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J’écrivais dernièrement un article sur l’influence de l’image de marque sur la communauté. Mon hypothèse est que la communauté et les usages qu’elle va développer vont être fortement influencés par l’image que la marque dégage.

J’ai maintenant la preuve que cette hypothèse est vraie grâce au dernier, très hype, clip de Teki Latex.

Si l’on regarde les commentaires sur Vimeo, plateforme de vidéo qui a développé une image assez innovante, et qui attire principalement des gens assez pointus en termes de culture, musique, arts, sports… on voit tout de suite que les gens ont saisi le 2nd degré et apprécient cette pièce d’art à sa juste valeur.

Teki Latex chez Vimeo

Teki Latex chez Vimeo

Si l’on va chez Dailymotion, plateforme qui s’adresse clairement au grand public, l’incompréhension a été plus grande.

Teki Latex sur Dailymotion

Teki Latex sur Dailymotion

Pourtant ces deux sites offrent exactement les même prestations, tout se joue sur l’image qu’ils se donnent, qui va avoir un impact très fort sur les personnes qui vont souhaiter venir former la communauté et s’y engager.

Clip proposé par le label Sound Pellegrino et avec BM&Fils à la direction.

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J’imagine que vous avez tous entendu ce chiffre magique. 3,6$. Un fan. Arrêtons donc de nous embêter à calculer des ROI compliqués alors que l’on peut calculer la valeur de nos actions en faisant une simple multiplication. Vous avez 300 fans? Alors les 4000$ que vous avez payé votre consultant vous auront rapporté 1080$. Virez votre consultant!

Soyons sérieux un peu.

Mesurer la valeur d’un fan comme on mesure la valeur d’un affichage publicitaire?
Avant même toute cette agitation autour des médias sociaux, il y a au moins 3 ans, l’une de mes profs de relations presse (décidément, je parle beaucoup de mes profs en ce moment, mon école m’aura coûté cher, mais au moins ça me donne de l’inspiration pour mes articles) nous apprenait qu’il faut être très prudent avec ce que l’on appelle la valeur de média gagné (« earned media » en anglais). Une citation de la marque sur les médias sociaux n’a absolument pas la même valeur qu’une citation dans un article de presse, ou que la parution de la pub d’une marque. Et même au sein des citations de la marque sur les médias sociaux, est-ce qu’une citation positive a la même valeur qu’une citation négative? Est-ce que les 99 921 fans de Nestlé valent plus que les 99 438 fans de Greenpeace Indonésie? C’est d’ailleurs le fait de comparer la visualisation d’un message par un fan à une publicité payée 5$ CPM qui a fait réagir Mike Arauz (voir citation ci-dessous).

“Just the fact that they consider themselves to be a social media marketing solutions company, and yet they think it’s a good idea to measure the value of a fan in display media terms seems like enough to write them off to me.” Mike Arauz

Des hypothèses obscures
Le chiffre de “une impression par publication et par fan” semble assez obscur. Et d’ailleurs le cabinet Virtue, responsable de l’étude, ne donne pas la méthodologie qui lui a permis d’arriver à ce résultat. Certes il arrive que certaines publications soient vues plusieurs fois par un utilisateur qui rafraichit régulièrement son feed, mais il ne faut pas oublier que de nombreux « fans » cachent les mises à jour des pages sur lesquelles ils sont inscrits. Et puis utiliser une méthodologie, “la mesure du nombre d’impressions”, qui est d’habitude utilisée pour mesurer des bandeaux publicitaires me semble assez optimiste, comme si l’attention générée par une publication noyée dans un feed était égale à l’attention générée par un bandeau publicitaire animé. Au final, c’est l’attention gagnée qui est la plus importante.

Essayer de donner la valeur universelle d’un fan est dangereux
Est-ce bien pertinent de publier la valeur moyenne d’un fan? Imaginons que Porsche a 300 fans sur Facebook et vend une voiture grâce à ce support et que Mars vend un Twix à 2% de ses 874 662 fans. Est-ce que la valeur d’un fan Facebook de Porsche est comparable à la valeur d’un fan Facebook de Mars? Est-ce qu’un fan de Porsche vaut toujours 3,6$? Quel est l’intérêt de se baser sur la moyenne pour des données qui ont une variance aussi forte?

Quel message cette étude fait passer aux fans Facebook?
Le point positif de cette étude est que les gens vont comprendre que beaucoup de marques voient leurs fans sous le seul angle du bénéfice financier qu’elles vont en tirer. 3,6$ ou 0,1$ ou 200$, peu importe, beaucoup de marque ne vont sur Facebook que pour faire de la promotion agressive, comme elles peuvent le faire sur les médias traditionnels. Le problème est que certaines marques (souvent les plus petites d’ailleurs) s’investissent dans les médias sociaux avec une réelle volonté de donner la parole à leurs fans, de les écouter pour leur offrir un meilleur service. Et certaines marques n’ont même rien à vendre, les associations en particulier. Comment vont-ils pouvoir expliquer à leurs fans qu’ils sont dans une optique gagnant-gagnant? Certes les consommateurs n’ont jamais été dupes, mais avancer un chiffre à fort potentiel de buzz, qui va être diffusé largement, va ancrer cette idée profondément dans l’esprit des gens. Si vous cliquer sur « Like », vous rapportez 3,6$ à la marque. A la limite, que cela permette au moins aux gens de se demander s’ils ont envie de donner ces 3,6$ à cette marque, si elle les mérite.

Et encore, je ne parle pas des gens qui ont compris de travers et qui annoncent fièrement qu’un fan sur Facebook coûte 3,6$!

Avec cette affaire, nous touchons du doigt l’une des limites du marketing à l’américaine : la création d’un concept fort, à fort potentiel viral, et qui reste bien en mémoire comme ce chiffre de 3,6$, cache souvent un fond trop simple et caricatural.

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Difficile de séparer l’utilisation des médias sociaux du dialogue et de l’écoute. Ce sont d’ailleurs les premières actions à conseiller à une marque qui souhaiterait tirer parti des médias sociaux pour développer sa communauté. Comme souvent expliqué sur ce blog, l’écoute permet deux choses en particulier : faire remonter des insights marketing qui vont aider la marque a améliorer son offre, et acquérir une parfaite compréhension de la cible et ses usages, pour préparer au mieux la phase de dialogue.

Pourtant, nous pouvons lire de plus en plus d’articles qui remettent en cause l’intérêt de l’écoute. En général, c’est pour proposer de l’observation en remplacement. Les arguments avancés sont intéressants :

  • Les consommateurs sont capables de dire ce qu’ils pensent d’un produit, de qualifier leur expérience d’utilisation, mais ils ont plus de difficultés à trouver des solutions pertinentes, à se projeter dans ce que devrait être le produit. On peut avoir grâce à l’écoute une bonne vision de l’utilisation qui est faite du produit et de la satisfaction qui en est retirée, mais ce n’est pas en écoutant les consommateurs que l’on va innover.
  • Trop écouter les utilisateur conduit à faire un produit qui convient plus ou moins à tout le monde, mais finalement qui ne convient parfaitement à personne : un produit ennuyeux (je ne ferais aucun commentaire sur la vision que l’on a de la démocratie si on est d’accord avec cet argument…).
  • Le mode déclaratif est toujours à prendre avec des pincettes en raison des freins sociaux. L’un de mes profs de marketing avait pour habitude de rappeler une anecdote intéressante : les français déclarent se laver les dents deux fois par jours en moyenne. Mais quand on regarde les statistiques d’achat et de renouvellement des brosses à dents et du dentifrice, la situation est toute autre : les français se laveraient en réalité les dents moins d’une fois par jour en moyenne. Cet écueil est encore plus important sur les médias sociaux où la conversation entre la marque et ses consommateurs est le plus souvent publique.

Cette argumentation se conclue invariablement par l’énumération de quelques arguments massues : Steve Jobs n’est pas réputé pour écouter ses consommateurs, ça ne l’empêche pas de créer les produits les plus sexys de l’époque. Henry Ford disait que s’il avait demandé à ses consommateurs ce qu’ils voulaient, ils auraient pensé à des chevaux qui galopent plus vite. Robert Scoble explique que si vous demandez à des utilisateurs de Porsche ce qu’ils aimeraient améliorer, ils se retrouveraient avec une Volvo…

La solution proposée est souvent de privilégier l’observation plutôt que l’écoute (on sort au passage totalement du monde des médias sociaux, pour entrer dans celui de la veille et des études marketing). Le principal avantage de l’observation? Elle n’est n’est pas (trop) biaisée par des facteurs exogènes comme les freins sociaux.

Mais à mon avis, se contenter d’observation est extrêmement limitatif :

  • L’observation est très limitée
    On peut observer l’utilisation d’un produit/service, mais on ne saura jamais quel est le plaisir et la satisfaction qui auront été retirés de cette utilisation. La partie émotionnelle de l’expérience utilisateur est primordiale, et, à part avec des moyens très coûteux, comme des IRM, elle n’est décelable qu’avec le déclaratif.
  • L’un des principaux intérêts de l’écoute est la reconnaissance
    La valeur retirée d’un dialogue entre une marque et ses consommateurs ne se traduit pas uniquement par une amélioration de l’offre, le fait que les consommateurs sentent que la marque les écoute est très favorable. Ceci est totalement absent lorsqu’une marque se contente d’observer.

Que faire alors?

Il faut savoir piocher les meilleurs aspects de chaque technique
Utiliser l’observation pour travailler sur l’expérience utilisateur et comprendre les usages qui se développent sur les supports de la marque. Mais utiliser aussi le dialogue et l’écoute pour aller plus loin dans la compréhension des motivations des membres de la communauté.

L’écoute et l’observation ne doivent pas être utilisés pour trouver des solutions
Ces deux techniques doivent permettre de récolter des indices, des idées. Mais la solution définitive doit être développée par la marque. Ce sont ses équipes qui doivent déterminer ce qui est pertinent, et surtout découvrir s’il n’y a pas des moyens plus innovants pour arriver au résultat suggéré par la communauté. Comme je l’ai déjà dit ici, c’est ce qui a manqué à Ségolène Royal et à Désirs d’Avenir par rapport à Barrack Obama. Lui a su écouter, mais ensuite imposer son leadership et montrer qu’il avait une réelle vision, elle s’est limité à la phase d’écoute.

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A l’époque des médias de masse et de la publicité traditionnelle, le schéma créatif était assez simple. Il fallait acquérir une excellente connaissance de la cible, et trouver LA bonne idée, potentiellement déclinable sur les différents supports disponibles. Cette idée devait attirer l’attention de la cible et faire passer un message marketing dans le même temps. L’efficacité de ce procédé était très intéressant étant donnés les supports disponibles pour faire passer le message : des supports de masse, peu personnalisables. C’est ce qui a fait la fortune des agences de publicité.

Mais, comme le disait Malcolm Gladwell dans une très belle présentation au TED, vouloir faire un café universel permet d’atteindre un niveau de satisfaction de 60/100 parmi les consommateurs. Pour améliorer ce score, il ne faut pas faire un café, mais des cafés adaptés aux différents goûts.

Les nouveaux outils marketing nous permettent, à l’inverse de la publicité traditionnelle, d’arriver à cette personnalisation. Cette personnalisation permet, comme le dit Helge Tennø sur l’excellent blog 180360720, de passer de la crispation au bonheur extrême.

Quel impact sur les concepts créatifs à l’heure des médias sociaux?

Il faut prendre le temps de les adapter à chaque type de motivation décelé chez le cible, à chaque profil de membre de la communauté.

Il faut accepter de laisser les membres de la communauté prendre en main ces concepts créatifs et les décliner selon leur goût.

Il faut peut-être chercher DE bonnes idées plutôt que LA bonne idée, même si c’est souvent moins valorisant.

Et on peut même imaginer que le concept créatif doit être drivé par les usages qui se sont développés sur le support plutôt que par une idée.

C’est ce qui fera la fortune des agences conseil en stratégie digitale.

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Le sujet des postes de community manager confiés à des stagiaires a été suffisamment débattu un peu partout, je ne vais pas revenir dessus, mais plutôt sur ce que cela révèle.

Cette tendance, persistante, est assez révélatrice de l’intérêt que les marques portent à leur communauté. Elles commencent à comprendre qu’elles doivent être présentes sur les médias sociaux, mais ne veulent surtout pas s’y engager pour de bon, alors même que l’engagement des consommateurs est ce qu’elles recherchent avant tout.

Et en lisant les offres d’emploi pour les postes de community manager, je me demande si au final, les marques ne cherchent pas simplement à reproduire ce qu’elles font en grande surface. C’est à dire de l’animation commerciale 2.0.

Le community manager tel qu’on le voit dans une majorité des offres d’emploi doit créer de l’animation, asséner le nom de la marque à longueur de journée, faire essayer le produit, en discuter, donner deux-trois conseils, demander aux consommateurs ce qu’ils pensent du morceau de fromage offert, leur faire gagner un lave-linge…

Il n’y a rien de méprisant dans ce que je dis, l’animation commerciale est un beau métier, dur, qui a son utilité, c’est simplement que le potentiel de la communauté est loin d’être exploité. La communauté a besoin de bien plus qu’un animateur commercial 2.0. Elle a besoin d’un excellent connaisseur de l’industrie, qui a une vraie crédibilité, une vision. Une personne qui saura faire changer la marque en fonction des feedbacks qu’elle reçoit, qui connait et saura exploiter les effets de réseau et de bouche à oreille, qui donnera de l’énergie aux consommateurs fidélisés pour les transformer en ambassadeur…

Là où les marques embauchent un stagiaire, elles devraient mettre en avant leur C-suite. Avant même de réclamer de l’engagement à leurs consommateurs, elles devraient s’engager réellement et le prouver.

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Il est de notoriété publique que la crédibilité d’un utilisateur Twitter est essentielle pour comprendre son influence. Les messages qu’un utilisateur crédible fait passer seront reçus avec beaucoup plus d’intérêts, et une force de conviction bien plus importante que les messages d’un utilisateur lambda, sans crédibilité particulière sur le sujet. Mais cette crédibilité, et la notoriété de l’utilisateur, jouent également un rôle important dans l’attention qu’il pourra obtenir autour d’un message.

Lorsqu’un utilisateur de Twitter commence à suivre un certain nombre de comptes Twitter, et en fonction du temps qu’il passe chaque jour à consulter son compte, il scanne plus qu’il ne lit sa timeline.

Ce scan laisse sans doute moins de quelques micro-secondes à un message pour attirer son attention. Et au delà de l’intérêt intrinsèque du message et de sa formulation, c’est l’auteur de message qui peut déterminer si l’utilisateur va s’attarder sur le twitt ou non. Lorsque l’on doit consulter un nombre important de message, et c’est vrai à la fois pour une consultation en pull et pour une consultation en push (notification de nouveau twitt), l’auteur du twitt est un filtre important.

Il y a deux éléments qui entrent alors en jeu : la notoriété de l’auteur, et l’image que l’on a de lui.
Les utilisateurs qui suivent un nombre important de comptes sur Twitter le savent : certains sont très familiers, et donc immédiatement reconnus sur la timeline, et d’autres le sont un peu moins. Lors d’un scan rapide, les utilisateurs bien reconnus attirent plus l’attention.
Mais l’image (qui intègre en particulier la crédibilité et la réputation de l’auteur) est aussi essentielle. Plus le scan est rapide et plus le lecteur filtre naturellement les messages en fonction de l’image qu’il a de l’auteur, afin de maximiser les chances de donner son attention (qui est précieuse) à un contenu qui le mérite.

L’image, mais également la notoriété sont très importante pour capter l’attention d’un lecteur sur Twitter. Il est donc vain de penser que les messages publiés dès la création du compte auront un impact fort, surtout si la marque (commerciale ou personnelle) derrière le compte Twitter ne bénéficie pas d’une crédibilité importante. Il faut prendre le temps de gagner cette crédibilité et cette notoriété en tant qu’utilisateur de Twitter, et cela passe par des publications consistantes et une bonne compréhension des attentes de notre lectorat.

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Un article très intéressant de Wired pose une question en forme de provocation : Et si la consultation des médias sociaux au travail nous rendait plus productifs? Il est de notoriété publique que les médias sociaux au travail ce n’est pas bien. Cela nous fait perdre notre concentration, empiète sur notre temps de travail, nous rend bête, bref, de nombreuses entreprises filtrent l’accès à ces sites contre-productifs.

Certes, ce qui suit est plutôt valable pour les gens qui ont besoin d’être créatifs dans leur travail, mais au final, ça concerne une grande partie de la population. Les bénéfices des interruptions dues aux médias sociaux sont multiples :

  • Le moment où l’on est le plus créatif est le moment où l’on est en face d’une information nouvelle. C’est ce que les spécialistes de la créativité appellent la période d’incubation.
  • Le fait de sortir la tête du guidon est aussi extrêmement positif pour la créativité, comme le rappellent les auteurs de « Creativity and the Mind« . Cela permet en particulier de prendre en compte des informations extérieures à la tâche qui nous occupe.
  • L’un des processus les plus puissants de la créativité est l’association d’idée. Pour le favoriser, c’est simple, il faut multiplier les sources d’information et aider les rencontres entre informations qui n’ont à priori rien à voir.

N’hésitez pas à envoyer vos patrons vers l’article de Wired s’ils vous coupent l’accès aux médias sociaux (sauf si vous êtes chirurgien ou contrôleur aérien). Et évitez chatroulette au boulot quand même…

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Petite pensée de début de semaine…

Vous connaissez peut-être l’histoire qui raconte la construction d’un ensemble de bureaux, et la façon dont l’architecte a géré celle-ci. Les concepteurs d’applications sociales de tous poils ont tout intérêt à s’en inspirer.

« Une fois les bâtiments terminés, l’équipe en charge de la réalisation du parc vient voir l’architecte pour lui demander où ils doivent placer les chemins entre les différents bâtiments. L’architecte leur demande d’attendre un peu et de seulement planter de l’herbe partout pour le moment. Quelques semaines après, l’architecte observe les chemins naturellement créés dans l’herbe par le passage régulier des employés des bureaux et fait construire les allées à ces endroits. Le résultat : un aspect innovant et surtout un produit parfait, optimisé au maximum et qui répond parfaitement aux besoins des gens. »

Ce que l’on doit retenir de cette histoire? Laisser de la liberté aux consommateurs et observer les usages qui émergent permet de concevoir des outils proches de la perfection, et surtout de découvrir des solutions auxquelles on n’aurait pas pensé.

C’est finalement la stratégie qui a cours dans la Silicon Valley actuellement : sortir le plus rapidement les produits, avant même qu’ils soient tout à fait finalisés (et donc avant que leurs usages soient gravés dans le marbre), et laisser les utilisateurs faire ressortir les usages les plus intéressants. Le dernier exemple en date? La sortie de Google Buzz. L’application est loin d’exploiter toutes les possibilités offertes par l’écosystème Google. Mais Google a pour habitude d’observer beaucoup les utilisateurs pour affiner ses applications au fur et à mesure et y ajouter seulement les applications nécessaires. Ils laissent les utilisateurs tracer le chemin, pour ensuite bénéficier de cette connaissance collective et mettre en place les fonctionnalités indispensables uniquement.

Anecdote trouvée dans l’excellent « A whack on the side of the head« , de Roger von Oech

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