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La Chine, révélateur de la valeur de l’image de marque?

En réfléchissant un peu à la situation médiatique actuelle de la Chine, je me demande si ça ne va pas être un révélateur important de la valeur réelle de l’image de marque.

En effet, cela peut nous aider à répondre à la question : Peut-on continuer à vendre avec une très mauvaise image de marque?

Il semble en effet que malgré la très mauvaise image de marque de la Chine actuellement (situation au Tibet, lutte farouche contre l’opposition au régime, mauvaise image des produits « made in China » par exemple), ce pays continue à avoir beaucoup de succès. Succès commerciaux, attractivité pour les capitaux ou les travailleurs étrangers…

Alors finalement, quelle est la force de l’image de marque si elle ne conditionne pas tous ces succès? Quel est l’intérêt de mettre en place de gros budgets sur l’image de marque si on peut vendre sans?

Je pense que l’une des choses que nous apprend la situation est qu’une image de marque a une forte force d’inertie. Une image met du temps à se construire, mais du coup, elle met également du temps à se défaire. Cette idée peut paraître un peu étonnante, mais si l’on regarde bien le cas de la Chine, on se rend compte qu’on pense au premier abord aux problèmes de droits de l’Homme. Pourtant le pays reste quand même attirant, car il reste exotique, il reste considéré comme une excellente opportunité économiquement et professionnellement.

Et on se rend également compte que l’image de marque n’est que l’un des éléments du processus qui mène à l’acte d’achat (ou à l’acte d’investir en Chine par exemple). L’importance de l’image de marque par rapport aux autres éléments de prise de décision dépend du type de produit, de l’implication du consommateur dans la décision, du risque ressenti…

Malgré tout, au plus profond de moi, j’espère que la Chine paiera un jour le prix de cette mauvaise image (car j’ai la conviction que cette image est justifiée) : d’une part pour des raisons morales, mais également parce que ça pourrait me prouver l’intérêt de se donner du mal à travailler sur l’image des marques.

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