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juillet 2010

La création de valeur est pour moi l’axe principal à aborder pour une marque qui souhaite s’engager au sein de sa communauté. Sans apport de valeur, la marque n’a aucune chance de regrouper et de dynamiser une communauté. On est très loin du marketing de l’interruption (affirmation à modérer dans le sens où il est parfois possible d’apporter de la valeur dans le cadre de l’interruption, mais c’est un autre sujet!).

Il y a deux façons d’apporter de la valeur:

La valeur intrinsèque par l’offre
Le premier axe, et le plus important, c’est la valeur qui est apportée par la marque à travers son offre. Lorsque l’on étudie les pages Facebook de marques, on remarque tout de suite que certaines marques, dont l’offre est très attractive, bénéficient naturellement d’un nombre de fan élevé et d’un engagement intéressant de ceux-ci, alors que d’autres marques, malgré des efforts louables, peinent à dynamiser leur communauté. Il faut en général aller chercher les responsabilités du côté de l’offre (ou de la façon dont elle est marketée).
Il est beaucoup plus simple d’obtenir de l’engagement de clients fidèles ou de consommateurs que l’on fait rêver.

La valeur apportée par le community management
Il est également possible d’apporter de la valeur par le community management: diffusion d’informations pertinentes, dialogue constructif, aide et support, divertissement…
Même si des efforts plus importants devront être faits pour arriver au même résultat, il ne faut surtout pas négliger cet aspect de l’apport de valeur.

Que faire pour tirer parti au mieux de cette information?
Il est tout d’abord indispensable de connaître au maximum la satisfaction des clients de la marque et la force de celle-ci. Sans se voiler la face, il faut essayer d’estimer si les clients de la marque seront des fans en puissance où s’il faudra rivaliser d’imagination pour les convaincre.
Une fois que cette analyse est faite, il faut être à l’écoute de la communauté et faire preuve de beaucoup d’empathie. D’une part pour vérifier si l’analyse précédement citée est juste, d’autre part pour comprendre ce qu’attendent les membres de la communauté et comment la marque pourra leur apporter de la valeur, tout en planifiant sa présence sur les différents supports.
La troisième étape? Apporter de la valeur!

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There are lots of tough questions companies must confront in dealing with a consumer who’s more engaged, more informed and more concerned with social issues than ever before. Among those questions: What does the company stand for? What does it believe? How does it make its products and treat its employees? Is it being straight with us in its ads? All of these points are part of the larger conversation people are now having about brands.
One of the new roles for ad agencies may be to help clients figure out how to have these expanded, deeper conversations with the public and come out looking good.
Warren Berger

Warren Berger, en expliquant ce qui a visiblement motivé Alex Bogusky à quitter Crispin Porter + Bogusky, soulève un élément intéressant sur l’avenir des agences. Les médias sociaux ont sans doute été un déclencheur: les agences doivent réinventer leur rôle et aller plus loin qu’être le porte-voix des annonceurs.

Les agences doivent participer à la conception de produits plus adaptés aux motivations des consommateurs, elles doivent lancer des initiatives communautaires, aider leurs clients à revoir leurs règles de fonctionnement… Les agences doivent devenir des médiateurs au sein de la conversation entre les annonceurs et leurs clients.

Ce sont des idées qui restent encore à préciser et à mettre en forme, mais elles vont à mon avis dans le sens des différentes opinions que j’ai réuni dans un article assez complet sur l’avenir des agences: les agences vont devoir changer.

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La dématérialisation de la consommation a entraîné une nouvelle inquiétude chez les consommateurs: la peur de la coquille vide. Lorsqu’un consommateur achète un bien ou service dématérialisé ou acheté sur Internet, l’absence de contact humain avec le vendeur peut entraîner une inquiétude. En effet, le consommateur n’a aucun moyen de savoir qui se cache derrière cette société.

La mauvaise qualité du service client (absence de réponse, mauvaise qualité de la réponse) renforce encore cette crainte: que l’entreprise ne soit qu’une coquille vide, sans ressource dédiée à la satisfaction du client.

Au delà des outils traditionnels à intégrer sur le site de vente en ligne pour rassurer les consommateur (logos de paiement sécurisés, mise en avant des moyens de contacts, mentions légales bien renseignées…), les médias sociaux offrent quelques moyens simples pour renforcer la confiance:

  • Une participation personnelle de membres de la société sur les médias sociaux
  • Une réponse immédiate à toute question / critique publiée par un consommateur sur les médias sociaux ou ailleurs
  • Mise en avant des commentaires clients positifs (un RT est bien plus crédible que le fameux « témoignage consommateurs » sur le site Internet)
  • Reprise de tous ces éléments sur le site Internet

Pour conclure, il faut rendre la marque vivante sur les médias sociaux, pour montrer qu’elle est composée de personnes bien réelles.

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Ben & Jerry’s, célèbre marque de glaces et autres plaisirs sucrés a fait une annonce assez suprenante aux abonnés de sa newsletter: la marque arrête totalement l’emailing pour se concentrer sur sa présence sur les médias sociaux. Les abonnés venaient donc de recevoir leur dernier email de la marque.

Venant d’une marque aussi importante, qui a souvent été remarquée par ses campagnes marketing et son positionnement léché, la nouvelle doit être prise avec sérieux. On peut imaginer que la marque a du étudier avec beaucoup d’attention ce changement radical.

Il semble, selon un article publié sur Hubspot, que les responsables marketing de Ben & Jerry’s avaient des informations qui montraient que les consommateurs n’étaient pas favorables aux communications par email.

Par ailleurs, la marque était présente depuis longtemps sur les médias sociaux. S’il est difficile de savoir ce qu’elle en retirait réellement, elle avait en tous cas réuni une large communauté: plus d’1,3 millions de fans sur Facebook, plusieurs milliers de followers sur ses différents comptes Twitter… On peut parier que les résultats obtenus sur ces supports étaient considérés comme suffisamment positifs pour qu’ils deviennent les principales sources de contact entre la marque et ses consommateurs.

Par curiosité, je suis donc allé jeter un œil sur le travail réalisé par la marque sur Facebook et Twitter. Et j’ai été fortement surpris, car ces deux supports présentent quand même de sacrés défis.

Certes, la marque bénéficie d’un engagement hors du commun grâce à la qualité de ses produits: les avis de consommateurs sur la page Facebook sont très positifs, les discussions demandant à la marque de relancer d’anciens parfums abondent et globalement, la participation des fans semble bonne (plusieurs centaines de « Like » et de commentaires à chaque prise de parole de la marque).

Malgré cela, certains éléments me laissent sceptique. Il y a tout d’abord une très faible fréquence de prise de parole de la marque sur sa page Facebook. Moins d’un contenu par semaine, cela me semble vraiment peu pour une marque mondiale qui veut concentrer son budget de marketing digital sur Facebook. Et surtout, rien n’a été fait pour lutter contre le spam, ce qui fait qu’aucun message de la marque n’apparaît sur la première page, ceux-ci étant complètement noyés sous un déluge de messages promotionnels sans aucun intérêt. Le contenu des messages me laisse également perplexe: beaucoup de promotion, peu d’appel à l’action, aucune utilisation de la possibilité offerte par Facebook de cibler géographiquement les messages (ce qui leur éviterait de poster à chaque fois le même message en plusieurs langues)…

Et surtout, j’ai du mal à saisir d’où venaient ces insights marketing sur le fait que leurs fans n’appréciaient pas le canal email. S’ils étaient abonnés à la newsletter, c’est sans doute qu’ils y trouvaient leur compte. A mon avis, il faut plutôt aller chercher l’explication de cette décision du côté des insights financiers.

Cette histoire ne me semble pas très fair en tous cas…

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Même si je travaille principalement en France, au sein de l’agence Big Youth, je garde un œil attentif sur le développement du community management au Maroc. Il y a encore quelques mois, c’est un sujet qui était très loin des préoccupations des annonceurs. Depuis quelques temps pourtant, de plus en plus de personnes, annonceurs ou agences, me contactent sur le sujet. Il faut dire qu’avec plus de 1,2 millions d’utilisateurs, Facebook est un support majeur dans la paysage médiatique au Maroc.

Les premiers postes de Community Manager commencent d’ailleurs à s’ouvrir. Ce fut d’abord le fait de société d’offshoring, qui offraient des prestations d’animation de pages Facebook ou de comptes Twitter pour des marques européennes (françaises en particulier), mais des postes à destination du marché local commencent à se créer.

J’ai donc décidé de demander à Badr Bouanani, Community Manager chez Tribal DDB Casablanca, ce qu’il pense de l’état du marché.

Salut Badr, est-ce que tu peux rapidement rappeler ton parcours et ce qui t’as motivé à devenir CM?
Bonjour Jean. En fait, mon parcours est assez hétéroclite dans le genre. A l’époque où je suivais une licence en « Gouvernance Economique et Sociale », je travaillais en parallèle en agence de communication en tant que chef de projet junior. Cela n’avait aucun rapport avec mes études certes, mais cela m’a donné envie de continuer sur cette voie. C’est pour cela que j’ai entamé un Master en Marketing et Stratégie, où j’en suis à mes 6 derniers mois.
Concernant mon virage vers le Community Management, la transition a été presque naturelle. Etant actif sur Facebook et Twitter depuis 2007, j’ai vécu l’évolution des medias sociaux à la source, autant au niveau mondial que régional, à savoir marocain. Avec l’installation d’agences digitale de renommée mondiale au Maroc, à l’image de Tribal DDB, j’ai eu la possibilité d’intégrer cette dernière, et tout cela par le biais encore une fois des réseaux sociaux, ce qui est une preuve en elle-même de leur utilité.

Est-ce qu’il est facile de vendre des prestations de Community Management aux annonceurs marocains? Quelles sont les difficultés que vous pouvez rencontrer?
Comme le Community Management, le Marketing Communautaire en ligne est à ses prémices au Maroc. Les annonceurs marocains sont souvent ignorants de ce type de prestations et de moyen de promotion et de relation client. De ce fait, proposer des prestations de community management à l’état brut est un peu difficile, surtout quand la personne en charge du marketing et de la validation des campagnes du coté client, n’est pas aussi portée sur les médias sociaux ou internet en général.
La réticence des annonceurs à prendre au sérieux Internet et les Médias Sociaux, est basée sur l’incompréhension de ces canaux de communication, et sur la manière d’en user, et d’en prouver l’utilité pour la marque ou le produit promu.

Est-ce qu’il commence à y avoir des annonceurs qui viennent d’eux même en demandant des prestations relatives aux médias sociaux ou au CM?
Pour le moment, rares sont les annonceurs qui viennent d’eux même demander des prestations du genre. D’un autre coté, certains annonceurs, « early adopter » si je puis dire, commencent à intégrer les médias sociaux dans leur stratégie marketing, en combinant leurs campagnes marketing (street, affichage…), à des campagnes en ligne. En couplant leur stratégie, leur ROI en est accentué, et pour cela, un monitoring clair et précis de la part des agences pour chaque campagne sociale est essentiel, pour pérenniser la stratégie on-line auprès des annonceurs, et la rendre élémentaire dans toute campagne.

Quels sont les objectifs recherchés par les annonceurs qui mettent en place des actions de CM?
La première attente est avant tout une attente d’expérimentation. La majorité des annonceurs qui choisissent ce type d’action sont novices ou bien veulent expérimenter au moins une fois une action de promotion sur les médias sociaux, pour en connaitre l’impact, voir des fois l’utilité. Mais pour certains clients, qui l’ont déjà expérimenté, nous avons des retours positifs, surtout qu’ils ont pris conscience, que dorénavant la gestion de l’image de marque sur internet est devenue primordiale, et sans une bonne gestion communautaire, le cas Nestlé par exemple, deviendra récurent.

Au niveau des supports utilisés, j’imagine qu’il s’agit en priorité de Facebook et de Twitter?
Tout à fait. Il faut avant tout toucher l’annonceur sur des supports qu’il connait bien, ou ayant au moins une idée sur ce dernier. Pour le contexte marocain, les campagnes de community management sont composées avant tout de Facebook, Youtube et de Twitter.
L’impact de Facebook est devenu clair pour les décideurs en charge des budgets. La communauté marocaine, qui est la cible première des campagnes, est importante sur Facebook, avec plus de 1,2 million de membres. Pour Twitter et Youtube par contre, nous essayons avant tout de bien expliquer le concept de chacun, et d’en résumer les avantages pour l’annonceur, surtout que l’audience sur ces derniers est moins importante que Facebook.

Est-ce qu’il est facile de travailler avec les leaders d’opinions?
Intégrer des « influenceurs » est pour le moment, plus de l’avant-gardisme pour nos campagnes, qu’autre chose. L’impact d’une telle intégration est minime, surtout si l’on prend en compte l’affluence des blogs qui pourraient intéresser l’annonceur. Les blogs qu’ils soient généralistes, ou qui ont une thématique, ne sont pas légions au Maroc. Leur trafic non plus n’est pas des plus important. De ce fait, faire une campagne digitale, avec des bloggeurs surtout, est un pur exercice de style, ou de gestion de relation publique. En analysant l’impact final de la démarche, il reste minime, autant pour l’annonceur que pour l’agence chargée de la campagne. Néanmoins, j’insiste sur le fait, que concernant ce point-ci, c’est un avis assez subjectif de ma part.

Je sais que tu travailles au sein d’un groupe de communication qui intègre à la fois une agence digitale et une agence de communication, est-ce qu’il y a des campagnes communes? Comment sont organisés ces projets?
L’avantage de travailler dans un groupe qui a une stratégie de communication client globale ou à 360°, est de pouvoir coupler les campagnes autant on et off line. Actuellement, nous tendons à intégrer, tant que cela est possible, une stratégie digitale, basée sur les médias sociaux, au sein de campagnes publicitaires dites classiques.
Vu que la proéminence des campagnes off line est plus importante que celles digitale. Il faut avoir derrière, au sein du groupe, une vision d’intégration, qui consiste à proposer aux annonceurs, une campagne, respectant leurs briefs, tout en les basant sur une vision actuelle du marché publicitaire, où les réseaux sociaux, les blogs et les boards de discussions, sont devenus un marché, où leur cible y est plus fréquente, et surtout plus réactive et plus apte à partager et à consommer surtout.

Merci Badr!
Retrouvez Badr sur Twitter

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La notion « d’amis » sur Facebook est tellement galvaudée qu’elle est souvent sujette à moquerie. En effet, si les réseaux sociaux permettent théoriquement de prolonger la notion de contacts sociaux sur Internet, un contact Internet est loin d’avoir la même valeur qu’un lien réel.

Qu’est-ce qui différencie alors un « ami réel » d’un « ami virtuel »? Paul Adams, UX researcher chez Google, s’intéresse au sujet de façon approfondie (nul doute qu’il travaille sur le très attendu Google Me).

Il s’est en particulier inspiré d’un ouvrage de Liz Spencer et Ray Pahl. Dans cet ouvrage, les deux auteurs déterminent les éléments constitutifs d’une relation entre deux personnes. Du simple contact virtuel unique à la réelle amitié.

Paul Adams présente ses idées sous la forme d’un graphique qui fait le rapprochement entre ces éléments constitutifs d’un lien social et le type de la relation entre les deux personnes.

Amitiés en ligne

Voici le détails de ces éléments constitutifs d’un lien social:

  • Personne avec qui l’on partage des informations personnelles
  • Personne qui nous apporte un support émotionnel
  • Personne qui nous apporte un support matériel
  • Personne avec qui l’on passe du temps par loisir
  • Personne avec qui l’on partage des informations et des conseils
  • Personne avec laquelle on partage une activité ou un centre d’intérêt

Je suis par contre moins d’accord avec les différents types d’amis que Paul Adams construit à partir de ces éléments. A mon avis, toutes ces raisons d’être en contact peuvent être distribuées différemment en fonction des personnes et des cas. Par exemple, je peux très bien avoir un confident avec lequel je partage un centre d’intérêt mais qui n’est pourtant pas un ami proche (« Soulmate »). C’est par ailleurs une classification qui est très culturelle, et je suis persuadé que ce même graphique fait par un européen ou un africain serait totalement différent.

Malgré cette limite, il est essentiel pour toute personne travaillant sur une application en ligne ou une campagne de community management d’intégrer ces données. Il faut avoir une bonne compréhension de ce que recherchent les membres de la communauté et de ce que l’on peut leur apporter. Cela permet de comprendre quel lien va les unir entre eux. Si par exemple Facebook est une application plutôt adaptée pour les « Soulmate », ce ne sera pas du tout le cas d’une application comme Yahoo Answers par exemple.

Il ne faut pas non plus hésiter à être ensuite un peu disruptif dans ce domaine. Burger King l’avait parfaitement fait avec sa campagne Whopper Sacrifice. Là où la promesse de Facebook est de vous aider à garder contact avec vos amis, pourquoi ne pas ringardiser cette notion d’amitié en ligne et la mettre en balance avec une récompense matérielle (de qualité en plus)?

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$1.6 million mistake on sister site @6pm_com.
I guess that means no ice cream for me tonight.
Tony Hsieh – CEO de Zappos.com

Les qualités demandées aux community managers sont assez souvent les même: compréhension des supports et des usages qui s’y développent, qualités rédactionnelles, sens du client, diplomatie, autonomie, compréhension des enjeux marketing…

Il y en a une qui est sous-estimée: l’humour.

L’humour a pourtant de nombreux mérites: il permet de régler des situations tendues, il fait réagir, il peut aider à humaniser la marque, il crée de la sympathie, de la proximité, il ressere les liens entre les membres de la communauté…

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La permission est un thème qui est assez souvent discuté par les digital planners et community managers américains, mais beaucoup moins de ce côté-ci de l’Atlantique.

Et pourtant, à l’ère du digital et des communautés, c’est un point essentiel. Avec le marketing traditionnel, les marques pouvaient, et même devaient, pratiquer l’art de l’interruption: les prises de paroles des marques étaient non désirées, mais acceptées car inévitables. Sur Internet, les choses ont beaucoup changé. Certes il est toujours possible d’interrompre (ceux qui ont déjà testé Spotify sans compte Premium comprendront très bien ce que je veux dire), mais plus on s’approche de la communauté, plus c’est complexe et surtout, plus c’est coûteux.

Une marque qui ne pratique que l’interruption sur Facebook ou Twitter va vite voir son nombre de fans likers et de followers diminuer.

Que faire alors? Il faut gagner la permission de prendre la parole.
Comment gagner cette permission? C’est un ensemble complexe :

  • il faut avoir apporté de la valeur à la communauté (c’est la fameuse logique « Donner d’abord, recevoir ensuite »)
  • il faut être crédible
  • il faut avoir transformé les membres de la communauté en fans

Cette permission est avant tout accordée à titre individuel par chaque membre de la communauté, qui va se demander s’il a envie d’écouter la marque. Mais, et c’est un point essentiel, elle peut aussi être accordée de manière collective. Si plusieurs fans montrent publiquement qu’ils acceptent une prise de parole (par un « like », par une interaction, par un « RT »…), alors les autres vont écouter. Les fans serviront en quelques sortes de caution pour la marque.

Une fois que les membres de la communauté ont donné à la marque la permission de s’exprimer, alors elle a tout gagné, car ses prises de paroles seront écoutées, et elles auront un véritable impact.

Seth Godin parlait déjà de permission pour gérer ses fameuses « tribes » en 2008.

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