Marketing interactif et difficultés économiques

 

La période est économiquement difficile pour de nombreuses marques. En période de crise, celles-ci ont tendance à rogner sur les budgets qui leur semblent les moins stratégiques, et ce sont les budgets marketing et communications qui sont les premiers touchés. Au delà du fait que c’est un raisonnement très court-termiste, il est vrai que parfois les entreprises n’ont pas beaucoup d’options.

Et si la solution venait de notre cher Internet? Je vois plusieurs avantages qui font qu’en période de crise, les entreprises pourraient éviter de couper les budgets marketing grâce au web :

  • Le retour sur investissement (ROI) est facilement mesurable. Le principal avantage du web, c’est que les outils de mesure sont nombreux et accessibles. Le marketing et la communication sont souvent considérés comme des pertes sèches. Lorsque l’on peut calculer le ROI, ça change tout. Le calcul du ROI permet de faire passer les budgets marketing et communication d’un statut de perte sèche à un statut d’investissement.
  • Le web est un excellent outil de fidélisation. Les nouvelles technologies web permettent de fidéliser facilement les consommateurs. Elles permettent aux entreprise de mieux connaitre leur consommateurs grâce aux données qu’elles peuvent collecter puis ensuite de s’adresser personnellement à eux. Et il est bien connu qu’il est beaucoup moins cher de fidéliser un consommateur que d’en recruter un.
  • Il existe des moyens de communication peu chers qui peuvent avoir un impact très fort. On peut penser au marketing viral, aux relations blogueurs… Ce sont des moyens qui, s’ils sont mis en place avec talent peuvent avoir un impact important (tant en notoriété qu’en image) sans que l’investissement ne soit trop lourd.
  • Les investissements en distribution sont moindres. Même s’il est utopique de penser que l’on peut se lancer avec succès dans le ecommerce sans des investissements conséquents, ceux-ci seront moindre pour un même nombre de prospects touchés que dans le cadre d’une ouverture de magasin en dur. Il existe de nombreux outils comme l’affiliation qui permettent de se lancer sans un investissement trop important.

La liste est sans doute incomplète et les entreprise l’ont bien compris. Pepsi, par exemple, a totalement mis de côté les autres médias pour se concentrer sur Internet à l’occasion du lancement d’une nouvelle boisson aux USA.

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Commentaires

3 commentaires pour cet article

  1. 1

    Au delà des aspects financiers inhérents au contexte actuel, en France, le support arrive maintenant à maturité, et la bascule des crédits publicitaires vers la toile va s’intensifier en 2009 pour la simple raison que les annonceurs ont fini par intégrer les avantages que tu cites. Il était temps, on a quand même pris un sacré retard à l’allumage, notamment parcequ’au milieu des années 90, FT en était encore à pousser son minitel et freinait des 4 fers l’avènement du web qu’ils savaient pourtant incontournable.
    Enfin, l’essentiel est d’avoir pu raccrocher les wagons …

    Ecrit par Goupil, le 2 juillet 2008 à 11:20
  2. 2

    Oui, tout à fait, et c’est plutôt bon signe pour nous tous qui bossons dans le secteur. Il y a trop d’avantage des deux côtés (annonceurs – consommateurs) pour que le web ne se développe pas rapidement dans tous les pays qui ont les infrastructures.

    Ecrit par Jean, le 3 juillet 2008 à 10:51
  3. 3

    [...] de prêcher pour leur paroisse en démontrant (à juste titre à mon avis) qu’Internet est le média le plus intéressant en période de crise, FullSix se positionne bien comme un acteur de référence pour les entreprises qui auraient peur [...]

    Ecrit par La fin de la segmentation par la CSP? | Introduction - Marketing interactif et créativité, le 4 décembre 2008 à 13:01

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