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janvier 2010

Avec toujours la même volonté d’aller plus loin dans le lifestyle et l’expérience, Nike lance True City. Nike True City est une application iPhone, visiblement très bien réalisée, qui permet à la communauté de partager les meilleurs lieux de chaque ville : sport, sorties, musique, arts…
Le principe est très simple : lorsque vous aimez un lieu, vous le notez sur l’application et les autres membres peuvent alors le voir apparaître sur la carte de la ville. Évidemment, Nike a rajouté les distributeurs de la marque dans l’application.

L’application va réellement dans le sens d’un renforcement de la communauté : je suis prêt à être conseillé pour mes sorties et mes activités, mais si c’est un membre de la communauté Nike, donc quelqu’un qui me ressemble, qui le conseille alors c’est une information qui a encore plus de valeur à mes yeux. Et la notion d’influenceur a encore plus de valeur. Là où l’influenceur avait avant surtout un impact sur l’image de marque, il nous conduit maintenant directement sur le point de vente.

Au delà de l’intérêt commercial et promotionnel pour Nike, cette application pourrait bien ressembler à un début de démocratisation des outils de géolocalisation. Surtout qu’elle arrive à un moment où d’autres applications similaires (Foursquare ou Nomao par exemple) font parler d’elles, à défaut pour le moment de toucher le grand public. L’intérêt est très simple : il permet d’accéder à des ressources utiles en situation de mobilité. L’intérêt saute encore plus aux yeux lorsque l’on y ajoute des conseils et recommandations.

Si tant est qu’il faille encore des arguments en faveur du mix géolocalisation/recommandations/temps réel, il est maintenant quasiment acquis que ce sera l’énorme tendance de 2010. Les innovations venant de Nike en termes de marketing et de tendances sont rarement des coups pour rien. On en reparlera à coup sûr!


Trouvé sur le blog de Chainsaw. Je vous invite par ailleurs à aller voir l’application qu’ils ont mis en place pour la nouvelle année, c’est mignon tout plein.

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« If old consumers were assumed to be passive, then new consumers are active. If old consumers were predictable and stayed where you told them, then new consumers are migratory, showing a declining loyalty to networks or media. If old consumers were isolated individuals, then new consumers are more socially connected. If the work of media consumers was once silent and invisible, then new consumers are now noisy and public. », Henry Jenkins

Les consommateurs sont actifs
Il faut les écouter, leur donner les moyens et l’envie de s’exprimer, les pousser à l’action, leur permettre de mettre leur énergie au service de leur communauté.

Les consommateurs ne sont pas cantonnés sur un média
Le dialogue, la conversation, les histoires doivent se passer sur tous les médias. Il faut suivre les consommateurs, mais les surprendre aussi pour gagner leur attention.

Les consommateurs sont connectés
Les marques doivent maîtriser les théories des réseaux. Elles doivent comprendre comment sont interconnectés leurs consommateurs, comment ils interagissent entre eux. Plus complexe encore, les marques doivent trouver le meilleur moyen pour se brancher dans ces réseaux de connexions sociales.

Les consommateurs s’expriment publiquement
Inutile de chercher à contrôler ce qui est dit sur votre marque. L’énergie perdue dans cette tâche vaine aurait pu servir à écouter la critique et y répondre correctement. Et au final de fidéliser encore plus, afin de tourner cette menace en avantage concurrentiel fort.

Quote found on What Consumes Me

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Un peu de légèreté dans cet article, même s’il ne faut pas négliger cet aspect de la gestion d’une marque. Il faut tester au maximum les noms choisis pour une marque, une entreprise, un produit.

Il faut tester les noms à l’international
C’est sans doute l’écueil le plus fréquent. Lorsque l’on s’attaque à un nouveau marché international, il faut absolument vérifier la signification du nom choisit dans ce nouveau pays. Cela permet d’éviter de présenter une voiture qui s’appelle l’Alfa Romeo Mito ou un prototype qui s’appelle l’Audi e-tron. Pour la 1ère, ce n’est sans doute pas très grave, surtout que le positionnement est sur le jeu, sur la consommation. Par contre, pour la 2nde, le nom est extrêmement bien trouvé pour un pays anglophone, mais très mal venu en pays francophone…

Audi e-tron

Audi e-tron

Rechercher toutes les significations possibles du nom
Il ne coûte pas grand chose de demander autour de soi ce que les gens pensent d’un nom. Là où une personne qui a travaillé dessus verra en priorité le sens qu’elle cherche à faire passer dans ce nom, une personne extérieure pourra rapidement y voir d’autres significations, plus ou moins positives. Et que ce second sens soit perçu de façon consciente ou non, l’impact peut être très négatif. Surtout lorsqu’on s’appelle Surcou et qu’on cherche à se positionner sur des prix bas (et puis la copie, c’est mal).
Surcou. Vraiment le moins cher?

Ou alors qu’on s’appelle Microchoix et que l’on offre une large gamme de produits.

Microchoix, un large choix?

Ne pas forcément chercher à utiliser le nom du fondateur
Je ne sais pas si c’est une spécificité de la Haute Savoie, mais son tissu économique étant dominé par les entreprises familiales, on retrouve de nombreuses entreprises dont le nom est celui du fondateur. Si cela a des avantages certains, en terme de crédibilité, de force de rassemblement des employés, c’est un choix qui peut être un peu malheureux lorsque l’on est une entreprise de transport et que le fondateur s’appelle Crolard ou lorsque le créateur d’une banque s’appelle Laydernier.
Banque Laydernier sur le crédit
Transports Crolard

Cet article prête à sourire, évidemment, mais le problème est important : il est tellement simple de tester un nom qu’il est dommage de s’en priver.

En bonus, quelques autres noms qui voyagent mal ou qui sont mal trouvés (et si vous avez d’autres exemples, n’hésitez pas à me les envoyer, je les ajouterai ici).
Toorista, le moteur du voyageur? Pas sûr...

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Même si les actions des marques ont tendance à s’agréger autour de Facebook et Twitter, les autres plateformes sociales, qu’elles soient mises en place par la marque, ou indépendantes, ne doivent pas être négligées. Il est d’ailleurs intéressant de constater que les marques optent pour des stratégies très variées : certaines choisissent de se concentrer sur une ou deux plateforme, d’autres, au contraire, prennent le parti d’être présentes le plus largement possible sur toutes les plateformes.

Wetpaint et Altimeter, ont d’ailleurs établi une nomenclature pour classer les marques en fonction de leurs choix en terme de planning sur les médias sociaux. Cette nomenclature est disponible en particulier dans leur étude « Engagementdb 2009 Report ».

Mavens (les marques expertes)
Ce sont des marques qui sont fortement engagées sur plus de 7 supports sociaux, et qui disposent par ailleurs d’une grande expertise dans l’utilisation des médias sociaux.

Butterflies (les marques papillons)
Ces marques sont présentes sur de nombreuses plateformes sociales (plus de 7), mais leur engagement n’est pas aussi fort, soit par manque ou par éparpillement de moyens, soit par manque d’expertise.

Selectives (les marques sélectives)
Ces marques sont fortement engagées sur les médias sociaux, mais elles ont préféré se focaliser sur un petit nombre de support.

Wallflowers (les marques que personne n’invite aux soirées)
Ces marques sont encore méfiantes face aux médias sociaux et préfèrent s’y aventurer par petites touches.

Pourquoi vous présenter tous ces cas de figure? Car en fonction de la marque, ils peuvent tous devenir pertinents. Les éléments qui vont amener une marque à se positionner dans l’une de ces catégories sont nombreux. Ce choix va dépendre des moyens humains et financiers que la marque souhaite ou peut engager (en cas de moyens limités, autant se concentrer sur un support), mais également des objectifs qu’elle s’est fixés (si la marque souhaite avant tout vendre plus, alors son choix sera tout à fait différent que si elle souhaite améliorer son service clientèle). Le dernier critère de choix sera fonction de la cible de la marque. Il faut repérer les plateformes utilisées par celle-ci et se concentrer dessus. Inutile d’aller sur les Skyblogs si l’on vend des cures de rhumatologie.

Et au final, une action lancée sur les médias sociaux ne doit pas forcément toujours se limiter à ces outils. C’est tout l’intérêt du transmedia storytelling. Une histoire lancée sur les médias sociaux, mais avec une facette offline, ou un chapitre à la TV pourra avoir un impact énorme.

En bonus, une présentation du très intéressant Henry Jenkins, grand spécialiste du transmedia storytelling.

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Article passionnant sur SEED Magazine sur les différences d’adaptation selon les espèces et les conditions. Des études scientifiques ont particulièrement étudié l’adaptation des moustiques au DDT. A l’origine, le DDT permettait de traiter localement les régions les plus touchées par les maladies transmises par les moustiques, comme le paludisme. Devant l’efficacité du produit, l’agriculture a commencé à l’utiliser de façon massive pour protéger les cultures de différents nuisibles. Cette utilisation globale et importante du DDT a eu une conséquence fâcheuse : les moustiques se sont adaptés et sont maintenant beaucoup moins sensibles à ce produit.

Le fait que le moustique se soit adapté au produit alors que d’autres espèces, non nuisibles, comme le faucon pèlerin, n’ont pas réussi à s’adapter a rendu les scientifiques perplexes. En étudiant plus largement les adaptations de plusieurs espèces face à des facteurs externes, comme les produits chimiques, les virus, des équipes ont fini par montrer que pour que l’espèce s’adapte, il fallait que les agressions subies soient ressenties par l’organisme. Le DDT attaquant directement l’organisme du moustique, celui-ci a fini par s’adapter pour assurer la survie de l’espèce. Au contraire, le moustique a beaucoup plus de difficultés à s’adapter au Pyriproxyfen, un autre insecticide, car celui-ci s’attaque au développement des larves de moustique. L’organisme des moustiques n’étant pas directement agressé, il ne met pas en route les mécanismes d’adaptation.

Est-ce que j’ai changé ma ligne éditoriale avec l’année 2010? Pas vraiment. Cette anecdote nous apprend quelque chose d’essentiel pour les entreprises : nous ne nous adaptons qu’aux menaces que nous percevons directement.

Une entreprise qui n’écoute pas ce que les gens disent d’elles sur Internet ne va pas chercher à s’adapter car elle ne connait pas la menace.
Une entreprise qui ne fait pas remonter en interne les informations venant de sa communauté ne fera pas les changements nécessaires à son adaptation.
Une entreprise qui ne s’intéresse pas à son environnement, forcément changeant, ne percevra pas les nouvelles opportunités qui s’offrent à elle.
Une entreprise qui ne mesure pas les résultats de ses actions marketing ne pourra pas les améliorer.

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Comme promis dans mon article de début d’année, un peu de nouveau pour 2010.

Tout d’abord, un nouveau thème. Je l’ai voulu plus aéré, plus lisible, (un peu) plus accessible. Je suis comme d’habitude un peu limité par mes maigres compétences en webdesign et en développement, mais au moins, mon blog me ressemble. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, il est certain qu’il y a encore beaucoup d’améliorations à faire.

Une autre nouveauté : j’aimerais beaucoup faire participer un peu plus mon lectorat à mon blog. Je souhaite donc mettre en place un dispositif de questions/réponses. Si vous avez des questions qui rentrent dans mes domaines de compétences (marketing, web, médias sociaux, créativité…), n’hésitez pas à me les envoyer, et j’essaierai d’y répondre, sous la forme d’un article sur ce blog. Et pourquoi pas de temps en temps confronter mon opinion à celle d’un autre acteur du domaine.

Une petite dernière chose : pour les commentaires, je serai un peu plus strict face à l’auto-promo. Pas de problème pour les commentaires constructifs, mais les pseudos promotionnels sans véritable apport au débat seront mis en spam automatiquement, ça devient un peu trop la mode en ce moment et j’ai tendance à fuir les modes.

Sur ce, excellent début d’année 2010, qui visiblement devrait être dynamique dans notre domaine, que ce soit en France ou au Maroc!

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L’expérience racontée dans cet article de Bertrand Duperrin à propos des qualités du service client de KLM sur Twitter est très intéressante. Twitter est un formidable outil de communication certes, mais pour une marque, il doit avant tout être un outil de service.

La simplicité, la rapidité de cet outil en font le meilleur allié de la marque au service du client. Il est bien plus simple de poser une question à une marque sur Twitter qu’au téléphone (coût financier ou temps perdu, et désagrément parfois), que par email (temps de réponse, sentiment de ne pas maîtriser ce qui se passe après l’envoi) ou même qu’en direct (nécessité de se déplacer sur le point de vente, problème si jamais le vendeur n’a pas la réponse…). Twitter peut-être utile dans cette optique à toute entreprise, de la plus petite à la plus grande (grâce aux outils de gestion multi-utilisateurs comme Cotweet).

Au delà de la réponse aux questions venant des consommateurs, le service aux clients doit également venir là où on ne l’attend pas. La veille réalisée par la marque doit permettre de faire remonter toutes les demandes qui concernent le produit de la marque ou le besoin auquel il répond pour apporter des solutions de manière proactive.

Je ne dis pas par là que toute activité à but commercial ou promotionnel doit être proscrite, mais si une marque utilise l’outil à cette fin, elle doit toujours le faire avec comme objectif de rendre service.

Attention à ne pas transformer cette expérience qui doit être très positive pour le client en déception : le ressenti sera d’autant plus fort, et le principe même de Twitter est impitoyable. Si l’on n’apporte rien à ses followers, alors rien ne les empêche d’arrêter de nous suivre, ce qui rendra vaine toute communication ultérieure.

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JWT, le groupe de communication et publicité, a publié ses 100 prévisions pour 2010. Publicité, marketing, tendances, consommation, économie, politique, leur présentation couvre toutes les disciplines qui ont un rapport plus ou moins proche sur le marketing.

Même si certaines prévisions peuvent sembler un peu illusoire, ou alors peu impactantes, le fait d’en regrouper un grand nombre permet de donner à coup sûr des idées de tendances à exploiter cette année ou de produit à lancer ou promouvoir. Il n’y a qu’à parcourir ces 100 prévisions pour avoir des idées!

Via Digital Mix

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