Deux articles successifs m’ont interpellé en prévoyant que le « blue business » allait rapidement remplacer le « green business ». Avec deux théories totalement différentes (et même deux concepts différents sous le terme « blue »).
Le « blue business » selon AdAge.com:
Je suis tout d’abord tombé sur cet article : Seeing green? Maybe it’s time to go blue
Selon Adam Werbach (spécialiste du développement durable et publicitaire), les avancées du « green business » ont été très fortes ces dernières années. A tel point que l’on voit du vert partout et que c’en est presque devenu une mode. Si les consommateurs ont changé certaines de leurs habitudes, il faut aller plus loin pour que l’impact soit réel. Il faut une profonde prise de conscience de la part de ceux-ci afin que les entreprises s’engagent réellement dans cette voie, et que leurs préoccupations aillent au delà de la publicité sur le thème du développement durable. En effet, cette superficialité de la majorité des entreprises dans le domaine pourrait mener à un essoufflement de ce qui n’est pour le moment qu’une tendance, entrainé par la lassitude des consommateurs.
Pour répondre à cette problématique, il pointe l’importance d’aller plus loin. Il faut selon lui continuer à mettre la planète au centre du business tout en intégrant le fait que les consommateurs font partie de la planète. Les consommateurs veulent consommer responsablement, mais ils veulent aussi de bons produits, faciles d’accès, à un prix qui leur convient. Cette intégration des produits « verts » dans la consommation quotidienne est ce qu’Adam Werbach appelle le « blue business ».
Le « blue business » selon PSFK:
J’ai trouvé assez marrant le fait que PSFK ait aussi écrit un article sur le blue business aujourd’hui : Blue is the new green. Belle coïncidence!
Par contre, ils n’entendent pas du tout la même chose par « blue business ». Pour PSFK, blue fait référence a une ressource de plus en plus rare : l’eau. Ils pensent que d’ici peu, les entreprises devront être très attentives à leur utilisation de l’eau. Et les consommateurs les attendront au tournant. Là où je suis d’accord avec eux, c’est que le manque d’eau potable sera sans doute l’enjeu le plus urgent pour l’humanité. Il y a déjà beaucoup de gens qui meurent par manque d’eau potable et d’ici 2050 ils devrait y avoir plus de milliards de personnes privées d’eau potable. L’urgence écologique la plus pressante est donc l’eau. Par contre, je pense que la gestion de l’eau est intégrée dans la notion de green business. Et le non respect des ces règles est l’une des causes du manque d’eau potable. En Chine, par exemple, si l’eau potable pourrait poser problème d’ici peu, c’est que les ressources en eau sont fortement polluées.
Au final, on a deux articles qui nous disent une chose : le green business doit évoluer, pour prendre en compte à la fois les intérêts de la planète et des consommateurs, et surtout se porter sur le fond de la question, et non seulement sur la forme. Si les entreprises ne le font pas par philosophie, qu’elles le fassent au moins pour assurer leur avenir à long terme.
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