Comment suivre les tendances?

Pour piloter sa marque, il est essentiel d’être capable de suivre les tendances. Qu’est-ce qui motive les consommateurs, qu’est-ce qui les fait bouger, réagir… Cela permet d’une part de savoir où entrer en contact avec eux, mais également ce qu’on doit leur apporter pour créer la relation.

La première source d’information sur les tendances, c’est la curiosité. Il faut être capable de prendre le temps d’observer les gens autour de nous, en essayant d’éviter le biais de ne s’intéresser qu’à ce qui est à la mode. Une tendance n’est pas une mode.

Cette curiosité est essentielle, mais il est indispensable de la compléter par des données plus générales.
Voici une sélection de sites qui offrent ces données. On passe de très bons sites gratuits à des études spécifiques payantes. A chacun de choisir en fonction de ses moyens et de ses objectifs.

Influencia

Influencia est un excellent site français, gratuit, qui présente chaque semaine des dossiers ou des news sur les tendances et les principaux buzz du moment. Très agréable à lire, avec du contenu de qualité, et des news plutôt fraîches.
Cette semaine, deux dossiers sur le retour de la tendance du « Simple » pour la maison et les objets et sur la génération X (les trentenaires).

The Cool Hunter

The Cool Hunter est un site américain qui traque les dernières tendances et les diffuse, soit directement sur le site, soit à travers sa newsletter, que je vous recommande chaudement. Les catégories traitées sont très larges et vont du lifestyle aux tendances dans les bureaux en passant par les gadgets, les groupes démographiques…

Ipsos

Avec Ipsos, on entre dans les études payantes. Ipsos propose des études générales, mais aussi des services d’études spécifiques sur demande. Les moyens mis en œuvre sont importants. Ipsos travaille avec des panels très bien qualifiés et des possibilités d’études vastes : études de tendances, mais aussi études tout au long des campagnes de communication…

TNS Sofres

TNS Sofres offre le même type de services qu’Ipsos avec son observatoire des tendances « Facts’n Trends ». Facts’n Trends croise des recherches marketing et sociologique et étudie à la fois les déclarations du panel ainsi que leurs habitudes réelles de consommation pour détecter les tendances.



Voilà donc une petite sélection de sites pour suivre un peu les dernières tendances. Une bonne veille sur ces sites doit bien sûr être complétée par l’utilisation des moteurs de recherche et agrégateurs de contenus, mais surtout par une bonne curiosité personnelle. Cette curiosité permet surtout de ne pas seulement suivre les tendances et de parfois en lancer, ce qui donne toujours un avantage important.

Pauvres mâles

Parce que les femmes ne sont pas les seules à avoir une image dégradante dans la pub, le magazine AskMen.com a publié son classement des 10 pubs qui nous humilient le plus, nous autres les mâles.

En numéro 1:

En numéro 2:

Le reste du classement ici.

En effet, c’est rude (et c’est de l’humour ricain)!
Don’t give up dudes!

Quote : Warren Buffett et l’apprentissage

Quand on demande à Warren Buffett ce qui devrait être enseigné en MBA, voici sa réponse :

There are only three courses you need: how to value a business, how to think about market fluctuations, and how to communicate well. There is a great desire of the priesthood [in this case, academics] to teach what they know vs. what you need. If you know the bible in four languages, your ego won’t allow you to teach the true essentials, which might be “follow the 10 commandments.”

C’est intéressant de voir à quel point la capacité à simplifier les choses et à se concentrer sur l’essentiel peut conduire au succès.

Et je pense qu’on peut faire une analogie avec la communication et le marketing. On a trop souvent tendance à ignorer le besoin réel du consommateur pour faire ce qu’on sait faire de mieux. On fait du complexe, du pointu, du créatif, mais on perd de vue la motivation du consommateur qui peut être très simple. Faire du beau ou du viral ne doit pas être une fin en soit. Ça peut apporter de la notoriété, mais l’attractivité de la marque, celle qui va permettre de gagner la préférence du consommateur ou de le fidéliser, ne va rien y gagner si l’on ne répond pas à la motivation de celui-ci.

Via The blog of author Tim Ferriss

Un nuage de tags pour votre marque

Brandtags.net a enfin une version française! Cet outil, que j’avais trouvé excellent est maintenant disponible avec des marques françaises. Développé par Johann, de Roycod et son agence Witamin, nuagedemarques.com reprend le même principe que son ainé.

Vraiment indispensable pour les annonceurs ou les gens qui bossent en agence pour savoir rapidement ce que pensent les consommateurs de votre marque. Je fait tourner l’info parce que plus il y a de personnes qui participeront, meilleurs seront les résultats.

Quote : mettre le consommateur au centre de l’entreprise

Have a point of vue. Focus on the customer. Deliver value.

Le magazine Fortune a demandé à 25 personnalité américaines quel était le meilleur conseil qu’on leur avait donné. C’est très instructif et je vous laisse aller consulter l’article ici.

Pour Alan Mulally, CEO de Ford, le meilleur conseil qu’on ait pu lui donner est donc de se concentrer sur le consommateur. Si ce conseil peut paraître évident, qui le respecte réellement au quotidien? Qui parle des 4C plutôt que des 4P? Quelles entreprises l’ont correctement intégré dans leurs processus?

Il est intéressant de voir à quel point tous les professionnels du marketing qui ont beaucoup d’expérience insistent sur le « consumer focus » (comme Michel de Guilhermier par exemple).

Jeux concours : attention au choix des prix offerts

L’efficacité des jeux-concours n’est plus à démontrer : que ce soit pour favoriser l’acte d’achat ou pour se construire une base emails, la formule fonctionne bien.

Mais je pense que le choix des prix offerts doit être fait avec soin.

A mon avis, il faut absolument éviter d’offrir ce que l’on vend. La raison est très simple : si un consommateur était intéressé par un produit et qu’il a la possibilité de le gagner, il va forcément retarder son achat en se disant « ça ne sert à rien de l’acheter maintenant s’il est possible que je le gagne ». Pendant ce temps, il aura le temps d’aller faire le tour de la concurrence. Et quand le concours sera fini, s’il gagne il n’achètera pas le produit puisqu’il le possédera déjà et s’il perd, il sera frustré et il sera compliqué de l’approcher à ce moment là.

Je suis plutôt favorable au cadeau qui est complémentaire de ce que l’on vend. Par exemple, si on vend des appareils photos, pourquoi ne pas offrir un voyage en annonçant : achetez l’appareil photo, nous vous faisons gagner le voyage pour le tester. Au mieux, le consommateur va acheter l’appareil photo en espérant gagner le voyage et que cet appareil lui serve pendant ce voyage (oui, quand on participe à un jeu concours, on y croit, sinon on ne prendrait pas la peine de s’inscrire). Au pire, il attendra la fin du concours pour faire son achat. Mais s’il gagne, il achètera à coup sûr l’appareil et s’il perd il ne l’achètera peut-être pas, mais au moins on n’aura pas perdu une vente quasi-conclue.

Quote : besoins et motivations

« People don’t buy what they need. They buy what they want. »

Cette phrase de Seth Godin ma inspiré la réflexion suivante:

Et si on se trompait de cible en travaillant les besoins des consommateurs? Le marketing 2.0 a mis en avant une tendance que l’on a tendance à surestimer un peu à mon avis, mais qui est bien réelle : les consommateurs sont entrés dans l’action et veulent devenir plus que de simples consommateurs.

Au lieu de travailler les besoins des consommateurs, pourquoi ne pas s’intéresser à leurs motivations? Comprendre les motivations profondes de quelqu’un permet d’avoir la certitude qu’on va lui offrir un produit qui va réellement lui correspondre. Et cela n’est pas seulement valable en marketing. Les hommes politiques, par exemple, devraient s’en inspirer.

On sait depuis longtemps que les Hommes sont loin d’être rationnels. On ne cherche pas toujours à satisfaire nos besoins de base et nous sommes sans doute parfois déconnectés de ceux-ci (conduites à risque, par exemple).

Et si on ne peut plus se baser sur les besoins, basons nous sur les motivations. Celles-ci intègrent cette irrationalité.

Alors en effet, je joue un peu sur les mots. Mais je pense que travailler en se basant sur les motivations permet de garder en tête qu’il faut aller le plus loin possible dans la compréhension de ces motivations et ne pas se contenter des besoins apparents du consommateur.