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Mot clé "Marketing"

Neiman Marcus has found that customers who shop with the same associate three times spend almost 10 times more than those who go to a random sales clerk, spokeswoman Ginger Reeder said.
Neiman Marcus testing iPhone app

Cela fait maintenant quelques années que je milite pour que les marques avec lesquelles je travaille se concentrent sur le lien qu’elles peuvent créer entre leur force de vente et leurs clients, à la fois en ligne et sur le point de vente. Dans la grande distribution, en particulier, permettre aux clients de retrouver en magasin la personne qui les a renseigné en ligne est extrêmement puissant pour convertir le temps passé à renseigner en ligne en achat. C’est en particulier vrai dans les secteurs pour lesquels la prise de renseignement est essentielle: électronique, sport,…

Le ROBO (Research online, Buy offline) est une tendance forte, et concerne 34% des achats. Autant dire que ce n’est pas seulement une lubie de consultants en digital.

Faire le lien entre un vendeur et un client est simple en théorie, mais parfois très complexe à mettre en place dans la pratique:
- Il faut créer des supports communautaires locaux, basés sur un point de vente ou une zone géographique limitée
- Les vendeurs doivent être impliqués sur ces supports pour apporter de l’information
- Il faut accepter que, parfois, le client va aller acheter chez la concurrence après avoir consommé du temps de vos vendeurs (cela n’a en tous cas pas empêché Best Buy de devenir l’une des plus belles études de cas de l’utilisation des médias sociaux)
- Il faut que la présence de la marque sur ces supports se fasse au nom des vendeurs et non uniquement au nom de la marque
- Il faut une information claire et fiable en magasin pour que le client puisse retrouver facilement le vendeur avec lequel il a pu échanger en ligne.

Sur ce dernier point, l’achat récent par Apple de WifiSlam, société spécialisée dans la géolocalisation en intérieur, pourrait apporter des solutions très intéressantes pour mettre en relation vendeurs et clients physiquement.

Espérons que ces évolutions poussent plus de marques à franchir le pas et lever ces barrières, parce que multiplier la lifetime value d’un client par 10 mérite quelques efforts…

The report highlights three brands and examines the behaviour of their fans compared with the general online population. In the case of Starbucks, for example, an analysis of in-store purchase behaviour during May 2011 revealed that Starbucks fans and friends of fans bought 11% more frequently and spent 8% more than other Starbucks customers.

It is entirely feasible that the reason that a consumer spends more at Starbucks and becomes a fan of the brand on Facebook is because both actions are driven by a pre-existing love for the brand, and not by any actual causality between Facebook liking and purchase behaviour.

- Mark Ritson, The real cost of brand-building with Facebook

Les fameuses études, sur lesquelles se base l’article ci-dessus, qui montrent que les consommateurs qui sont fans d’une marque sur Facebook dépensent plus et plus souvent en produits de la marque doivent évidemment être prises avec du recul.

Non, un fan de Starbucks ne dépense pas 8% de plus par an au moment même où il devient fan. Comme l’explique Mark Ritson, il ne faut pas négliger le fait qu’une personne qui devient fan d’une marque a de plus fortes chances d’être un client fidèle. Il y a sans aucun doute des situations très variées sur ce point en fonction des secteurs, le luxe drainant sans aucun doute beaucoup plus de fans non clients par exemple.

Penser que c’est la seule raison qui explique la hausse du panier d’achat des fans démontre par contre un manque de vision flagrant. Même si des études plus poussées permettraient de répondre de façon plus définitive à cette question, les apports d’une communauté de fans sont assez évidents à appréhender de façon intuitive (communications régulières, dialogue, bouche à oreille positif, réassurance au moment de l’achat).

Regrouper tous ces fans sur un support sur lequel on peut communiquer de façon interactive, quasiment gratuite, personnalisée reste de toutes façon extrêmement positif pour une marque et cette opportunité pourrait justifier à elle seule de s’investir sur les médias sociaux.

Mais limiter l’apport des médias sociaux à une augmentation du panier moyen et de la fréquence d’achat des fans de la marque est extrêmement réducteur. Pour ne citer que quelques exemples, les médias sociaux permettent également de réduire les coûts (communication, service clientèle), d’améliorer l’expérience d’utilisation du produit/service (support clientèle, apports de la communauté), d’améliorer le produit (remontée d’insights et discussions), de renforcer la cohésion ou l’innovation en interne (entreprise 2.0), de travailler l’image de marque, sa notoriété ou sa réputation…

S’il faut prendre les études qui essaient d’estimer ce que rapporte un fan avec des pincettes, il ne faut pas non plus se servir de cete faiblesse pour remettre en cause l’intérêt même des médias sociaux.

Le concept d’USP (Unique Selling Proposition) date des années 60. Belle performance pour un concept marketing! Il a même survécu à la révolution entrainée par le marketing digital, et il est encore largement utilisé dans tous les secteurs, à la fois en marketing produit et en publicité.

Pourtant, on peut s’interroger sur sa pertinence à l’heure des médias sociaux. L’intérêt de l’USP? Se différencier et ancrer la principale promesse d’une offre, à une époque où les consommateurs sont beaucoup trop sollicités. Quitte à appauvrir le message de la marque, il est préférable de se concentrer sur un seul message, et être entendu et mémorisé.

C’est une idée qui était donc valable à une époque où faire entendre un message coûtait extrêmement cher. A l’heure des médias sociaux, et en particulier en cette période de pré-histoire pour ces nouveaux outils, la diffusion d’un message impactant et mémorisable coûte beaucoup moins cher. Les messages diffusés par les supports de la marque (Facebook, Twitter ou autre), ou relayés par les fans de la marque coûtent bien moins chers tout en étant très efficaces, car plus crédibles.

Pourquoi alors se limiter à mettre en avant un seul bénéfice produit? N’est-il pas possible de faire passer des messages plus nuancés, plus subtils? N’est-il pas possible de varier les bénéfices que l’on veut mettre en avant en fonction de la cible et de ses attentes, plus accessibles? Je suis sincèrement convaincu que la réponse à ces questions est positive, et les marques devraient, au delà de mener une réflexion sur leur communication, revoir leurs stratégies de marketing produit.

Most marketers are used to understanding their customers via powerpoint presentations and reams of data that analyze brand preferences and purchasing patterns not to mention actual after the fact sales data. [...]

With Facebook, one of the simplest but most powerful actions is the ability to watch customers respond to a simple question. [...] That’s real-time marketing and while not necessarily scientific always, it is giving marketers a certain kind of pulse on their customers that they never had. It is making marketing a little less about TV advertisements and reams of trend data and a little more human in a very real, personal way.

- Shiv Singh, Another reason why Facebook is changing marketing in profound ways

Même si des précautions doivent être prises (présence du biais social, profils plus présents que d’autres sur Facebook, sentiments extrêmes plus souvent exprimés,…), une page Facebook peut se révéler être un excellent outil de remontée d’insights consommateurs.

L’expertise et les décisions doivent rester dans la majorité des cas entre les mains de la marque, mais Facebook s’avère être un excellent outil de remontée d’informations consommateur. Il est non seulement possible de remonter des informations, mais surtout de comprendre les réactions des consommateurs à différentes interactions. Ces éléments ont une grande valeur car ils permettent de visualiser la composante sociale de l’image de marque.

Tous les responsables marketing produit devraient passer un peu de temps sous la houlette du community manager (oui, vous savez, le stagiaire geek…) pour mettre les mains dans le cambouis et apprendre à connaître leurs consommateurs autrement qu’à travers des présentations Powerpoint.

Une récente étude de Comscore aux Etats-Unis a montré que 48% des cyberacheteurs ont utilisé à la fois les moteurs de recherche et les médias sociaux pour se renseigner avant d’acheter. Dans les deux cas, la réputation de la marque et sa présence sur les médias sociaux sont des éléments essentiels.

En effet, même lors d’une recherche sur les moteurs de recherche, la e-réputation de la marque a de fortes chances d’être mise en avant, une grande partie des résultats d’une recherche concernant des contenus créés par les utilisateurs et non par la marque.

Et cet enjeu concerne également les achats hors ligne, puisque selon une étude du Forrester Research, 42% des achats hors ligne ont été influencés par des informations collectées sur Internet.

Dans quelle mesure la e-réputation et les médias sociaux jouent-ils un rôle dans le processus d’achat?

La création de la motivation
La première étape du processus d’achat est l’émergence d’une motivation. Les médias sociaux peuvent jouer un rôle important dans cette phase. Tout d’abord, il est possible de juger quels produits ont du succès et sont largement utilisés au sein de nos groupes sociaux grâce aux medias sociaux, à une plus grande échelle qu’auparavant. Cela permet aux consommateurs de préciser leur motivation et les exigences liées. Le partage des avis d’autres utilisateurs leur permet de décider quelles caractéristiques sont nécessaires concernant cette réponse. C’est d’ailleurs souvent un choix « social »: mes contacts, ma tribu, ont des exigences que je veux m’approprier. Les médias sociaux ne permettent pas seulement de partager ensemble, ils permettent aussi de consommer ensemble.
Des idées pour les marques?
- Proposer aux fans de dire comment ou pourquoi ils utilisent leur produit
- Mettre en avant les clients leaders d’opinion (les “ambassadors” selon la nomenclature Forrester)
- Mettre en avant les contacts de l’utilisateur qui sont déjà clients
- Rendre la communauté désirable, et exclusive: en limitant l’accès aux seuls clients par exemple

L’opportunisme
Toujours dans cette première phase du processus d’achat, les médias sociaux, en multipliant les opportunités de contact entre un produit et les consommateurs peuvent ponctuellement déclencher un achat. Pour cela, il faut qu’ils mettent en avant un bénéfice (sous forme de recommandation ou de diffusion d’information) au moment où une personne pensait à un besoin équivalent. Un exemple? Alors que je me demande comment sauvegarder le contenu de mon disque dur, un contact me dit qu’il vient de terminer de copier tous ses fichiers avec Dropbox.
Des idées pour les marques?
- Offrir un avantage aux clients qui parlent du produit sur n’importe quel support (exemple: 15% de réduction pour un article de blog, 5% de réduction pour un Twitt,…)
- Faire une veille sur l’expression d’un besoin auquel le produit peut répondre, pour transformer les community managers en force de vente ponctuelle
- Diffuser de temps en temps des promotions exclusives à la communauté et limitées dans le temps

L’addition de recommandations convaincantes
Lorsque l’achat est fortement impliquant, les consommateurs ne se contentent pas d’une opportunité ou d’une pulsion pour acheter et vont chercher à intégrer un maximum de rationalité dans leur acte d’achat. L’intérêt de la e-réputation prend alors tout son sens. L’utilisateur va, au delà d’une recherche d’informations factuelles, essayer de regrouper un maximum d’avis de consommateurs possible. Il va parcourir les avis anonymes (sites comparatifs, fiches produit), mais également chercher des recommandations dans son entourage. A partir de ces informations, son choix se fera sur la crédibilité de chaque avis, sur son alignement avec sa motivation, mais également sur le volume. Un avis positif peut l’emporter sur un grand nombre d’avis négatifs, mais il faudra qu’il soit très crédible: sincère et venant d’une personne dont l’avis compte dans le domaine.
Des idées pour les marques?
- Motiver les clients à aller donner leur avis sur les comparateurs ou les plateformes d’avis de consommateurs
- S’assurer d’être présents sur un maximum de supports bien référencés
- Remonter les meilleures citations sur les fiches produit, en particulier celles qui apportent de l’information, nécessaire à cette étape du processus d’achat
- Utiliser les médias sociaux pour comprendre parfaitement quelles sont les motivations les plus importantes. Il faudra alors diffuser prioritairement les avis qui répondent à cette motivation.

La recommandation bien placée
Il arrive également qu’un avis soit suffisant pour déclencher l’achat. C’est en particulier vrai si le bénéfice d’une prise de décision rapide est élevé, et si la recommandation est convaincante. Ce déclencheur d’achat est encore plus efficace s’il est proche du moment de la transaction (sur la fiche produit, sur la page du panier, sur un autre support, en transmedia…). On se situe alors à mi-chemin entre l’achat de pulsion, car un avis humain peut intégrer beaucoup plus d’émotions qu’une information anonyme, et l’achat de raison, car la crédibilité d’un avis spontané est forte.
Des idées pour les marques?
- Favoriser les citations à forte crédibilité: contacts directs de l’acheteur potentiel ou leaders d’opinion bien identifiés
- Remonter à la fin du processus d’achat les avis qui rassurent sur la marque ou le site de vente en ligne
- Intégrer des aspects sociaux dans le cross-selling ou le up-selling

Une meilleure utilisation du produit/service
Enfin, une fois que l’acte d’achat est passé, les médias sociaux vont permettre une meilleure utilisation du produit ou service, ce qui aura un impact sur la fidélisation. Les médias sociaux permettent un meilleur contact avec des experts (internes ou externes à la marque), qui vont aider l’utilisateur à faire bon usage de son achat. Ils permettent aussi de consommer en communauté: s’il apprécie un programme TV, il va encore améliorer son expérience en la partageant sur Twitter par exemple.
Des idées pour les marques?
- Mettre en place une communauté dédiée aux clients, sur laquelle les clients et le service clientèle aident ceux qui rencontrent des difficultés d’utilisation du produit / service
- Mettre en avant les contextes d’utilisation publiés par la communauté
- Favoriser l’utilisation du produit en communauté

Ces éléments montrent bien l’importance que peuvent avoir les citations des marques et de leur offre sur les médias sociaux. Non seulement les marques doivent tout faire pour les favoriser, mais elles doivent aussi réfléchir à la façon dont elles vont rapprocher ces citations des différentes étapes de l’acte d’achat. En fonction des étapes du processus d’achat et des cibles visées, les recommandations à mettre en avant doivent être adaptées: informatives pour l’étape de la comparaison, recommandations « coup de cœur » pour la mise au panier, ou encore recommandation « réassurance » pour la conclusion de la vente.

Une fois que la marque a su gagner une forte crédibilité au sein des communautés auprès desquelles elle est engagée, les médias sociaux peuvent vraiment jouer un rôle important sur les ventes. Pour cela, il faut avoir une réelle stratégie et identifier les étapes de l’acte d’achat qui pourraient bénéficier de ces outils. Comme pour toute action utilisant les médias sociaux, la planification est essentielle.

“The marketing department used to be in charge of talking. Ads are talking. Flyers are talking. Billboards are talking. Now, of course, marketing can’t talk so much, because people can’t be easily forced to listen.”

Comme souvent, la pensée quotidienne de Seth Godin est simple, mais présente un concept extrêmement important pour comprendre comment les marques doivent changer leur façon de penser leurs stratégies marketing.

Les marques avaient l’habitude de parler, si possible plus fort que les autres, d’interrompre, en racontant une belle histoire, ou en touchant un point sensible. C’est maintenant insuffisant. Les consommateurs veulent écouter seulement ce qu’ils souhaitent, ils veulent de la transparence, de l’écoute.

Leur parler ne suffit plus, il faut agir. Les médias sociaux ont certes permis à cette révolution d’exister, mais ce n’est pas suffisant. Il ne suffit plus d’écouter, de donner aux consommateurs l’impression d’être actifs. Il faut agir, améliorer son offre, proposer un produit unique, ou parfaitement adapté aux attentes de la communauté. Il faut apporter de la valeur, du service.

Ce changement de philosophie doit être intégrée par les services marketing, mais pas seulement. Toute l’entreprise doit comprendre l’intérêt que la marque a à changer, pour que chaque service accepte le changement de manière positive. C’est extrêmement valorisant de concevoir un produit qui va être adopté largement par la communauté, qui va motiver ses membres à déployer de l’énergie et de l’imagination pour le défendre, mais cela peut impliquer des changements importants, parfois difficiles à accepter.

Le sujet a été débattu à de très nombreuses reprises ces derniers temps, à la fois aux Etats-Unis et en Europe. Les médias sociaux ont apportés des changements radicaux dans les relations entre la marque et ses consommateurs. Fort logiquement, ces changement commencent à avoir un impact sur les relations entre les marques et leurs agences. Difficile encore d’avoir une idée précise de ces changements, mais certains auteurs apportent des éléments intéressants au débat.

Les annonceurs vont devoir mouiller leur chemise. A l’ère de la publicité, et du marketing d’interruption, le point clé était le concept de communication, qui devait retenir l’attention. D’où l’intérêt que les marques avaient à faire appel à des agences, qui sont des machines à créer des concepts de communication. Mais avec l’arrivée des médias sociaux, le plus important se situe du côté de la marque : connaissance empirique de la cible, connaissance du produit, support nécessitant moins de compétences techniques différentes (si on se focalise sur le dialogue)… Les marques ne pourront bien entendu pas gérer seules leurs stratégies de conversation, mais les agences vont devoir évoluer. Quelques pistes :

Les agences « social media » seront avalées par les grosses agences de marketing et publicité
Aziz Adad a écrit un article très intéressant soutenant cette théorie.
A mon avis les agences social media, surtout en France, ne grandiront pas assez vite pour s’imposer de façon durable. Les agences traditionnelles intègreront petit à petit les compétences en médias sociaux et conversation, et les annonceurs n’iront pas chercher plus loin, et continueront à travailler avec leur agence traditionnelle. Reste de gros challenges pour ces agences classiques, en termes de compétences, d’état d’esprit, d’organisation…

Les marques travaillent avec trop d’agences différentes
C’est la théorie exposée par Valeria Maltoni sur son blog Conversation Agent. Avec la multiplication des supports et le léger déclin de médias comme la TV, la radio, les marques ont commencé à travailler avec une multitude d’agences différentes (publicité, marketing direct, création, digital, médias sociaux, RP et eRP, événementiel…). Le problème? A l’époque de la conversation, les marques ont besoin de beaucoup plus de cohérence et de réactivité dans leurs prises de parole et leur écoute. Dans cette optique, les marques devraient plutôt limiter le nombre des agences avec lesquelles elles travaillent.

Les idées et l’intégration ne font pas bon ménage
Joseph Jaffe, directeur de l’agence crayon, qui travaille en particulier pour Coca Cola pense que dans le futur, les agences vont se diviser en deux : il y aura les agences créatives, responsables de trouver des idées pour aider la marque à se connecter avec ses consommateurs, et les agences d’intégration, qui réaliseront ces idées et auront en charge le planning stratégique. Il a cette conviction depuis que Coca Cola a décidé de séparer son budget stratégique entre une agence de création et une agence d’intégration.

Les agences vont devenir des créatrices de plateformes
Dans un article extrêmement intéressant, Bud Caddell, digital strategist chez Undercurrent, amène une idée complètement nouvelle. Et si les agences devenaient plutôt des créatrices de plateforme? Au lieu de conseiller les marques dans leur utilisation de Facebook, si elles créaient plutôt le prochain Facebook? Au lieu de conseiller une marque à communiquer au mieux dans GQ, si elles créaient plutôt le prochain GQ? Même si je pense que ça semble un peu complexe au niveau business, il y a un argument très fort en faveur de cette hypothèse : qui mieux que le créateur d’une plateforme peut conseiller la marque à son utilisation? Les supports devenant de plus en plus variés et de plus en plus complexes, les agences auront du mal à tous les maîtriser, en particulier car ils n’auront jamais accès à l’ensemble des analytics.

Une petite conclusion personnelle
La vérité pourrait bien se situer quelque part entre toutes ces hypothèses.
- Il est fort probable que les marques intègrent petit à petit les compétences relatives aux médias sociaux en interne (et pas seulement avec des community manager, comme c’est le cas actuellement). Cela leur permettra de profiter de leur expertise sur les produits, les consommateurs, le secteur… Elles bénéficieront également d’une grande cohérence et d’une forte réactivité dans leurs prises de paroles et leur stratégie d’écoute.
- Elles auront toujours besoin de prestataires extérieurs, pour deux tâches : apporter un regard neuf et des idées sur leur marketing et pour l’intégration des grandes campagnes transmedia. Dans ces deux cas, ce sera à la fois du conseil et de l’exécution.
- Pour le conseil concernant les sujets complexes (stratégiques et organisationnels) dans le domaine des médias sociaux, je mettrais bien quelques dollars sur leur intégration dans les grands cabinets de conseil en stratégie, comme le Boston Consulting Group, ou McKinsey par exemple.
- Et finalement, je pense que l’idée de Bud Caddell possède une part de vérité également. Mais pourquoi pas dans le sens inverse : il est fort possible que les plateformes Internet développent des activité de conseil (basé sur les analytics), pour assister les marques dans leur utilisation de la plateforme.

Et comme le dis Joseph Jaff, ça ne coûte pas grand chose de faire des prédictions : si je me plante, personne ne viendra déterrer le cadavre de cet article, et si j’ai raison, je pourrai me la raconter pendant des mois.

Et surtout, n’hésitez pas à laisser votre avis en commentaire, je pense que chaque expérience, chaque point de vue est important dans ce débat!