Logo Interact!on
Archive
Brève

Un article très intéressant de Wired pose une question en forme de provocation : Et si la consultation des médias sociaux au travail nous rendait plus productifs? Il est de notoriété publique que les médias sociaux au travail ce n’est pas bien. Cela nous fait perdre notre concentration, empiète sur notre temps de travail, nous rend bête, bref, de nombreuses entreprises filtrent l’accès à ces sites contre-productifs.

Certes, ce qui suit est plutôt valable pour les gens qui ont besoin d’être créatifs dans leur travail, mais au final, ça concerne une grande partie de la population. Les bénéfices des interruptions dues aux médias sociaux sont multiples :

  • Le moment où l’on est le plus créatif est le moment où l’on est en face d’une information nouvelle. C’est ce que les spécialistes de la créativité appellent la période d’incubation.
  • Le fait de sortir la tête du guidon est aussi extrêmement positif pour la créativité, comme le rappellent les auteurs de « Creativity and the Mind« . Cela permet en particulier de prendre en compte des informations extérieures à la tâche qui nous occupe.
  • L’un des processus les plus puissants de la créativité est l’association d’idée. Pour le favoriser, c’est simple, il faut multiplier les sources d’information et aider les rencontres entre informations qui n’ont à priori rien à voir.

N’hésitez pas à envoyer vos patrons vers l’article de Wired s’ils vous coupent l’accès aux médias sociaux (sauf si vous êtes chirurgien ou contrôleur aérien). Et évitez chatroulette au boulot quand même…

Lire la suite

Petite pensée de début de semaine…

Vous connaissez peut-être l’histoire qui raconte la construction d’un ensemble de bureaux, et la façon dont l’architecte a géré celle-ci. Les concepteurs d’applications sociales de tous poils ont tout intérêt à s’en inspirer.

« Une fois les bâtiments terminés, l’équipe en charge de la réalisation du parc vient voir l’architecte pour lui demander où ils doivent placer les chemins entre les différents bâtiments. L’architecte leur demande d’attendre un peu et de seulement planter de l’herbe partout pour le moment. Quelques semaines après, l’architecte observe les chemins naturellement créés dans l’herbe par le passage régulier des employés des bureaux et fait construire les allées à ces endroits. Le résultat : un aspect innovant et surtout un produit parfait, optimisé au maximum et qui répond parfaitement aux besoins des gens. »

Ce que l’on doit retenir de cette histoire? Laisser de la liberté aux consommateurs et observer les usages qui émergent permet de concevoir des outils proches de la perfection, et surtout de découvrir des solutions auxquelles on n’aurait pas pensé.

C’est finalement la stratégie qui a cours dans la Silicon Valley actuellement : sortir le plus rapidement les produits, avant même qu’ils soient tout à fait finalisés (et donc avant que leurs usages soient gravés dans le marbre), et laisser les utilisateurs faire ressortir les usages les plus intéressants. Le dernier exemple en date? La sortie de Google Buzz. L’application est loin d’exploiter toutes les possibilités offertes par l’écosystème Google. Mais Google a pour habitude d’observer beaucoup les utilisateurs pour affiner ses applications au fur et à mesure et y ajouter seulement les applications nécessaires. Ils laissent les utilisateurs tracer le chemin, pour ensuite bénéficier de cette connaissance collective et mettre en place les fonctionnalités indispensables uniquement.

Anecdote trouvée dans l’excellent « A whack on the side of the head« , de Roger von Oech

Lire la suite

Avec toujours la même volonté d’aller plus loin dans le lifestyle et l’expérience, Nike lance True City. Nike True City est une application iPhone, visiblement très bien réalisée, qui permet à la communauté de partager les meilleurs lieux de chaque ville : sport, sorties, musique, arts…
Le principe est très simple : lorsque vous aimez un lieu, vous le notez sur l’application et les autres membres peuvent alors le voir apparaître sur la carte de la ville. Évidemment, Nike a rajouté les distributeurs de la marque dans l’application.

L’application va réellement dans le sens d’un renforcement de la communauté : je suis prêt à être conseillé pour mes sorties et mes activités, mais si c’est un membre de la communauté Nike, donc quelqu’un qui me ressemble, qui le conseille alors c’est une information qui a encore plus de valeur à mes yeux. Et la notion d’influenceur a encore plus de valeur. Là où l’influenceur avait avant surtout un impact sur l’image de marque, il nous conduit maintenant directement sur le point de vente.

Au delà de l’intérêt commercial et promotionnel pour Nike, cette application pourrait bien ressembler à un début de démocratisation des outils de géolocalisation. Surtout qu’elle arrive à un moment où d’autres applications similaires (Foursquare ou Nomao par exemple) font parler d’elles, à défaut pour le moment de toucher le grand public. L’intérêt est très simple : il permet d’accéder à des ressources utiles en situation de mobilité. L’intérêt saute encore plus aux yeux lorsque l’on y ajoute des conseils et recommandations.

Si tant est qu’il faille encore des arguments en faveur du mix géolocalisation/recommandations/temps réel, il est maintenant quasiment acquis que ce sera l’énorme tendance de 2010. Les innovations venant de Nike en termes de marketing et de tendances sont rarement des coups pour rien. On en reparlera à coup sûr!


Trouvé sur le blog de Chainsaw. Je vous invite par ailleurs à aller voir l’application qu’ils ont mis en place pour la nouvelle année, c’est mignon tout plein.

Lire la suite

« If old consumers were assumed to be passive, then new consumers are active. If old consumers were predictable and stayed where you told them, then new consumers are migratory, showing a declining loyalty to networks or media. If old consumers were isolated individuals, then new consumers are more socially connected. If the work of media consumers was once silent and invisible, then new consumers are now noisy and public. », Henry Jenkins

Les consommateurs sont actifs
Il faut les écouter, leur donner les moyens et l’envie de s’exprimer, les pousser à l’action, leur permettre de mettre leur énergie au service de leur communauté.

Les consommateurs ne sont pas cantonnés sur un média
Le dialogue, la conversation, les histoires doivent se passer sur tous les médias. Il faut suivre les consommateurs, mais les surprendre aussi pour gagner leur attention.

Les consommateurs sont connectés
Les marques doivent maîtriser les théories des réseaux. Elles doivent comprendre comment sont interconnectés leurs consommateurs, comment ils interagissent entre eux. Plus complexe encore, les marques doivent trouver le meilleur moyen pour se brancher dans ces réseaux de connexions sociales.

Les consommateurs s’expriment publiquement
Inutile de chercher à contrôler ce qui est dit sur votre marque. L’énergie perdue dans cette tâche vaine aurait pu servir à écouter la critique et y répondre correctement. Et au final de fidéliser encore plus, afin de tourner cette menace en avantage concurrentiel fort.

Quote found on What Consumes Me

Lire la suite

Un peu de légèreté dans cet article, même s’il ne faut pas négliger cet aspect de la gestion d’une marque. Il faut tester au maximum les noms choisis pour une marque, une entreprise, un produit.

Il faut tester les noms à l’international
C’est sans doute l’écueil le plus fréquent. Lorsque l’on s’attaque à un nouveau marché international, il faut absolument vérifier la signification du nom choisit dans ce nouveau pays. Cela permet d’éviter de présenter une voiture qui s’appelle l’Alfa Romeo Mito ou un prototype qui s’appelle l’Audi e-tron. Pour la 1ère, ce n’est sans doute pas très grave, surtout que le positionnement est sur le jeu, sur la consommation. Par contre, pour la 2nde, le nom est extrêmement bien trouvé pour un pays anglophone, mais très mal venu en pays francophone…

Audi e-tron

Audi e-tron

Rechercher toutes les significations possibles du nom
Il ne coûte pas grand chose de demander autour de soi ce que les gens pensent d’un nom. Là où une personne qui a travaillé dessus verra en priorité le sens qu’elle cherche à faire passer dans ce nom, une personne extérieure pourra rapidement y voir d’autres significations, plus ou moins positives. Et que ce second sens soit perçu de façon consciente ou non, l’impact peut être très négatif. Surtout lorsqu’on s’appelle Surcou et qu’on cherche à se positionner sur des prix bas (et puis la copie, c’est mal).
Surcou. Vraiment le moins cher?

Ou alors qu’on s’appelle Microchoix et que l’on offre une large gamme de produits.

Microchoix, un large choix?

Ne pas forcément chercher à utiliser le nom du fondateur
Je ne sais pas si c’est une spécificité de la Haute Savoie, mais son tissu économique étant dominé par les entreprises familiales, on retrouve de nombreuses entreprises dont le nom est celui du fondateur. Si cela a des avantages certains, en terme de crédibilité, de force de rassemblement des employés, c’est un choix qui peut être un peu malheureux lorsque l’on est une entreprise de transport et que le fondateur s’appelle Crolard ou lorsque le créateur d’une banque s’appelle Laydernier.
Banque Laydernier sur le crédit
Transports Crolard

Cet article prête à sourire, évidemment, mais le problème est important : il est tellement simple de tester un nom qu’il est dommage de s’en priver.

En bonus, quelques autres noms qui voyagent mal ou qui sont mal trouvés (et si vous avez d’autres exemples, n’hésitez pas à me les envoyer, je les ajouterai ici).
Toorista, le moteur du voyageur? Pas sûr...

Lire la suite

Comme promis dans mon article de début d’année, un peu de nouveau pour 2010.

Tout d’abord, un nouveau thème. Je l’ai voulu plus aéré, plus lisible, (un peu) plus accessible. Je suis comme d’habitude un peu limité par mes maigres compétences en webdesign et en développement, mais au moins, mon blog me ressemble. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, il est certain qu’il y a encore beaucoup d’améliorations à faire.

Une autre nouveauté : j’aimerais beaucoup faire participer un peu plus mon lectorat à mon blog. Je souhaite donc mettre en place un dispositif de questions/réponses. Si vous avez des questions qui rentrent dans mes domaines de compétences (marketing, web, médias sociaux, créativité…), n’hésitez pas à me les envoyer, et j’essaierai d’y répondre, sous la forme d’un article sur ce blog. Et pourquoi pas de temps en temps confronter mon opinion à celle d’un autre acteur du domaine.

Une petite dernière chose : pour les commentaires, je serai un peu plus strict face à l’auto-promo. Pas de problème pour les commentaires constructifs, mais les pseudos promotionnels sans véritable apport au débat seront mis en spam automatiquement, ça devient un peu trop la mode en ce moment et j’ai tendance à fuir les modes.

Sur ce, excellent début d’année 2010, qui visiblement devrait être dynamique dans notre domaine, que ce soit en France ou au Maroc!

Lire la suite

L’expérience racontée dans cet article de Bertrand Duperrin à propos des qualités du service client de KLM sur Twitter est très intéressante. Twitter est un formidable outil de communication certes, mais pour une marque, il doit avant tout être un outil de service.

La simplicité, la rapidité de cet outil en font le meilleur allié de la marque au service du client. Il est bien plus simple de poser une question à une marque sur Twitter qu’au téléphone (coût financier ou temps perdu, et désagrément parfois), que par email (temps de réponse, sentiment de ne pas maîtriser ce qui se passe après l’envoi) ou même qu’en direct (nécessité de se déplacer sur le point de vente, problème si jamais le vendeur n’a pas la réponse…). Twitter peut-être utile dans cette optique à toute entreprise, de la plus petite à la plus grande (grâce aux outils de gestion multi-utilisateurs comme Cotweet).

Au delà de la réponse aux questions venant des consommateurs, le service aux clients doit également venir là où on ne l’attend pas. La veille réalisée par la marque doit permettre de faire remonter toutes les demandes qui concernent le produit de la marque ou le besoin auquel il répond pour apporter des solutions de manière proactive.

Je ne dis pas par là que toute activité à but commercial ou promotionnel doit être proscrite, mais si une marque utilise l’outil à cette fin, elle doit toujours le faire avec comme objectif de rendre service.

Attention à ne pas transformer cette expérience qui doit être très positive pour le client en déception : le ressenti sera d’autant plus fort, et le principe même de Twitter est impitoyable. Si l’on n’apporte rien à ses followers, alors rien ne les empêche d’arrêter de nous suivre, ce qui rendra vaine toute communication ultérieure.

Lire la suite

JWT, le groupe de communication et publicité, a publié ses 100 prévisions pour 2010. Publicité, marketing, tendances, consommation, économie, politique, leur présentation couvre toutes les disciplines qui ont un rapport plus ou moins proche sur le marketing.

Même si certaines prévisions peuvent sembler un peu illusoire, ou alors peu impactantes, le fait d’en regrouper un grand nombre permet de donner à coup sûr des idées de tendances à exploiter cette année ou de produit à lancer ou promouvoir. Il n’y a qu’à parcourir ces 100 prévisions pour avoir des idées!

Via Digital Mix

Lire la suite