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Mot clé "attention"

Il est de notoriété publique que la crédibilité d’un utilisateur Twitter est essentielle pour comprendre son influence. Les messages qu’un utilisateur crédible fait passer seront reçus avec beaucoup plus d’intérêts, et une force de conviction bien plus importante que les messages d’un utilisateur lambda, sans crédibilité particulière sur le sujet. Mais cette crédibilité, et la notoriété de l’utilisateur, jouent également un rôle important dans l’attention qu’il pourra obtenir autour d’un message.

Lorsqu’un utilisateur de Twitter commence à suivre un certain nombre de comptes Twitter, et en fonction du temps qu’il passe chaque jour à consulter son compte, il scanne plus qu’il ne lit sa timeline.

Ce scan laisse sans doute moins de quelques micro-secondes à un message pour attirer son attention. Et au delà de l’intérêt intrinsèque du message et de sa formulation, c’est l’auteur de message qui peut déterminer si l’utilisateur va s’attarder sur le twitt ou non. Lorsque l’on doit consulter un nombre important de message, et c’est vrai à la fois pour une consultation en pull et pour une consultation en push (notification de nouveau twitt), l’auteur du twitt est un filtre important.

Il y a deux éléments qui entrent alors en jeu : la notoriété de l’auteur, et l’image que l’on a de lui.
Les utilisateurs qui suivent un nombre important de comptes sur Twitter le savent : certains sont très familiers, et donc immédiatement reconnus sur la timeline, et d’autres le sont un peu moins. Lors d’un scan rapide, les utilisateurs bien reconnus attirent plus l’attention.
Mais l’image (qui intègre en particulier la crédibilité et la réputation de l’auteur) est aussi essentielle. Plus le scan est rapide et plus le lecteur filtre naturellement les messages en fonction de l’image qu’il a de l’auteur, afin de maximiser les chances de donner son attention (qui est précieuse) à un contenu qui le mérite.

L’image, mais également la notoriété sont très importante pour capter l’attention d’un lecteur sur Twitter. Il est donc vain de penser que les messages publiés dès la création du compte auront un impact fort, surtout si la marque (commerciale ou personnelle) derrière le compte Twitter ne bénéficie pas d’une crédibilité importante. Il faut prendre le temps de gagner cette crédibilité et cette notoriété en tant qu’utilisateur de Twitter, et cela passe par des publications consistantes et une bonne compréhension des attentes de notre lectorat.

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La façon dont les gens consomment l’information, qu’elle soit commerciale ou non, évolue. C’est vrai pour la politique, pour les actualités, pour les campagnes marketing… Les informations se succèdent de plus en plus rapidement et ont une durée de vie de plus en plus courte. Et l’attention des consommateurs suit ce rythme effréné.

Il devient difficile pour les marques de faire le choix d’une grosse action, ponctuelle et coûteuse. Cela pour deux raisons : la 1ère est le timing, il est en effet risqué de concentrer une action sur une courte période car un autre événement peut s’accaparer l’attention de la cible visée à cette même date. La seconde raison est la rapidité avec laquelle une information, même importante, cède sa place à une autre dans l’esprit du consommateur. Il semble que le fossé entre les gros titres et le reste de l’actualité se creuse : là où les informations principales sont reprises pendant plusieurs jours, et les événements connexes scrutés pendant des semaines (les suicides chez France Telecom), les plus petits événements ont tendance à disparaître rapidement des supports d’information. Et l’actualité d’une marque ne pourra quasiment jamais entrer dans la 1ère catégorie, à part en cas de crise.

Est-ce que les marques doivent pour autant se contenter de micro-interactions isolées? Pas forcément. Il est par contre indispensable d’introduire les micro-interactions dans les grandes campagnes, pour recapter régulièrement l’attention de la cible. Un peu à l’image des media planners, qui jouent sur la répétition et essaient de toucher la cible à plusieurs moments et à travers différents supports, les marques qui utilisent les médias sociaux doivent trouver le juste milieu entre un niveau de présence suffisant et un niveau de présence trop important. Il s’agit de garder l’attention des membres de leur communauté sans pour autant les importuner.

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Comme déjà discuté dans cet article, les marketeurs se concentrent de plus en plus sur l’attention du consommateur. Cette attention est précieuse, car étant submergés d’informations, nous devenons très sélectifs lorsque nous décidons de nous intéresser à un message.

Mais l’attention n’est pas le seul élément important. Elle va de pair avec le timing. En effet, notre attention sera différente en fonction du moment où l’on reçoit l’information. Et une information à laquelle nous aurions consacré beaucoup d’attention à un moment peut tout à fait être totalement ignorée si nous la recevons à un autre moment : manque de temps, attention déjà accaparée, humeur, objectif…

Ces éléments peuvent sembler difficile à gérer quand on se met dans la peau d’un marketeur (et ils le sont). Mais quelques précautions permettent de maximiser les chances de succès, pour toute action marketing : lancement d’un produit, d’une campagne de RP, d’un buzz, d’une campagne de publicité, d’une campagne sur les médias sociaux…

Le timing de l’actualité
Il faut être très attentif à l’actualité qui entoure le lancement de l’action. Un évènement majeur peut tout à fait éclipser cette action. Ceux qui ont lancé une campagne de buzz le jour du décès de Mickaël Jackson, par exemple, ont du s’en rendre compte.
Lorsque la marque qui lance une action appartient au même secteur que l’évènement qui occupe l’espace médiatique, le risque est plus nuancé.
Il peut être positif d’essayer de se raccrocher à une actualité connexe à notre domaine, en particulier en ce qui concerne les relations presse, online ou offline. Cela fonctionne en particulier pour les parodies ou les memes. On peut par exemple prendre les exemples du meme du site Désirs d’avenir, ou du site Un SMS pour Domenech, qui ont particulièrement cartonné ces derniers temps.
Mais si l’actualité est trop importante et que les journalistes ou blogueurs ne font pas le lien entre celle-ci et notre message, alors le résultat peut-être mitigé, l’attention des gens qui s’intéressent au sujet étant déjà occupée.
L’actualité est imprévisible, et certaines actions ne peuvent pas être retardées ou avancées, mais dans la mesure du possible, il faut essayer de gérer l’agenda médiatique, si cher à nos politiques.

Le timing des outils
Chaque outil a un timing propre, fonction de l’utilisation que l’on peut en faire et de la fréquence des informations diffusées. Twitter, par exemple, est un outil très prolifique, et en quelques minutes, un message peut-être enterré sous des dizaines d’autres. Pour maximiser la chance de récolter de l’attention, il faut gérer au mieux ce timing : éviter les week-ends, les nuits, l’heure du repas…

Le timing de la répétition
La répétition peut-être, si elle est utilisée avec modération, un outil efficace pour attirer l’attention. Il faut répéter le message, ou le relancer dans le cadre d’une opération de buzz, avec le bon timing : ni trop tôt pour ne pas saturer les destinataires, ni trop tard pour qu’ils gardent en mémoire la première occurrence. Dans le cadre d’une opération de buzz, la relance doit plutôt être calculée à partir de la phase du buzz et de son évolution.

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