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Mot clé "créativité"

I have my best ideas in the shower. Matter of fact, I had a second water heater installed in my house so I could take longer showers.

Traduction approximative en français : « J’ai mes meilleures idées quand je suis sous la douche. C’est pour cela que j’ai installé un second chauffe-eau dans la maison, afin de pouvoir prendre des douches plus longues ».
Voici la réponse de Jordan Ayan, expert en marketing et créativité, à la question « Qu’est-ce que tu fais face à un problème difficile à résoudre? ».

En effet, devenir plus créatif, c’est tout d’abord faire l’effort de trouver la situation et l’environnement dans lequel on est le plus créatif. Après avoir tout entendu et son contraire sur les environnements les plus propices à la créativité (dans le calme, dans un environnement de stress, dans un environnement bariolé, dans un environnement simple, dans un garage, dans un environnement confortable…), je pense qu’il revient à chaque personne de trouver dans quel environnement elle se sent la plus créative.

S’il existe différents types de créativité (créativité volontaire ou involontaire), je pense que lorsque l’on doit faire un effort créatif volontaire, il est important d’être dans un environnement propice à cette créativité.

Personnellement, je suis plus créatif quand je prends une douche, mais aussi en voiture, quand je suis bloqué dans les embouteillages. Ces deux situations me permettent de prendre le temps de penser, d’être concentré.

A chacun de trouver ces moments idéaux!

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Cet article est une réaction à cet article, lu sur le blog de Carré de Ciel, qui présente ces deux affichages de Conforama (la version présentée par l’agence, puis la version finale, utilisée en 4×3).

Affichage Conforama

Affichage Conforama

La créativité sans stratégie, cela s’appelle de l’Art. La créativité avec de la stratégie, cela s’appelle de la « Publicité », Jeff Richards.

Dans son article, Martial estime que comme la publicité n’est pas de l’art, il ne devrait pas y avoir de débat : le but est d’être efficace, pas d’être créatif. A partir du moment où l’efficacité peut inclure des valeurs comme améliorer l’image de la marque, apporter des émotions, alors je suis tout à fait d’accord avec lui.

Là où je ne le rejoins pas, c’est que j’estime que la deuxième version de la publicité perd en efficacité. Du coup, je pense qu’il est intéressant de la publier et que la comparaison entre les deux versions mérite d’être faite.

Même si l’on considère que la publicité n’est pas de l’art, il n’en reste pas moins que certains moyens d’évaluation d’une publicité et d’une œuvre d’art sont communs : l’impact, la créativité, l’esthétisme, la force du message, l’idée…

Tous ces aspects sont présents dans la première version de la pub et ont complètement disparus dans la seconde. L’impact de la prise de vue a disparu, la créativité n’est plus apparente car couverte par les messages promotionnels, l’esthétisme n’y est plus du tout, la force du message est aussi contrariée par la surabondance de messages sur la deuxième déclinaison, l’idée n’est plus très claire.

Certes il est inutile dans l’absolu de rendre public les travaux préliminaires à une publicité. Mais cette publication nous montre bien les difficultés du travail annonceur/agence. L’agence vient avec une idée, une création qui répond à la problématique du client. En essayant à tout prix de renforcer les aspects conatifs, le client a complètement édulcoré l’idée de départ. Les idées, comme les œuvres d’art, ne peuvent pas être prises partiellement, sinon elles perdent leur force.

Cette différence entre la proposition de l’agence et la proposition peut être due à plusieurs éléments : soit les objectifs de la publicité ont été mal présentés ou mal compris, soit l’annonceur les a changé en cours de route, et a préféré travailler sur le conatif plutôt que sur l’image de marque. Dans tous les cas, une grande différence entre la proposition de l’agence et la proposition finalement retenue démontre un problème dans la relation entre l’agence et l’annonceur. Et notre cas est finalement assez soft, on a déjà vu des biais bien plus importants.

Dans tous les cas, la créativité doit toujours être au service de l’efficacité, sinon on quitte le domaine de la publicité. Nous vendons une réponse à un problème, pas une œuvre d’art.

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Edward de Bono, le pape de la créativité a créé une méthode, qui a également été reprise par Toyota, afin d’être créatif dans la résolution des problèmes. C’est la méthode du « Pourquoi du pourquoi ». Une méthode excessivement simple et efficace.

Elle consiste a se demander quelle est la cause du problème. Puis de chercher la cause de la cause du problème. Et ainsi de suite jusqu’à remonter à un certain niveau. La méthode de Toyota recommande de remonter jusqu’à 5 causes.

C’est assez simple à comprendre et pour l’illustrer, je reprendrais l’exemple de Douglas et Dymond, présenté par Jean-Claude Grojean sur Qualitystreet:

Le Washington Monument présente des fissures.

  • Pourquoi? Parce que des ouvriers le nettoient avec des produits chimiques
  • Pourquoi? Parce qu’il est couvert de déjections d’oiseaux
  • Pourquoi? Parce que les oiseaux viennent manger les araignées présentes sur le monument
  • Pourquoi? Parce que les araignées viennent manger les nombreux insectes qui sont présents sur le monument
  • Pourquoi? Parce que les insectes sont attirés par l’éclairage du monument la nuit

En remontant ainsi de 5 niveaux de causalité, on s’apperçoit que la solution est simple : il suffit de limiter l’éclairage du monument. Si on n’était pas remonté aussi loin, on aurait du utiliser des méthodes bien plus expeditives comme laisser le monument se salir ou tuer les oiseaux (et ça c’est pas bien).

Même si l’exemple est un peu caricatural, il démontre bien la puissance de la méthode. On a 5 fois plus de pistes possibles pour résoudre le problème. La créativité vient aussi de notre capacité à élargir le champ des possibles.

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Est-ce que vous connaissez la « South West Creative Growers Association »? Si vous êtes à la recherche de créativité pour votre entreprise, cette vidéo peut vous intéresser :



Merci Lexeul pour la vidéo.

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Les lecteurs réguliers de mon blog l’auront compris : la créativité m’intéresse beaucoup. On peut se demander pourquoi j’ y accorde autant d’importance. La réponse est assez simple : la créativité est un processus très complexe, difficile à maîtriser, mais qui a du coup une valeur énorme pour une entreprise, ou même un pays.

De tous les éléments qui font la force d’une entreprise ou d’un pays, je pense que la créativité est celui qui est le meilleur avantage concurrentiel. Il est le plus difficilement imitable. Les compétences techniques, la technologie, l’organisation du travail… sont des éléments importants également, mais qui peuvent être facilement copiés.

La créativité, elle, demande un grand nombre de qualités incopiables :

  • Une large culture (personnelle ou d’entreprise): plus on possède d’éléments au delà de notre métier, plus on va être capable de travailler par associations d’idées.
  • Une société multiculturelle: c’est un point essentiel car plus des gens de cultures différentes travaillent ensemble, plus il va y avoir de points de vues différents ou de méthodes de réflexion et de travail différentes. Il est important que des gens pensant différemment les un des autres travaillent ensemble car le fait de ne pas aborder les problèmes par le même angle favorise la pensée latérale, chère à Edward de Bono. Edward de Bono est sans doute le plus célèbre chercheur en créativité. Je reviendrai sur la pensée latérale dans un prochain post car c’est une méthode réellement intéressante.
  • Des managers maîtrisant les méthodes de créativité: Ces méthodes sont utiles pour mener des réunions, mais également pour travailler sur l’organisation du travail pour le rendre plus créatif.
  • Une organisation de l’entreprise propice à la créativité: Si les techniques 2.0 ont beaucoup apporté aux entreprises dans ce domaine, elles ne sont pas nombreuses à avoir été capables ou motivées à les adopter. Sur ces problématique, je vous laisse aller consulter le blog de Bertrand Duperrin qui est sans doute l’une des références francophones dans ce domaine.
  • Un pays ou une entreprise favorisant la créativité: Les pays ou les entreprises qui favorisent la créativité, professionnelle ou culturelle ont un fort avantage sur leurs concurrents. La créativité est fortement basée sur la motivation. Elle doit être reconnue à sa juste valeur et l’échec ne doit pas être trop pénalisant.
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Quelques petites techniques, très terre-à-terre, mais qui fonctionnent plutôt bien pour trouver des idées innovantes de création d’entreprise.

Se projeter dans le futur

Il faut essayer d’isoler une tendance à long terme qui semble inéluctable. Il faut ensuite essayer de s’imaginer tout ce que cette tendance va changer pour en déduire de possibles opportunités de business. L’empathie est essentielle pour se mettre à la place d’un consommateur du futur.

On peut prendre l’exemple des GPS dans les voitures. On peut facilement imaginer que d’ici quelques années tous les véhicules seront équipés en série d’un GPS. Cette géo-localisation possible de tous les véhicules va à coup sûr ouvrir un grand nombre d’opportunités. On peut imaginer des systèmes de covoiturage en temps réel, des services de rencontre pour les gens coincés dans les embouteillages…

Défricher les positionnements inexploités

Il y a un très grand nombre de secteur d’activités dans lesquels il est possible de trouver des positionnements inexploités. Le positionnement est la place que le service ou le produit va occuper dans l’esprit du consommateur.

Si l’on prend le secteur de la domotique par exemple. Les technologies existent, ne sont pas excessivement chères et pourtant il n’y a aucune entreprise qui a réussi à s’imposer au grand public. C’est bien le signe qu’il y a encore de la place pour un nouveau venu dans l’esprit des consommateurs.

Se mettre dans la peau d’un consommateur au quotidien

Comme le succès d’un produit vient des consommateurs, se mettre à la place de ceux-ci peut-être très efficace pour trouver de nouvelles idées business. A chaque fois que l’on tombe, en tant que consommateur, sur un besoin que l’on arrive pas à combler, il faut essayer d’imaginer ce qui aurait pu répondre à notre besoin. On peut trouver ainsi un grand nombre de nouveaux produits ou services à lancer si on arrive à faire automatiquement cette démarche intellectuelle à chaque fois que l’un de nos besoins n’est pas comblé.

Prenons le cas des services de secours, qui ne s’est jamais étonné qu’en ville il faille parfois plus de 10 minutes pour qu’ils interviennent? Pourquoi ne pas imaginer une entreprise qui adapte des deux-roues avec le nécessaire de premier secours pour en équiper les pompiers afin qu’ils puissent arriver plus vite sur les lieux d’un accident en cas d’embouteillages.

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La créativité est le plus souvent réduite à la créativité artistique. En effet, les innovation et les nouveautés les plus visibles sont le plus souvent artistiques. Et on peut même trouver sur le site de Harvard Business Publishing un article qui pose la question suivante : est-ce que les futurs managers ne devraient pas être recrutés dans les Master in Fine Arts (MFA) plutôt que dans les Master in Business Administration (MBA)?

Même si cette question est de la pure provocation, ils mettent en avant quatre points intéressants:

  • Les élèves de MFA sont capables non seulement d’écouter la critique, mais aussi de la rendre constructive.
  • Les élèves des filières artistiques sont doués pour comprendre les motivations des gens.
  • Ils développent également l’art de captiver et impliquer leur audience.
  • Ils savent se concentrer sur les idées qui vont réellement répondre à un objectif et n’hésitent pas à abandonner les autres.

Au delà de ces avantages des disciplines artistiques pour devenir plus créatifs, il est important de bien intégrer le fait que la créativité doit être perçue au delà de l’art.

Cela permet principalement de désacraliser la créativité. C’est essentiel car c’est souvent ce qui bloque les gens quand on parle de créativité. Ce n’est pas parce que l’on a aucune compétence artistique que l’on est pas créatif.

La créativité n’est pas non plus innée. La créativité ce sont des façon de réfléchir qui peuvent s’acquérir et être favorisées. Si certaines personnes paraissent très créatives, c’est qu’elles utilisent (naturellement ou pas) des manières de penser qui favorisent la créativité.

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Il y a eu une mini révolution au premier trimestre 2008, qui est passée quasiment inaperçue : Toyota a vendu plus de véhicules que General Motors. Cela faisait 77 ans que GM était la marque qui vendait le plus de véhicules chaque année (record à battre!). C’est donc peut-être la fin d’une belle série.

Depuis plusieurs années déjà, le modèle de Toyota est mis en avant. On parle de toyotisme depuis bien longtemps. Le New Yorker se demande même si ce n’est pas tout simplement du au fait que Toyota est l’entreprise la plus innovante.

Pourtant, Toyota n’a pas sorti de véhicules révolutionnaires, ni même des véhicules originaux, la marque n’est pas excentrique, ne parait pas créative au premier abord. Mais l’innovation de Toyota est au niveau des process. Cette innovation, quasi invisible pour les consommateurs, leur permet d’offrir des produits de grande qualité et de créer des produits qui correspondent réellement aux attentes des clients.

De plus, ce n’est pas une innovation qui est faite de révolutions, de coups d’éclats. C’est une innovation graduelle, par petites touches, continues et régulières. C’est une innovation qui n’est pas le fait de génies créatifs, mais de l’ensemble du personnel de Toyota, qui en travaillant dur sur les process arrive à faire avancer chacun d’entre eux. Ce type d’innovation demande une certaine révolution dans la gestion de l’information de l’entreprise, car ces innovations proviennent le plus souvent du bas de l’échelle, des employés qui travaillent au quotidien sur les process.

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