Que devront faire les responsables marketing et responsables des marques en 2009 sur Internet?
Quelques points qui découlent principalement de la crise que nous vivons. L’un des points intéressants des crises quelles qu’elles soient est qu’elles font bouger les lignes. Je pense que nous verrons beaucoup de nouveauté pour cette année à venir.
Plus de mesure du ROI
Sans doute la conséquence la plus évidente de la crise. Les annonceurs vont demander de plus en plus systématiquement à leurs agences une certaine rentabilité des actions mises en place. Ce sera un véritable challenge de vendre de nouvelles interactions comme les plateformes web2.0 ou les actions sur les réseaux sociaux car les indicateurs de résultat ne sont pas financiers.
Simplicité
Plusieurs phénomènes vont nous ramener vers une recherche de la simplicité. La première est la raréfaction des moyens. Avec moins de moyens, que l’on soit une entreprise ou un particulier, on cherche à aller droit au but, à maximiser ce qu’il nous reste. Les marques devront aller vers la simplicité : simplicité du positionnement, qu’il faudra imposer avec moins d’achat d’espace, simplicité des produits, car il faudra aller droit au but pour convaincre. La consommation devient aussi complexe, boulimique. Et je pense notamment aux services Internet. Leurs utilisateurs multiplient les fournisseurs, les identifiants, les plateformes, les réseaux sociaux, les « amis », les « beta versions »… Tout ce qui ira vers la simplification ira vers le succès.
UGC à grande échelle
Je pense que les expériences d’UGC en sont à leur balbutiement. La demande de la part des consommateurs est claire : ils veulent être impliqués dans la création de l’offre. Cela va d’ailleurs dans le sens de l’adéquation entre l’offre et les motivations des consommateurs. Pour le moment j’ai été très réticent car les expériences d’UGC proposées par les marques n’ont pas été très créatives, elles sont la plupart du temps trop éloignées des motivations des consommateurs. La campagne de Barrack Obama l’a montré : il faut écouter les gens et les faire participer, mais il faut aussi que la marque joue le rôle de leader, qui fait des choix et imprime la direction à emprunter.
La revanche du offline
2009 sera également selon moi l’année du grand retour du offline. Et cela grâce à la recherche d’expériences par les consommateurs. C’est à mon avis le principal argument du offline face aux produits et services dématérialisés. Ce grand retour ne se fera pas forcément au détriment des services en ligne. Je crois très fort au couple web/évènementiel offline par exemple, qui a été un peu utilisé en 2008. Je parie sur une explosion des opérations de ce type en 2009.
J’en profite pour vous souhaiter à tous une excellente année 2009, de la réussite et surtout, le plein de bonheur. L’année s’annonce passionnante!
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je ne sais pas si l’on va vers la réduction de moyens, (il suffit de regarder les pubs des constructeurs automobiles en ces temps de crise pour se rendre compte que ça bombarde à la télé, il suffit d’écouter les reponsables du groupe l’Oréal affirmer qu’ils préférent réduire la rentabilité pour développer la communication sur les produits, publicité, marketing.., pour prendre des parts de marché).
Je pense que certaines entreprises vont profiter de la crise et continuer à développer des stratégies de conquête avec des moyens importants. Que ces moyens s’investissent sous d’autres formes et en particulier en tenant compte d’autres méthodes style UGC, je suis d’accord avec toi. Mais ces nouvelles tendances n’iront pas vers le minimalisme de moyens, je crois qu’elles seront des alternatives.
Ou je suis entièrement d’accord avec toi c’est « Tout ce qui ira vers la simplicification ira vers le succès » C’est une tendance à travailler, je crois
C’est vrai que ça serait à mon avis la meilleure stratégie de sacrifier la rentabilité le temps de la crise pour faire plus de marketing.
Le gros problème c’est que les actionnaires risquent de peser fortement pour que la rentabilité soit sauvée.
Et puis les entreprises qui sont déjà fortement endettée n’auront pas trop le choix puisque ce ne sera pas une question de rentabilité, mais une question de survie.
Let’s see