Je me demande si la publicité et les médias sociaux ne seraient finalement pas complémentaires pour aider les différents types de marques à augmenter leurs ventes.
La publicité est très forte pour développer la notoriété, pour faire coller un produit à l’esprit du consommateur. Par contre elle pêche de plus en plus lorsqu’il faut convaincre. En particulier lorsqu’il s’agit d’achats très impliquants. On s’imagine assez mal acheter une voiture suite au simple visionnage d’un spot TV. Les gens font moins confiance à la publicité et se tournent de plus en plus vers leurs relations sociales. C’est là que les médias sociaux interviennent, en mettant en contact, de façon naturelle ou assistée, des gens en recherche d’informations avec les gens qui détiennent cette information. C’est le principe du bouche à oreille.
Mais dans le même temps, les médias sociaux demandent une certaine implication. Jamais je ne m’inscrirai à un réseau social pour choisir entre deux marques de biscuits apéritifs. Le risque pris en achetant un produit de cette catégorie ne justifie pas le temps perdu à se renseigner sur le produit.
J’aurais donc tendance à penser que pour des produits dont l’achat est impliquant ou risqué, les médias sociaux sont l’outil idéal. A l’inverse, pour les produits d’achat courant, la publicité reste le meilleur outil, car le principal enjeu est que le consommateur aie le produit à l’esprit au moment de l’achat. Evidemment, la règle n’est pas absolue car l’utilisation de ces deux outils n’est pas aussi figée que je ne l’ai présenté. Les médias sociaux peuvent avoir de nombreux autres bénéfices (image de marque, amélioration de l’offre, fidélisation…) et la publicité peut parfois convaincre (on reste toutefois le plus souvent dans la pulsion). Je pense que c’est une règle intéressante pour savoir vers quel outil se tourner en priorité lorsque la marque souhaite vendre plus.
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Cependant, les social medias peuvent influencer l’achat banal, dans le sens où les blogueurs peuvent réussir à donner de la voix à un produit et ses aspects positifs ou négatifs. Un exemple, imagine que Bic, le stylo de toujours que nous avons tous pour écrire, contienne des matières nocives à la santé. L’info peut commencer à grossir dans les social medias, puis être relayé par la presse, etc etc… Évidemment je pense que les entreprises d’achat banal (donc grosses, importantes) ont des scénarios de gestion de crise bien rôdés. Mais quand même. Il serait intéressant d’étudier l’émergence des social medias et celle de la communication de crise. Je soupçonne un lien entre les deux
Oui, ça me semble une bonne analyse, avec les nuances que tu indiques.
Dans la typologie (mais pour un bien culturel), j’assiste ce soir à une avant première (film cinéma): la production et/ou les réalisateurs, je ne sais pas, ont eu l’idée d’inviter des blogueurs partout en France aux avant premières: le principe du bouche-à-oreille classique pour certains films, via les blogs; je trouve ça « futé ». reste à savoir ce que cela donnera et si ça aura une incidence sur les entrées. A bientôt.
Je reviens, pardon, je vous ai tutoyé, on ne se connaît pas! J’arrive ici via un RT Twitter de Media Naranja (merci à lui).
@Valentin : oui, je suis tout à fait d’accord avec toi, le bouche à oreille négatif peut avoir une influence importante sur les ventes. Et d’ailleurs, personnellement, je conseille aux marques qui s’intéressent à Internet de préparer des sorties de crise spécifiques à ce média. Les informations circulent tellement vite qu’il faut réagir vite et bien, avant que cela ne prenne des conséquences importantes.
@ Véronique : Il n’y a aucun problème pour le tutoiement
Dans le cas du cinéma, les actions sur les médias sociaux sont à mon avis primordiales quand on voit à quel point la critique et le bouche à oreille sont importants pour le succès d’un film.
@Jean je n’ai pas voulu m’étendre, mon com’ me parassait déjà assez biscornu, mais les exemples ne manquent pas. Domino’s Pizza récemment, Motrin il y a un peu plus longtemps (entraînant le retrait du produit), d’autres?
Il me semble que le « crisis management » devient à la mode, nan?
@Valentin Disons que le « crisis management » a du s’adapter aux nouveaux outils web, donc il revient sur le devant de la scène.
Avant, la crise venait de la presse (papier, radio, TV) et elle se réglait avec la presse. D’une part, tous les problèmes ne devenaient pas des crises car les journalistes ne peuvent pas être partout, et d’autre part, leur pouvoir de diffusion était moindre car seuls les journalistes avaient une audience.
Maintenant, des particuliers peuvent lancer une crise en dénonçant sur leur blog ou sur Twitter des problèmes chez une marque, ils peuvent la diffuser avec le bouche à oreille. Et en plus les informations sont moins vérifiées que dans la presse traditionnelle.
C’est pour ça que les gens qui s’intéressent aux medias sociaux doivent aussi s’intéresser à la gestion des crises, c’est très lié. Et d’ailleurs j’en parlais il y a quelques temps : http://www.blog-introduction.fr/jecoute/gerer-une-crise-online/