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Mot clé "créativité"

La créativité n’est pas toujours présente dans le hip-hop depuis une dizaine d’années. Même s’il y a toujours quelques perles qui sortent tous les ans, les très bons albums sont quand même moins nombreux que dans les années 90. On peut se demander quelle en est la raison. Il y a plus d’artistes, plus de moyens et une certaine maturité du hip-hop.

A mon avis, la raison vient du fondement même de ce mouvement musical. C’est une musique qui, à travers le sampling, se nourrit des autres styles musicaux. Les premiers rappeurs étaient avant tout des amateurs de soul, de funk, de jazz qui ont puisés dans ces musiques pour créer leur musique hip-hop. Ils avaient baigné dans ces univers musicaux toute leur enfance avant de passer au hip-hop.

Depuis une dizaine d’années, arrive une génération qui est née après le rap. On a donc des rappeurs qui ont grandi avec cette musique et qui finalement se sont pour certains peu préoccupé des autres styles musicaux. On peut sentir ce manque d’influences extérieures dans une partie des morceaux qui sortent depuis un moment. Le hip-hop n’est rien seul. Il a besoin des autres courants pour s’enrichir et c’est dans des projets à la limite entre le hip-hop et d’autres courants qu’on trouve les morceaux qui ont vraiment fait avancer le mouvement. C’est d’ailleurs vrai pour le rap, mais également pour la danse ou le graff.

C’est d’ailleurs un principe important en créativité. C’est en confrontant plusieurs mondes que l’on peut avoir les meilleurs innovations car le cerveau fonctionne beaucoup par association d’idées. L’ouverture d’esprit favorise la créativité.

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Tout le monde connait la petite histoire selon laquelle Microsoft aurait été créé dans un garage par Bill Gates & co. Et bien il semble qu’un bon nombre de sociétés innovantes aient été créées dans de tels lieux (garages, chambres…).

Anil Dash a interrogé les créateurs d’Amazon.com, Lotus et eBay et leur a demandé de décrire l’endroit où ont été créées ces sociétés. Je vous laisse découvrir leurs réponses sur AnilDash

Ces trois lieux ont plusieurs points communs :

  • Confortables : même avec peu de moyens, les créateurs essayaient d’avoir un lieu de travail confortable. C’est important pour la concentration, le sentiment de bien-être et la motivation, 3 facteurs essentiels de la créativité.
  • Une bonne promiscuité : ils ont tous commencé dans des petites pièces (chambres, garage) où ils travaillaient à plusieurs. La promiscuité a comme avantage de favoriser les échanges. Cela permet de rebondir sur les idées des autres et d’avancer rapidement sur le cheminement qui mène d’une idée à sa réalisation (la créativité sert encore plus à trouver des moyens de mettre une idée de départ en œuvre qu’à trouver celle-ci).
  • Un tableau blanc : il est étonnant que les trois patrons interviewés se souviennent de ce détail, mais ils utilisaient tous le tableau blanc. Ce tableau blanc leur servait soit à noter des idées, soit à noter des todo lists. L’avantage pour la créativité est encore une fois dans le partage d’une idée. Il arrive souvent que la personne qui trouve l’idée ne soit pas celle qui va finalement trouver les idées nécessaires à sa mise en œuvre. Il existe de nombreux outils collaboratifs modernes qui peuvent remplacer ce tableau blanc. Mais j’aime quand même beaucoup les tableaux blancs notamment car ils sont toujours présents, il n’est pas nécessaire de faire l’effort d’ouvrir une application. On est donc obligé de passer devant et d’y penser.
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Lors de la réflexion sur l’ergonomie d’une interface (online ou pas), la créativité doit être bien maîtrisée. Si la créativité doit être favorisée dans de nombreux domaines, celui de l’ergonomie échappe quelques peu à la règle.

En effet, l’ergonomie peut-être divisée en deux éléments :

  • Il y a tout d’abord l’ergonomie que j’appellerais « naturelle ». Il s’agit de rendre l’utilisation de l’interface simple en elle-même. Une personne qui n’a aucune expérience sur ce type d’interface doit pouvoir y naviguer facilement et trouver rapidement ses repères. On travaille notamment sur une suite logique d’actions à accomplir, un placement visible des options les plus importantes, une bonne lisibilité…
  • Il y a ensuite l’ergonomie « acquise ». Les utilisateurs qui ont déjà une expérience d’un type d’interface vont avoir tendance à chercher à reproduire ce qu’ils ont déjà faits. Ce sont des « standards » d’ergonomie.

Ces deux éléments de l’ergonomie doivent être traités différemment en termes de créativité.

L’ergonomie « naturelle » accepte sans problème la créativité à condition que celle-ci aille dans le sens de la simplification de l’usage de l’interface.

L’ergonomie des « standard » doit quant à elle être traitée avec prudence. Modifier un élément que les utilisateurs ont l’habitude de trouver peut les troubler (et c’est particulièrement le cas avec les débutants ou les seniors). Il n’est pas interdit d’être créatif, mais il faut doser les nouveautés avec attention. Comme me disait l’un de mes profs de français quand j’étais plus jeune « Quand on n’a pas de style, on fait simple ». Cela s’applique tout à fait à notre cas. On peut se permettre d’être créatif et de s’écarter un peu des habitudes seulement si on a une totale maîtrise des principes de l’ergonomie. Les nouveautés doivent arriver par petites touches et le reste de l’interface doit parfaitement respecter les standards de l’ergonomie pour que l’utilisateur puisse se raccrocher à des choses qu’il connait bien.

NB : Ces conseils sont valables lorsque l’on cible de larges segments de population. Dans le cas de cibles plus restreintes ou particulièrement à l’aise avec l’interface, il est possible de prendre plus de liberté.

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Marissa Mayer est vice-présidente du département expérience utilisateur chez Google et a énoncé sur le site Fastcompany les 9 principes qui guident l’innovation chez Google. Vu la fréquence de lancement de nouveaux produits par Google, ces conseils sont à suivre!

Voici les 3 points qui me semblent les plus important (je vous laisse aller consulter l’analyse de François Goube sur les 9 points ici) :

1. Innovation, not instant perfection
La politique de Google veut qu’ils lancent un maximum de projets. Pour cela, ils prennent le risque de lancer les projets le plus rapidement possible puis de continuer à les améliorer en prenant en compte la réaction du marché.
Mon avis : C’est un choix qui marche, mais qui est difficile à mettre en place pour des produits/services payants. Un consommateur qui paye attend un produit fini.

2. Ideas come from everywhere
Un principe qui est bien dans l’air du temps. Chez Google, il se matérialise sous la forme d’une liste d’idée sur laquelle tous les employés ajoutent leurs idées.
Mon avis : Cet échange d’idées entre les collaborateurs me parait essentiel. La créativité ne se limite pas à trouver une bonne idée, il faut aussi trouver les idées qui vont permettre de la mettre en place. Et ces idées peuvent venir de différentes personnes.

3. A licence to pursue your dreams
Ce principe concerne un point qui a fait couler beaucoup d’encre : les employés Google peuvent utiliser 20% de leur temps pour travailler sur des projets qui ne font pas partie de leur mission principale. Apparemment, il semble qu’il s’agisse bien de projets Google (et non de projets personnels).
Mon avis : Ce principe est essentiel pour deux raisons : la première est que cela favorise la motivation intrinsèque des salariés, qui peuvent travailler sur des projets qu’ils peuvent choisir par intérêt. La seconde raison est qu’il est toujours intéressant en termes de créativité de faire travailler des personnes sur des projets dans lesquels ils n’ont pas l’habitude d’être impliqués. C’est le principe du « to be at the wrong place« 

Via Voxina Blog

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Une question qui se pose souvent en agence : quel est le processus idéal pour partir d’une problématique marketing et arriver à un concept créatif? Comment intégrer la créativité dans ces étapes?
Est-ce que l’on doit d’abord cadrer notre sujet en déterminant la cible, le positionnement à respecter, le message à faire passer… Ou est-ce qu’il vaut mieux commencer par des phases de créativité?

Il y a des avantages et des inconvénients aux deux il me semble. J’ai tendance à naturellement commencer par le cadrage marketing.

Avantages de commencer par la définition du cadre marketing:

  • Il me semble que c’est un gain de temps : on recherche directement des idées qui rentrent dans notre cadre et on ne perd pas de temps à développer des idées qui au final ne pourront pas être retenues car elles ne correspondent pas à la cible, ou aux valeurs de la marque…
  • C’est aussi un bon moyen pour synchroniser toutes les personnes qui travaillent sur le projet. Tout le monde part dans la même direction.

Inconvénients:

  • La créativité peut parfois mal s’accorder avec un cadre fort. On a tendance à se focaliser sur le cadre et non sur les idées
  • Cela peut également être très frustrant de chercher une idée un peu originale et devoir abandonner toutes les pistes car elles sortent du cadre

Et si finalement la solution était de marier les deux? En mettant en place une séance de créativité lors de la définition du cadre, on peut aboutir à un cadre original et créatif. Un positionnement, une définition de la cible, un message peuvent être très créatifs. En partant sur des bases créatives, trouver le concept créatif sera alors plus stimulant, tout en restant dans notre cadre. La présentation de celui-ci est également très importante.

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Pour être créatif, il faut une bonne dose de connaissances.

Ces connaissances permettent plusieurs choses :

  • Connaitre l’existant. Pour trouver une idée innovante, il faut connaitre ce qui existe, sinon on passe son temps et son énergie à réinventer la roue. C’est ce qui est arrivé à un célèbre mathématicien indien, Srinivasa Ramanujan, qui a passé une partie de sa vie à réinventer une grande partie des savoirs mathématiques de l’époque (fin du XIXème siècle) par manque de contact avec la société scientifique. Quand ses recherches sont devenues publiques, de nombreux scientifiques ont compris que si ce mathématicien avait eu connaissance de l’existant, il aurait pu faire gagner de nombreuses années à la recherche en mathématique en allant beaucoup plus loin.
  • De façon plus générale, il semble que l’on est plutôt créatif dans les domaines que l’on connait un minimum (expérience de Lubart et Sternberg). Il faut souvent un socle de connaissance pour aller plus loin et trouver une solution créative.

Cependant, avoir une trop grande expertise dans un domaine peut limiter la créativité.

Tout d’abord, une trop grande expertise entraine une certaine routine. Quand on maîtrise trop un domaine et qu’on a une grande expérience de celui-ci, on a tendance à ré-utiliser les recettes qui ont fait leurs preuves, sans chercher de solutions nouvelles.

C’est vrai même dans les domaines où l’on est « obligé » de trouver des idées nouvelles comme la publicité. On va se forcer à trouver un concept créatif un peu nouveau, mais notre grande expérience va nous « imposer » le dispositif média qui a toujours fonctionné dans ce cas.

Une trop grande expérience risque également de nous faire éliminer trop rapidement des idées qui nous paraissent inefficaces. Même si celles-ci n’auraient pas fonctionné, elles auraient pu, par association d’idées, nous mener vers une idée innovante.

Alors, comment continuer à être créatif dans notre domaine de compétence?

Tout d’abord, je pense que l’humilité est importante : il faut savoir rester ouvert aux idées nouvelles (notamment celles de nos collègues), même si elles semblent inexploitables au premier abord. Elles peuvent très bien mener à de belles idées.

Ensuite j’aime bien utiliser une méthode que j’appelle le « to be at the wrong place ». Pour trouver de la créativité, il faut se mettre dans une position qui nous est inhabituelle. Dans le cadre d’un marketer qui doit travailler sur un produit de beauté par exemple, au lieu de faire un n-ième focus groupe, il pourrait se mettre directement à la place de la consommatrice, ou alors à la place du vendeur d’une chaîne de produits de beauté. Il verra alors les choses différemment et s’auto-censurera beaucoup moins.

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En plus de l’environnement, de l’expertise et de la facilité naturelle d’une personne à être créative, la motivation joue un rôle essentiel dans le processus de créativité.

On peut distinguer deux types de motivation qui entrent en jeu dans ce processus:

  • La motivation intrinsèque : c’est la motivation réelle, interne, pour le projet en tant que tel. Cela peut-être le plaisir de travailler dessus, un défi personnel, la curiosité…
  • La motivation extrinsèque : ce sont toutes les sources externes de motivation que l’on peut trouver à la réalisation du projet.

Globalement, la motivation intrinsèque est beaucoup plus propice à la créativité. L’efficacité de la motivation extrinsèque en termes de créativité dépend de sa composition : les encouragements, félicitations et feedbacks sont plus efficaces pour rendre une personne créative que les motivations financières ou matérielles par exemple. Le psychologue américains Mark Lepper a également démontré que plus on augmente les sources de motivations extrinsèques, plus on risque de faire chuter la motivation intrinsèque. En effet, le but à atteindre devient la récompense et non plus la réussite du projet en lui même.

Cependant, on peut, sur un même projet, travailler sur les deux sources de motivation. Plus la phase du projet nécessite de créativité et de solutions innovantes, plus la motivation intrinsèque doit être importante comparée à la motivation externe. C’est souvent le cas lors du lancement des projets. Une fois que le projet est lancé et que les grands principes créatifs ont été trouvés, la motivation extrinsèque par la récompense peut être utile. Les formes de motivation externes comme les primes doivent idéalement arriver à cette phase des projets.

En prenant exemple sur un univers que je connais bien, la communication, il est essentiel que la motivation intrinsèque soit forte lors de la recherche du concept créatif. Une fois que celui-ci est trouvé, la motivation externe peut prendre le relais, pour toute la phase de développement ou de réalisation.

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Utiliser au mieux vos comptes-rendus de réunions peut déclencher de la créativité.

Voici deux petites astuces toutes simples qui peuvent déboucher sur de belles idées:

  • Laisser les idées non retenues lors de la réunion dans le compte-rendu de la réunion. Cela permet tout d’abord de se remémorer les étapes de la réunion, et il est également possible que des idées abandonnées fassent naître de nouvelles idées chez certains (participants ou non). Attention tout de même à la présentation. Le compte-rendu de réunion devant être le plus simple possible, il vaut mieux isoler ces idées (avec une mise en forme spécifique par exemple) afin de ne pas brouiller le déroulement du compte-rendu.
  • Noter scrupuleusement tous les mots clefs qui ont été prononcés pendant la réunion et les présenter sous forme de nuage de tags (nuage de mots clés). Cette présentation permet de revoir tous les mots clés ensembles et favorise les associations d’idées. Cela fonctionne très bien pour trouver des noms de marque ou de produit par exemple.

Disclaimer : Ces deux conseils vont à l’encontre d’un enseignement que j’ai eu sur la créativité. On m’avait alors déconseillé de favoriser le fait de rebondir sur les idées des autres. Le formateur pensait qu’une fois qu’une idée avait été écarté, il fallait passer rapidement à autre chose. En effet, en rebondissant sur les idées des autres, on explore moins de possibilité totalement différentes. Pourtant dans la pratique, ces deux astuces ont souvent fonctionné avec moi. A mon avis leur grande force est de favoriser les association d’idées. Je vous laisse tester.

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