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Mot clé "communauté"

Je ne vais pas revenir sur l’ensemble des éléments qui permettent à une marque de regrouper efficacement une communauté autour d’elle, mais m’attarder sur un élément essentiel, et pourtant peu mis en avant : l’image de marque. On le sait, l’image de marque est essentielle pour augmenter les ventes, pour recruter de nouveaux consommateurs, pour fidéliser… Mais c’est également un élément essentiel pour développer une communauté.

La première raison est simple : plus la marque est attractive, plus il va être simple pour elle d’attirer des membres convaincus. Mais il y a une raison encore plus importante : l’image de la marque va conditionner le comportement et la participation des membres de la communauté.

Deux exemples assez parlant :

Apple
Apple a une image de marque très forte, basée avant tout sur l’expérience utilisateur, sur la conception d’interfaces intuitives, simples à prendre en main, favorisant la productivité… Et bien cette image de marque se retrouve dans la communauté et guide ses membres. Si l’on observe les applications (MacOSX ou iPhone) développées par des fans d’Apple, on retrouve systématiquement ces qualité. Et les applications Windows reflètent également l’image de marque des logiciels Microsoft : multiples possibilités de réglages, limite usine à gaz, le nombre des fonctionnalités étant plus important que l’expérience utilisateur.

Viadeo
L’interface de la plateforme Viadeo a bien progressé ces derniers temps (même s’il faut toujours se reconnecter à chaque clic ou presque). Pourtant, le site reste handicapé par un défaut énorme : le spam. De nombreux utilisateurs ont profité des fonctionnalités offertes par Viadeo pour faire du spam : pour se faire embaucher, pour recruter des consommateurs, pour développer la notoriété, pour agrandir leur réseau… Ce spam omniprésent est entré dans les mœurs et fait partie intégrante de l’image de Viadeo maintenant. Un utilisateur qui utilise Viadeo pour faire sa promotion, même s’il le fait de manière responsable et avec respect pour ses contacts, prend le risque d’être assimilé à un spammeur par ses contacts. Lorsque je pense à Viadeo, la 1ère image qui me vient à l’esprit est le consultant (sans domaine de prédilection) avec 7654 contacts, dont 7628 personnes qu’il ne connait pas et qui m’invite 5 fois par semaine à des formations qui n’ont rien à voir avec mon domaine.
(D’ailleurs, si un reponsable marketing de Viadeo passe par ici, je leur conseille d’ajouter simplement un moyen de noter les interactions des membres, un peu comme sur eBay, tout en veillant bien à ce qu’une personne qui a reçu une note d’une autre personne ne puisse pas ensuite voter pour elle, afin d’éviter les échanges de bons procédés, qui pourraient finir en spam massif. Couplé à un système permettant de signaler à l’équipe Viadeo les plus gros spammeur, cela devrait limiter les dégâts.)

Ces deux exemples sont assez clairs : l’image de marque influe fortement sur les usages au sein de la communauté. Il y a de nombreuses raisons à cela.

La 1ère est que la marque va transmettre son idéal à sa communauté. Apple cherche à produire les meilleures expériences utilisateurs possibles, donc les membres de la communauté vont chercher à faire de même, pour assoir leur légitimité dans la communauté. La marque est le principal dénominateur commun, c’est l’élément qui relie les membres entre eux.

Le second est l’expérience que l’utilisateur aura eu avec la marque. Il sera en quelque sorte « formé » aux usages de la marque.

Il y a ensuite l’établissement d’une échelle de valeur, de qualité. Comme en entreprise, si les leaders montrent que pour faire partie de la communauté, il faut respecter certaines règles d’exigence, alors celle-ci va se répandre parmi tous les membres.

Et au final, le mimétisme est également important. Il se développe particulièrement dans les communautés en ligne : mèmes, tics de langage, usages… C’est assez visible sur Viadeo. Lorsque les premiers membres ont commencé à spammer, les autres leur ont rapidement emboité le pas.

Une marque a souvent une communauté à son image!

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Sylvain, consultant et blogueur sur Akostic, m’a fait le plaisir de m’inviter sur son blog le temps d’un article. Vous retrouverez donc mon article sur l’importance des experts dans les communautés de marque à cette adresse.

A part ça, je suis en France pour 10 jours. Le temps de voir la famille et les amis, de souffler un peu après mon premier mois d’activité en tant que consultant et de passer un peu à Paris pour voir des gens que je voulais rencontrer depuis un moment. Le blog devrait continuer son chemin pendant ces 10 jours.

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Suite à cet article : « Community manager ou Community leader?« , qui a suicité une discussion intéressante, je me suis posé une question : finalement, est-ce qu’il faut un leadership fort pour développer une communauté ou est-ce qu’il faut plutôt laisser la communauté se développer elle-même.

Faut-il écouter ou diriger?

L’exemple de Facebook est intéressant à ce sujet. Il y a quelques semaines, Facebook a fait machine arrière pour suivre l’avis de ses utilisateurs et supprimer les nouvelles conditions d’utilisation. Aujourd’hui, c’est le nouveau design qui met une partie des utilisateurs en émoi. Après avoir à priori rejeté l’idée de revenir en arrière, il est probable que la page d’accueil de Facebook évolue pour prendre en compte les remarques des utilisateurs.

Alors faut-il écouter ou diriger? Je pense que nous sommes à un point d’inflexion important sur ce sujet, et d’ailleurs les articles sur le thème se multiplient ces derniers jours. Le plus virulent étant sans doute celui de Mickael Arrington « No, never surrender to your users Facebook!« . Selon lui, écouter les utilisateurs conduit à concevoir des produits édulcorés, ennuyants.

Serait-on en train de remettre en cause toutes les avancées du web 2.0 de ces dernières années? Les utilisateurs auraient-t-ils tord?

Je ne pense pas. Dire que les utilisateurs peuvent apporter beaucoup ne veut pas dire qu’ils doivent avoir le pouvoir. La réponse, comme souvent, se trouve à mi-chemin entre ces deux extrêmes. Et le succès de la campagne d’Obama, en ce sens, est intéressant. Obama a utilisé l’intelligence collective et il a mis en place de nombreux outils d’écoute. Mais il s’est posé comme un leader. Un leader qui écoute, qui s’inspire, mais qui décide ensuite, qui tranche, qui assume. C’est ce qui a fait son succès, et c’est ce qui a manqué à Ségolène Royal pour imposer son idée de « Désirs d’avenir ».

Une marque, comme un leader politique, doit prendre en compte les motivations des gens, mais elle doit montrer qu’elle maîtrise son sujet. Cela passe par l’écoute et par la prise de décision. Il faut écouter et diriger.

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Le poste de community manager commence à se généraliser, chez les annonceurs ou en agence. Son rôle est assez simple : il est l’interface entre la marque et la communauté qu’elle a réussi à réunir. Clients, fans, prescripteurs, participants, simples lecteurs, déçus… font partie de cette communauté et la font vivre.

Le community manager a un double objectif. Le premier est de faire remonter des « insights » vers la marque à partir de ce qu’il observe dans la communauté. Le second est de faire vivre la communauté et de la développer, en se basant sur les motivations des membres.

C’est là que le terme « Manager » me gêne. Il y a bien sûr du management dans la tâche du community manager : modération, sav, mise en avant de la marque, gestion de conflits… Mais la fonction de manager est une fonction de gestionnaire, alors que pour développer une communauté, il faut un leader. Un leader qui ai une bonne vision de la direction à prendre, et qui soit suffisamment reconnu par les membres pour que ceux-ci le suivent.

Un « Community leader » devrait, à mon sens, avoir les compétences du bon leader : la vision, l’empathie, l’authenticité, le charisme (peut-on parler de charisme sur Internet? Je pense que oui, mais ça mériterait un petit débat). La différence entre les deux termes peut paraître infime, mais je pense qu’elle implique un véritable changement dans la philosophie du poste. Seth Godin explique en détail pourquoi une communauté a besoin d’un leader pour se développer dans son ouvrage « Tribes : We need you to lead us » que je vous recommande particulièrement.

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Le Google Earth Challenge : une très belle opération menée par Surfing Magazine, Nike6.0 et Google Earth. Le principe est très simple : il s’agit pour les participants d’utiliser Google Earth pour découvrir des spots de surfs encore inconnus. Les participants envoient ensuite les coordonnées du spot choisi au jury, qui va sélectionner le meilleur spot. Les vainqueurs gagnent un surf trip vers la vague qu’ils ont découverte avec un team de pros. Ils peuvent même donner leur nom à la vague.

Google Earth Challenge

Google Earth Challenge

Dans la vidéo suivante : l’un des premiers spots trouvés grâce à ce Challenge, en Afrique du Sud. Ça se passe de commentaires.


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L’opération est à mon avis fort bien menée. Elle utilise au mieux l’esprit du surf, à travers la recherche de spots encore inconnus. Les partenaires vont tous retirer un gros bénéfice en termes de notoriété et d’image au sein de la communauté surf. Nike6.0 qui cherche à percer dans le monde du surf montre que la marque a bien saisit l’essence de ce sport. Google Earth démontre la puissance de sa technologie dans un domaine un peu inhabituel.

Il est loin le temps où les surfers parcouraient les côtes en mobylette à la recherche du spot parfait!

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