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Mot clé "community management"

I definitely think that people who tweet on behalf of an organization need to be in it. If you can find the wonderful combination of someone who really knows your business and really knows social media, then that’s the person to use, even if they’re in the meat department or they’re a cashier.
Marla Erwin, conceptrice de la stratégie médias sociaux de Whole Food Market

Pour rappel, Whole Food Markets, c’est plus de 1,8 millions de followers sur leur compte Twitter global, 3200 followers sur leur compte dédié au fromage (!), 340 000 fans sur leurs page Facebook globale, 250 pages Facebook locales, 150 comptes Twitter locaux.

Autant dire qu’ils sont crédibles quand ils donnent des conseils sur le community management…

Retrouvez Maria Erwin en interview sur le site Social Media Examiner

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L’engagement, c’est de l’attention offerte, du temps passé et un risque social.

En observant un peu les campagnes menées sur les médias sociaux, je trouve que les marques ont tendance à négliger un élément important: le potentiel d’engagement qu’elles peuvent espérer obtenir des consommateurs. Chaque marque a un potentiel très différent dans ce domaine.

Un exemple que je prends assez régulièrement est la différence entre une marque comme Porsche et une marque comme Twix. Jamais le community manager de Twix ne pourra espérer autant d’engagement de la part de ses membres que celui de Porsche.

Les éléments qui vont déterminer cette différence sont les suivants:

Attrait du produit
Les gens vont plus facilement s’engager dans une communauté qui touche à un produit qui a un fort attrait, et qui est apprécié des consommateurs. Cet attrait a deux dimensions: la première est la qualité intrinsèque du produit et la seconde est l’importance du produit dans la vie des consommateurs.

La corrélation entre l’image de la marque et les motivations des consommateurs
Une marque fortement attractive aura plus de chance de gagner l’attention des gens sur les médias sociaux.

La valeur « sociale » de la marque
Un consommateur qui considère que montrer son engagement envers une marque sera positivement perçu par ses amis jouera plus facilement un rôle actif au sein de la communauté de la marque.

Avant même de se lancer dans des actions sur les médias sociaux, les marques doivent estimer si, à la lumière de ces trois critères, elles peuvent espérer voir des gens devenir naturellement des ambassadeurs. Sinon elles devront faire de gros efforts de community management (animation, concours, promotions exclusives…) pour obtenir cet engagement.

Malheureusement, de nombreuses marques ne font pas cet effort.
Il en ressort des campagnes qui n’apportent pas suffisamment de valeur, alors que le potentiel d’engagement est faible. Le résultat? Un désintérêt total des membres de la communauté.
D’autres marques, au contraire, font trop d’efforts pour apporter de la valeur, alors que leur potentiel d’engagement était déjà élevé. L’image de marque peut en souffrir, car les consommateurs vont se demander pourquoi la marque a besoin de faire tant d’efforts pour les intéresser.

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Parmi les partisans du community manager externe, l’un des arguments les plus souvent avancés est le fait que le community manager externe serait plus crédible que celui qui travaille en interne. Son externalisation le rendrait plus objectif, plus honnête dans ses prises de position vis-à-vis de la communauté.

Les internautes ne sont pas dupes. Un community manager externe est payé par la marque, il existe donc le même rapport de subordination. D’autant plus qu’il peut plus facilement perdre son contrat si la marque n’est pas satisfaite de son travail.

De plus, le community manager externe n’est pas un « insider », il est beaucoup moins proche de la source d’information, et il lui manque le plus souvent une forte expérience du secteur considéré.

La crédibilité ne se gagne pas en payant quelqu’un d’externe à la société. Elle se gagne en faisant preuve de transparence, d’écoute, de dialogue, d’honnêteté, de compétence. Elle se gagne en montrant que la marque et ses représentants (dont le community manager, donc) ont une vision précise et pertinente des évolutions du secteur et des motivations des consommateurs.

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L’un des éléments primordiaux lorsqu’une marque met en place sa stratégie de community management est de s’assurer que cette stratégie sera positive pour son image.

Au sein de sa communauté, une marque a de multiples moyens pour faire progresser son image : faire rêver, écouter, convaincre, créer… Tous ces moyens ont un point commun : ils nécessitent une forte crédibilité!

Dans le marketing traditionnel, les marques essayaient de se créer une crédibilité grâce à la publicité. Au final, c’était surtout le produit qui validait cette crédibilité. Mais cette validation était finalement marginale face à la puissance de la publicité, car elle touchait seulement les gens qui étaient en contact avec le produit.

Avec l’avènement des médias sociaux, cette validation est beaucoup plus puissante, car le bouche à oreille permet aux gens de se renseigner largement sur les produits qu’ils vont acheter. En contrepartie, les marques ont un nouveau moyen de convaincre de leur crédibilité en s’engageant dans leur communauté. Elles pourront convaincre en montrant à la communauté qu’elles ont bien saisi les motivations des consommateurs, qu’elles maîtrisent le produit pour le faire progresser dans ce sens, qu’elles s’impliquent réellement dans ce domaine…

Il y a deux conclusions à en tirer:
Tout d’abord, la qualité du produit est de plus en plus importante. Il est bien plus simple de réussir au sein de sa communauté lorsque le produit est bon. Tous les efforts de la marque, et en particulier les efforts que la marque fait pour sa communauté, par l’écoute en particulier, doivent aller dans ce sens.
Mais la façon dont la marque s’implique dans la communauté est également essentielle. Et cela passe principalement par la face visible de la marque : le community manager. Si le community manager ne connaît pas le produit (ou qu’il le connaît moins bien que le community manager du concurrent), s’il n’est pas capable de déceler tout de suite un bon insight, s’il n’apporte pas de valeur, alors il ne sera pas crédible, et les consommateurs ne seront pas en confiance avec cette marque.

Cela renforce mon opinion sur la place du community manager: dans la mesure du possible, cette tâche doit être gérée en interne. C’est la seule façon d’être certain que l’engagement de la marque dans sa communauté va déboucher sur une amélioration du produit et que le community manager saura être crédible dans la communauté.

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Pour s’imposer comme la référence au sein de sa communauté, une marque doit apporter de la valeur aux membres de la communauté.

Une partie de cette valeur est apportée directement par la présence de la marque sur les médias sociaux: contenu pertinent, promotions personnalisées, réponse aux questions des consommateurs…

Mais le plus important pour une marque qui veut être perçue comme une référence est d’apporter de la valeur à travers son offre. Il est très complexe de s’imposer dans une communauté si celle-ci ne juge pas que le produit offert constitue la meilleure réponse à ses motivations.

Le positionnement marketing, qui est très important de façon générale, l’est encore plus dans le community management: la marque a besoin d’être reconnue pour son offre, qui doit être explicite, originale et qui doit surtout répondre aux motivations des membres de la communauté. La marque doit savoir exactement qui elle est et quels sont ses points forts.

Les connaissances que la marque aura acquises grâce à ses interactions avec la communauté lui permettront d’améliorer toujours plus son positionnement, c’est un cercle vertueux.

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Une marque qui souhaite s’engager au sein d’une communauté doit le faire avec une stratégie bien définie. En dehors de cette phase de planification, il y a trois étapes à respecter : les classiques phases d’écoute, de dialogue et de dynamisation.

Mais comment savoir quand passer de l’une à l’autre? Il est impossible de le prévoir lors de la planification, ce sont des éléments du contexte qui doivent déclencher ces étapes, et non des dates choisies à l’avance.

La première étape est l’écoute et la mise en place des outils de veille. Cette étape a pour principal objectif de préparer les suivantes et n’apporte pas directement à la marque, cependant, c’est l’étape la plus importante, car se lancer dans le dialogue sans avoir étudié sa cible et ses usages est très risqué. Cela ne signifie pas que la marque doit rester muette, mais ses prises de parole doivent avoir pour principal objectif d’observer les réactions à différents types de sollicitations.
Quand doit-on considérer que la marque est prête à franchir cette étape et entrer véritablement en phase de dialogue? Lorsqu’elle a répondu aux questions suivantes :
Quelle est la communauté la plus pertinente pour la marque?
Doit-elle en créer une?
Qui fait partie de cette communauté?
Qui sont les éventuels leaders d’opinion ou les personnes les plus engagées dans la communauté?
Quelle est la zone de contact entre cette communauté et ses clients / prospects?
Quelles sont les motivations de ces personnes et qu’est-ce que la marque va pouvoir leur apporter?
Quels sont les usages, les codes, le ton à adopter?
Comment réagir en cas de crise? Quelles sont les crises auxquelles la marque pourrait être confrontée?

La seconde étape est la phase de dialogue entre la marque et la communauté. Le principal objectif? Travailler la notoriété et l’image de la marque. En effet, le premier effet d’un dialogue efficace est de changer l’attitude des consommateurs envers la marque.
Comment savoir si la marque est prête à aller plus loin?
Est-ce que la marque a suffisamment apporté à la communauté pour espérer quelque chose en retour?
Est-ce que l’offre produit de la marque s’est adaptée à la communauté et a progressé?
Est-ce que les membres de la communauté en sont conscients?
Est-ce que la marque a de vrais fans? Est-ce qu’elle a réussi à convaincre des leaders d’opinion de la communauté?
Est-ce que la marque est considérée comme la référence au sein de la communauté?
Est-ce que la communauté est suffisamment mûre pour s’auto-alimenter sans le soutien de la marque?
Est-ce que les scores d’engagement sont suffisamment bons?

Une fois ces questions validées (autant dire que c’est assez rare et que cela prend du temps), la marque peut entrer dans la phase où elle va tirer les meilleurs bénéfices de tous les efforts qu’elle a fait au sein de la communauté : la phase de dynamisation. C’est la phase où la marque aura pour principal objectif de donner aux fans et aux consommateurs convaincus les moyens d’exprimer leur satisfaction et de devenir de véritables ambassadeurs. Cette étape peut être marquée par une sensible augmentation du chiffre d’affaire, ce qui doit être l’objectif ultime de la marque.
Bien entendu, comme il est très complexe pour une marque d’en arriver là, et il est tout à fait possible de commencer à mettre en place des actions de dynamisation de la communauté lors de l’étape précédente.
Et si vous arrivez réellement à faire entrer votre marque dans cette dernière phase, il est temps d’aller voir votre direction pour faire monter les enchères!

Il ne faut pas non plus oublier les actions à long terme qui doivent être menées tout au long des trois processus, en particulier la remontée des insights marketing, et l’analyse des résultats obtenus à chaque étape.

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Je pensais que la question de l’internalisation ou de l’externalisation du community manager était tranchée, visiblement c’est encore loin d’être le cas!

Les objectifs du community management

Quel est le rôle du community manager?
C’est la personne qui est en charge de gérer la marque au sein de sa communauté, et de lui assurer, grâce aux interactions qu’elle a avec cette communauté, d’atteindre ses objectifs marketing.

Quel est l’objectif marketing final que les marques doivent rechercher en allant se frotter à leur communauté?
L’objectif final de la marque est de devenir la référence au sein de sa communauté. Cela passe par de la création de valeur, et en particulier – et c’est essentiel – par la totale adéquation entre son offre et les motivations des membres de la communauté.

Certes c’est ambitieux, certes cela ressemble à la recherche du Saint Graal, mais c’est bien cet objectif que l’on doit chercher à atteindre en entrant en interaction avec sa communauté. C’est dans cette optique que je préfère parler de community leader avant de parler de community manager. Seul un leader, crédible et compétent dans son métier, saura capter les insights marketing au sein de la communauté, savoir lesquels sont pertinents et devront participer à l’amélioration de l’offre et enfin convaincre la communauté que le produit ainsi amélioré lui correspond tout à fait.

Les arguments de ceux qui sont en faveur du community manager en externe

Pour être crédible il faut être indépendant.
Deux choses à répondre à cette affirmation : d’une part, si le community manager est reconnu comme un expert, peut importe qu’il soit indépendant ou pas. Le directeur marketing de Rip Curl surfe depuis qu’il a 6 ans?* Peut importe qu’il bosse pour la marque, la communauté l’écoutera, car il est crédible, il connaît son job. Avoir un community manager en interne ne veut pas dire qu’il ne faut pas chercher à convaincre les « influenceurs », qui, eux, sont indépendants (à condition de le faire proprement, et pas à travers des articles sponsos par exemple). Et au final, que le community manager soit en interne ou en externe, il est payé par la marque, je ne pense donc pas que les consommateurs sont dupes.

Un community manager en interne coûte trop cher, en particulier pour les petites marques.
J’ai rarement entendu cet argument dans d’autres domaines que le community management. Une ressource en interne coûte plus cher qu’une ressource en externe? Les salaires sont sacrément élevés alors… D’autant plus que le community management est une tâche très flexible : on peut demander à plusieurs employés de s’en charger et de se répartir les tâches en fonction de leur emploi du temps.

Il est compliqué de trouver les ressources en interne.
Je reste persuadé qu’il est beaucoup plus simple d’apprendre le métier de community manager que de devenir crédible au sein d’une communauté. Toutes les sociétés ont des employés qui ont l’habitude de se retrouver face à des clients, qui sont empathiques et sont capables de créer un peu de contenu. Par contre, gagner se crédibilité au sein d’une communauté est autrement plus long.
Si vos équipes sont trop occupées pour se charger de cette tâche, c’est que vous n’avez pas bien saisi l’importance des médias sociaux, et il vaut alors mieux rester sur du marketing traditionnel.
Et si vous n’avez pas ce type de compétences en interne, la première chose à faire n’est pas d’embaucher un community manager en externe, mais de revoir totalement votre politique de recrutement, la situation est grave!

Trois nuances

Il n’est pas nécessaire que l’ensemble des personnes en lien direct avec la communauté soient des « community leaders ». Pour faire du management de communauté, des community managers externes seront tout à fait efficaces, en support d’un community leader.

Mon propos sur la nécessité du community leader en interne est valable pour les communautés qui sont engageantes, qui tournent autour d’un produit donc l’achat est fortement impliquant ou complexe techniquement. Pour vendre du soda, mettre en avant un leader est moins nécessaire, à part si le créateur de la recette du Coca Cola se trouve parmi vos employés.

Tout ceci est valable pour les entreprise qui ont la volonté de se lancer à la conquête du Saint Graal. Si la présence de la marque sur les médias sociaux a pour seuls objectifs de gagner en notoriété, en image, ou de diffuser des offres promotionnelles, alors un community manager en externe pourra jouer ce rôle. Mais franchement, j’attends encore les chiffres qui me prouveront que cela permet d’atteindre ces objectifs de façon plus efficace que de l’emailing, ou même qu’une pub TV.

Conclusion

Un community leader crédible au sein de la communauté est un véritable avantage concurrentiel pour l’entreprise. Imaginez une boîte de surf qui travaille avec un community manager qui s’est acheté une planche de surf il y a 4 ans pour la planter sur le sable et draguer les minettes. Si Rip Curl et son directeur marketing entrent dans la communauté, les membres vont vite comprendre laquelle des deux boîtes est la plus crédible dans son domaine. Et je peux vous garantir également que Rip Curl verra assez rapidement son offre progresser face à celle de son concurrent.

Pour conclure simplement :
Community leader (obligatoire) = Interne
Community manager(s) (en soutien) = Interne
(ou éventuellement en externe s’ils viennent en support du community leader, même si ce n’est pas l’idéal et que cela traduit un manque d’implication de la société)

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Le sujet des postes de community manager confiés à des stagiaires a été suffisamment débattu un peu partout, je ne vais pas revenir dessus, mais plutôt sur ce que cela révèle.

Cette tendance, persistante, est assez révélatrice de l’intérêt que les marques portent à leur communauté. Elles commencent à comprendre qu’elles doivent être présentes sur les médias sociaux, mais ne veulent surtout pas s’y engager pour de bon, alors même que l’engagement des consommateurs est ce qu’elles recherchent avant tout.

Et en lisant les offres d’emploi pour les postes de community manager, je me demande si au final, les marques ne cherchent pas simplement à reproduire ce qu’elles font en grande surface. C’est à dire de l’animation commerciale 2.0.

Le community manager tel qu’on le voit dans une majorité des offres d’emploi doit créer de l’animation, asséner le nom de la marque à longueur de journée, faire essayer le produit, en discuter, donner deux-trois conseils, demander aux consommateurs ce qu’ils pensent du morceau de fromage offert, leur faire gagner un lave-linge…

Il n’y a rien de méprisant dans ce que je dis, l’animation commerciale est un beau métier, dur, qui a son utilité, c’est simplement que le potentiel de la communauté est loin d’être exploité. La communauté a besoin de bien plus qu’un animateur commercial 2.0. Elle a besoin d’un excellent connaisseur de l’industrie, qui a une vraie crédibilité, une vision. Une personne qui saura faire changer la marque en fonction des feedbacks qu’elle reçoit, qui connait et saura exploiter les effets de réseau et de bouche à oreille, qui donnera de l’énergie aux consommateurs fidélisés pour les transformer en ambassadeur…

Là où les marques embauchent un stagiaire, elles devraient mettre en avant leur C-suite. Avant même de réclamer de l’engagement à leurs consommateurs, elles devraient s’engager réellement et le prouver.

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