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GroundswellJ’ai acheté dernièrement l’excellent « Ground swell« . Co-écrit par deux responsables du Forrester Research, ce livre fait un état de l’art sur le pilotage des échanges entre consommateurs à propos des marques. C’est ce qu’ils appellent le ground swell. Un mouvement qu’il n’est pas possible d’arrêter.

Pour transformer ce défi en opportunité (le bouche à oreille peut également être très positif, cf le lancement de l’Iphone), le livre nous donne quelques pistes :

Il faut comprendre les mécanismes en jeu

  • Quelles sont les technologies mises en jeu?
  • Quels sont les canaux utilisés par les consommateurs pour communiquer entre eux? Quelle est leur audience?
  • Quelle est la motivation des consommateurs à parler de votre marque?

Il faut écouter ce qui se dit
Les marques doivent mettre en place une veille sérieuse pour recueillir tout ce qui se dit d’elles et ensuite pour traiter et synthétiser les informations afin de les rendre utilisables.
Il peut être intéressant de segmenter les informations :

  • par support : information diffusée sur un blog, un forum, un réseau social…
  • par type de message : discussion à propos d’un produit, d’une communication ou d’un agissement de la marque
  • par tonalité : discussion positive pour la marque, ou négative, mitigée, neutre
  • par audience : il est essentiel de pouvoir mesurer l’impact de la discussion (un article sur un blog avec 15000 visiteurs/j aura un impact complètement différent d’un message posté sur un forum avec 30 inscrits)

Il faut ensuite étudier l’impact de ces conversations sur les éléments de la marque : est-ce qu’elle a gagné en notoriété, est-ce que son image s’est dégradée?… On peut obtenir ces informations en mettant en parallèle la mesure de la marque avec la mesure des échanges entre consommateurs.

Il faut savoir prendre la parole
Toutes les mesures précédentes doivent permettre à la marque de prendre la parole. Le canal utilisé, ainsi que les consommateurs ciblés doivent être choisis avec attention. Une prise de parole peut-être une réponse directe en utilisant le même canal que le discussion, des relations presse ou relais d’opinions, la création d’un réseau social, d’un blog…

Le « Groundswell » ne peut pas être stoppé, et il peut être une réelle opportunité pour les marques pour recruter de nouveaux consommateurs et pour fidéliser. Un bouche à oreille positif ne coûte pas grand chose et peut avoir des résultats très positif pour la marque. Il ne faut pas hésiter à l’entretenir.
Un bouche à oreille négatif peut quant à lui être destructeur si la marque ne cherche pas à l’écouter et à y répondre.

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Ça sonne beaucoup moins bien qu’en anglais (« Build your brand by thinking like a fighter »), mais c’est une idée intéressante. Idée qui nous vient de Anne Mulcahy, qui a permis à la marque Xerox de passer d’un résultat négatif de -300 millions $ à un résultat positif de 1 milliard $ entre 2000 et 2007. Belle performance qui semble résister à la crise.

Sa méthode est assez simple. En temps de crise, les marques doivent être capables de développer les 4 qualités suivantes : l’agilité, l’engagement et la capacité à maîtriser tous les paramètres extérieurs, propres aux combattants.

L’agilité

L’agilité est définitivement une valeur à la mode. Avec les nouvelles technologies, tout va toujours plus vite. De plus en plus, la marque doit associer à son développement à long terme une capacité à se construire et à évoluer à court terme. L’entreprise doit également être capable de lancer de nouveaux produits plus rapidement, de les adapter aux goûts changeants des consommateurs tout en réagissant en cas de crise de confiance. Si les petites structures sont bien armées pour répondre à ces nouveaux défis, il n’en va pas de même pour les grandes entreprises.

Dans la construction de la fidélité, les marques ne cherchent plus seulement à avoir des consommateurs loyaux qui achètent régulièrement. Elles doivent également veiller à avoir des fans qui vont devenir des ambassadeurs de la marque. L’agilité lui permet d’offrir toujours plus (en termes de produit et de dialogue) aux consommateurs pour qu’ils deviennent ces ambassadeurs.

L’engagement

Cette agilité doit être complétée par de l’engagement pour fidéliser le consommateur. Cet engagement doit être de qualité. Il peut être mesuré par quatre éléments : l’implication, l’interaction, l’intimité et l’influence. L’engagement permet de construire la marque à court terme.

La maîtrise

Les marques deviennent de plus en plus compliquées à maîtriser complètement. Elles sont tiraillées entre le besoin de contrôler leur image et la nécessité de croître pour ne pas disparaître. Elles doivent placer le curseur finement entre la tentation de se développer en multipliant les canaux de vente, et la nécessiter de continuer à piloter la marque. Imposer sa marque tout en bénéficiant des avantages d’une multiplication des canaux de distribution demande la ténacité, la détermination et l’endurance du combattant.

Pour s’imposer dans un contexte difficile, il est clair que la marque doit être offensive, dans le bon sens du terme. Elle doit réagir rapidement pour s’adapter à l’environnement changeant et s’engager franchement envers le consommateur.

Via AdAge.com

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Voici le premier article d’une série qui va reprendre certaines parties de mon mémoire de fin d’études que j’ai rendu cette semaine à mon école. Je diffuserai rapidement ce mémoire sur ce blog, une fois que je l’aurai un peu retouché et que j’aurai enlevé les parties un peu trop « scolaires » à mon goût.

Le thème de mon mémoire est : « Mettre en place un tableau de bord pour piloter la stratégie de la marque sur Internet ». Avant de s’attaquer à la mise en place de ce tableau de bord, il est indispensable de déterminer comment mesurer la marque. Traditionnellement, on mesure la marque grâce à deux séries d’indicateurs : les indicateurs d’image de marque et les indicateurs de notoriété. A ces deux séries j’ajoute la mesure de la relation entre la marque et ses consommateurs qui est essentielle sur Internet.

Dans ce billet, je vais m’intéresser à la notoriété. Je trouve que la mesure de la notoriété n’est pas suffisante. En effet, la notoriété permet de savoir à quel point la marque est connue à un instant T. Cependant elle ne permet pas du tout d’anticiper la possible évolution de cette connaissance de la marque par les consommateurs dans le futur. Il existe un indicateur qui permet d’avoir une idée sur ce point : la visibilité. En effet, plus une marque est visible, plus sa notoriété va croître dans le futur. La visibilité correspond au potentiel qu’a la marque à être vue par les consommateurs. Plus la marque sera présente sur les médias, plus elle a de chances de voir sa notoriété augmenter dans le futur.

La visibilité et la notoriété sont donc deux concepts qui sont fortement liés mais qui doivent bien être dissociés. Je pense qu’on peut les regrouper sous un indicateur global que l’on peut appeler la « célébrité ». En effet, le concept de célébrité regroupe la notoriété d’une personne, d’une entreprise ou autre et sa capacité à être visible largement. En quelques sortes, plus une personne est célèbre, plus elle sera connue, et plus elle aura une bonne visibilité qui lui permettra d’accroître encore sa notoriété dans le futur. C’est pareil pour une marque. L’indicateur de célébrité permet de connaître la notoriété de la marque à un instant T et d’avoir une bonne indication de ce que pourra être la notoriété dans le futur.

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Brandtags.net a enfin une version française! Cet outil, que j’avais trouvé excellent est maintenant disponible avec des marques françaises. Développé par Johann, de Roycod et son agence Witamin, nuagedemarques.com reprend le même principe que son ainé.

Vraiment indispensable pour les annonceurs ou les gens qui bossent en agence pour savoir rapidement ce que pensent les consommateurs de votre marque. Je fait tourner l’info parce que plus il y a de personnes qui participeront, meilleurs seront les résultats.

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Une idée intéressante du blog « Dear Jane Sample » : retracer la journée d’une femme à travers les marques qu’elle rencontre.

Au delà de l’aspect ludique de la chose, je trouve que cela pourrait être une excellente façon pour les publicitaires de comprendre les cibles. Ça peut être une belle façon de présenter les usages d’une cible et de comprendre ses motivations.

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Un petit article rapide pour vous présenter un site qui pourrait bien être utile à ceux d’entre nous qui travaillent sur de grandes marques : BrandTag

C’est un site tout simple et assez ludique qui permet aux visiteurs de noter les mots qui leurs viennent à l’esprit quand on leur présente le nom et le logo d’une marque. On peut ensuite visualiser les termes les plus souvent employés sous forme de nuage de tags.
Là où c’est intéressant pour les marques, c’est qu’elles peuvent visualiser rapidement les associations qui sont perçues par les consommateurs.

Absolut brand tags

Pour le moment, le site ne présente que les boites américaines et quelques grandes multinationales. Qui se charge de lancer l’équivalent en France?

Via The Clientside Blog

Edit : le temps que je publie l’article, je vois que Fabien du blog Marketing 2.0 parle aussi de ce service. Je vous laisse aller consulter son opinion.

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Une marque qui souhaite entrer en relation avec ses clients sous la forme d’un réseau social doit faire face à un dilemme : doit-elle créer son propre réseau social ou doit-elle utiliser un réseau social existant?

On a tendance à penser que c’est le potentiel d’utilisateurs du réseau social qui doit déterminer la décision. En effet, il peut sembler que créer son propre réseau social nécessite d’avoir un grand nombre d’utilisateurs potentiels pour être une réussite. Pourtant, le nombre d’utilisateurs est loin d’être une condition nécessaire à la réussite (même s’il faut éviter d’avoir trop peu de monde, un réseau social vide n’est pas attirant, ni valorisant pour la marque). Une petite communauté active peut donner de bons résultats.

Alors comment savoir s’il vaut mieux choisir de créer un réseau social spécifique à la marque?

  • Il faut que le réseau social apporte quelque chose aux utilisateurs potentiels. On peut par exemple prendre l’exemple de Salomon Trail Running, qui a créé en partenariat avec Nokia un outil qui permet de partager les cartes de ses courses en montagne. Cela permet de trouver des idées de courses à faire, avec les coordonnées GPS, les dénivelés, la vitesse de l’utilisateur qui a publié le trail, des photos… Même si la marque n’avait pas forcément une communauté de fans très importante en ligne dans le domaine du trail running, l’application a un grand succès car elle apporte réellement quelque chose aux consommateurs.
  • Je pense qu’il faut également observer comment les consommateurs se comportent hors ligne. En effet, certaines marques ont des communautés hors ligne, des gens qui se réunissent et partagent autour d’elles. On peut penser à des collectionneurs pour les marques de voiture, à des groupes de supporteurs de sportifs sponsorisés par la marque pour les marques de sport…Ces marques là ont toutes les chances de retrouver ces consommateurs impliqués en ligne.
  • Et puis il y a des marques qui ont de véritables fans. Comment le savoir? Quand des consommateurs se tournent en masse vers une marque alors que ses produits n’ont pas les qualités intrinsèques qui justifient ce succès (qui a dit Apple? :) ), alors il est très possible que cette marque aie une forte communauté de fans. Ces fans vont être prêts à s’investir dans un réseau social avec la marque. Il faut juste être attentif à ne pas confondre une communauté de fans avec un effet de mode. Une mode peut passer très rapidement alors qu’une vrai communauté de fans a une plus grande longévité.

Dans tous les autres cas, l’utilisation d’un réseau social existant est sans doute la meilleure solution. Constituer une communauté n’est pas une chose aisée et un échec dans ce domaine peut avoir des conséquences néfastes pour l’image d’une marque.

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En réfléchissant un peu à la situation médiatique actuelle de la Chine, je me demande si ça ne va pas être un révélateur important de la valeur réelle de l’image de marque.

En effet, cela peut nous aider à répondre à la question : Peut-on continuer à vendre avec une très mauvaise image de marque?

Il semble en effet que malgré la très mauvaise image de marque de la Chine actuellement (situation au Tibet, lutte farouche contre l’opposition au régime, mauvaise image des produits « made in China » par exemple), ce pays continue à avoir beaucoup de succès. Succès commerciaux, attractivité pour les capitaux ou les travailleurs étrangers…

Alors finalement, quelle est la force de l’image de marque si elle ne conditionne pas tous ces succès? Quel est l’intérêt de mettre en place de gros budgets sur l’image de marque si on peut vendre sans?

Je pense que l’une des choses que nous apprend la situation est qu’une image de marque a une forte force d’inertie. Une image met du temps à se construire, mais du coup, elle met également du temps à se défaire. Cette idée peut paraître un peu étonnante, mais si l’on regarde bien le cas de la Chine, on se rend compte qu’on pense au premier abord aux problèmes de droits de l’Homme. Pourtant le pays reste quand même attirant, car il reste exotique, il reste considéré comme une excellente opportunité économiquement et professionnellement.

Et on se rend également compte que l’image de marque n’est que l’un des éléments du processus qui mène à l’acte d’achat (ou à l’acte d’investir en Chine par exemple). L’importance de l’image de marque par rapport aux autres éléments de prise de décision dépend du type de produit, de l’implication du consommateur dans la décision, du risque ressenti…

Malgré tout, au plus profond de moi, j’espère que la Chine paiera un jour le prix de cette mauvaise image (car j’ai la conviction que cette image est justifiée) : d’une part pour des raisons morales, mais également parce que ça pourrait me prouver l’intérêt de se donner du mal à travailler sur l’image des marques.

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