Logo Interact!on
Archive
Mot clé "consommateur"

Un petit article rapide pour vous présenter un site qui pourrait bien être utile à ceux d’entre nous qui travaillent sur de grandes marques : BrandTag

C’est un site tout simple et assez ludique qui permet aux visiteurs de noter les mots qui leurs viennent à l’esprit quand on leur présente le nom et le logo d’une marque. On peut ensuite visualiser les termes les plus souvent employés sous forme de nuage de tags.
Là où c’est intéressant pour les marques, c’est qu’elles peuvent visualiser rapidement les associations qui sont perçues par les consommateurs.

Absolut brand tags

Pour le moment, le site ne présente que les boites américaines et quelques grandes multinationales. Qui se charge de lancer l’équivalent en France?

Via The Clientside Blog

Edit : le temps que je publie l’article, je vois que Fabien du blog Marketing 2.0 parle aussi de ce service. Je vous laisse aller consulter son opinion.

Lire la suite

Je crois que je deviens un blogueur influent (non, je rigole) : Cédric, qui bosse pour Feedback2.0 m’a demandé si je pouvais parler de la nouvelle plateforme de dialogue entre Cofidis et ses clients qu’ils ont mis en place.

Si je ne suis pas un client Cofidis et que la plateforme ne m’apporte rien personnellement, je vais vous expliquer pourquoi je trouve le service utile et bien fait.

Il faut tout d’abord savoir que j’ai beaucoup réfléchi avant de décider de me lancer dans une carrière dans le marketing interactif. J’étais un peu gêné par la vision qu’on peut avoir de la communication et du marketing qui consiste à tromper le client et à lui faire des promesses qu’on ne pourra pas tenir (de façon grossière ou plus fine). Et j’ai rencontré une prof américaine de marketing qui m’a dit que le marketing, c’était l’art de mieux connaitre le consommateur pour lui proposer un produit parfaitement adapté à son besoin. Voilà qui m’a rassuré et c’est comme ça que j’essaie de voir ma spécialité.

Et donc pour moi, le marketing 2.0, comme toutes les autres formes de marketing, se doit de respecter cet engagement : offrir au consommateur un produit totalement adapté à son besoin. Par définition, le marketing 2.0 devrait être un superbe outil pour les entreprises afin qu’elles respectent cet engagement.

Pourtant, je trouve qu’on en est très loin. En général, quand une entreprise utilise le UGC (User Generated Content), elle se sert du consommateur pour dépenser moins en design, en droits photos, en inspiration. En échange on lui offre des bénéfices qui n’ont rien à voir avec ce qu’il pourrait attendre. En général, le seul bénéfice qu’il peut en tirer, c’est sa petite minute de gloire.

C’est pour cette raison que je suis particulièrement attentif à ce que fait Feedback2.0. On a là une excellente formule de 2.0 qui permet aux entreprises d’offrir à leurs clients des produits qui correspondent à leurs besoins. Si cette volonté n’est pas nouvelle, la plateforme qu’ils ont développé (voici un exemple avec celle de Cofidis) permet à l’entreprise d’être beaucoup plus efficace dans le recueil des feedbacks utilisateurs (notamment grâce aux fonctions de tri qui permettent de faire ressortir les idées les plus appréciées par le plus grand nombre). En plus, le consommateur y trouve son compte puisque les recommandations les plus populaires sont adaptées par Cofidis et que l’utilisateur peut savoir en temps réel si sa proposition est retenue, si elle va l’être ou si Cofidis juge qu’elle n’est pas pertinente.

Lire la suite

Si on entend souvent parler de communautés en ligne lancées par des marques, il n’est pas toujours facile d’obtenir des données factuelles sur les résultats de celles-ci.

Le blog Go Big Always nous apporte la réponse en ce qui concerne la communauté créée autour de Nike +. Nike+ est un produit offert par Nike en partenariat avec Apple qui permet, en installant une puce dans la chaussure, d’avoir des données sur les courses à pied réalisées, d’avoir une musique qui s’adapte au rythme de la course et de partager les données collectées avec la communauté Nike, entre autres fonctionnalités intéressantes.

L’interview nous donne tout d’abord un chiffre, très révélateur : 40% des membres de la communauté qui ne possédaient pas l’équipement Nike+ ont fini par l’acheter. L’intérêt pour les marques parait évident.

Au delà de ce chiffre intéressant, voici ce que peut nous apprendre cet exemple :

  • Si la communauté a un tel succès, c’est qu’elle apporte quelque chose. Nike ne se définit plus seulement comme un fournisseur de « hardware » (les chaussures et les fringues), la marque se définit comme une marque qui permet aux gens de courir et qui leur propose d’améliorer leur expérience de la course. Et pour aller dans ce sens, la marque offre aussi le « software » (le logiciel et la communauté).
  • Les membres se sont appropriés la communauté et utilisent de façon intensive les fonctions sociales : pour se retrouver entre voisins joggers, pour organiser des challenges entre membres…Le réseau social a en fait facilité des comportements qui existaient déjà hors ligne. Je vous invite encore à lire mon article sur ce sujet : avant de lancer une communauté, il faut observer ce qui se passe hors ligne pour déceler un éventuel potentiel.
  • Cette communauté a grandement amélioré les échanges entre Nike et ses consommateurs. C’est encore un rôle de facilitatrice qu’a jouée la communauté. Les gens s’adressent plus facilement à Nike et il est plus simple pour Nike de canaliser les données à travers une communauté.

Via Go Big Always

Lire la suite

J’aurais presque pu titrer ce billet comme ma réaction à la dernière pub Sony: « Tout ça pour ça? »
J’imagine que vous avez entendu parler du bouche à oreille créé autour de la plateforme de Vivendi avec le magicien. Ce magicien était apparu il y a plusieurs mois et la campagne s’est terminée il y a peu à la TV. Assez brillamment apparemment.

Par curiosité je suis allé jeter un coup d’oeil à la plateforme Zaoza. On promettait du contenu multimédia illimité pour les mobiles pour 3€/mois.

Et bien quelle arnaque!

Pour le moment on a droit à quoi? Pour 3€/mois (ou 3€ l’unité, ce qui est encore plus l’arnaque), on a droit à des vidéos qui sont à mon avis quasiment toutes sur Youtube (ou leur équivalent), des sonneries à l’heure où une majorité de portables peuvent utiliser des mp3 comme sonnerie, des images alors que tous les mobiles ou presque peuvent récupérer des images depuis un PC… En gros, pour 3€/mois on a droit à du contenu qu’on peut facilement trouver légalement et gratuitement sur Internet.

Alors en effet je ne suis sans doute pas dans la cible, mais au moment où les portables avec accès à Internet devraient se généraliser, je trouve le pari très risqué d’investir gros dans une plateforme qui propose un tel contenu.

NB : Notez cependant que la section « Musique » est encore en construction, ce qui pourra peut-être me faire changer d’avis en fonction de la qualité du contenu.

Lire la suite

Les services d’abonnement ne sont pas quelque chose de nouveau. Ce qui est un peu plus nouveau, c’est la diversité des produits que l’on peut avoir en abonnement : brosses à dent, t-shirts et maintenant des rasoirs, avec la marque Wilkinson.

Si ce type de service se multiplie, c’est qu’il est très intéressant pour les entreprises qui se lancent (à condition que le service soit bien rendu):

  • Le service est utile : Avant toute chose, il ne faut pas oublier que le service en lui même est utile. Ne pas avoir à se déplacer pour remplacer des produits que l’on doit racheter régulièrement est attirant.
  • Fidélisation : Le client est presque captif. Il y a déjà la durée de l’abonnement, pendant laquelle le client a très peu de chance de partir. Ensuite, faire reconduire un abonnement n’est pas très compliqué. Et des moyens de fidélisation peuvent facilement être mis en place.
  • Relation client/marque : Un abonnement permet au client d’entrer souvent en contact avec la marque (à chaque livraison d’un produit). Ces contacts sont agréables pour le client car il reçoit un produit, sans rien payer sur le moment. Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à soigner ces contacts. Et puis ces contacts réguliers permettent d’établir une relation de confiance. Le client se sent en confiance d’avoir une marque qui vient lui apporter un service régulièrement.
  • Impression donnée par le prix : Psychologiquement, payer pour un abonnement est moins difficile que payer pour un produit. En effet, d’une part les virements automatiques sont moins douloureux que l’action de sortir la carte de paiement, et d’autre part un paiement trimestriel (ou autre) permet de séparer le paiement du service. Il est alors plus difficile de faire le lien entre la somme que l’on paie et le service.
  • Notoriété : Les abonnements ne sont pas encore généralisés dans tous les domaines. Il est donc encore possible de gagner fortement en notoriété et de faire parler de soi en lançant le premier service d’abonnement pour un type de produit. Wilkinson devrait par exemple en bénéficier en lançant la première offre d’abonnement à des rasoirs

Via Roycod

Lire la suite

L’un des moyens les plus utilisés en publicité pour mettre en avant les bénéfices produit ou les bénéfices consommateur sont les tests produit. Qui n’a pas déjà vu les pubs pour les lessives qui lavent une chemise qui en a vu de toutes les couleurs?

Raichle, la marque suisse de chaussures d’alpinisme va un cran au dessus pour démontrer la solidité de ses produits. Un utilisateur de la marque, qui travaille dans un parc aux USA, a testé la solidité de sa paire de Raichle avec ses loups.

Le résultat est plutôt concluant :

Raichle et les loups

Raichle, les chaussures et les loups

Pour suivre toute l’histoire, direction : le site de Raichle

Lire la suite

Les entreprises qui s’intéressent aux jeunes seniors (les « boomers » pour nos amis américains) sont de plus en plus nombreuses. C’est en effet une cible très intéressante : ils ont un fort pouvoir d’achat et lorsqu’ils arrivent à la retraite, ils commencent à avoir du temps. Ils sont sans doute également moins imprévisibles que les plus jeunes, puisqu’ils privilégient souvent la valeur intrinsèque du produit. Une entreprise qui offre de bons produits/services a toutes les chances d’attirer ce segment de population. Ce n’est pas une raison pour ne pas soigner sa communication vers cette cible, ne serait-ce que pour éviter de les faire fuir.

Voici 5 conseils donnés par John Barker sur AdAge :

  • Celebrate their generation : Il est important que les seniors sentent que vous vous intéressez à leur génération. Il faut leur montrer qu’on les connait bien. Une entreprise qui trouve le ton juste pour communiquer avec des seniors a toutes les chances d’avoir trouvé les éléments justes qui feront un bon produit pour cette cible.
  • Don’t preach and don’t push : Inutile d’essayer de les tromper, ils en ont vu d’autres. Il faut argumenter correctement pour bien mettre en avant les « avantages produit » qui vont les séduire.
  • Don’t be so damn serious : Le sens de l’humour n’a pas d’âge : ne pas hésiter à jouer sur ce registre, les seniors y sont aussi réceptifs que les autres cibles.
  • Be inventive in your « choice of voice » : on rejoint le premier point, il faut faire attention au choix des égéries. Les clichés comme Franck Mickaël sont à proscrire.
  • Aspire down : Il ne faut pas hésiter à utiliser des modèles qui sont un tout petit peu plus jeunes que la cible. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce dernier point : même s’il faut évidement donner une belle image de cette génération et éviter les photos de seniors trop fatigués, je suis persuadé que l’on peut trouver de belles photos de « boomers » dynamiques et attrayants.

Au final ces conseils sont pleins de bons sens et je dirais qu’ils peuvent s’appliquer pour toutes les cibles. Les seniors sont une cible à traiter comme toutes les autres : ne pas leur mentir, ne pas les caricaturer, être honnête avec eux, ne pas les infantiliser (point très important en ergonomie, il faut trouver un fonctionnement très simple, sans toutefois que les seniors aient l’impression qu’on les prend pour des incapables)…

Lire la suite

Un luxe que seules les entreprises qui arrivent à donner satisfaction à leurs clients peuvent se payer : utiliser leurs consommateurs pour communiquer et travailler leur image de marque.

Un premier exemple avec Burger King, aux USA, qui simule la fin du Whopper, sans doute le burger le plus apprécié outre-atlantique. Les clients confrontés à ce désastre (oui, je pèse mes mots :) ) sont filmés et le résultat est plus que positif.

[dailymotion x3s2az&v3=1&related=1]

Le second exemple nous vient du monde du cinéma. Pour la sortie d’un film qui fait très peur, des spectateurs ont été filmés lors de la projection d’un film. Le résultat est également très bon.

[dailymotion x3c6li&v3=1&related=1]

Ces deux exemples prennent la communication traditionnelle à contre-pied : on ne met plus le produit en avant, mais comme on a confiance dans les qualité intrinsèques du produit, on utilise les consommateurs. Les avantages sont nombreux :

  • Le résultat est plus crédible qu’une communication traditionnelle: on fait plus confiance à ce que nous disent les autres consommateurs qu’à la marque.
  • L’image de marque est fortement renforcée : une marque qui peut se permettre une telle opération a forcément confiance en ses produits.
  • Le procédé étant original, cela permet de développer un bouche à oreille rapide et fort (voir les deux précédents points)
Lire la suite