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Medias sociaux

En travaillant régulièrement sur les médias sociaux, on peut remarque de façon empirique que les contenus créés par les utilisateurs sont primordiaux pour les petites marques.

Si l’on prend les 50 premiers résultats d’une recherche du nom de la marque sur Google (autant dire que cela représente ce qui est visible et publique sur Internet à propos de la marque), on observe une grande différence entre les grandes marques et les plus petites:

  • Une grande marque (leader national ou multinationale) a entre 10 et 20% de ces premiers résultats qui sont des contenus créés par les utilisateurs. Les autres sont des contenus créés par la marque (entre 30% et 80%) ou par les grands supports de presse en ligne. La raison? Les gens parlent beaucoup de la marque, mais ses moyens marketing lui permettent de faire remonter une grande quantité de contenus dans les premières pages.
  • Plus la marque a des moyens marketing limités, plus la proportion de contenus créés par les utilisateurs va remonter dans les premières pages. Une marque plus modeste aura ainsi entre 60% et 70% de contenus créés par les utilisateurs dans ces premières pages de Google.

Que sont ces contenus créés par les utilisateurs? Citations de la marque sur les réseaux sociaux (supports publiques), publication sur un forum, publication sur un blog personnel, avis sur les sites dédiés, articles sur les wiki…

Bien entendu, ces chiffres sont issus de mon expérience et n’ont pas vocation à remplacer d’éventuelles études sur le sujet. Mais ils permettent de toucher du doigt un élément essentiel: là une grande marque peut se permettre de camoufler des contenus négatifs derrière des contenus nombreux et populaires, une petite marque ne pourra se le permettre.

Cette sur-représentation des contenus créés par les consommateurs peut-être une menace importante car les internautes ont tendance à s’exprimer plus facilement lorsqu’ils sont mécontents. Et mes observations confirment d’ailleurs cette idée: les plus grandes marques ont souvent une tonalité plus positives de leurs citations (toujours sur les 50 premiers résultats de Google).

Que faire alors?
Le premier réflexe pourrait être de créer du contenu et de travailler son SEO. En effet, une bonne stratégie de contenu couplée avec l’utilisation des best practices en SEO permet de faire remonter du contenu de marque sur les premiers résultats Google, même pour de petites marques.
Cette solution montre tout de même assez rapidement ses limites. Dès que l’on arrivera sur des requêtes du style « avis + nom de la marque », il sera très difficile de remonter avant les principaux forums et sites de recueil de feedbacks consommateur. De plus, cela est valable seulement lorsque le consommateur va chercher les avis sur Google. Or on sait que la recherche de feedback se fait de plus en plus de façon sociale.
L’idéal reste donc de convaincre les consommateurs, de les fidéliser, puis de leur donner les moyens et la motivation d’exprimer leur satisfaction.
Plus facile à dire qu’à faire? Certes… Mais c’est la seule issue sur le long terme…

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Tous ceux qui travaillent dans le domaine des médias sociaux le savent: pour convaincre un client, les statistiques sont primordiales. L’objectif est de sélectionner des chiffres qui montrent que l’entreprise va pouvoir atteindre ses objectifs en s’engageant au sein de sa communauté.

Pourquoi ces chiffres sont-ils si importants?

  • Il est encore nécessaire de convaincre les marques de l’intérêts de ces nouveaux supports de la conversation, car elles manquent de repères concrets venant de leur industrie ou de leur propre expérience.
  • Il est impossible de s’engager sur des résultats précis tellement la route qui mène au succès peut s’avérer plus ou moins tortueuse en fonction des cas.
  • Les facteurs clés de succès, que nous pouvons percevoir clairement en tant que spécialistes du domaine, sont beaucoup moins évidents pour des professionnels du marketing traditionnel. Là où nous voyons de façon limpide des opportunités, il faut des preuves chiffrées à ces derniers (ce qui est d’ailleurs tout à fait sain et normal!).

Donc nous mettons des chiffres dans nos présentations client ou nos recommandations!

Et pourtant, je me sens assez mal à l’aise face à tous ces chiffres.

  • La plupart proviennent directement de sociétés dont les médias sociaux sont le business: cabinets de conseil en médias sociaux, groupes de communication…
  • Même si je ne mets pas en doute le sérieux avec lequel ont été réalisées ces études, elles ont tout de même été mises en place par des structures dont ce n’est pas le métier, et qui manquent sans doute d’expérience dans le domaine. Quand on observe le manque de fiabilité de sondages réalisés par des pros, on peut s’interroger…
  • La façon de présenter les chiffres est aussi très importante (et cela rejoins en partie ma première interrogation). Fullsix avait sorti il y a quelques temps une étude, Face to Facebook (pdf), montrant que 31% des fans d’une marque sur Facebook étaient motivés par les offres promotionnelles. Ce chiffre était très positif (et j’imagine que par rapport à d’autres supports traditionnels, c’est élevé). Cependant, dernièrement, un cabinet américain nous apprend que 70% des gens qui deviennent fans d’une marque considère que cela ne donne pas droit à celle-ci de leur envoyer des offres promotionnelles (voir cet article). Cela permet de relativiser tout de suite les opportunités que le premier chiffre semblait ouvrir: certes, la promotion sur Facebook permet de toucher 30% des fans, mais c’est au détriment des 70% restant, pour qui l’image de la marque risque de souffrir.
  • Ce dernier exemple doit également nous alerter sur le fait que les sources et méthodologies de l’enquête ne sont pas toujours précisées. En effet, il est très difficile d’aller du blog français qui présente l’étude jusqu’à celle-ci.
  • En majorité, les chiffres nous viennent des US. Il ne faut pas oublier que d’une part, ce pays est largement en avance dans ce domaine au niveau des usages, mais surtout que culturellement, les américains sont beaucoup moins méfiants face au marketing.
  • Les usages et technologies évoluant très vite, les études deviennent obsolètes après quelques mois seulement.
  • Je ne parle pas des chiffres complètement fantaisistes, comme la valeur d’un fan Facebook

Les chiffres resteront indispensables, pour convaincre, mais également pour valider des hypothèses ou des stratégies. Il est toutefois nécessaire d’être vigilant, honnête dans leur utilisation.
Il faut les présenter de façon neutre, vérifier les sources, être très attentif aux différences de contexte, proposer des contre-exemples…

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L’engagement, c’est de l’attention offerte, du temps passé et un risque social.

En observant un peu les campagnes menées sur les médias sociaux, je trouve que les marques ont tendance à négliger un élément important: le potentiel d’engagement qu’elles peuvent espérer obtenir des consommateurs. Chaque marque a un potentiel très différent dans ce domaine.

Un exemple que je prends assez régulièrement est la différence entre une marque comme Porsche et une marque comme Twix. Jamais le community manager de Twix ne pourra espérer autant d’engagement de la part de ses membres que celui de Porsche.

Les éléments qui vont déterminer cette différence sont les suivants:

Attrait du produit
Les gens vont plus facilement s’engager dans une communauté qui touche à un produit qui a un fort attrait, et qui est apprécié des consommateurs. Cet attrait a deux dimensions: la première est la qualité intrinsèque du produit et la seconde est l’importance du produit dans la vie des consommateurs.

La corrélation entre l’image de la marque et les motivations des consommateurs
Une marque fortement attractive aura plus de chance de gagner l’attention des gens sur les médias sociaux.

La valeur « sociale » de la marque
Un consommateur qui considère que montrer son engagement envers une marque sera positivement perçu par ses amis jouera plus facilement un rôle actif au sein de la communauté de la marque.

Avant même de se lancer dans des actions sur les médias sociaux, les marques doivent estimer si, à la lumière de ces trois critères, elles peuvent espérer voir des gens devenir naturellement des ambassadeurs. Sinon elles devront faire de gros efforts de community management (animation, concours, promotions exclusives…) pour obtenir cet engagement.

Malheureusement, de nombreuses marques ne font pas cet effort.
Il en ressort des campagnes qui n’apportent pas suffisamment de valeur, alors que le potentiel d’engagement est faible. Le résultat? Un désintérêt total des membres de la communauté.
D’autres marques, au contraire, font trop d’efforts pour apporter de la valeur, alors que leur potentiel d’engagement était déjà élevé. L’image de marque peut en souffrir, car les consommateurs vont se demander pourquoi la marque a besoin de faire tant d’efforts pour les intéresser.

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Hier a été diffusé, à l’initiative du Digital Reputation Blog, le Guide pratique de l’e-réputation à l’usage des entreprises, auquel j’ai eu le plaisir de participer. Vous retrouverez donc des interventions très intéressantes sur les problématiques de la e-réputation, par différents acteurs du domaine: consultants, chercheurs, annonceurs…

J’ai personnellement contribué à la partie « Quels sont les dispositifs nécessaires pour mettre en œuvre la stratégie web social »?

Les sujets abordés:

  • De qui parle- t-on ? L’internet, le web, le web social, l’e-réputation
  • Quels enjeux (Opportunités, menaces) pour les entreprises dans le web social ?
  • Comment adapter les valeurs de l’entreprise aux valeurs du web social
  • Quels sont les dispositifs nécessaires pour mettre en œuvre la stratégie « web social » ?
  • Comment mesurer l’ e-réputation de l’entreprise?
  • Comment mesurer le retour sur Investissement dans le web social?

Guide Pratique E Reputation Usage Entreprises

Vous pouvez télécharger le guide en cliquant ici.
Découvrez également le Guide pratique de l’e-réputation à l’usage des individus en cliquant ici.

Félicitations à Amal et Amine pour leur initiative!

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Parmi les partisans du community manager externe, l’un des arguments les plus souvent avancés est le fait que le community manager externe serait plus crédible que celui qui travaille en interne. Son externalisation le rendrait plus objectif, plus honnête dans ses prises de position vis-à-vis de la communauté.

Les internautes ne sont pas dupes. Un community manager externe est payé par la marque, il existe donc le même rapport de subordination. D’autant plus qu’il peut plus facilement perdre son contrat si la marque n’est pas satisfaite de son travail.

De plus, le community manager externe n’est pas un « insider », il est beaucoup moins proche de la source d’information, et il lui manque le plus souvent une forte expérience du secteur considéré.

La crédibilité ne se gagne pas en payant quelqu’un d’externe à la société. Elle se gagne en faisant preuve de transparence, d’écoute, de dialogue, d’honnêteté, de compétence. Elle se gagne en montrant que la marque et ses représentants (dont le community manager, donc) ont une vision précise et pertinente des évolutions du secteur et des motivations des consommateurs.

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La création de valeur est pour moi l’axe principal à aborder pour une marque qui souhaite s’engager au sein de sa communauté. Sans apport de valeur, la marque n’a aucune chance de regrouper et de dynamiser une communauté. On est très loin du marketing de l’interruption (affirmation à modérer dans le sens où il est parfois possible d’apporter de la valeur dans le cadre de l’interruption, mais c’est un autre sujet!).

Il y a deux façons d’apporter de la valeur:

La valeur intrinsèque par l’offre
Le premier axe, et le plus important, c’est la valeur qui est apportée par la marque à travers son offre. Lorsque l’on étudie les pages Facebook de marques, on remarque tout de suite que certaines marques, dont l’offre est très attractive, bénéficient naturellement d’un nombre de fan élevé et d’un engagement intéressant de ceux-ci, alors que d’autres marques, malgré des efforts louables, peinent à dynamiser leur communauté. Il faut en général aller chercher les responsabilités du côté de l’offre (ou de la façon dont elle est marketée).
Il est beaucoup plus simple d’obtenir de l’engagement de clients fidèles ou de consommateurs que l’on fait rêver.

La valeur apportée par le community management
Il est également possible d’apporter de la valeur par le community management: diffusion d’informations pertinentes, dialogue constructif, aide et support, divertissement…
Même si des efforts plus importants devront être faits pour arriver au même résultat, il ne faut surtout pas négliger cet aspect de l’apport de valeur.

Que faire pour tirer parti au mieux de cette information?
Il est tout d’abord indispensable de connaître au maximum la satisfaction des clients de la marque et la force de celle-ci. Sans se voiler la face, il faut essayer d’estimer si les clients de la marque seront des fans en puissance où s’il faudra rivaliser d’imagination pour les convaincre.
Une fois que cette analyse est faite, il faut être à l’écoute de la communauté et faire preuve de beaucoup d’empathie. D’une part pour vérifier si l’analyse précédement citée est juste, d’autre part pour comprendre ce qu’attendent les membres de la communauté et comment la marque pourra leur apporter de la valeur, tout en planifiant sa présence sur les différents supports.
La troisième étape? Apporter de la valeur!

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Ben & Jerry’s, célèbre marque de glaces et autres plaisirs sucrés a fait une annonce assez suprenante aux abonnés de sa newsletter: la marque arrête totalement l’emailing pour se concentrer sur sa présence sur les médias sociaux. Les abonnés venaient donc de recevoir leur dernier email de la marque.

Venant d’une marque aussi importante, qui a souvent été remarquée par ses campagnes marketing et son positionnement léché, la nouvelle doit être prise avec sérieux. On peut imaginer que la marque a du étudier avec beaucoup d’attention ce changement radical.

Il semble, selon un article publié sur Hubspot, que les responsables marketing de Ben & Jerry’s avaient des informations qui montraient que les consommateurs n’étaient pas favorables aux communications par email.

Par ailleurs, la marque était présente depuis longtemps sur les médias sociaux. S’il est difficile de savoir ce qu’elle en retirait réellement, elle avait en tous cas réuni une large communauté: plus d’1,3 millions de fans sur Facebook, plusieurs milliers de followers sur ses différents comptes Twitter… On peut parier que les résultats obtenus sur ces supports étaient considérés comme suffisamment positifs pour qu’ils deviennent les principales sources de contact entre la marque et ses consommateurs.

Par curiosité, je suis donc allé jeter un œil sur le travail réalisé par la marque sur Facebook et Twitter. Et j’ai été fortement surpris, car ces deux supports présentent quand même de sacrés défis.

Certes, la marque bénéficie d’un engagement hors du commun grâce à la qualité de ses produits: les avis de consommateurs sur la page Facebook sont très positifs, les discussions demandant à la marque de relancer d’anciens parfums abondent et globalement, la participation des fans semble bonne (plusieurs centaines de « Like » et de commentaires à chaque prise de parole de la marque).

Malgré cela, certains éléments me laissent sceptique. Il y a tout d’abord une très faible fréquence de prise de parole de la marque sur sa page Facebook. Moins d’un contenu par semaine, cela me semble vraiment peu pour une marque mondiale qui veut concentrer son budget de marketing digital sur Facebook. Et surtout, rien n’a été fait pour lutter contre le spam, ce qui fait qu’aucun message de la marque n’apparaît sur la première page, ceux-ci étant complètement noyés sous un déluge de messages promotionnels sans aucun intérêt. Le contenu des messages me laisse également perplexe: beaucoup de promotion, peu d’appel à l’action, aucune utilisation de la possibilité offerte par Facebook de cibler géographiquement les messages (ce qui leur éviterait de poster à chaque fois le même message en plusieurs langues)…

Et surtout, j’ai du mal à saisir d’où venaient ces insights marketing sur le fait que leurs fans n’appréciaient pas le canal email. S’ils étaient abonnés à la newsletter, c’est sans doute qu’ils y trouvaient leur compte. A mon avis, il faut plutôt aller chercher l’explication de cette décision du côté des insights financiers.

Cette histoire ne me semble pas très fair en tous cas…

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Même si je travaille principalement en France, au sein de l’agence Big Youth, je garde un œil attentif sur le développement du community management au Maroc. Il y a encore quelques mois, c’est un sujet qui était très loin des préoccupations des annonceurs. Depuis quelques temps pourtant, de plus en plus de personnes, annonceurs ou agences, me contactent sur le sujet. Il faut dire qu’avec plus de 1,2 millions d’utilisateurs, Facebook est un support majeur dans la paysage médiatique au Maroc.

Les premiers postes de Community Manager commencent d’ailleurs à s’ouvrir. Ce fut d’abord le fait de société d’offshoring, qui offraient des prestations d’animation de pages Facebook ou de comptes Twitter pour des marques européennes (françaises en particulier), mais des postes à destination du marché local commencent à se créer.

J’ai donc décidé de demander à Badr Bouanani, Community Manager chez Tribal DDB Casablanca, ce qu’il pense de l’état du marché.

Salut Badr, est-ce que tu peux rapidement rappeler ton parcours et ce qui t’as motivé à devenir CM?
Bonjour Jean. En fait, mon parcours est assez hétéroclite dans le genre. A l’époque où je suivais une licence en « Gouvernance Economique et Sociale », je travaillais en parallèle en agence de communication en tant que chef de projet junior. Cela n’avait aucun rapport avec mes études certes, mais cela m’a donné envie de continuer sur cette voie. C’est pour cela que j’ai entamé un Master en Marketing et Stratégie, où j’en suis à mes 6 derniers mois.
Concernant mon virage vers le Community Management, la transition a été presque naturelle. Etant actif sur Facebook et Twitter depuis 2007, j’ai vécu l’évolution des medias sociaux à la source, autant au niveau mondial que régional, à savoir marocain. Avec l’installation d’agences digitale de renommée mondiale au Maroc, à l’image de Tribal DDB, j’ai eu la possibilité d’intégrer cette dernière, et tout cela par le biais encore une fois des réseaux sociaux, ce qui est une preuve en elle-même de leur utilité.

Est-ce qu’il est facile de vendre des prestations de Community Management aux annonceurs marocains? Quelles sont les difficultés que vous pouvez rencontrer?
Comme le Community Management, le Marketing Communautaire en ligne est à ses prémices au Maroc. Les annonceurs marocains sont souvent ignorants de ce type de prestations et de moyen de promotion et de relation client. De ce fait, proposer des prestations de community management à l’état brut est un peu difficile, surtout quand la personne en charge du marketing et de la validation des campagnes du coté client, n’est pas aussi portée sur les médias sociaux ou internet en général.
La réticence des annonceurs à prendre au sérieux Internet et les Médias Sociaux, est basée sur l’incompréhension de ces canaux de communication, et sur la manière d’en user, et d’en prouver l’utilité pour la marque ou le produit promu.

Est-ce qu’il commence à y avoir des annonceurs qui viennent d’eux même en demandant des prestations relatives aux médias sociaux ou au CM?
Pour le moment, rares sont les annonceurs qui viennent d’eux même demander des prestations du genre. D’un autre coté, certains annonceurs, « early adopter » si je puis dire, commencent à intégrer les médias sociaux dans leur stratégie marketing, en combinant leurs campagnes marketing (street, affichage…), à des campagnes en ligne. En couplant leur stratégie, leur ROI en est accentué, et pour cela, un monitoring clair et précis de la part des agences pour chaque campagne sociale est essentiel, pour pérenniser la stratégie on-line auprès des annonceurs, et la rendre élémentaire dans toute campagne.

Quels sont les objectifs recherchés par les annonceurs qui mettent en place des actions de CM?
La première attente est avant tout une attente d’expérimentation. La majorité des annonceurs qui choisissent ce type d’action sont novices ou bien veulent expérimenter au moins une fois une action de promotion sur les médias sociaux, pour en connaitre l’impact, voir des fois l’utilité. Mais pour certains clients, qui l’ont déjà expérimenté, nous avons des retours positifs, surtout qu’ils ont pris conscience, que dorénavant la gestion de l’image de marque sur internet est devenue primordiale, et sans une bonne gestion communautaire, le cas Nestlé par exemple, deviendra récurent.

Au niveau des supports utilisés, j’imagine qu’il s’agit en priorité de Facebook et de Twitter?
Tout à fait. Il faut avant tout toucher l’annonceur sur des supports qu’il connait bien, ou ayant au moins une idée sur ce dernier. Pour le contexte marocain, les campagnes de community management sont composées avant tout de Facebook, Youtube et de Twitter.
L’impact de Facebook est devenu clair pour les décideurs en charge des budgets. La communauté marocaine, qui est la cible première des campagnes, est importante sur Facebook, avec plus de 1,2 million de membres. Pour Twitter et Youtube par contre, nous essayons avant tout de bien expliquer le concept de chacun, et d’en résumer les avantages pour l’annonceur, surtout que l’audience sur ces derniers est moins importante que Facebook.

Est-ce qu’il est facile de travailler avec les leaders d’opinions?
Intégrer des « influenceurs » est pour le moment, plus de l’avant-gardisme pour nos campagnes, qu’autre chose. L’impact d’une telle intégration est minime, surtout si l’on prend en compte l’affluence des blogs qui pourraient intéresser l’annonceur. Les blogs qu’ils soient généralistes, ou qui ont une thématique, ne sont pas légions au Maroc. Leur trafic non plus n’est pas des plus important. De ce fait, faire une campagne digitale, avec des bloggeurs surtout, est un pur exercice de style, ou de gestion de relation publique. En analysant l’impact final de la démarche, il reste minime, autant pour l’annonceur que pour l’agence chargée de la campagne. Néanmoins, j’insiste sur le fait, que concernant ce point-ci, c’est un avis assez subjectif de ma part.

Je sais que tu travailles au sein d’un groupe de communication qui intègre à la fois une agence digitale et une agence de communication, est-ce qu’il y a des campagnes communes? Comment sont organisés ces projets?
L’avantage de travailler dans un groupe qui a une stratégie de communication client globale ou à 360°, est de pouvoir coupler les campagnes autant on et off line. Actuellement, nous tendons à intégrer, tant que cela est possible, une stratégie digitale, basée sur les médias sociaux, au sein de campagnes publicitaires dites classiques.
Vu que la proéminence des campagnes off line est plus importante que celles digitale. Il faut avoir derrière, au sein du groupe, une vision d’intégration, qui consiste à proposer aux annonceurs, une campagne, respectant leurs briefs, tout en les basant sur une vision actuelle du marché publicitaire, où les réseaux sociaux, les blogs et les boards de discussions, sont devenus un marché, où leur cible y est plus fréquente, et surtout plus réactive et plus apte à partager et à consommer surtout.

Merci Badr!
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