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Le sujet de la ligne éditoriale qu’une marque doit suivre sur les médias sociaux reste encore un sujet complexe pour la majorité des marque, même les plus avancées sur les médias sociaux.

L’enjeu est très bien présenté dans cet article de Cédric Deniaud: la marque a un certain territoire sur lequel elle est légitime. S’en écarter est risqué pour des raisons de cohérence de son positionnement, mais également pour sa crédibilité.

Ces deux enjeux sont essentiels. Il est indispensable pour une marque de prendre soin de diffuser un discours cohérent, pour des raisons évidentes de mise en avant de son positionnement et de la valeur qu’elle apporte à ses clients. Mais il est également important que la marque soit attentive au territoire sur lequel elle s’exprime. Une marque de crème fraîche, si elle est crédible pour s’exprimer sur les sujets liés à la nourriture ou à la cuisine, n’est peut-être pas la plus à même de s’exprimer sur le sujet des pratiques sexuelles des français (quoique…).

Pourtant, sur des supports comme les médias sociaux, où les prises de parole sont fréquentes, il faut être capable de varier les communications et les sujets de conversation sous peine de lassitude et de baisse de l’activité de la communauté.

Comment placer le curseur entre la pertinence du discours et sa variété?

Il faut tout d’abord essayer de décliner les thèmes de référence de la marque sous toutes leurs formes, en changeant de ton, en inventant de nouvelles activités communautaires, en racontant de nouvelles histoires liées aux campagnes marketing globales de la marque,…

Il ne faut pas non plus hésiter à donner la parole aux membres de la communauté et à ses leaders. Ils sont suffisamment crédibles pour s’exprimer en son sein, tout en apportant un peu de fraîcheur par rapport aux prises de parole de la marque. En observant les conversations qui émergent, la marque pourra parfois découvrir que la communauté la pense légitime sur des territoires qu’elle n’aurait pas osé investir.

Surtout, il ne faut pas hésiter à surprendre un peu. En utilisant l’humour ou la régression par exemple, la marque peut tout à fait proposer des contenus ou initier des conversations sur des sujets totalement externes à son univers.

Au final, ce sont les qualités des community managers et des community leaders de la marque qui permettront de varier les interventions et de faire preuve d’originalité, tout en gardant un lien fort avec la promesse de la marque et son espace de légitimité. D’où la nécessité, s’il fallait le rappeler, de ne mettre au contact de la communauté que des profils confirmés, qui ont la marque dans le sang.

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Les liens faibles sont les plus communs au sein de la majorité des communautés en ligne. Leur intérêt est évident: un individu ne pouvant maintenir des liens forts avec plus de quelques dizaines de personnes, il peut avoir besoin de rentrer en contact avec des personnes moins proches, mais plus à même de lui apporter quelque chose sur un sujet donné, ou de partager une passion particulière. Les liens faibles offrent donc aux communauté leur activité, leur liant, et en grande partie leur intérêt.

Pourtant, l’intérêt des liens forts ne doit pas être négligé. Ils sont plus complexes, car plus difficiles à créer de toutes pièces dans des communautés en ligne, et moins nombreux, mais essentiels.

Ils apportent de la stabilité, de l’activité sur le long terme aux communautés. Si les liens faibles permettent de faire croître une communauté, les liens forts constituent son cœur, son âme. Là où les liens faibles vont apporter des éléments nombreux, les liens forts vont apporter les éléments qui demandent plus d’engagement

Comment renforcer les liens forts?

  • Tout d’abord, il faut éviter l’écueil apporté par Facebook: on ne crée pas un lien fort en faisant cliquer les gens sur “like” ou sur “Add as a friend”. Créer un lien fort entre des membres d’une communauté doit partir d’un acte engageant, plus complexe. Pourquoi ne pas demander à deux membres de faire quelque chose en commun avant de les mettre en contact?
  • Il faut ensuite développer des activités impliquantes au sein de la communauté: jeux, actions communes,…
  • Le meilleur créateur de lien reste la rencontre offline. Organiser des évenements pour les membres les plus engagés dans la communauté, ou favoriser les rencontres réelles au sein de la communauté me semblent être de bonnes bases de départ.
  • Mais, pour être certain de voir des liens forts émerger au sein d’une communauté, le plus simple reste de regrouper des gens qui partagent déjà ce type de lien. Quel que soit votre domaine d’activité ou presque, il existe des communautés pré-existantes, en ligne ou hors ligne, dans lesquelles des liens forts existent. Si votre support communautaire apporte de la valeur, vous n’aurez pas de difficultés particulière à recruter ces membres et en faire un noyau solide de votre communauté.

Tous les liens ne doivent pas être forts, mais ils permettent de s’assurer de l’activité à long terme de la communauté.

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Je répète c’est pas des coups de feux c’est les fusils lacrymo et on a pas peur !!!!
- MajdiKhan, sur Twitter

On avait déjà les reportages pour nous faire vivre les situations de crise. On avait également le live-twitting pour vivre en direct certains événements. Avec la crise actuelle en Tunisie, il semble que le live-twitting de situation de crise atteinde son paroxysme, et il est possible, en suivant le hashtag #sidibouzid, de suivre en temps réel ce qui se passe dans chaque rue tunisienne.

Ce que cela m’inspire?

  • Tout d’abord, ça permet de ressentir une vraie proximité avec les acteurs de la crise. L’information n’est pas traitée par un quelconque procédé journalistique, elle n’est pas filtrée, elle est brute. C’est certes une information qui n’est plus objective du tout, mais elle est plus propice à l’empathie, à la prise de conscience.
  • J’en vient à me demander s’il ne serait pas possible de créer une application pour visualiser en temps réel, sous la forme d’une carte, ce qui se passe dans le pays, quartier par quartier, rue par rue. Il y aurait également des procédés intéressant de traitement de ces informations en temps réel à inventer.
  • On peut espérer que cela permette de mettre en lumière des situations graves qui avaient échappées aux choix éditoriaux des médias, ou de compléter les informations diffusées.
  • On ne peut également qu’espérer que l’accès à Internet se développe largement dans le monde pour éviter que certains pays ne restent dans l’ombre. La crise en Côte d’Ivoire est grave aussi, mais les utilisateurs de Twitter n’y sont pas aussi nombreux qu’en Tunisie.
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La structure des médias sociaux encourage la rupture (unfollow) plutôt que la divergence. D’une part, il y a cette tendance à élargir le cercle de personnes partageant les mêmes points de vue, avec pour conséquence de rendre la critique et la dissension plus difficile; à l’opposé, il y a ce potentiel d’accès à des opinions dissonantes.
- François Guite

On critique souvent les médias sociaux pour la perte de “sérendipité” qu’ils entraînent, à cause du lissage des informations sélectionnées et rediffusées par les masses d’utilisateurs. Mais la co-création et la co-sélection de contenu peut également avoir un autre effet pervers: la perte du sens-critique.
La simplicité à rejoindre la communauté en ligne qui nous plaît permet de choisir les personnes avec qui l’on s’entoure, et donc en général de favoriser ceux qui partagent nos centres d’intérêt et nos opinions. La facilité de quitter une communauté qui ne nous plaît pas (le fameux « nofollow » présenté par François Guite) permet également de se protéger des opinions contraires. Il est donc assez évident que, de façon globale, les médias sociaux évitent aux gens de devoir se confronter aux opinions contraires à leurs convictions.
Un danger? Sans doute au moins une opportunité pour les services qui sauront construire des communautés moins superficielles et du coup, moins volatiles.

Source: Relief

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Mi mouton à cinq pattes – mi kitsch

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Une qualité que l’on voit peu dans les descriptifs de poste dans le domaine des médias sociaux, et qui me semble pourtant essentielle est la patience.

Les community managers eux-même ne perçoivent pas l’intérêt de cette qualité, comme le montre un récent sondage de Locita.

Locita

Les communautés de marque qui fonctionnent le mieux partagent deux caractéristiques: elles sont constituées de liens forts, et elles n’ont pas une politique de développement agressive.

Il est parfois tentant, pour accélérer les choses, de partir à la chasse aux membres de façon assez peu subtile: tentative de buzz à tout prix, spam, orientation du budget exclusivement vers l’acquisition, croissance trop rapide,… Tous ces éléments, s’ils peuvent sembler valorisant sur le papier, ne répondent pas aux deux critères énoncés précédemment.

Construire une communauté exige de prendre le temps de créer des liens avec les membres, de comprendre leurs attentes, de les pousser à l’action. Il faut savoir résister à la pression du client, ou de la hiérarchie, qui ont besoin de voir du concret et des résultats rapides.

Le marketing traditionnel a (presque) toujours favorisé la quantité, la taille, il est donc complexe de revenir à des notions de qualité, de retenue… qui permettent pourtant de créer des communautés saines, actives sur le long terme, et bénéfiques pour la marque et ses revenus.

Marketers are fantastic at getting crowds. They do something big, promote it, and a crowd gathers.
The problem with crowds is they’re temporary.
Don’t ever mistake a big crowd with a community. The skill of weaving relationships between people is the opposite of attracting a big crowd. Relationships take time to develop and can last forever. Your crowd will be gone very soon.
- Richard Millington, FeverBee

Source de la citation: Feverbee

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Confusing Social Media expertise with Social Media Marketing expertise. It is often too tempting to conflate these two into one as well. But you shouldn’t. To be a social media expert, you need to know what social media is and need to understand the philosophies, influencer dynamics, best practices, platforms, advertising formats and landscape very well. To be a social media marketer, you also need to understand marketing and you must have a strong digital marketing frame to guide your thinking preferably from a pre-social media era. If you don’t have the latter, don’t call yourself a social media marketer.
- Shiv Singh, Going social now

Et si finalement la clé de l’incompréhension autour du terme de « social media expert » se trouvait là? Et si la différence entre un « social media expert » et un professionnel des médias sociaux se trouvait dans cette capacité à intégrer les enjeux du marketing et de la construction de la marque dans les plans d’action mis en place sur les médias sociaux?

Il est relativement simple, lorsque l’on comprend les mécanismes à l’œuvre derrière les médias sociaux (ce qui est le cas de toutes personne qui les utilise régulièrement), de faire gagner plein de fans à une marque ou d’augmenter sensiblement le nombre de followers d’un compte Twitter. Mais ce n’est pas suffisant pour développer une marque et atteindre des objectifs marketing. Là est la différence entre une personne qui maîtrise les outils et une personne qui arrive à jouer avec les usages pour améliorer l’image d’une marque, ou même augmenter les ventes.

Au delà de ça, je commence à être lassé par ce sempiternel « social media expert bashing ». Des imposteurs, il y en a dans tous les métiers. Des gens qui paraissent brillant avant d’ouvrir la bouche, il y en a toujours eu.

Certes le problèmes est sans doute plus grave dans le domaine du marketing car les apparences et le copinage prennent souvent le pas sur les compétences pour guider les carrières, mais il suffit de faire des recherches sur Twitter ou sur LinkedIn pour se rendre compte que les « social media expert » déclarés sont très peu nombreux en France. Oublions les, formons les annonceurs, recrutons plus intelligemment et le problème se réglera bien plus vite qu’avec des articles alarmistes, dont les motivations sont parfois assez peu glorieuses.

Source: Going social now

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La curation représente-t-elle le chant du cygne de l’agrégation ? C’est ce que j’essaye en ce moment de faire comprendre à un de mes clients. Je ne crois plus à l’agrégation, à cette simple accumulation des informations, d’autant que l’époque qui s’annonce, que Brian Solis nomme brillamment l’égosystème, risque de transformer le Web en un gigantesque charivari. L’infobésité ambiante ainsi que le flux et reflux des conversations créent un bruit que les machines ne peuvent pas gérer.
- Arnaud Briand, Epokhe

D’un sujet de science fiction, la supériorité de raisonnement des machines sur les humains semble prête à franchir un palier et entrer dans la science.

Pourtant, une tendance lourde, qui rythmera une partie des débats sur Internet dans les prochaines mois, assène un sacré coup à cette idée: le développement rapide du concept de “curation”. Ce concept sonne le glas du tri automatisé qui devait, disait-on il y a quelques années encore, nous permettre de faire face à l’infobésité en sélectionnant automatiquement les informations les plus pertinentes en fonction de critères renseignés par l’utilisateur.

Est-ce un retour en arrière? Pas vraiment, c’est plutôt un pas en avant en termes d’efficacité. L’humain reste le plus à même de comprendre un domaine, et de sélectionner les contenus les plus pertinents qui permettent d’enrichir un apprentissage ou un approfondissement de celui-ci. Et cela en faisant le tri parmi le volume exponentiel de conversations qui peuplent les supports numériques.

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