Logo Interact!on
Archive
Mot clé "développement durable"

On le sait, les clients d’une marque sont essentiels pour son image. La raison est simple : on achète pour l’usage que l’on va faire du produit/service, mais aussi pour le sentiment d’appartenance que l’on va ressentir en faisant cet achat. Les clients Von Dutch, par exemple, achetaient plus les produits de cette marque pour espérer appartenir à la même « tribu » que Madonna & co que pour la qualité des produits. C’est le principe de l’endorseur, ou de l’égérie : on utilise l’attractivité d’un client disposant d’une forte visibilité pour attirer les autres consommateurs.

Mais il est aussi possible d’aller encore plus loin et de faire de tous les clients des égéries de la marque.
La première méthode à appliquer si l’on souhaite aller dans ce sens est de bien cibler ses clients : plus ils vont être ciblés (en général grâce à la « tribu » à laquelle ils appartiennent), plus ils vont correspondre aux valeurs que la marque souhaite porter. Et plus ils vont servir d’appâts pour les autres clients potentiels, qui voudront faire partie de la « tribu ».

Encore mieux, il est possible pour une marque de faire porter par ses clients les valeurs qu’elle souhaite exprimer.

Pour cela, les marques essaient parfois de faire adopter une culture commune à la communauté de leurs clients. Le sponsoring d’artistes, le product placement, par exemple, vont souvent dans ce sens : si une grande partie des clients adopte cette culture commune (que les responsables de la marque jugent attractive), alors la marque pourra en tirer bénéfice.

Mais le groupe hôtelier Sage Hospitality a lancé une initiative bien plus subtile : en échange d’une journée de bénévolat pour une association, leurs clients peuvent bénéficer d’une réduction conséquente sur leur nuit d’hôtel. En plus d’être bénéfique à la société (oui, l’actualité a parfois tendance à nous faire oublier ce rôle que les marques devraient jouer plus souvent), cette opération permet à la marque de motiver ses clients à faire le bien autour d’eux. Ils pourront alors devenir des ambassadeurs très positifs pour la marque.

Dans le même esprit, une campagne pour la Prius (sans doute pas lancée par Toyota d’ailleurs) était très sympa : Well, at least he/she drives a Prius. Comprenez : les gens qui conduisent des Prius sont des gens bien. On est bien dans le même esprit : en achentant une Prius, vous entrez dans la catégorie des gens bien.

Prius - Well, at least he drives a Prius

Prius - Well, at least he drives a Prius


Prius - Well, at least he drives a Prius

Prius - Well, at least he drives a Prius


Prius - Well, at least she drives a Prius

Prius - Well, at least she drives a Prius

Ce n’est sans doute pas nouveau, mais c’est une tendance à prendre en compte : les marques doivent devenir responsables de la façon dont se comportent leurs clients. Surtout dans la période de remise en cause de notre mode de vie que l’on traverse.

Lire la suite

Non, la France n’est pas repêchée à l’Euro, non, les italiens n’ont pas troqué leurs tutus pour des crampons, je vais parler automobile. En fait, la bonne nouvelle n’est pas forcément pour le secteur automobile (pas à court terme en tous cas), mais plutôt pour nous consommateurs, et pour notre chère planète.

La bonne nouvelle c’est que les ventes de voiture pourraient chuter de 8% d’ici à 2012 si le cours du pétrole continue à augmenter, selon un article des Echos. Ce qui signifie que les constructeurs automobiles vont être obligés de préparer activement l’après-pétrole, une baisse des ventes de 8% étant catastrophique pour la plupart des constructeurs.

On va voir d’ici là quels sont les constructeurs qui se donnent les moyens de préparer l’avenir et quels sont ceux qui vont juste naviguer à vue en essayant de sauver les meubles (par la communication notamment). Les opportunités pour ceux qui auront le courage de révolutionner leur offre en profondeur sont réelles. Le cabinet Arthur D. Little identifie dès à présent une réserve potentielle de 1.2 millions d’acheteurs de véhicules verts aux USA. Le potentiel de croissance du segment des véhicules faiblement polluants va augmenter de 15% à 30% en fonction de la hausse du prix du baril.

C’est la dure loi de la sélection naturelle en quelques sortes…

Via Consommateur 36

Lire la suite

Lieux possibles est une manifestation (toute nouvelle, il me semble) qui va avoir lieu ce week-end à Bordeaux. Créée par l’association « Bruit de frigo », ce rassemblement sera très éclectique : arts urbains, développement durable, urbanisme, musique, cinéma, arts modernes.

Le but est d’utiliser la ville comme un immense terrain de jeu pour créer des choses un peu nouvelles dans les arts et le développement durable.

Ça commence demain soir (le 31 Mai) et ça se termine le 4 Juin.

Vous pouvez cliquer ici pour consulter le programme complet en PDF.

Lieux possibles

Lire la suite

Deux articles successifs m’ont interpellé en prévoyant que le « blue business » allait rapidement remplacer le « green business ». Avec deux théories totalement différentes (et même deux concepts différents sous le terme « blue »).



Le « blue business » selon AdAge.com:

Je suis tout d’abord tombé sur cet article : Seeing green? Maybe it’s time to go blue

Selon Adam Werbach (spécialiste du développement durable et publicitaire), les avancées du « green business » ont été très fortes ces dernières années. A tel point que l’on voit du vert partout et que c’en est presque devenu une mode. Si les consommateurs ont changé certaines de leurs habitudes, il faut aller plus loin pour que l’impact soit réel. Il faut une profonde prise de conscience de la part de ceux-ci afin que les entreprises s’engagent réellement dans cette voie, et que leurs préoccupations aillent au delà de la publicité sur le thème du développement durable. En effet, cette superficialité de la majorité des entreprises dans le domaine pourrait mener à un essoufflement de ce qui n’est pour le moment qu’une tendance, entrainé par la lassitude des consommateurs.

Pour répondre à cette problématique, il pointe l’importance d’aller plus loin. Il faut selon lui continuer à mettre la planète au centre du business tout en intégrant le fait que les consommateurs font partie de la planète. Les consommateurs veulent consommer responsablement, mais ils veulent aussi de bons produits, faciles d’accès, à un prix qui leur convient. Cette intégration des produits « verts » dans la consommation quotidienne est ce qu’Adam Werbach appelle le « blue business ».



Le « blue business » selon PSFK:

J’ai trouvé assez marrant le fait que PSFK ait aussi écrit un article sur le blue business aujourd’hui : Blue is the new green. Belle coïncidence!

Par contre, ils n’entendent pas du tout la même chose par « blue business ». Pour PSFK, blue fait référence a une ressource de plus en plus rare : l’eau. Ils pensent que d’ici peu, les entreprises devront être très attentives à leur utilisation de l’eau. Et les consommateurs les attendront au tournant. Là où je suis d’accord avec eux, c’est que le manque d’eau potable sera sans doute l’enjeu le plus urgent pour l’humanité. Il y a déjà beaucoup de gens qui meurent par manque d’eau potable et d’ici 2050 ils devrait y avoir plus de milliards de personnes privées d’eau potable. L’urgence écologique la plus pressante est donc l’eau. Par contre, je pense que la gestion de l’eau est intégrée dans la notion de green business. Et le non respect des ces règles est l’une des causes du manque d’eau potable. En Chine, par exemple, si l’eau potable pourrait poser problème d’ici peu, c’est que les ressources en eau sont fortement polluées.



Au final, on a deux articles qui nous disent une chose : le green business doit évoluer, pour prendre en compte à la fois les intérêts de la planète et des consommateurs, et surtout se porter sur le fond de la question, et non seulement sur la forme. Si les entreprises ne le font pas par philosophie, qu’elles le fassent au moins pour assurer leur avenir à long terme.

Lire la suite

Accompagnant la tendance actuelle pour le développement durable et l’écologie, de nombreuses marques vantent leurs qualités dans ces domaines. A tord ou à raison, mais ce n’est pas sur ce point que je souhaite réagir.

Ce qui me fait réagir, c’est que certaines marques en sont arrivées à se positionner sur cette thématique. Cela signifie que leur but est que le consommateur pense spontanément à l’écologie lorsqu’il pense à elles. Il y a un premier risque pour les entreprises pour lesquelles l’écologie n’est pas un avantage concurrentiel fort (soit parce qu’elles sont mal placées pour parler écologie, soit parce que certains concurrents font mieux sur ce point).

Ce qui me gêne le plus, c’est la pérennité de ce positionnement. En effet, un positionnement a pour principale vocation d’être durable. Tout d’abord car une marque a une forte force d’inertie, comme le montre l’exemple de la Chine, mais également car un changement de positionnement est une opération très délicate qui a de fortes chances d’insinuer le doute dans l’esprit du consommateur. Plus une marque a un positionnement clair, cohérent et durable dans l’esprit d’un consommateur, plus elle a de chances de paraître crédible. Une marque ne se construit pas en une campagne de communication!

Pour en revenir au risque lié à la pérennité d’un positionnement basé sur le développement durable et l’écologie, je pense que d’ici une dizaine d’année, une entreprise qui respecte ces principes ne sera pas exceptionnelle, mais banale. L’urgence écologique est telle que la grande majorité des entreprises, poussées par les Etats et les consommateurs, aura revu son fonctionnement afin de respecter l’environnement. Celui-ci ne sera donc plus un avantage concurrentiel suffisamment fort pour devenir un positionnement. Il n’y a rien de pire que de baser son positionnement sur un avantage qu’offrent toutes les entreprises du secteur.

Autant anticiper ce risque et trouver un positionnement qui sera encore valable d’ici 10 ans.

Lire la suite

Une idée de sujet qui m’est venue à l’esprit à force de voir des preuves de transparence sur Internet.
Même si les entreprises ne prennent pas toujours la peine d’être transparentes d’elles même, il semble qu’elles aient intégré le fait que c’est la meilleure réponse à apporter lorsqu’elles sont mises en cause sur Internet.

Comment en est-on arrivé là? Je pense pouvoir dire sans trop me tromper que le développement d’Internet y est pour beaucoup. J’y vois plusieurs raisons :

  • Les informations sont de plus en plus facilement disponibles. Il devient plus difficile pour les entreprises de cacher des informations.
  • Les communications entre consommateurs ou citoyens sont facilitées et lorsqu’il y a une crise, elle se répand beaucoup plus facilement. Lorsqu’un consommateur n’est pas satisfait d’un service ou d’un produit, il peut rapidement faire passer l’information, qui est même parfois reprise ensuite dans les médias traditionnels.
  • Il est de plus en plus cher d’acquérir de nouveaux consommateurs. En effet, la surexposition médiatique actuelle entraine une hausse des investissements à réaliser pour émerger. Les entreprises ont donc intérêt à tout faire pour satisfaire leurs clients actuels. La transparence est l’un des éléments nécessaires à cette satisfaction.
  • L’offre est de plus en plus importante. Pour choisir entre des produits finalement assez similaires (respectant les même normes, provenant des mêmes usines, étudiés pour plaire au plus grand nombre…) les consommateurs commencent à en demander plus aux entreprises. La transparence fait partie de ces plus et en cas de problème, les consommateurs n’auront aucun mal à trouver un produit ou service équivalent chez la concurrence.

Pourtant, je suis tombé dernièrement sur deux exemples qui m’interpellent, pour des raisons totalement différentes.

L’exemple DébitCrédit.fr

La société DébitCrédit.fr était une belle start-up qui n’a malheureusement pas pu assurer les investissements nécessaires à l’arrivée probable d’un gros concurrent américain sur le marché français. La société a toujours été très transparente avec ses clients à travers notamment le blog de la créatrice. Et quand les difficultés sont arrivées, je me suis posé la question de la pertinence d’une telle transparence dans cette situation. La société proposait une solution en ligne pour gérer ses comptes et ses placements et a dit très rapidement qu’elle allait connaitre des difficultés.

Si je me mets à la place d’un client potentiel, je fuis! Tout simplement! J’attends d’une application qui m’aide à gérer mes placements et mes comptes qu’elle soit pérenne.

La transparence dans un cas comme celui-ci risque tout simplement de transformer une difficulté qui pourrait être surmontable en crise majeure, en effrayant les clients potentiels sur l’avenir de la société.

L’exemple Monsanto

Comme je vous l’avais annoncé, il y avait Mardi soir un documentaire sur la société Monsanto. Cette entreprise est le contre-exemple parfait de l’intérêt d’être transparent. Confrontée à de très nombreuses crises (dont elle était à l’origine le plus souvent), la société a toujours tout nié en bloc. Elle a essayé de cacher toutes les informations pouvant lui être défavorables. Sans hésiter même à mettre la santé de nombreuses personnes en danger.

Et ça fonctionne! Son CA pour 2007 est de 7.5 milliards de dollars, dont 1 milliard de bénéfice. On trouve même des agriculteurs qui sont des ambassadeurs de la marque.

Qu’en pensez-vous?

Lire la suite

Mardi prochain sur Arte, un documentaire qui s’annonce très bon sur la très controversée entreprise américaine Monsanto : « Le monde selon Monsanto ».

Monsanto le documentaire sur Arte

Je vous laisse aller sur Wikipedia pour voir la liste des reproches faits à cette société plus que centenaire et qui arbore fièrement son slogan « Food, health, hope ». Encore un bel exemple de communication totalement déconnectée des valeurs intrinsèques de la marque.

Ce documentaire devrait avoir pas mal de succès, on en parle pas mal sur le net.

Lire la suite

Une petite réflexion que je me suis faite suite à cet article de Libération.

Depuis quelques années (depuis le refus des USA de ratifier le traité de Kyoto en fait), un proche me répète souvent que les USA attendent d’être prêts techniquement à se lancer dans des réductions d’énergies massives pour signer un quelconque traité. En effet, une fois prêts techniquement, ils pourront même imposer des conditions drastiques aux autres pays qui auront du mal à suivre. Les entreprises américaines seraient alors en bonne position pour vendre leurs technologies.

Si son idée se vérifie, il se pourrait bien que ce traité arrive d’ici peu. La déclaration de Georges Bush présentée dans l’article va dans ce sens. Et en effet, en suivant quelques blogs sur les énergies renouvelables aux USA (voir ma liste de liens), il semble que les avancées technologiques soient prêtes.

Réponse probable lors du prochain sommet du G8 au Japon début juillet.

Lire la suite