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Brève

L’infographie suivante souligne avec humour que la fameuse Pyramide de Maslow peut être utile dans de nombreux domaines*. S’intéresser aux besoins et motivations des gens est essentiel, même dans des situations extra-professionnelles d’ailleurs.

Dans les médias sociaux, ou l’apport de valeur est indispensable, comme je me plaît à le rappeler régulièrement, la pyramide de Maslow peut-être un outil méthodologique intéressant. A utiliser principalement comme une grille de travail qui permet de ne pas passer à côté de certaines motivations peu évidentes. Motivations qui doivent ensuite être précisées et adaptées aux consommateurs ciblés et au positionnement de la marque.

Je vous laisse donc apprécier l’infographie à sa juste valeur (je suis persuadé que vous aimerez le « Viral meme nirvana »).
Hierarchy of Internet needs

Source: Flowtown Blog – The hierarchy of Internet needs
Via: Youngplanner

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Hier a été diffusé, à l’initiative du Digital Reputation Blog, le Guide pratique de l’e-réputation à l’usage des entreprises, auquel j’ai eu le plaisir de participer. Vous retrouverez donc des interventions très intéressantes sur les problématiques de la e-réputation, par différents acteurs du domaine: consultants, chercheurs, annonceurs…

J’ai personnellement contribué à la partie « Quels sont les dispositifs nécessaires pour mettre en œuvre la stratégie web social »?

Les sujets abordés:

  • De qui parle- t-on ? L’internet, le web, le web social, l’e-réputation
  • Quels enjeux (Opportunités, menaces) pour les entreprises dans le web social ?
  • Comment adapter les valeurs de l’entreprise aux valeurs du web social
  • Quels sont les dispositifs nécessaires pour mettre en œuvre la stratégie « web social » ?
  • Comment mesurer l’ e-réputation de l’entreprise?
  • Comment mesurer le retour sur Investissement dans le web social?

Guide Pratique E Reputation Usage Entreprises

Vous pouvez télécharger le guide en cliquant ici.
Découvrez également le Guide pratique de l’e-réputation à l’usage des individus en cliquant ici.

Félicitations à Amal et Amine pour leur initiative!

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Parmi les partisans du community manager externe, l’un des arguments les plus souvent avancés est le fait que le community manager externe serait plus crédible que celui qui travaille en interne. Son externalisation le rendrait plus objectif, plus honnête dans ses prises de position vis-à-vis de la communauté.

Les internautes ne sont pas dupes. Un community manager externe est payé par la marque, il existe donc le même rapport de subordination. D’autant plus qu’il peut plus facilement perdre son contrat si la marque n’est pas satisfaite de son travail.

De plus, le community manager externe n’est pas un « insider », il est beaucoup moins proche de la source d’information, et il lui manque le plus souvent une forte expérience du secteur considéré.

La crédibilité ne se gagne pas en payant quelqu’un d’externe à la société. Elle se gagne en faisant preuve de transparence, d’écoute, de dialogue, d’honnêteté, de compétence. Elle se gagne en montrant que la marque et ses représentants (dont le community manager, donc) ont une vision précise et pertinente des évolutions du secteur et des motivations des consommateurs.

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There was 5 exabytes of information created between the dawn of civilization through 2003 but that much information is now created every 2 days, and the pace is increasing…People aren’t ready for the technology revolution that’s going to happen to them.
Eric Schmidt, Google CEO

Source: Google, Privacy and the New Explosion of Data – Techonomy

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There are lots of tough questions companies must confront in dealing with a consumer who’s more engaged, more informed and more concerned with social issues than ever before. Among those questions: What does the company stand for? What does it believe? How does it make its products and treat its employees? Is it being straight with us in its ads? All of these points are part of the larger conversation people are now having about brands.
One of the new roles for ad agencies may be to help clients figure out how to have these expanded, deeper conversations with the public and come out looking good.
Warren Berger

Warren Berger, en expliquant ce qui a visiblement motivé Alex Bogusky à quitter Crispin Porter + Bogusky, soulève un élément intéressant sur l’avenir des agences. Les médias sociaux ont sans doute été un déclencheur: les agences doivent réinventer leur rôle et aller plus loin qu’être le porte-voix des annonceurs.

Les agences doivent participer à la conception de produits plus adaptés aux motivations des consommateurs, elles doivent lancer des initiatives communautaires, aider leurs clients à revoir leurs règles de fonctionnement… Les agences doivent devenir des médiateurs au sein de la conversation entre les annonceurs et leurs clients.

Ce sont des idées qui restent encore à préciser et à mettre en forme, mais elles vont à mon avis dans le sens des différentes opinions que j’ai réuni dans un article assez complet sur l’avenir des agences: les agences vont devoir changer.

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La dématérialisation de la consommation a entraîné une nouvelle inquiétude chez les consommateurs: la peur de la coquille vide. Lorsqu’un consommateur achète un bien ou service dématérialisé ou acheté sur Internet, l’absence de contact humain avec le vendeur peut entraîner une inquiétude. En effet, le consommateur n’a aucun moyen de savoir qui se cache derrière cette société.

La mauvaise qualité du service client (absence de réponse, mauvaise qualité de la réponse) renforce encore cette crainte: que l’entreprise ne soit qu’une coquille vide, sans ressource dédiée à la satisfaction du client.

Au delà des outils traditionnels à intégrer sur le site de vente en ligne pour rassurer les consommateur (logos de paiement sécurisés, mise en avant des moyens de contacts, mentions légales bien renseignées…), les médias sociaux offrent quelques moyens simples pour renforcer la confiance:

  • Une participation personnelle de membres de la société sur les médias sociaux
  • Une réponse immédiate à toute question / critique publiée par un consommateur sur les médias sociaux ou ailleurs
  • Mise en avant des commentaires clients positifs (un RT est bien plus crédible que le fameux « témoignage consommateurs » sur le site Internet)
  • Reprise de tous ces éléments sur le site Internet

Pour conclure, il faut rendre la marque vivante sur les médias sociaux, pour montrer qu’elle est composée de personnes bien réelles.

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Ben & Jerry’s, célèbre marque de glaces et autres plaisirs sucrés a fait une annonce assez suprenante aux abonnés de sa newsletter: la marque arrête totalement l’emailing pour se concentrer sur sa présence sur les médias sociaux. Les abonnés venaient donc de recevoir leur dernier email de la marque.

Venant d’une marque aussi importante, qui a souvent été remarquée par ses campagnes marketing et son positionnement léché, la nouvelle doit être prise avec sérieux. On peut imaginer que la marque a du étudier avec beaucoup d’attention ce changement radical.

Il semble, selon un article publié sur Hubspot, que les responsables marketing de Ben & Jerry’s avaient des informations qui montraient que les consommateurs n’étaient pas favorables aux communications par email.

Par ailleurs, la marque était présente depuis longtemps sur les médias sociaux. S’il est difficile de savoir ce qu’elle en retirait réellement, elle avait en tous cas réuni une large communauté: plus d’1,3 millions de fans sur Facebook, plusieurs milliers de followers sur ses différents comptes Twitter… On peut parier que les résultats obtenus sur ces supports étaient considérés comme suffisamment positifs pour qu’ils deviennent les principales sources de contact entre la marque et ses consommateurs.

Par curiosité, je suis donc allé jeter un œil sur le travail réalisé par la marque sur Facebook et Twitter. Et j’ai été fortement surpris, car ces deux supports présentent quand même de sacrés défis.

Certes, la marque bénéficie d’un engagement hors du commun grâce à la qualité de ses produits: les avis de consommateurs sur la page Facebook sont très positifs, les discussions demandant à la marque de relancer d’anciens parfums abondent et globalement, la participation des fans semble bonne (plusieurs centaines de « Like » et de commentaires à chaque prise de parole de la marque).

Malgré cela, certains éléments me laissent sceptique. Il y a tout d’abord une très faible fréquence de prise de parole de la marque sur sa page Facebook. Moins d’un contenu par semaine, cela me semble vraiment peu pour une marque mondiale qui veut concentrer son budget de marketing digital sur Facebook. Et surtout, rien n’a été fait pour lutter contre le spam, ce qui fait qu’aucun message de la marque n’apparaît sur la première page, ceux-ci étant complètement noyés sous un déluge de messages promotionnels sans aucun intérêt. Le contenu des messages me laisse également perplexe: beaucoup de promotion, peu d’appel à l’action, aucune utilisation de la possibilité offerte par Facebook de cibler géographiquement les messages (ce qui leur éviterait de poster à chaque fois le même message en plusieurs langues)…

Et surtout, j’ai du mal à saisir d’où venaient ces insights marketing sur le fait que leurs fans n’appréciaient pas le canal email. S’ils étaient abonnés à la newsletter, c’est sans doute qu’ils y trouvaient leur compte. A mon avis, il faut plutôt aller chercher l’explication de cette décision du côté des insights financiers.

Cette histoire ne me semble pas très fair en tous cas…

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La notion « d’amis » sur Facebook est tellement galvaudée qu’elle est souvent sujette à moquerie. En effet, si les réseaux sociaux permettent théoriquement de prolonger la notion de contacts sociaux sur Internet, un contact Internet est loin d’avoir la même valeur qu’un lien réel.

Qu’est-ce qui différencie alors un « ami réel » d’un « ami virtuel »? Paul Adams, UX researcher chez Google, s’intéresse au sujet de façon approfondie (nul doute qu’il travaille sur le très attendu Google Me).

Il s’est en particulier inspiré d’un ouvrage de Liz Spencer et Ray Pahl. Dans cet ouvrage, les deux auteurs déterminent les éléments constitutifs d’une relation entre deux personnes. Du simple contact virtuel unique à la réelle amitié.

Paul Adams présente ses idées sous la forme d’un graphique qui fait le rapprochement entre ces éléments constitutifs d’un lien social et le type de la relation entre les deux personnes.

Amitiés en ligne

Voici le détails de ces éléments constitutifs d’un lien social:

  • Personne avec qui l’on partage des informations personnelles
  • Personne qui nous apporte un support émotionnel
  • Personne qui nous apporte un support matériel
  • Personne avec qui l’on passe du temps par loisir
  • Personne avec qui l’on partage des informations et des conseils
  • Personne avec laquelle on partage une activité ou un centre d’intérêt

Je suis par contre moins d’accord avec les différents types d’amis que Paul Adams construit à partir de ces éléments. A mon avis, toutes ces raisons d’être en contact peuvent être distribuées différemment en fonction des personnes et des cas. Par exemple, je peux très bien avoir un confident avec lequel je partage un centre d’intérêt mais qui n’est pourtant pas un ami proche (« Soulmate »). C’est par ailleurs une classification qui est très culturelle, et je suis persuadé que ce même graphique fait par un européen ou un africain serait totalement différent.

Malgré cette limite, il est essentiel pour toute personne travaillant sur une application en ligne ou une campagne de community management d’intégrer ces données. Il faut avoir une bonne compréhension de ce que recherchent les membres de la communauté et de ce que l’on peut leur apporter. Cela permet de comprendre quel lien va les unir entre eux. Si par exemple Facebook est une application plutôt adaptée pour les « Soulmate », ce ne sera pas du tout le cas d’une application comme Yahoo Answers par exemple.

Il ne faut pas non plus hésiter à être ensuite un peu disruptif dans ce domaine. Burger King l’avait parfaitement fait avec sa campagne Whopper Sacrifice. Là où la promesse de Facebook est de vous aider à garder contact avec vos amis, pourquoi ne pas ringardiser cette notion d’amitié en ligne et la mettre en balance avec une récompense matérielle (de qualité en plus)?

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