twitter pour répondre aux questions de tous. Et ils sont même disponibles dans la vraie vie!

Évidemment je ne suis pas très objectif, mais je ne suis pas le seul à reconnaitre les qualités de leur boutique. Et rien que pour la cagoule Lapin, le site mérite que vous alliez y faire un tour (je vous laisse la chercher sur le site)!

La cagoule Millburry. Saurez-vous trouver la cagoule lapin sur le site?Bel exemple de personnalisation de shop in shop pour la marque KaskDes gravures de la renaissance comme mannequinsLes outils de recherche sont très ergonomiques

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Digital brand experiences create customers

Encore une fois, le rapport annuel de Razorfish sur la marque en ligne est plein d’enseignements.

Le temps n’est plus à se poser la question si une marque doit être présente en ligne ou pas. Ni à se demander si cette présence en ligne va réellement avoir un impact sur les résultats de la marque. 65% des consommateurs interrogés par Razorfish déclarent que leurs expériences en ligne ont changé leur attitude face à une ou plusieurs marques. Parmi eux, 97% ont changé leurs habitudes de consommation en fonction de cette expérience.

Par ailleurs, nous ne sommes plus dans des problématiques d’exposition, de visibilité, de communication, mais dans des problématiques d’engagement et d’expérience. Quelle expérience vais-je proposer au consommateur, par quels moyens vais-je pouvoir créer de l’engagement entre celui-ci et ma marque? Quelques chiffres qui parlent d’eux-même : 97% des internautes ont déjà recherché une marque sur Internet, 70% ont lu un blog de marque, 67% ont regardé des vidéos produites par des marques sur des sites comme Youtube ou Dailymotion, 65% ont joué à un jeu proposé par une marque et 73% ont déjà donné leur avis sur une marque ou un produit. Ce sont des chiffres qui montrent bien que les gens veulent avoir une relation active avec la marque.

Et d’ailleurs une autre information va dans ce sens : 40% des consommateurs ont déjà ajouté une marque comme contact sur Facebook ou Myspace.

Face aux agressions subies à l’époque où la communication marketing avait pour seuls objectifs l’interruption et la visibilité, les consommateurs préfèrent maintenant avoir une relation choisie avec les marques. Comme s’il était admis finalement que les marques peuvent avoir une certaine utilité à condition qu’elles ne soient pas trop envahissantes.

L’étude complète est disponible en téléchargement sur cette page.

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