It’s a book that tries to grapple with the question of why certain environments seem to be disproportionately skilled at generating and sharing good ideas. Steven Johnson
L’auteur présente ses réflexions sur les environnements, les contextes qui favorisent la créativité, en suivant deux axes: le temps, avec de nombreux rappels historiques, et l’espace, en s’intéressant non seulement aux contextes « humains », mais également aux contextes naturels.
Inutile d’en dire trop, la vidéo a suffit à me convaincre. Elle rappellera forcément à certains la vidéo Drive, ainsi que toutes les autres de la série.
Quiet contemplation has led to its fair share of important thoughts. But it cannot be denied that good ideas also emerge in networks. Steven Johnson
De plusieursarticles et commentaires sur les contextes qui favorisent la créativité, il était plutôt ressorti que le calme, la concentration étaient les clés.
Pourtant, il ne faut pas oublier que beaucoup d’idées émergent de rencontres entre plusieurs personnes, plusieurs idées.
When I am, as it were, completely myself, entirely alone, and of good cheer–say, traveling in a carriage or walking after a good meal or during the night when I cannot sleep–it is on such occasions that my ideas flow best and most abundantly. Mozart
Comme je l’ai déjà dit sur ce blog, je m’intéresse beaucoup au contexte qui rend les gens plus créatif. Ce contexte est très différent d’une personne à l’autre, et je pense qu’il est important de trouver le sien. Que ce soit en conduisant, dans les transports en commun, en marchant, sous la douche, à cheval ou en calèche, ce sont surtout des instants durant lesquels nous ne souffrons pas d’interruptions, ni endogènes ni exogènes, et où nous pouvons oublier les soucis opérationnels (professionnels ou non).
Vous vous souvenez sans doute de cette magnifique intervention au TED de Dan Pink. Il revenait sur le fait que la meilleure motivation pour toutes les tâches qui requièrent de la créativité est la motivation intrinsèque. La motivation par la récompense peut avoir des effets très négatifs.
Dan Pink est aussi intervenu à la Royal Society for the encouragement of Arts, Manufactures and Commerce (RSA) sur le même sujet et cette institution en a fait une magnifique vidéo.
Pour ceux qui auront aimé, vous pouvez retrouver plusieurs vidéos reprenant le même concept sur cette page du site theRSA.org.
Un article très intéressant de Wired pose une question en forme de provocation : Et si la consultation des médias sociaux au travail nous rendait plus productifs? Il est de notoriété publique que les médias sociaux au travail ce n’est pas bien. Cela nous fait perdre notre concentration, empiète sur notre temps de travail, nous rend bête, bref, de nombreuses entreprises filtrent l’accès à ces sites contre-productifs.
Certes, ce qui suit est plutôt valable pour les gens qui ont besoin d’être créatifs dans leur travail, mais au final, ça concerne une grande partie de la population. Les bénéfices des interruptions dues aux médias sociaux sont multiples :
Le moment où l’on est le plus créatif est le moment où l’on est en face d’une information nouvelle. C’est ce que les spécialistes de la créativité appellent la période d’incubation.
Le fait de sortir la tête du guidon est aussi extrêmement positif pour la créativité, comme le rappellent les auteurs de « Creativity and the Mind« . Cela permet en particulier de prendre en compte des informations extérieures à la tâche qui nous occupe.
L’un des processus les plus puissants de la créativité est l’association d’idée. Pour le favoriser, c’est simple, il faut multiplier les sources d’information et aider les rencontres entre informations qui n’ont à priori rien à voir.
N’hésitez pas à envoyer vos patrons vers l’article de Wired s’ils vous coupent l’accès aux médias sociaux (sauf si vous êtes chirurgien ou contrôleur aérien). Et évitez chatroulette au boulot quand même…
There is a mismatch between what science knowes and what business does
L’un des premiers articles que j’ai publié sur ce blog parlait de l’importance de la motivation intrinsèque par rapport à la motivation extrinsèque dans la créativité. Je parle beaucoup moins maintenant de créativité sur le blog, mais je continue à m’y intéresser, toujours pour les même raisons.
Je ne peux donc que vous présenter cette magnifique intervention de Dan Pink au TED. Dan Pink est un auteur, disruptif mais reconnu, qui étudie le management et le monde du travail.
N’hésitez pas à utiliser les sous-titres.
Il nous apprend qu’il est démontré scientifiquement que les récompenses sont la plupart du temps totalement inefficaces, voir parfois contre-productives. En fait, les récompenses peuvent être utiles seulement pour des tâches mécaniques, lorsque le but à atteindre et le moyen de l’atteindre sont clairement identifiés. Mais dès que l’on doit faire appel à la créativité, c’est à dire dans la grande majorité des cas, seule la motivation intrinsèque est importante.
Il définit la motivation intrinsèque par trois valeurs : l’autonomie, la maîtrise et l’intérêt que l’on trouve à la tâche. L’autonomie est la capacité à prendre en main ce que l’on fait (ce qui ne signifie pas forcément travailler seul), la maîtrise est notre compétence sur le sujet, et notre volonté de progresser. L’intérêt est de comprendre la finalité de ce que l’on fait.
Ces trois éléments sont plus complexes à mettre en place que des récompenses. Mais les exemples donnés pendant l’intervention montrent parfaitement à quel point ils sont essentiels et peuvent apporter beaucoup à une organisation.
Sir Ken Robinson a fait une excellente intervention à la TED sur le sujet de l’éducation et la créativité. Il pense que les formules d’éducations actuelles sont complètement inadaptées au développement de la créativité.
L’éducation produirait même l’effet inverse : « Tous les enfants sont des artistes, mais à l’âge adulte, ils ont quasiment tous perdus leur créativité ». Pourquoi? Principalement parce que l’éducation nous apprend à rester dans la norme. Pour avoir de bonnes notes, tout le monde doit répondre la même chose : ce que veut le professeur. Ceux qui répondent autre chose ont en général de moins bons résultats. Et ceux qui ne sont pas « adaptés » à cette formule sont réorientés dans des filières moins bien perçues.
De plus, l’éducation a tendance à privilégier les disciplines qui mènent à un « vrai » métier, ou du moins aux études supérieures qui permettent ensuite de faire ce « vrai » métier. Les mathématiques, les sciences, les langues, sont des disciplines toujours plus importantes que les disciplines artistiques ou corporelles dans tous les cursus.
Je vous laisse consulter la vidéo, extrêmement intéressante. C’est en anglais et Sir Ken Robinson parle un peu vite, avec un fort accent « british », mais cela vaut vraiment le coup. En plus du contenu, la forme est également intéressante: beaucoup d’humour et une très belle maîtrise du story-telling. Inspiring!
Intéressé par la créativité, j’ai toujours été passionné par les environnements propices à la création. Je suis persuadé que l’environnement dans lequel on se trouve joue un grand rôle dans notre capacité à être créatif.
Je ne pouvais donc que m’intéresser au projet « Where I write« , du photographe Kyle Cassidy. Il publie sur son site une collection de photo de la pièce de travail de plusieurs écrivains. Il est passionnant de voir que chacun a besoin d’un endroit très personnel, très différent.
Bienvenue sur Interact!on. Après un début de carrière consacré au conseil en marketing digital et médias sociaux, j'ai co-fondé la société GoodPeopleRun. Ce blog est à la croisée de ces chemins, et parle de stratégies communautaires appliquées aux startups.