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Mot clé "consommateur"

L’apparition des médias sociaux et leur utilisation de plus en plus fréquente par les annonceurs ont quelques peu changé les règles du jeu. J’ai toujours pensé que l’avantage majeur du marketing interactif était la possibilité de calculer plus facilement et plus précisément le ROI des actions mises en place. C’est particulièrement vrai en période de crise car les annonceurs ont tendance à couper les budgets marketing en les considérant comme des pertes plutôt que comme des investissements. Un bon calcul du ROI permet de justifier la nécessité de ces actions.

Afin de parler le même langage que les directions exécutives, les marketeurs essaient le plus souvent de leur présenter un ROI financier: « en investissant telle somme, on a obtenu tant de hausse sur le chiffre d’affaire ou tant de hausse sur la marge… ». Cependant, les actions sur les médias sociaux ont finalement peu d’impact sur les résultats financiers à court terme. Il faut donc utiliser de nouveaux indicateurs pour justifier l’intérêt de ces projets.

Parmi les indicateurs les plus classiques qui s’appliquent aux actions mises en place sur les réseaux sociaux, il y a les indicateurs de la fidélisation, et notamment le « repeat business » ou taux de ré-achat (voir à cet effet cet excellent article de Michel de Guilhermier). La cause principale du réachat est la satisfaction du client quant au produit/service, mais les actions sur les réseaux sociaux ont également un impact sur ce chiffre car ils vont fidéliser les consommateurs à la marque.
On peut également mesurer le degré de relation qui existe entre la marque et ses consommateurs. Pour cela on peut utiliser la spirale marketing développée par David Armano.

Les réseaux sociaux auront aussi un impact fort sur l’attractivité de la marque. En effet, les consommateurs apprécient que la marque les écoute et qu’elle prenne en compte leurs remarques.

Il ne faut pas non plus négliger le fait que les réseaux sociaux ont en général un but. Il faut donc garder en tête les résultats obtenus grâce aux réseaux sociaux : amélioration des produits pour une plateforme de recueil d’avis de consommateurs, création de nouveaux produits/services/outils de communication… pour une plateforme de crowdsourcing. Ces résultats sont complexes à traduire en résultats financiers. Pourtant il est essentiel de convaincre les annonceurs de leur importance.

Voilà donc une liste assez complète d’indicateurs globaux disponibles pour mesurer les résultats des actions menées sur les réseaux sociaux. Si pour la plupart ils ne sont pas financiers, il est important de sensibiliser les annonceurs à ce nouveau langage.

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Trendwatching.com vient de sortir son rapport pour Octobre. Ils commencent à étudier les tendances qui devraient se développer en 2009. Selon eux, l’une des grosses tendances sera l’offre par les marques d’avantages exclusifs à leurs meilleurs clients. En ces temps économiquement imprévisibles, la recherche de la fidélisation parait très raisonnable.

Les exemples donnés par Trendwatch sont multiples : accès à des produits uniques personnalisés, invitation à des concerts et accès en backstage, places réservées dans les stades de foot, files d’attente rapides réservées, concierges, bornes de recharge gratuites pour mobiles, espaces lounges dans les aéroports, places de parking réservées aux véhicules hybrides… La liste présentée par Trendwatch est longue.

Quel est l’avantage pour la marque? Ils sont nombreux, à condition de bien concevoir et présenter ces avantages exclusifs : ils doivent apporter un réel service au client et surtout, les clients qui n’en bénéficient pas ne doivent pas se sentir exclus ou dévalorisés. Les avantages sont alors nombreux, en termes de fidélisation, d’image, d’attrait de l’offre…

C’est assez intéressant de voir qu’en période de crise, les marques ont tendance à revenir aux fondamentaux. La fidélisation est évidement essentielle dans cette situation. Mais il ne faut surtout pas oublier que la fidélisation passe avant tout par la conception d’un produit/service qui va totalement combler les attentes du client.

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Toute communication a un rythme. Lorsque l’on choisi d’appeler une personne au téléphone au lieu de lui envoyer un email, c’est en partie pour des impératifs de rythme. On souhaite avoir un retour instantanément.

Je pense qu’il en va de même lorsque les consommateurs souhaitent établir une communication avec une marque. Votre marque a-t-elle les moyens nécessaires pour répondre à tous les rythmes?

L’instantané

La plupart des marques n’ont pas les moyens de mettre en place des centres d’appels qui leur permettent de répondre en direct à tous leurs consommateurs. Il existe heureusement des alternatives.

La plus prometteuse à mon avis est twitter. Twitter permet à une marque de répondre quasi-instantanément aux consommateurs, tout en ayant la possibilité de planifier les réponses (si aucun opérateur n’est disponible, « le conseiller twitter » peut répondre 2-3 minutes après). Je trouve que c’est moins frustrant pour le consommateur que d’attendre 5 minutes au téléphone (il peut faire autre chose en attendant et surtout il ne paie pas l’attente). Un autre avantage de twitter est qu’il oblige à être bref (140 caractères seulement, ce qui le limite de fait à certains usages).

Il existe également des possibilités d’intégrer un « chat » au site web de la marque. Tout comme twitter, le chat permet de traiter plus de demandes en parallèles : « le conseiller chat » peut « chater » avec plusieurs consommateurs en même temps, et peut planifier les réponses en cas de surcharge.

Le rapide

Parfois le consommateur n’attend pas une réponse instantanée. Il faut lui proposer des solutions intermédiaires afin de désengorger les moyens cités dans le paragraphe précédent.

La première solution est le blog. A condition d’avoir une équipe ayant les moyens de communiquer avec les consommateurs sur ce support, il peut-être un excellent moyen de répondre à une demande de communication de la part de l’un d’entre eux.

La seconde solution est le forum. Là encore, cette solution nécessite d’avoir une équipe ou un conseiller dont répondre aux consommateurs fait partie de l’affectation. Le forum permet d’une part de répondre à des demandes complexes, techniques, et permet surtout de rendre la réponse à la question facilement accessible aux autres consommateurs qui auraient les même interrogations. Le contenu du forum peut également nourrir la Faq.

Le système du « web call back » est également intéressant. Le principe est simple : le consommateur laisse son numéro de téléphone sur Internet et l’entreprise se charge de le recontacter lorsqu’il le souhaite (cela peut-être quasi-instantanément ou à une heure choisie par le consommateur). Ce système permet de bien planifier les appels et donc les équipes dédiées à ce canal.

Le plus lent

Il y a ensuite des systèmes plus lents, mais qui peuvent être efficaces dans certaines situations.

La réponse aux consommateurs par la Faq ou par du contenu informatif sur le site web de la marque peut être envisagée dans certains cas par exemple. Cela permet de ne répondre qu’une seule fois à une question qui revient souvent.

Les réponses par courrier old school peuvent également servir, surtout dans le cas où une réponse un peu solennelle (ou contractuelle) est nécessaire : confirmation de changement de formule, suivi juridique d’un différent…

Il est important que l’entreprise soit capable de répondre à ces différentes demandes de rythmes. Il faut bien garder à l’esprit que le rythme choisi doit correspondre au rythme attendu par le consommateur.

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Avoir des fans peut-être très bénéfique pour une marque. Les fans sont des personnes qui sont fidélisées, elles sont donc le plus souvent intéressantes en termes de business (mais pas toujours). Les fans sont aussi des personnes que vous devez impliquer pour améliorer vos produits/services, ce sont des « insights » essentiels. Mais bien évidement, l’intérêt principal des fans est qu’ils vont jouer le rôle d’évangélisateurs ou d’avocats de la marque. Ils vont en parler autour d’eux, ils vont défendre la marque…

Mais comment savoir si on a des fans? Avant de chercher à recruter de nouveaux fans, il faut d’abord savoir si la marque en possède déjà. En effet, la fidélisation de consommateurs pourra prendre appui sur cette communauté.

Rechercher la présence de groupes de fans

Ces groupes peuvent être en ligne ou pas. En ligne, il faut rechercher des groupes existants sur les réseaux sociaux (facebook, myspace…), des blogs ou des sites dédiés à la marque, des sujets drainant une forte participation sur les forums… Hors ligne, les groupes peuvent avoir la forme d’associations (comme les amoureux de la Coccinelle, par exemple).

Surveiller la participation des consommateurs

Les consommateurs fidélisés vont avoir tendance à s’exprimer positivement sur la marque. Cette participation de leur part peut avoir lieu sur des blogs, sur des sites d’avis de consommateurs (comme Ciao par exemple) ou sur les sites de vente en ligne qui laissent les consommateurs donner leur avis sur les produits. Plus ils sont de mauvaise foi pour défendre votre marque, plus il y a de chances qu’ils soient fans.

Ne pas hésiter à utiliser des statistiques pour mieux les connaitre

Il existe un outil indispensable qui vous permettra d’utiliser les statistiques de l’institut Forrester Research pour mieux connaitre vos fans : le Social technographics profile.
Forrester Technographics Profile
Le Forrester Technographics Profile
Cet outil permet, à partir de données basiques sur votre cible (âge, pays, sexe) de déterminer comment se comporte votre cible sur Internet. Est-ce qu’ils sont susceptibles d’être des créateurs de contenus ou plutôt de simples spectateurs? Ces données vous permettront de savoir où chercher vos éventuels fans.

Pourquoi est-ce que les marques doivent absolument rechercher leurs fans? Parce que les fans ont besoin de reconnaissance. Ils attendent un traitement personnalisé de la part de la marque. Il est important de les impliquer dans les actions de la marque, surtout dans les actions qui utilisent les réseaux sociaux. Pour cela, la marque doit connaître leur existence, puis savoir où les trouver et où entrer en contact avec eux.

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Orange a connu un petit problème cet été avec les activations des nouvelles cartes SIM. Leurs serveurs d’activation ont été indisponibles pendant une dizaine de jours et ils ont dû faire toutes les activations à la main.

Avec les moyens technologiques actuels, et la transparence qu’ils imposent aux entreprises, on aurait pu imaginer qu’Orange aurait tout fait pour entrer en contact avec ses consommateurs et leur exposer la situation en leur donnant un planning de retour à la normale. Dans ces périodes d’attente, c’est bien le manque d’informations qui est le pire pour les consommateurs mécontents.

Et bien Orange a enchainé les erreurs :

Pas de discours officiel cohérent
Alors qu’un conseiller m’avait avoué qu’il s’agissait d’une panne informatique, un autre m’a dit que c’était juste le temps de migrer sur une nouvelle plateforme (la panne a quand même duré plus de 10 jours).

Aucune communication à grande échelle
Orange dispose d’une plateforme sur laquelle une grande partie de ses abonnés se connectent. Il aurait été très simple d’entrer en contact avec ceux touchés par le problème par ce biais. Il n’en a rien été. J’ai fait pas mal de recherches sur le net sur ce problème quand j’étais en panne pour voir s’il existait une solution et je n’ai trouvé aucune trace d’un quelconque message de la part d’Orange.

Pas de réponse aux utilisateurs
Devant ce manque d’information, les consommateurs se sont tournés vers les forums d’Orange. Un message posté sur cette plateforme a reçu plus de 170 messages de consommateurs qui essayaient de partager leur mésaventure. Personne chez Orange ne s’est donné la peine de répondre aux questions de leurs clients. Vraiment dommage d’avoir tous les moyens techniques mis en place pour créer le contact avec le client et de ne pas s’en servir. La question ne se pose pas vraiment pour moi puisque j’ai quitté la France, mais à mon retour, pas sûr que je choisisse Orange.

Je ne pourrais que recommander aux responsables du service client et de la communication de chez Orange la lecture de « Groundswell« .

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Quand on travaille sur une marque, on ne doit surtout pas se focaliser uniquement sur le marketing et la communication. Ces deux éléments ne sont que la partie visible de l’iceberg. En effet, dans l’esprit d’un consommateur, la marque se construit à chaque fois qu’il entre en contact avec celle-ci. Et cela va bien au delà de la communication. Lorsque le consommateur utilise un produit, lorsqu’il discute avec un vendeur, lorsqu’il a affaire au SAV… il va réviser l’image qu’il se fait de la marque. Un bon marketeur se doit de s’intéresser à toutes ces interactions entre la marque et le consommateur. Les agissements des vendeurs et du SAV par exemple sont excessivement importants et doivent être traités avec beaucoup d’attention.

J’avais déjà cité une phrase d’un marketeur américain qui disait « Our brand is everything we do ».

Et bien David Armano, fameux marketeur américain, nous le rappelle encore dans un article intitulé « Disney’s 100 000$ salt + pepper shaker ». Il raconte l’histoire d’un américain qui avait été agréablement surpris par un vendeur qui lui avait remplacé gratuitement une salière Mickey qu’il avait cassé juste après l’avoir achetée. Cet « investissement » de quelques dollars a finalement rapporté 100 000$ à Disney. En effet, cet américain, après cet heureux épisode, est devenu encore plus fan de Disney. Et il a dépensé dans sa vie, avec sa famille, plus de 100 000$ en produits Disney divers.

Même si c’est sans doute du rabâchage, il faut toujours garder en tête cette importance de « l’expérience » de la marque.

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GroundswellJ’ai acheté dernièrement l’excellent « Ground swell« . Co-écrit par deux responsables du Forrester Research, ce livre fait un état de l’art sur le pilotage des échanges entre consommateurs à propos des marques. C’est ce qu’ils appellent le ground swell. Un mouvement qu’il n’est pas possible d’arrêter.

Pour transformer ce défi en opportunité (le bouche à oreille peut également être très positif, cf le lancement de l’Iphone), le livre nous donne quelques pistes :

Il faut comprendre les mécanismes en jeu

  • Quelles sont les technologies mises en jeu?
  • Quels sont les canaux utilisés par les consommateurs pour communiquer entre eux? Quelle est leur audience?
  • Quelle est la motivation des consommateurs à parler de votre marque?

Il faut écouter ce qui se dit
Les marques doivent mettre en place une veille sérieuse pour recueillir tout ce qui se dit d’elles et ensuite pour traiter et synthétiser les informations afin de les rendre utilisables.
Il peut être intéressant de segmenter les informations :

  • par support : information diffusée sur un blog, un forum, un réseau social…
  • par type de message : discussion à propos d’un produit, d’une communication ou d’un agissement de la marque
  • par tonalité : discussion positive pour la marque, ou négative, mitigée, neutre
  • par audience : il est essentiel de pouvoir mesurer l’impact de la discussion (un article sur un blog avec 15000 visiteurs/j aura un impact complètement différent d’un message posté sur un forum avec 30 inscrits)

Il faut ensuite étudier l’impact de ces conversations sur les éléments de la marque : est-ce qu’elle a gagné en notoriété, est-ce que son image s’est dégradée?… On peut obtenir ces informations en mettant en parallèle la mesure de la marque avec la mesure des échanges entre consommateurs.

Il faut savoir prendre la parole
Toutes les mesures précédentes doivent permettre à la marque de prendre la parole. Le canal utilisé, ainsi que les consommateurs ciblés doivent être choisis avec attention. Une prise de parole peut-être une réponse directe en utilisant le même canal que le discussion, des relations presse ou relais d’opinions, la création d’un réseau social, d’un blog…

Le « Groundswell » ne peut pas être stoppé, et il peut être une réelle opportunité pour les marques pour recruter de nouveaux consommateurs et pour fidéliser. Un bouche à oreille positif ne coûte pas grand chose et peut avoir des résultats très positif pour la marque. Il ne faut pas hésiter à l’entretenir.
Un bouche à oreille négatif peut quant à lui être destructeur si la marque ne cherche pas à l’écouter et à y répondre.

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La période est économiquement difficile pour de nombreuses marques. En période de crise, celles-ci ont tendance à rogner sur les budgets qui leur semblent les moins stratégiques, et ce sont les budgets marketing et communications qui sont les premiers touchés. Au delà du fait que c’est un raisonnement très court-termiste, il est vrai que parfois les entreprises n’ont pas beaucoup d’options.

Et si la solution venait de notre cher Internet? Je vois plusieurs avantages qui font qu’en période de crise, les entreprises pourraient éviter de couper les budgets marketing grâce au web :

  • Le retour sur investissement (ROI) est facilement mesurable. Le principal avantage du web, c’est que les outils de mesure sont nombreux et accessibles. Le marketing et la communication sont souvent considérés comme des pertes sèches. Lorsque l’on peut calculer le ROI, ça change tout. Le calcul du ROI permet de faire passer les budgets marketing et communication d’un statut de perte sèche à un statut d’investissement.
  • Le web est un excellent outil de fidélisation. Les nouvelles technologies web permettent de fidéliser facilement les consommateurs. Elles permettent aux entreprise de mieux connaitre leur consommateurs grâce aux données qu’elles peuvent collecter puis ensuite de s’adresser personnellement à eux. Et il est bien connu qu’il est beaucoup moins cher de fidéliser un consommateur que d’en recruter un.
  • Il existe des moyens de communication peu chers qui peuvent avoir un impact très fort. On peut penser au marketing viral, aux relations blogueurs… Ce sont des moyens qui, s’ils sont mis en place avec talent peuvent avoir un impact important (tant en notoriété qu’en image) sans que l’investissement ne soit trop lourd.
  • Les investissements en distribution sont moindres. Même s’il est utopique de penser que l’on peut se lancer avec succès dans le ecommerce sans des investissements conséquents, ceux-ci seront moindre pour un même nombre de prospects touchés que dans le cadre d’une ouverture de magasin en dur. Il existe de nombreux outils comme l’affiliation qui permettent de se lancer sans un investissement trop important.

La liste est sans doute incomplète et les entreprise l’ont bien compris. Pepsi, par exemple, a totalement mis de côté les autres médias pour se concentrer sur Internet à l’occasion du lancement d’une nouvelle boisson aux USA.

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