Liberté d’expression : pour plus de cohérence
C’est un billet de Versac qui me fait réagir sur le sujet de la liberté d’expression.
Avant toute chose, je tiens à dire que j’ai beaucoup de mal à avoir une opinion sur la question. Théoriquement je suis pour la liberté d’expression totale (à part la diffamation), mais dans la pratique, j’ai un avis beaucoup plus partagé (car certains cas, comme celui de la banderole du Stade de France dont parle Versac, peuvent être destructeurs).
Par contre, il y a une chose à laquelle je tiens, c’est la cohérence. Et pour le moment on en est loin car ce sont les personnes qui détiennent du pouvoir médiatique qui fixent les limites à leur propre convenance. Les exemples sont nombreux.
Il y a tout d’abord le cas de la banderole déployée au Stade de France. Une blague de mauvais goût est donc interdite et ses auteurs attaqués en justice. Pourtant, comme le fait remarquer Versac, les auteurs des caricatures de Mahomet n’ont pas été inquiétés (par la justice des pays européens). Ils ont même reçu le soutien de personnalités de choix, comme par exemple Nicolas Sarkozy, avant qu’il ne devienne Président de la République. Celui-là même qui avait attaqué en justice le groupe de rap « La Rumeur » pour insultes à la France. Visiblement, la cohérence n’est pas le fort de tout le monde.
Et ce n’est pas Ardisson qui me contredira :
(le montage est racoleur et les commentaires pour la plupart nuisibles, mais les faits sont là)
Pour conclure, je pense qu’on est en face d’un sujet très complexe. Il est quasi-impossible de définir une limite à ne pas dépasser car protéger la société des gens qui abusent de la liberté d’expression ne peut se faire qu’en bâillonnant d’autres personnes qui ont des causes justes à dénoncer. Et pourtant, fixer une limite est nécessaire pour ne pas tomber dans la dérive actuelle qui veut que ce sont les gens qui détiennent le pouvoir médiatique qui déterminent eux-même les limites en fonction de leurs intérêts et sentiments personnels.

