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Mot clé "analytics"

J’imagine que vous avez tous entendu ce chiffre magique. 3,6$. Un fan. Arrêtons donc de nous embêter à calculer des ROI compliqués alors que l’on peut calculer la valeur de nos actions en faisant une simple multiplication. Vous avez 300 fans? Alors les 4000$ que vous avez payé votre consultant vous auront rapporté 1080$. Virez votre consultant!

Soyons sérieux un peu.

Mesurer la valeur d’un fan comme on mesure la valeur d’un affichage publicitaire?
Avant même toute cette agitation autour des médias sociaux, il y a au moins 3 ans, l’une de mes profs de relations presse (décidément, je parle beaucoup de mes profs en ce moment, mon école m’aura coûté cher, mais au moins ça me donne de l’inspiration pour mes articles) nous apprenait qu’il faut être très prudent avec ce que l’on appelle la valeur de média gagné (« earned media » en anglais). Une citation de la marque sur les médias sociaux n’a absolument pas la même valeur qu’une citation dans un article de presse, ou que la parution de la pub d’une marque. Et même au sein des citations de la marque sur les médias sociaux, est-ce qu’une citation positive a la même valeur qu’une citation négative? Est-ce que les 99 921 fans de Nestlé valent plus que les 99 438 fans de Greenpeace Indonésie? C’est d’ailleurs le fait de comparer la visualisation d’un message par un fan à une publicité payée 5$ CPM qui a fait réagir Mike Arauz (voir citation ci-dessous).

“Just the fact that they consider themselves to be a social media marketing solutions company, and yet they think it’s a good idea to measure the value of a fan in display media terms seems like enough to write them off to me.” Mike Arauz

Des hypothèses obscures
Le chiffre de “une impression par publication et par fan” semble assez obscur. Et d’ailleurs le cabinet Virtue, responsable de l’étude, ne donne pas la méthodologie qui lui a permis d’arriver à ce résultat. Certes il arrive que certaines publications soient vues plusieurs fois par un utilisateur qui rafraichit régulièrement son feed, mais il ne faut pas oublier que de nombreux « fans » cachent les mises à jour des pages sur lesquelles ils sont inscrits. Et puis utiliser une méthodologie, “la mesure du nombre d’impressions”, qui est d’habitude utilisée pour mesurer des bandeaux publicitaires me semble assez optimiste, comme si l’attention générée par une publication noyée dans un feed était égale à l’attention générée par un bandeau publicitaire animé. Au final, c’est l’attention gagnée qui est la plus importante.

Essayer de donner la valeur universelle d’un fan est dangereux
Est-ce bien pertinent de publier la valeur moyenne d’un fan? Imaginons que Porsche a 300 fans sur Facebook et vend une voiture grâce à ce support et que Mars vend un Twix à 2% de ses 874 662 fans. Est-ce que la valeur d’un fan Facebook de Porsche est comparable à la valeur d’un fan Facebook de Mars? Est-ce qu’un fan de Porsche vaut toujours 3,6$? Quel est l’intérêt de se baser sur la moyenne pour des données qui ont une variance aussi forte?

Quel message cette étude fait passer aux fans Facebook?
Le point positif de cette étude est que les gens vont comprendre que beaucoup de marques voient leurs fans sous le seul angle du bénéfice financier qu’elles vont en tirer. 3,6$ ou 0,1$ ou 200$, peu importe, beaucoup de marque ne vont sur Facebook que pour faire de la promotion agressive, comme elles peuvent le faire sur les médias traditionnels. Le problème est que certaines marques (souvent les plus petites d’ailleurs) s’investissent dans les médias sociaux avec une réelle volonté de donner la parole à leurs fans, de les écouter pour leur offrir un meilleur service. Et certaines marques n’ont même rien à vendre, les associations en particulier. Comment vont-ils pouvoir expliquer à leurs fans qu’ils sont dans une optique gagnant-gagnant? Certes les consommateurs n’ont jamais été dupes, mais avancer un chiffre à fort potentiel de buzz, qui va être diffusé largement, va ancrer cette idée profondément dans l’esprit des gens. Si vous cliquer sur « Like », vous rapportez 3,6$ à la marque. A la limite, que cela permette au moins aux gens de se demander s’ils ont envie de donner ces 3,6$ à cette marque, si elle les mérite.

Et encore, je ne parle pas des gens qui ont compris de travers et qui annoncent fièrement qu’un fan sur Facebook coûte 3,6$!

Avec cette affaire, nous touchons du doigt l’une des limites du marketing à l’américaine : la création d’un concept fort, à fort potentiel viral, et qui reste bien en mémoire comme ce chiffre de 3,6$, cache souvent un fond trop simple et caricatural.

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Internet est souvent présenté comme le média qui a multiplié les possibilité de contact avec les consommateurs pour les marques, et également comme le média où tout est mesurable. Et il est vrai que face à la surexposition publicitaire à laquelle doivent faire face les consommateurs, les possibilité offertes par Internet en termes de personnalisation du message et de dialogue semblent être la solution. Et tout cela peut-être mesurable de façon simple, instantanée et peu chère. Le rêve pour tout professionnel du marketing!

Pourtant, en allant un peu plus loin que les outils classiques du webmarketing, pour se rapprocher encore plus de la véritable conversation, on se rend compte que les choses ne sont pas si simples.

Tout d’abord, parce que plus on avance dans la compréhension de ce qu’apportent les médias sociaux au marketing, plus on constate qu’un nouvel élément essentiel à mesurer est apparu : l’attention. Il ne suffit plus de mesurer la visibilité, il faut mesurer l’attention, qui est donnée de façon mesurée par les internautes. Les gens se protègent pour ne s’intéresser qu’aux interactions les plus pertinentes. Autant mesurer la visibilité est simple, autant mesurer l’attention est complexe. Pour prendre l’exemple de la bannière, l’attention se situe quelque part entre le nombre d’affichages et le nombre de clics. Lors d’une prise de parole de la marque sur les médias sociaux, la valeur de l’attention sera supérieure aux interactions provoquées, mais inférieure au nombre de vues du support de la prise de parole. Où placer le curseur? Impossible de le dire en utilisant les outils traditionnels de mesure de la marque sur Internet. Il faut se retourner vers des outils « traditionnels » de mesure, comme le sondage, et donc le déclaratif.

Un autre élément complexe est qu’avec les outils Internet, on peut observer la réputation d’une marque, mais finalement assez peu son image. La réputation d’une marque est la version « publique » de son image, ce sont les échanges et les publications qui concernent celle-ci. C’est assez simple à mesurer. La réputation est essentielle dans le processus de bouche à oreille. Ce sont ces échanges qui, s’ils sont positifs, peuvent convaincre de nouveaux consommateurs, ou les fidéliser. Mais l’image est encore plus importante car elle est en prise directe avec le processus d’achat. Lorsqu’une personne achète, elle est seulement influencée par l’image, même si elle a intégré certains éléments de la réputation de la marque pour se forger cette image. Et Internet n’offre pas beaucoup d’outils pour mesurer l’image, ou du moins pas toutes ses composantes (voir ici, ici et ici).

Paradoxalement, plus on avance dans l’utilisation des nouveaux outils Internet par les marques, plus on doit se retourner vers des outils de mesure classique de la marque, qui furent tant décriés lorsque l’on a mis en avant les facilités offertes par Internet en termes de mesure de la marque.

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La mesure des actions mises en place sur les médias sociaux reste complexe, même si les grands organismes du secteur se penchent régulièrement sur la question. Que mesurer? Comment? Dans quel but?

Pour appréhender au mieux ce problème complexe, il peut être utile de le diviser en blocs plus simples. Il y a deux grands types d’indicateurs : les indicateurs stratégiques et les indicateurs opérationnels.

Les indicateurs stratégiques
Les indicateurs stratégiques sont en grande majorité des indicateurs de marque. La raison est simple : les actions sociales ont pour principal objectif de développer la marque. On peut citer un certain nombre d’indicateurs, assez évidents, comme la notoriété, la visibilité, l’attractivité de la marque, les associations, la fidélisation…
On peut également ranger les chiffres business dans cette catégorie, même s’il n’est pas toujours facile, ni même possible de faire un lien direct entre les actions de la marque sur les médias sociaux et les ventes.

Les indicateurs opérationnels
Les indicateurs opérationnels permettent de mesurer l’efficacité d’une campagne ou d’une action en particulier. Ils sont essentiels pour améliorer l’expérience de la marque sur ce qui fonctionne bien, et ce qui doit être amélioré. Ce sont des indicateurs qui améliorent également la connaissance des usages de la cible sur Internet, information de grande valeur tant il est complexe d’anticiper et de connaitre ces éléments. Quelques exemples d’indicateurs opérationnels : le nombre d’inscrits, le nombre de visites sur un support, le nombre de vues d’une bannière ou d’une vidéo, le nombre de clics… Il est important également de toujours inclure le coût de la campagne, et les indicateurs dérivés (coût d’acquisition…) dans les indicateurs opérationnels. Et dans le cas où les informations sont disponible, une comparaison avec ce que fait la concurrence est un plus non négligeable.

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Je radote sans doute un peu, mais il est important que le message passe bien : le seul moyen efficace de mesurer le résultat d’une action marketing ou d’une stratégie marketing est de mesurer par l’objectif. C’est vrai à la fois sur une action ponctuelle (campagne de publicité, lancement d’un buzz…) et sur une présence à long terme (mesure des citations de la marque sur Internet, évolution des indicateurs de la marque…)

  • Je fixe des objectifs
  • Je planifie l’action ou la stratégie pour les atteindre au mieux
  • Je prépare les outils qui vont me permettre de mesurer l’atteinte de ces objectifs
  • Je mesure l’atteinte des objectifs
  • J’étudie les causes de succès/d’échec

Il y a deux raisons essentielles pour lesquelles mesurer par l’objectif est essentiel:

C’est la seule façon de mesurer des indicateurs pertinents
Toujours se référer aux objectifs de la marque permet d’éviter de faire des mesures farfelues, comme essayer de calculer l’équivalence d’une parution sur un blog ou dans la presse en achat d’espace publicitaire. Une action ou une stratégie marketing n’est pas l’équivalent d’un investissement, c’est un impact sur certains éléments de la marque ou de l’entreprise.

C’est un excellent moyen de s’assurer que les actions mises en place sont en accord avec la stratégie de l’entreprise
Mesurer des indicateurs non reliés à des objectifs de la marque peut s’avérer contre-productif, voir dangereux. Prenons un exemple un peu extrême et imaginons une marque, de type « marque de proximité » haut de gamme, dont la stratégie est d’augmenter sa rentabilité en travaillant sur son image de marque (en améliorant la qualité des produits et leur prix tout en limitant les quantités produites). Un responsable marketing qui ne relie pas les indicateurs aux objectifs pourrait, en remarquant que la notoriété et la visibilité de la marque sont faibles, décider de reporter les investissements marketing de l’entreprise sur des actions de notoriété. Ce serait une catastrophe pour la marque. Bien sûr, l’exemple est caricatural, mais la mesure de la marque doit absolument être liée au objectifs de celle-ci.

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Article disponible en pdf

Suite à ma critique du « Social Networking Media ROI Calculator », et comme je préfère être constructif, voici ma méthode pour mettre en place la mesure du ROI des actions sur les médias sociaux.
Le principe est simple : la mesure des actions sur les médias sociaux dépend d’un seul facteur : les objectifs de la marque. C’est pour cela qu’il est pour moi utopique de chercher à publier une méthode de calcul universelle. Je préfère donc vous présenter une méthodologie pour la mise en place de la mesure des actions sur les médias sociaux, à adapter à chaque marque.
Cette série est une adaptation de mon mémoire de fin d’étude, qui traitait de la mise en place d’un tableau de bord pour piloter la marque sur Internet. Bonne lecture!

Pourquoi un tableau de bord?

Il permet de concevoir la stratégie de la marque sur les médias sociaux
Mettre en place la stratégie de la marque sur les médias sociaux implique de connaitre la situation actuelle. Il faut avoir un maximum d’informations sur les points à améliorer, les points forts… La direction sait alors exactement dans quelle direction aller et sur quels points elle doit accentuer ses efforts. Le tableau de bord permet de comparer les éléments que la marque veut faire passer aux éléments qui sont réellement perçus.

Il permet de piloter les plans d’action
Sans trop chercher à se focaliser sur le court terme – les actions sur les médias sociaux doivent principalement être mesurées sur le long terme – le tableau de bord permet de présenter les données chiffrées disponibles afin de comprendre quels angles d’attaque fonctionnent le mieux. Cela permet une bonne cohérence entre les plans d’action, une bonne planification et une bonne mise en œuvre de ceux-ci.

Il permet de coordonner les équipes qui travaillent avec la marque sur les médias sociaux
Dans la même logique de cohérence, il est nécessaire que les différentes personnes ayant un impact sur la marque aient accès au même niveau d’information.

Il permet de réagir rapidement en cas de crise ou de changement
Il est essentiel, lorsque arrive une crise ou un changement rapide concernant la marque, que des décisions justes puissent être prises dans les meilleurs délais. Afin de faire les bons choix, les décisionnaires doivent pouvoir consulter instantanément les informations disponibles sur la marque dans les médias sociaux. Les choses vont très vite sur Internet, il faut réagir rapidement et correctement.

Il facilite le dialogue entre les différents niveaux hiérarchiques
Le tableau de bord permet tout d’abord un échange bidirectionnel d’informations stratégiques : le manager Internet peut remonter les informations essentielles vers la direction, alors que certaines autres données stratégiques de l’entreprise peuvent être intégrées au tableau de bord. C’est par exemple un excellent outil pour aider le community leader à remonter les insights récoltés auprès de la communauté vers la direction.
Mais le tableau de bord permet surtout aux équipes de marketing et de communication de parler le même langage que la direction. En effet, la direction reçoit principalement des données chiffrées de la part des autres services de l’entreprise. Le tableau de bord, qui permet de regrouper des données chiffrées sur la marque est donc un très bon outil pour la direction.

Il permet d’évaluer les actions mises en place
LES OUTILS UTILISES
Le tableau de bord permet de juger de l’efficacité d’un outil une fois l’action terminée. Chaque outil peut être jugé en fonction de son retour sur investissement, ce qui permettra par la suite de choisir le plus efficace. Il est également possible de comparer les différents outils afin de déterminer le plus efficace pour répondre à une problématique donnée.

LES EQUIPES CONCERNEES
Le tableau de bord est également un excellent outil pour obtenir des critères de jugement objectifs sur les performances des différentes équipes concernées par la gestion des actions sur les médias sociaux.

LES PRESTATAIRES EXTERIEURS
Les prestataires extérieurs peuvent également être jugés et comparés grâce à des données précises inclues dans le tableau de bord.

Il permet de suivre et d’anticiper les budgets dédiés aux médias sociaux
Afin de gérer au mieux les budgets dédiés aux actions sur les médias sociaux, il est important de pouvoir s’appuyer sur un tableau de bord. Tout d’abord, celui-ci permet de suivre l’évolution des dépenses engagées pour chaque action menée. Cela permet d’anticiper d’éventuels dérapages budgétaires ou de réallouer une partie des budgets sur d’autres actions qui le nécessiteraient. De plus, le tableau de bord permet de disposer d’arguments forts lors des négociations pour les allocations budgétaires par la direction. En effet, la direction a besoin de données chiffrées pour décider des allocations budgétaires. Le tableau de bord permet de connaître le résultat des actions engagées ainsi que leur retour sur investissement.

La mise en place d’indicateurs pour piloter la marque sur les médias sociaux est indispensable pour toutes ces raisons. En fonction de la taille de l’entreprise et des enjeux liés aux médias sociaux, ces indicateurs peuvent être plus ou moins nombreux et plus ou moins complexes. C’est à chaque marque d’adapter ceux-ci en fonction de ses objectifs.

Mettre en place des objectifs

La marque doit avoir des objectifs en se lançant sur les médias sociaux. C’est essentiel. Même si ces objectifs peuvent être très simples au départ, ils pourront évoluer dans le temps. Le tableau de bord, couplé à ces objectifs, devient alors un excellent outil d’aide à la décision.

Les objectifs des actions sur les médias sociaux découlent évidemment de la stratégie de l’entreprise. Comment choisir les bons objectifs?

  • Ils doivent être bornés dans le temps
  • Ils doivent être mesurables
  • Ils doivent être accessibles
  • Les actions pour les atteindre doivent également être réalisables
  • Ils doivent être fédérateur : toute l’entreprise doit avoir la volonté de les atteindre
  • Ils doivent être constructif et s’intégrer dans les objectifs globaux de l’entreprise

Les sources d’informations

Une fois que les objectifs ont été choisis, et que l’on commence à réfléchir aux indicateurs qui devraient être mesurés, il faut s’assurer que l’on peut obtenir les données qui vont les nourrir.

Voici une liste, non exhaustive, des sources d’informations pour mesurer les actions de la marque sur les médias sociaux:

Enquêtes en ligne
C’est sans doute la source la plus complexe à maîtriser, mais c’est également celle qui permet de récupérer les meilleures informations. Les enquêtes en ligne se rapprochent beaucoup des enquêtes traditionnelles. Il s’agit de questionner des échantillons de la cible afin d’obtenir des données. Ces données peuvent être qualitatives et quantitatives. Il existe des ouvrages libres d’accès pour approfondir ce thème, comme le guide « Enquêtes en ligne« , réalisé par Diane Revillard pour Di&Mark.

Outils d’analyse de trafic
Les outils d’analyse du trafic sont assez nombreux. Que ce soit dans le cadre d’un simple site Internet ou d’une plateforme sociale mise en place par la marque, ils permettent d’obtenir différentes données quantitatives sur l’activité des internautes sur les outils Internet de la marque : – Nombre des visiteurs – Pages vues par visites – Participation des membres – Pourcentage des visiteurs qui reviennent plusieurs fois sur le site – Temps passé sur le site – Comment les visiteurs sont-ils arrivés sur le site? – Rubriques les plus consultées… Il apparait indispensable de s’équiper avec de tels outils, d’autant plus que certains sont gratuits, performants et très simples à prendre en main. Dans le cadre d’une plateforme sociale mise en place par la marque, il est important de penser à l’implémentation de tels outils de mesure lors de la conception de l’outil.

Moteurs de recherche
Les moteurs de recherche peuvent également être utiles pour collecter des données essentielles aux tableaux de bord. En effet, la façon dont les internautes effectuent leurs recherches est révélatrice de leurs motivations. Il est souvent possible de s’abonner pour recevoir automatiquement les nouvelles citations de la marque. Le « real time search », très tendance en ce moment permet de suivre en temps réel ces résultats. Très utile en période de crise.
Dans la lignée des moteurs de recherche en temps réel, il faut s’intéresser aux outils de mesure des tendances : ils permettent de visualiser graphiquement, sur une échelle temporelle le nombre de recherches effectuées sur un mot clé donné. On peut citer Trendrr par exemple.
Très utiles également, les moteurs de recherche multi plateformes spécialisés dans les médias sociaux, comme Howsociable?, par exemple.
Il faut bien sûr s’intéresser de près aux moteurs de recherche spécifiques, comme Twitter search ou Google blog search par exemple.

Les aggrégateurs de contenu
Les aggrégateurs de contenu sont des outils qui se rapprochent des moteurs de recherche. Leur spécificité est d’être capable de faire une recherche sur un type défini de support (en général ces outils sont utilisés pour les blogs) et sur une thématique donnée. L’intérêt des aggrégateurs est multiple. Le premier est qu’ils permettent souvent une recherche en temps réel, le second est qu’ils « trient » les informations par popularité. Cela permet de se concentrer sur les informations qui ont le plus d’impact. Les plus connus : Wikio (francophone), Digg, Technorati.

Les sites d’avis de consommateurs
Il est essentiel pour mesurer une marque de savoir ce que pensent les consommateurs de ses produits. Il existe de nombreuses sources d’informations sur Internet. La plupart des grands sites de vente en ligne proposent à leurs visiteurs de laisser un avis sur les produits. Il existe également des sites dédiés à cette problématique. S’il est assez aisé de trouver des avis de consommateurs sur Internet, il est plus complexe de les recueillir et de les traiter. Afin de faire face à cette difficulté, il est possible pour la marque de mettre un place une plateforme spécifique dédiée au recueil des avis de consommateurs. La marque devra alors intégrer des outils d’analyses statistiques à cette plateforme.

Comment choisir les indicateurs?

La mise en place du tableau de bord a pour dernière étape le choix des indicateurs. Les indicateurs qui permettent de mesurer la stratégie de marque sur Internet sont nombreux. Un bon indicateur, que l’on peut appeler KPI (Key Performance Indicator), répond à un certain nombre de critères :

  • Il doit être utile à la mesure des objectifs de la stratégie de marque sur les médias sociaux. Il ne s’agit pas d’utiliser tous les indicateurs existants. La tâche de mise en place du tableau de bord comporte une phase de détermination des objectifs dont l’un des buts est de déterminer quels indicateurs seront utiles à intégrer.
  • Un KPI doit être contextualisé. En effet, une donnée numérique n’a de sens que s’il est possible de savoir à quelle valeur elle se rapporte. Afin de ne pas surcharger le tableau de bord, le contexte ne sera pas énoncé pour chaque indicateur dans celui-ci. Par contre, il est important que cette information soit présente dans un document accompagnant le tableau de bord.
  • L’indicateur doit provenir de données fiables. Le média Internet est un outil qui permet d’avoir accès à de nombreuses données, internes ou externes. Cependant, chaque donnée doit être soigneusement vérifiée.
  • Pour les données provenant de sources externes à l’entreprise, il est important d’essayer de trouver la source primaire de la donnée, afin de s’assurer que celle-ci est fiable. Le cas échéant, il faut au moins essayer de recouper l’information avec d’autres sources.
  • Pour les données provenant de sources internes à l’entreprise, comme par exemple l’analyse des statistiques de trafic des sites Internet, il faut garder à l’esprit que la précision varie en fonction de l’outil utilisé. Il faut essayer au maximum de recouper les données recueillies par ce biais avec d’autres sources pour vérifier leur cohérence.
  • Un indicateur doit être facilement compréhensible. Il s’agit donc de travailler la présentation de l’indicateur afin qu’il soit le plus clair possible. Il faut également étudier soigneusement le public cible du tableau de bord afin de s’assurer que la personne à qui est destiné le tableau de bord saura interpréter correctement la donnée.
  • Un bon indicateur doit mener à l’action. Il faut étudier la périodicité de mise à jour de l’indicateur afin que sa consultation permettre la prise de décision. Certains indicateurs nécessitent une mise à jour quotidienne alors que d’autres peuvent n’être mis à jour que mensuellement ou trimestriellement.

Il est ensuite essentiel, dans le mesure du possible, de mettre ses indicateurs dans le contexte : il faut tout d’abord essayer de comparer les indicateurs avec la concurrence, et il faut ensuite comparer l’évolution de l’indicateur à l’investissement financier consenti pour atteindre l’objectif auquel il est rattaché. On pourra ensuite calculer le coût marginal de progression de l’indicateur: combien cela nous a-t-il coûté pour gagner un point sur l’indicateur?

Quelques exemples d’indicateurs

Voici quelque exemples d’indicateurs qui peuvent servir à mesurer le résultat des actions de la marque sur les médias sociaux

Les indicateurs de mesure de la marque
Les actions sur les médias sociaux ont avant tout un impact sur la marque : célébrité, image…

  • Mesure de la notoriété spontanée et de la notoriété assistée (sondages en ligne et sondages hors ligne), mesure du nombre de fois que la marque est recherchée sur les moteurs de recherche (en cas de nom de marque non commun et unique)
  • Mesure de la visibilité de la marque (total des pages vues, tous sites et dispositifs de communication confondus, nombre de résultats lors de la recherche du nom de la marque sur les moteurs de recherches -en cas de nom de marque non commun et unique-, nombre d’articles publiés sur la marque (blogs, presse en ligne)…)
  • Mesure de l’image de marque (sondages qualitatifs en ligne et hors ligne, étude des mots associés à la marque dans les articles où elle est citée -à présenter sous forme de nuage de tags-…)
  • Mesure de l’attractivité de la marque : je vous laisse consulter cet article
  • Mesure du positionnement relationnel de la marque : détaillé dans cet article.

Les indicateurs de mesure de la fidélisation
L’un des objectifs principaux d’une marque lorsqu’elle se lance sur les médias sociaux est souvent de fidéliser, elle doit donc mesurer cette information

  • Mesure brute de la fidélisation, à l’aide d’une échelle comprenant les échelons suivants : non connaissance, conscience, interaction, engagement, participation, conversation, affinité.
  • repeat business : voir ici
  • Degré de relation entre la marque et ses consommateurs (spirale marketing de David Armano) : voir ici

Les indicateurs de mesure de progression de l’offre
Les médias sociaux permettent d’améliorer l’offre de produits/service de l’entreprise : co-création, recueil de feedbacks, écoute…

  • Nombre de feedbacks reçus, nombre de feedbacks uniques pertinents
  • Nombre d’améliorations des produits suite à un feedback ou à de la co-création
  • Nombre de création de nouveau produit suite à un feedback ou à de la co-création
  • Mesure de la satisfaction des clients (site de recueil d’avis de consommateurs ou plateforme dédiée mise en place par la marque)

Les indicateurs spatiaux
Il s’agit de déterminer où se passe la conversation à propos de la marque.

  • Emplacement des conversations (en pourcentage du nombre total de conversations) : blogs, forums, réseaux sociaux généralistes, plateformes spécifiques…
  • Tonalité des conversations sur ces différentes plateformes (positive, neutre, négative)

Les indicateurs de mesure de l’engagement des membres de la communauté
On arrive ici à des indicateurs plus « techniques », qui permettent de mesurer la qualité des actions mises en place

  • Nombre de membres dans la communauté (toutes plateformes confondues, puis en détaillant chaque plateforme)
  • Comparaison nombre de membres/nombres de participants/nombre de membres actifs (règle des 90-9-1 : 90% de simples lecteurs, 9% de participants et 1% de participants actifs)
  • Suivi du nombre de contributions, et de la qualité de celles-ci

Gérer le budget
Afin de gérer au mieux les budgets investis dans les médias sociaux, il est important de les intégrer au tableau de bord. Chaque budget doit inclure les coûts directs (achat d’espace publicitaire ou de mots clés, rémunération des agences et consultants…) mais également les coûts indirects (formation, temps passé par les employés…)

  • Suivi du budget total investi dans les médias sociaux (en détaillant par poste)
  • Répartition du budget par action puis par plateforme, puis par objectif (image de marque, amélioration de l’offre, fidélisation…)
  • Les différents coûts d’acquisition : coût d’acquisition d’un membre de la communauté, coût d’acquisition d’un client, coût d’acquisition d’un feedback unique et pertinent… Ces coûts d’acquisition doivent être choisis en fonction des objectifs.

L’augmentation des ventes
Les actions sur les médias sociaux peuvent avoir un impact fort sur les ventes! Il faut donc toujours avoir un baromètre de l’évolution des ventes à mettre en comparaison avec les autres indicateurs, pour essayer de déterminer si les actions sur les médias sociaux ont permis une augmentation des ventes, et quel a été le facteur clé de succès (augmentation de la notoriété, de l’image de marque, du nombre de participants au programme de co-création…)

J’espère que cette méthodologie vous sera utile. N’hésitez pas à la partager, vous pouvez la télécharger au format PDF en cliquant ici.
N’hésitez pas à vous référer à mon Mémoire de fin d’étude, dans lequel vous trouverez des exemples d’application de ces indicateurs, ainsi que des exemples de tableau de bord complets (dans le Chapitre 2).

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La course à la mesure du ROI des actions sur les medias sociaux semble s’être accélérée avec la création du « Social Networking Medias ROI Calculator » par Dragon Search. Ce calculateur propose ni plus ni moins de calculer le retour sur investissements financier de l’ensemble de la stratégie de l’entreprise sur les medias sociaux.

Pourtant, je suis très sceptique :

L’aspect purement financier devrait être minime
Les principaux bénéfices des médias sociaux ne se mesurent pas financièrement, mais en image de marque, en amélioration de la gamme, en notoriété, en fidélisation… Il peut tout de même y avoir un impact sur l’augmentation des ventes, c’est un élément à prendre en compte. L’impact financier direct est marginal dans ce type d’actions.

Il est impossible de comparer une citation de la marque sur un média traditionnel et sur les médias sociaux
Même à audience strictement égale, les résultats seront très différents, les gens n’accordant pas leur confiance de la même façon à des journalistes ou des blogueurs « influents » qui ont peu être reçu des cadeaux pour parler du produit et à des blogueurs « anonymes », qui n’avaient aucune pression pour donner un avis strictement neutre sur ce même produit. Il est également étonnant de chercher à comparer les informations marketing récoltées grâce aux médias sociaux avec des informations marketing récoltées dans des focus groupes. Il me semble que l’on manque encore d’études qui prouvent que cette comparaison est pertinente.

Les éléments quantitatifs ne sont pas suffisants
Le « Social Media ROI Calculator » ne prend en compte que des éléments quantitatifs. Pourtant, il ne viendrai à l’idée de personne de penser qu’un article dithyrambique sur un produit produira le même effet qu’un article incendiaire. Il faut absolument intégrer des éléments qualitatifs dans la mesure.

Tout mesurer ne permet pas d’améliorer la stratégie dans le futur
L’important n’est pas de savoir si l’ensemble de la stratégie a un ROI positif ou pas. Avoir cette information sert seulement à justifier aux yeux de la direction la mise en place de tels outils. Pour améliorer la stratégie et la rendre plus efficace, il faut s’intéresser à chaque action, et la comparer avec les autres actions qui avaient le même objectif pour déterminer laquelle a été la plus efficace. C’est le seul moyen d’améliorer la présence de la marque sur les outils sociaux dans le futur.

Si cet outil est intéressant pour avoir des idées d’indicateurs financiers à mettre en place, le résultat qu’il produit me semble totalement sans intérêt, et même dangereux. Rien ne sert d’essayer de trouver une solution miracle qui fonctionnera avec toutes les entreprises. Il faut adapter ce calcul du ROI aux objectifs de l’entreprise.

Pour essayer de rester constructif, une série d’articles sur la mise en place d’un tableau de bord pour piloter la marque sur les medias sociaux devrait arriver dans les jours qui viennent sur le blog.

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L’apparition des médias sociaux et leur utilisation de plus en plus fréquente par les annonceurs ont quelques peu changé les règles du jeu. J’ai toujours pensé que l’avantage majeur du marketing interactif était la possibilité de calculer plus facilement et plus précisément le ROI des actions mises en place. C’est particulièrement vrai en période de crise car les annonceurs ont tendance à couper les budgets marketing en les considérant comme des pertes plutôt que comme des investissements. Un bon calcul du ROI permet de justifier la nécessité de ces actions.

Afin de parler le même langage que les directions exécutives, les marketeurs essaient le plus souvent de leur présenter un ROI financier: « en investissant telle somme, on a obtenu tant de hausse sur le chiffre d’affaire ou tant de hausse sur la marge… ». Cependant, les actions sur les médias sociaux ont finalement peu d’impact sur les résultats financiers à court terme. Il faut donc utiliser de nouveaux indicateurs pour justifier l’intérêt de ces projets.

Parmi les indicateurs les plus classiques qui s’appliquent aux actions mises en place sur les réseaux sociaux, il y a les indicateurs de la fidélisation, et notamment le « repeat business » ou taux de ré-achat (voir à cet effet cet excellent article de Michel de Guilhermier). La cause principale du réachat est la satisfaction du client quant au produit/service, mais les actions sur les réseaux sociaux ont également un impact sur ce chiffre car ils vont fidéliser les consommateurs à la marque.
On peut également mesurer le degré de relation qui existe entre la marque et ses consommateurs. Pour cela on peut utiliser la spirale marketing développée par David Armano.

Les réseaux sociaux auront aussi un impact fort sur l’attractivité de la marque. En effet, les consommateurs apprécient que la marque les écoute et qu’elle prenne en compte leurs remarques.

Il ne faut pas non plus négliger le fait que les réseaux sociaux ont en général un but. Il faut donc garder en tête les résultats obtenus grâce aux réseaux sociaux : amélioration des produits pour une plateforme de recueil d’avis de consommateurs, création de nouveaux produits/services/outils de communication… pour une plateforme de crowdsourcing. Ces résultats sont complexes à traduire en résultats financiers. Pourtant il est essentiel de convaincre les annonceurs de leur importance.

Voilà donc une liste assez complète d’indicateurs globaux disponibles pour mesurer les résultats des actions menées sur les réseaux sociaux. Si pour la plupart ils ne sont pas financiers, il est important de sensibiliser les annonceurs à ce nouveau langage.

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Le positionnement relationnel de la marque est un outil que j’ai développé pour mon mémoire de fin d’études.

Cet outil permet de situer sur une matrice la marque par rapport à ses concurrents. Chaque entreprise est placée sur la matrice en fonction de deux axes :

La force relationnelle de la marque
La force relationnelle de la marque est un score qui résume tous les indicateurs qui mesurent la relation de la marque avec ses consommateurs. Il permet de savoir si la marque est capable de créer des relations fortes avec ses consommateurs et de les fidéliser.

La puissance de la marque
La puissance de la marque représente la force de célébrité dont dispose la marque. Celle-ci se mesure par de bons scores de célébrité (notoriété et visibilité) et par un budget de communication important.

Mesure de la marque : le positionnement relationnel

Mesure de la marque : le positionnement relationnel

En fonction de sa position sur la carte de positionnement relationnel, on peut définir la marque comme suit :

- Coin supérieur droit de la carte : la marque est inspirationnelle. C’est la position idéale pour la plupart des marques. Cela signifie qu’elle a les moyens financiers d’avoir une très bonne visibilité, et donc de recruter de nombreux nouveaux consommateurs, tout en étant capable de les fidéliser. En général, c’est une marque qui a une forte communauté de fans, comme Apple par exemple. Les consommateurs peuvent être fidélisés malgré leur grand nombre car l’attractivité de la marque compense les difficultés à s’adresser de façon personnalisée à de nombreux consommateurs.

- Coin supérieur gauche de la carte : on a affaire à une marque de proximité. Elle n’a pas les moyens de se faire connaître à grande échelle, mais elle compense en s’adressant de façon très personnalisée à chaque consommateur. Cela lui permet de les fidéliser. C’est une position qui convient particulièrement aux marques haut de gamme et exclusives.

- Coin inférieur droit de la carte : on a affaire à une marque de communication de masse. C’est une marque qui a des moyens importants pour se faire connaître. Cependant, elle n’a pas l’attractivité ou les savoir-faire nécessaires pour fidéliser les consommateurs. On retrouve typiquement des marques de grande consommation dans cette position.

- Coin inférieur gauche de la carte : la marque est anonyme. Elle n’a les moyens ni de se faire connaître à grande échelle, ni de fidéliser ses consommateurs. C’est une situation difficile.

Les marques ont tout intérêt à avoir un position franche sur cette matrice et à se démarquer de leurs concurrents. Tout comme dans le cadre d’un positionnement marketing, une marque est en position de force si elle est la seule à occuper un positionnement relationnel.

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