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Analyse

Une idée intéressante émise dans le « Manuel de survie », campagne lancée par Fullsix à destination des dirigeants marketing qui vise à les aider à surmonter la crise. Cette campagne est d’ailleurs excellente : avec un blog et un manuel édité en pdf, Fullsix prodigue des conseils de grande qualité aux directeurs marketing. En plus de prêcher pour leur paroisse en démontrant (à juste titre à mon avis) qu’Internet est le média le plus intéressant en période de crise, FullSix se positionne bien comme un acteur de référence pour les entreprises qui auraient peur de perdre gros pendant la crise.

Mais revenons à nos moutons : cette crise sonne-t-elle le glas de la segmentation par la CSP, enseignée dans toutes les écoles du marketing?
Je pense que l’idée est loin d’être ridicule. On voit apparaître depuis quelques années (bien avant la crise déjà) des comportements de consommateurs qui tendent à démontrer qu’ils n’agissent pas en fonction de leur CSP. Pendant que des ménages modestes vont s’endetter pour acheter un écran LCD, tout en achetant à manger dans le hard-discount, nous voyons également des ménages aisés revendre leur grosse voiture qui consomme beaucoup pour s’en acheter une plus petite et pouvoir continuer à acheter de la nourriture bio, plus chère.

Ces comportements nous éclairent d’ailleurs sur la fausse route dans laquelle nous mène cette méthode de segmentation : si le revenu entre un peu en compte dans la consommation, ce sont surtout les motivations qui jouent. Comment alors définir une nouvelle méthode de segmentation universelle? Je pense que ce n’est pas possible.
On ne peut pas segmenter par âge puisque quand des quarantenaires sont fans de jeux vidéos, leurs enfants commencent déjà à pratiquer des activités d’adultes (je ne rentrerai pas dans le détail pour ne choquer personne).
On peut difficilement segmenter par zone géographique puisque les tibétains sont maintenant fans de Britney Spears (oui, je sais, c’est pas drôle ce qu’il leur arrive) et que les français ne mangent plus que des sushis.

La seule segmentation valable selon moi est la segmentation comportementale et motivationnelle. Les statistiques nécessaires à cette segmentation sont beaucoup plus difficile à obtenir, mais quitte à payer cher pour avoir des données sur un marché, autant avoir des données qui seront pleinement fiables et utilisables. A partir du moment où l’on a des données sur le comportement, les usages d’un segment de la population, alors on peut commencer à travailler sur les besoins et motivations de cette cible. Et on saura alors quel est le produit/service qu’il leur faut, où et comment entrer en contact avec eux.

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Le développement d’une marque nécessite une attention extrême aux moindres détails. Les maniaques sont les bienvenus! En effet, que l’on travaille chez l’annonceur ou en agence, notre vision de la marque sur laquelle on travaille est « macro », très large. Globalement, la marque nous semble positive, notre stratégie est pertinente et répond aux attentes des clients. Alors si un détail est négatif, on peut se laisser aller à penser qu’il va être noyé sous la centaine de points positifs qui ont été développés par la marque.

Mais il faut garder à l’esprit que la vision du client sur la marque est beaucoup plus restreinte. Il a sans doute mémorisé une dizaine d’éléments sur celle-ci, mais rarement plus. Un détail négatif perçu va alors avoir beaucoup plus d’impact sur sa perception de la marque.

Il faut donc être attentif au moindre détail et commencer par répertorier tous les points de contacts qui existent entre la marque et le consommateur : le produit/service, le service après-vente, le service avant-vente, les agissements de la marque, les apparitions médiatiques de la marque… On se rend compte au final que la quasi-totalité de l’entreprise doit participer à la satisfaction du consommateur en tous instants.

Cependant, il est clair qu’il est impossible de tout contrôler. Aucune marque n’est à l’abri d’un conseiller de clientèle de mauvaise humeur, d’un défaut de fabrication… Il s’agit alors d’être capable de réagir. Pour cela, il faut donner au consommateur un moyen simple d’exprimer son mécontentement et mettre en place les moyens nécessaires pour leur répondre et prendre en compte leurs remarques. Il est toujours possible de rattraper une erreur et le consommateur saura apprécier les efforts de la marque pour mieux le satisfaire.

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Quels sont les éléments qui doivent entrer en compte lorsque l’on crée une marque? C’est un point qui doit amener une reflexion importante. Il est long et complexe d’imposer une marque, donc autant créer une marque qui dure dans le temps. On n’a pas le droit de se tromper lorsqu’on la crée.

La marque se construit bien sûr sur la durée, mais lors de sa création, certains éléments doivent être arrêtés : le nom de la marque, son logo, son slogan, les valeurs qu’elle doit véhiculer et surtout, la réponse qu’elle apporte aux besoins et motivations des consommateurs.

Comment être certain que l’on emprunte la bonne direction dans la création de la marque?


Il faut écouter et comprendre le consommateur

La grande majorité des insights doit venir du consommateur

  • Ses besoins / motivations : la marque a pour principal objectif de convaincre le consommateur que vous lui offrez le produit qui va répondre à ses attentes (et comme nous le verrons plus loin, le produit/service que vous vendez doit être à la hauteur de la promesse de la marque sous peine de perdre définitivement le consommateur et  son environnement social).
  • Ses goûts, ses centres d’intérêts : la marque doit le plus souvent raconter une histoire. Pour être pertinent, il faut connaitre les centres d’intérêts du consommateur afin que la marque l’interpelle. Il en va de même pour le choix du logo, de la plateforme de marque : inutile de créer un logo avec une typo « graffiti » si votre cœur de cible fait partie de la mouvance gothique.



Votre marque doit aussi dépendre de votre entreprise

La marque est avant tout créée par tous les membres de l’entreprise.

  • La marque doit s’inspirer au maximum du positionnement marketing de votre entreprise et/ou du produit qu’elle symbolise. L’avantage concurrentiel qui a permis la conception du positionnement doit évidement être retranscrit dans la marque.
  • Il faut s’assurer que les membres de la société auront les moyens et les compétences nécessaires pour assurer la promesse de la marque. Si la marque veut apporter une grande qualité de service, alors il faut s’en donner les moyens : il faut attirer des salariés de grande qualité, les fidéliser et leur donner les moyens de répondre aux attentes des consommateurs. On ne peut pas vouloir créer une marque de grand luxe et décider pour des raisons financières de sous-traiter la production du produit à une usine low-cost.
  • La marque doit également motiver vos équipes. Je pense que la marque est, avec le produit/service, l’un des éléments essentiels dans la motivation des troupes. Cela ne signifie pas forcément que vous deviez embaucher seulement des membres de votre cœur de cible, mais pour que les employés vous aident à développer la marque comme vous le souhaitez, il est essentiel qu’ils y puisent de la motivation. L’implication des équipes lors de la création de la marque est à mon avis indispensable.



Il faut regarder ce que font vos concurrents…

… Mais pas trop.

  • La marque doit être très différenciée de celles de vos concurrents. L’identité est une composante essentielle d’une bonne marque. Il est donc nécessaire au moment de la création de la marque, de s’assurer qu’aucune autre marque n’occupe le même positionnement.
  • Cependant, votre marque ne doit pas vivre en fonction de vos concurrents, mais en fonction de votre cible. Ce n’est pas parce qu’un concurrent change drastiquement sa stratégie de marque que vous devez faire de même. Au contraire, il va se retrouver dans une position de faiblesse dont vous pourrez tirer parti grâce à la stabilité d evotre marque.
  • Trop regarder la concurrence limite la créativité et l’innovation, et risque également d’affablir l’identité de votre marque.



Un point essentiel : il est parfois difficile de placer le curseur entre « une marque qui s’adresse au plus grand nombre » et « une marque de niche ». La marque doit être le plus grand dénominateur commun de votre cible : elle doit être suffisament spécifique pour que la cible comprenne que la marque s’adresse à elle, mais ne pas être trop segmentante pour ne pas exclure une partie de la cible.

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Dans ce billet, je présentais les attaques contre la concurrence comme une pratique en fin de vie et sans grand intérêt. Pourtant, l’actualité récente tend à me contredire.

Pendant qu’Apple et Microsoft continuent à se tirer dans les pattes par publicité interposées, Dunkin’ Donuts lance un spot TV assez agressif à l’égard de Starbucks. Très peu de créativité, mais un argument de poids : le café Dunkin’ Donuts est préféré au café Starbucks par les consommateurs. Tests à l’aveugle à l’appui : 54% des consommateurs interrogés préfèrent le café Dunkin’ Donuts contre 39% qui préfèrent le café Starbucks. Un site événementiel relaie le message sur Internet, avec toujours autant de finesse : « The Truth is out : Dunkin’ beat Starbucks ». A part ça, le site est plutôt efficace, avec des éléments déclencheurs d’achat intelligemment intégrés au milieu du discours commercial.

Comme le faisait remarquer Clément en commentaire dans mon précédent billet, ce sont souvent les outsiders qui trouvent un intérêt à pratiquer la publicité comparative. On peut prendre l’exemple de Pepsi qui attaque Coca, de McCain qui attaque Obama et donc de Dunkin’ Donuts qui attaque Starbucks.

N’étant pas très courante, cette technique permet à des marques en manque de notoriété de faire parler d’elles. Cela permet également de parasiter la stratégie marketing d’un concurrent. En effet, celui-ci se doit de réagir, pour éviter que le message ne soit intégré par les consommateurs. Mais cela peut aussi permettre d’attaquer le positionnement et l’avantage concurrentiel d’un concurrent. Comme ce sont des éléments essentiels de la marque, qui vont la guider sur de longues périodes, cela peut-être destructeur pour l’image de celle-ci. Si Dunkin’ Donut arrive à convaincre les consommateur que les cafés Starbucks sont moins bons, Starbucks aura le plus grand mal à attirer les amateurs de café dans ses points de vente.

Par contre, les risques de se lancer dans l’attaque frontale d’un concurrent plus fort que soi sont grands. Tout d’abord car un budget marketing supérieur permet au concurrent d’avoir une force de persuasion plus forte qui peut très bien lui permettre de contre-attaquer avec encore plus de vigueur.
D’autant plus que la réponse, en général plus créative, est plus facilement transmise par le bouche à oreille. On peut prendre par exemple le célèbre cas des constructeurs automobiles qui se sont renvoyé la balle pendant quelques temps.

Il est possible que la crise que l’on traverse motive les marques à mettre en place des stratégies offensives afin de grappiller quelques parts de marchés à leur concurrents. A mon avis, elles ont intérêt à vérifier que ce type d’action s’intègre bien dans leur stratégie et leur positionnement. L’attaque directe de la concurrence peut être incompatible avec certaines valeurs défendues par les marques.
Dans le cas où l’opération permet d’attaquer le positionnement du concurrent, alors le succès peut-être au rendez-vous.

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L’apparition des médias sociaux et leur utilisation de plus en plus fréquente par les annonceurs ont quelques peu changé les règles du jeu. J’ai toujours pensé que l’avantage majeur du marketing interactif était la possibilité de calculer plus facilement et plus précisément le ROI des actions mises en place. C’est particulièrement vrai en période de crise car les annonceurs ont tendance à couper les budgets marketing en les considérant comme des pertes plutôt que comme des investissements. Un bon calcul du ROI permet de justifier la nécessité de ces actions.

Afin de parler le même langage que les directions exécutives, les marketeurs essaient le plus souvent de leur présenter un ROI financier: « en investissant telle somme, on a obtenu tant de hausse sur le chiffre d’affaire ou tant de hausse sur la marge… ». Cependant, les actions sur les médias sociaux ont finalement peu d’impact sur les résultats financiers à court terme. Il faut donc utiliser de nouveaux indicateurs pour justifier l’intérêt de ces projets.

Parmi les indicateurs les plus classiques qui s’appliquent aux actions mises en place sur les réseaux sociaux, il y a les indicateurs de la fidélisation, et notamment le « repeat business » ou taux de ré-achat (voir à cet effet cet excellent article de Michel de Guilhermier). La cause principale du réachat est la satisfaction du client quant au produit/service, mais les actions sur les réseaux sociaux ont également un impact sur ce chiffre car ils vont fidéliser les consommateurs à la marque.
On peut également mesurer le degré de relation qui existe entre la marque et ses consommateurs. Pour cela on peut utiliser la spirale marketing développée par David Armano.

Les réseaux sociaux auront aussi un impact fort sur l’attractivité de la marque. En effet, les consommateurs apprécient que la marque les écoute et qu’elle prenne en compte leurs remarques.

Il ne faut pas non plus négliger le fait que les réseaux sociaux ont en général un but. Il faut donc garder en tête les résultats obtenus grâce aux réseaux sociaux : amélioration des produits pour une plateforme de recueil d’avis de consommateurs, création de nouveaux produits/services/outils de communication… pour une plateforme de crowdsourcing. Ces résultats sont complexes à traduire en résultats financiers. Pourtant il est essentiel de convaincre les annonceurs de leur importance.

Voilà donc une liste assez complète d’indicateurs globaux disponibles pour mesurer les résultats des actions menées sur les réseaux sociaux. Si pour la plupart ils ne sont pas financiers, il est important de sensibiliser les annonceurs à ce nouveau langage.

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David Armano décrit un principe intéressant dans cet article : la micro-stratégie. C’est un concept qui mérite qu’on s’y intéresse, particulièrement à la sortie d’une crise telle celle que nous avons vécue, qui aura sans aucun doute un impact fort sur les budgets marketing.


Qu’est-ce que la micro-stratégie? Il s’agit, au lieu de lancer de grandes campagnes de marketing multi supports (aussi appelées campagnes 360), de procéder par petites touches. On lance une petite campagne sur le web, puis un évènement street marketing, annoncé par une vidéo virale par exemple.


Pourquoi utiliser la micro-stratégie?

Il y a plusieurs raisons qui peuvent pousser les annonceurs à adopter ce type de stratégie:

  • Cela permet tout d’abord de limiter le risque. Au lieu de mettre tout son budget sur une grosse campagne (et donc de le perdre si la campagne ne prend pas), on étale le risque en mettant un peu d’argent sur plusieurs supports et plusieurs actions (un peu comme en bourse, mais en mieux… si possible…).
  • Le second avantage est qu’à la fin de chaque petite action, on peut mesurer les résultats et définir ce qui fonctionne ou pas, afin d’améliorer la prochaine campagne.
  • Lancer des micro campagnes permet également aux marques d’être plus réactives à l’actualité, aux tendances, à leurs concurrentes…
  • Faire le choix d’utiliser ce type de stratégie permet d’adresser un messager hyper-adapté et hyper-personnalisé aux différentes cibles de la marque en faisant de petites actions pour chaque cible.



Qui peut utiliser la micro-stratégie?

Même si à priori la micro-stratégie peut-être utilisée par tout type d’annonceur, elle impose une forte réflexion préalable.
Je pense tout d’abord qu’il y a un risque pour les annonceurs ayant une faible notoriété. La dispersion des moyens risque d’empêcher le consommateur de mémoriser la marque et son positionnement.
Le fait de multiplier les petites opérations peut également donner une image d’instabilité de la marque. Si cela peut-être positivement perçu dans le cadre d’une marque qui se veut dynamique, il y a un risque dans le cadre des marques qui doivent rassurer, paraître stables et solides.


La micro stratégie est particulièrement adaptée au web. Elle permet de multiplier à moindre coût les points de contact avec les consommateurs.


Par contre, il est essentiel pour la marque que ces micro-stratégies s’imbriquent dans la stratégie globale de la marque et dans son positionnement. Cela nécessite également de très bonnes relations entre l’annonceur et ses agences. Celles-ci devront être créatives régulièrement sans sortir du cadre du positionnement.

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Toute communication a un rythme. Lorsque l’on choisi d’appeler une personne au téléphone au lieu de lui envoyer un email, c’est en partie pour des impératifs de rythme. On souhaite avoir un retour instantanément.

Je pense qu’il en va de même lorsque les consommateurs souhaitent établir une communication avec une marque. Votre marque a-t-elle les moyens nécessaires pour répondre à tous les rythmes?

L’instantané

La plupart des marques n’ont pas les moyens de mettre en place des centres d’appels qui leur permettent de répondre en direct à tous leurs consommateurs. Il existe heureusement des alternatives.

La plus prometteuse à mon avis est twitter. Twitter permet à une marque de répondre quasi-instantanément aux consommateurs, tout en ayant la possibilité de planifier les réponses (si aucun opérateur n’est disponible, « le conseiller twitter » peut répondre 2-3 minutes après). Je trouve que c’est moins frustrant pour le consommateur que d’attendre 5 minutes au téléphone (il peut faire autre chose en attendant et surtout il ne paie pas l’attente). Un autre avantage de twitter est qu’il oblige à être bref (140 caractères seulement, ce qui le limite de fait à certains usages).

Il existe également des possibilités d’intégrer un « chat » au site web de la marque. Tout comme twitter, le chat permet de traiter plus de demandes en parallèles : « le conseiller chat » peut « chater » avec plusieurs consommateurs en même temps, et peut planifier les réponses en cas de surcharge.

Le rapide

Parfois le consommateur n’attend pas une réponse instantanée. Il faut lui proposer des solutions intermédiaires afin de désengorger les moyens cités dans le paragraphe précédent.

La première solution est le blog. A condition d’avoir une équipe ayant les moyens de communiquer avec les consommateurs sur ce support, il peut-être un excellent moyen de répondre à une demande de communication de la part de l’un d’entre eux.

La seconde solution est le forum. Là encore, cette solution nécessite d’avoir une équipe ou un conseiller dont répondre aux consommateurs fait partie de l’affectation. Le forum permet d’une part de répondre à des demandes complexes, techniques, et permet surtout de rendre la réponse à la question facilement accessible aux autres consommateurs qui auraient les même interrogations. Le contenu du forum peut également nourrir la Faq.

Le système du « web call back » est également intéressant. Le principe est simple : le consommateur laisse son numéro de téléphone sur Internet et l’entreprise se charge de le recontacter lorsqu’il le souhaite (cela peut-être quasi-instantanément ou à une heure choisie par le consommateur). Ce système permet de bien planifier les appels et donc les équipes dédiées à ce canal.

Le plus lent

Il y a ensuite des systèmes plus lents, mais qui peuvent être efficaces dans certaines situations.

La réponse aux consommateurs par la Faq ou par du contenu informatif sur le site web de la marque peut être envisagée dans certains cas par exemple. Cela permet de ne répondre qu’une seule fois à une question qui revient souvent.

Les réponses par courrier old school peuvent également servir, surtout dans le cas où une réponse un peu solennelle (ou contractuelle) est nécessaire : confirmation de changement de formule, suivi juridique d’un différent…

Il est important que l’entreprise soit capable de répondre à ces différentes demandes de rythmes. Il faut bien garder à l’esprit que le rythme choisi doit correspondre au rythme attendu par le consommateur.

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Avoir des fans peut-être très bénéfique pour une marque. Les fans sont des personnes qui sont fidélisées, elles sont donc le plus souvent intéressantes en termes de business (mais pas toujours). Les fans sont aussi des personnes que vous devez impliquer pour améliorer vos produits/services, ce sont des « insights » essentiels. Mais bien évidement, l’intérêt principal des fans est qu’ils vont jouer le rôle d’évangélisateurs ou d’avocats de la marque. Ils vont en parler autour d’eux, ils vont défendre la marque…

Mais comment savoir si on a des fans? Avant de chercher à recruter de nouveaux fans, il faut d’abord savoir si la marque en possède déjà. En effet, la fidélisation de consommateurs pourra prendre appui sur cette communauté.

Rechercher la présence de groupes de fans

Ces groupes peuvent être en ligne ou pas. En ligne, il faut rechercher des groupes existants sur les réseaux sociaux (facebook, myspace…), des blogs ou des sites dédiés à la marque, des sujets drainant une forte participation sur les forums… Hors ligne, les groupes peuvent avoir la forme d’associations (comme les amoureux de la Coccinelle, par exemple).

Surveiller la participation des consommateurs

Les consommateurs fidélisés vont avoir tendance à s’exprimer positivement sur la marque. Cette participation de leur part peut avoir lieu sur des blogs, sur des sites d’avis de consommateurs (comme Ciao par exemple) ou sur les sites de vente en ligne qui laissent les consommateurs donner leur avis sur les produits. Plus ils sont de mauvaise foi pour défendre votre marque, plus il y a de chances qu’ils soient fans.

Ne pas hésiter à utiliser des statistiques pour mieux les connaitre

Il existe un outil indispensable qui vous permettra d’utiliser les statistiques de l’institut Forrester Research pour mieux connaitre vos fans : le Social technographics profile.
Forrester Technographics Profile
Le Forrester Technographics Profile
Cet outil permet, à partir de données basiques sur votre cible (âge, pays, sexe) de déterminer comment se comporte votre cible sur Internet. Est-ce qu’ils sont susceptibles d’être des créateurs de contenus ou plutôt de simples spectateurs? Ces données vous permettront de savoir où chercher vos éventuels fans.

Pourquoi est-ce que les marques doivent absolument rechercher leurs fans? Parce que les fans ont besoin de reconnaissance. Ils attendent un traitement personnalisé de la part de la marque. Il est important de les impliquer dans les actions de la marque, surtout dans les actions qui utilisent les réseaux sociaux. Pour cela, la marque doit connaître leur existence, puis savoir où les trouver et où entrer en contact avec eux.

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