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Mot clé "Marketing"

Quand on dit qu’une marque se retrouve en difficultés à cause de la qualité de ses produits, on sous-entend que c’est l’absence de qualité qui l’a mise dans cette situation. Et pourtant, il semble que ce soit la très bonne qualité de ses produits qui porte préjudice à la célèbre marque de chaussures Crocs. En effet, les produits sont tellement résistants que les gens les renouvellent très peu. La marque ayant atteint une part de marché limite (ceux qui n’ont pas encore de Crocs aux Etats Unis sont des gens qui détestent la marque et ne seront jamais clients, quels que soient les efforts fournis par celle-ci pour les convaincre), elle ne peut que voir ses ventes diminuer.

Lorsque les produits d’une marque sont très résistant, elle ne peut pas trop compter sur le repeat-business pour croître (même si le taux de repeat-business sera bon, le produit ne sera pas racheté souvent). La 1ère stratégie à adopter est de mettre en place des actions de marketing de conquête, pour augmenter ses parts de marché.
Mais une fois que la marque atteint une part de marché limite, quelle est la solution? Diminuer la qualité et la durée de vie du produit? Même si cette méthode est très souvent utilisée dans certains secteurs comme l’électronique grand public, je ne la trouve pas très positive : les risques en termes d’image de marque sont forts, et le taux de ré-achat n’augmentera pas forcément.

Quelques pistes qui pourraient aider Crocs à sortir de l’ornière :

La qualité n’est pas toujours synonyme de longévité
En effet, on peut essayer, sans trop chercher à augmenter la longévité du produit, se concentrer sur sa qualité et sa réponse aux attentes du client. Si le produit est clairement au dessus de ce qu’offre la concurrence, et si son image est en accord, le taux de ré-achat sera bon, même si le consommateur est déçu de la longévité. Crocs doit absolument se baser sur les principales qualités perçues par ses clients : le confort, et le look différenciant. Si ces deux qualités permettent à Crocs d’être largement au dessus de ses concurrents, alors la marque pourra baisser un peu la longévité de ses chaussures sans trop faire baisser le taux de clients qui rachètent des Crocs.

Attaquer de nouveaux marchés ou de nouveaux usages
Une solution consiste également à attaquer de nouveaux marchés : nouveaux marchés géographiques, nouvelles cibles marketing. Cela permet de garder une croissance suffisante. Si s’imposer sur de nouveaux marchés n’est pas toujours simple, l’image qualitative du produit sera une alliée de poids. Il est également possible d’imposer le produit pour de nouveaux usages. Cela permet de toucher une nouvelle cible qui n’était pas intéressée par l’usage premier du produit. Dans le cas de Crocs, cela se limiterait à des efforts marketing sur des marchés pas encore conquis, comme l’Europe. Peut-être que la marque pourrait aussi essayer de trouver des leviers marketing pour tirer profit de la largeur de la gamme de coloris disponibles, et motiver les consommateurs à acheter plusieurs modèles.

Agrandir la gamme avec des produits complémentaires
L’une des solutions les plus intéressantes pour augmenter les ventes tout en ayant des produits durables est de développer la gamme des produits complémentaires. La logique est simple : lorsqu’un consommateur achète un produit de qualité, il est satisfait, mais cette satisfaction ne va pas se traduire en ré-achat, puisque le produit a une forte longévité. On peut alors lui proposer des produits complémentaires, qui vont encore améliorer son expérience. Le client étant convaincu par la qualité du produit, cette stratégie peut être payante pour la marque. Pour une marque comme Crocs, fortement basée sur un produit star, ce n’est pas forcément facile. Ils ont déjà essayé d’élargir la gamme de modèles différents. On peut tout de même imaginer une gamme de vêtements, reprenant les points forts de la marque : confort, qualité, large choix de couleurs.

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Comme déjà discuté dans cet article, les marketeurs se concentrent de plus en plus sur l’attention du consommateur. Cette attention est précieuse, car étant submergés d’informations, nous devenons très sélectifs lorsque nous décidons de nous intéresser à un message.

Mais l’attention n’est pas le seul élément important. Elle va de pair avec le timing. En effet, notre attention sera différente en fonction du moment où l’on reçoit l’information. Et une information à laquelle nous aurions consacré beaucoup d’attention à un moment peut tout à fait être totalement ignorée si nous la recevons à un autre moment : manque de temps, attention déjà accaparée, humeur, objectif…

Ces éléments peuvent sembler difficile à gérer quand on se met dans la peau d’un marketeur (et ils le sont). Mais quelques précautions permettent de maximiser les chances de succès, pour toute action marketing : lancement d’un produit, d’une campagne de RP, d’un buzz, d’une campagne de publicité, d’une campagne sur les médias sociaux…

Le timing de l’actualité
Il faut être très attentif à l’actualité qui entoure le lancement de l’action. Un évènement majeur peut tout à fait éclipser cette action. Ceux qui ont lancé une campagne de buzz le jour du décès de Mickaël Jackson, par exemple, ont du s’en rendre compte.
Lorsque la marque qui lance une action appartient au même secteur que l’évènement qui occupe l’espace médiatique, le risque est plus nuancé.
Il peut être positif d’essayer de se raccrocher à une actualité connexe à notre domaine, en particulier en ce qui concerne les relations presse, online ou offline. Cela fonctionne en particulier pour les parodies ou les memes. On peut par exemple prendre les exemples du meme du site Désirs d’avenir, ou du site Un SMS pour Domenech, qui ont particulièrement cartonné ces derniers temps.
Mais si l’actualité est trop importante et que les journalistes ou blogueurs ne font pas le lien entre celle-ci et notre message, alors le résultat peut-être mitigé, l’attention des gens qui s’intéressent au sujet étant déjà occupée.
L’actualité est imprévisible, et certaines actions ne peuvent pas être retardées ou avancées, mais dans la mesure du possible, il faut essayer de gérer l’agenda médiatique, si cher à nos politiques.

Le timing des outils
Chaque outil a un timing propre, fonction de l’utilisation que l’on peut en faire et de la fréquence des informations diffusées. Twitter, par exemple, est un outil très prolifique, et en quelques minutes, un message peut-être enterré sous des dizaines d’autres. Pour maximiser la chance de récolter de l’attention, il faut gérer au mieux ce timing : éviter les week-ends, les nuits, l’heure du repas…

Le timing de la répétition
La répétition peut-être, si elle est utilisée avec modération, un outil efficace pour attirer l’attention. Il faut répéter le message, ou le relancer dans le cadre d’une opération de buzz, avec le bon timing : ni trop tôt pour ne pas saturer les destinataires, ni trop tard pour qu’ils gardent en mémoire la première occurrence. Dans le cadre d’une opération de buzz, la relance doit plutôt être calculée à partir de la phase du buzz et de son évolution.

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Lors de la conception d’un produit ou d’un service, il revient à l’entreprise de placer le curseur entre laisser la main aux consommateurs ou tout concevoir en interne. L’entreprise peut choisir de ne prendre en compte que l’avis de ses experts, d’écouter les consommateurs, ou de leur laisser totalement la main.

La tendance du crowdsourcing, fortement liée à l’avènement des médias sociaux ne doit pas nous faire perdre de vue que ce n’est pas la solution ultime, applicable dans toutes situations.

Alors quand faut-il privilégier le crowdsourcing?

Quand le public n’est pas satisfait par la qualité du produit
Globalement, quand les consommateurs ne sont pas satisfaits par l’offre, il faut essayer de les impliquer au maximum dans la création des produits/services. Cela a plusieurs bénéfices : tout d’abord, ça améliore l’image de la marque (la marque parait à l’écoute, proche de sa clientèle), ensuite, il y a de grandes chances d’améliorer le produit/service (quand l’offre ne plaît pas, il peut y avoir simplement un décalage entre celle-ci et l’attente des consommateurs, au delà de toute considération sur la qualité intrinsèque du produit) et pour finir, cela donne une plus grande légitimité à la marque, qui pourra ensuite se défendre en mettant en avant l’implication des consommateurs.

Quand la marque manque de force relationnelle
Pour ce point, je vous laisse consulter la matrice du positionnement relationnel, que j’avais mise en place. Lorsque la marque se trouve dans la catégorie « marque anonyme » ou « marque de communication de masse », l’implication des consommateurs dans la création de l’offre peut-être très bénéfique. Elle permet à la marque de renforcer sa relation avec ses clients. Et cela en évitant les deux principales difficultés de ces marques : le manque de moyen pour la marque anonyme et les difficultés à mettre en place du marketing « personnalisé » pour la marque de communication de masse.

Quand l’unicité du produit est importante
Difficile pour une grosse marque d’offrir des produits originaux et différents. Pourtant dans certains secteurs, comme la mode ou le prêt à porter, c’est très important : un produit banalisé perd beaucoup de son attrait. L’une des solutions est d’augmenter le prix pour le réserver à une élite. Je préfère de loin la solution de la conception par le consommateur. Les marques de sneakers par exemple, comme Nike ou Converse, ont choisi cette approche : en laissant le consommateur personnaliser totalement son produit, on lui permet d’avoir un produit différenciant, même si la marque est très diffusée.

Quand la marque manque de notoriété
Le crowdsourcing permet également dans certains cas d’améliorer la notoriété de la marque. Le procédé en lui-même permet souvent d’avoir plus de visibilité. Tout d’abord car il existe encore une certaine « prime à la nouveauté », qui fait qu’une marque qui se lance dans la crowdsourcing sort du lot et peut obtenir une bonne couverture dans la presse. Mais les dispositifs incitatifs liés au crowdsourcing (concours, jeux…) permettent également de développer le bouche à oreille autour de la marque.

Quand la concurrence est plus forte
Lorsque les concurrents sont plus fortes sur le positionnement de la marque (que ce soit sur le prix, la qualité, la réactivité face aux nouvelles tendances, l’usage…), alors il peut être intéressant de tenter le crowdsourcing. Cela permet de sortir la marque de sa position de suiveuse et de la remettre au centre de l’attention des consommateurs.

Le crowdsourcing est un procédé intéressant. Cependant, il y a deux points essentiels à respecter:

  • Il doit être bien mis en place : le crowdsourcing ne se suffit pas à lui-même. Il convient de rester vigilant sur la qualité, le prix, la distribution, le marketing…
  • Selon moi, il est dangereux de faire du crowdsourcing son positionnement. C’est un avantage concurrentiel trop facile à copier. Si une marque concurrente dominante décide de se lancer dans le crowdsourcing elle aussi, alors il ne reste aucun avantage et la marque peut se retrouver en position inconfortable.

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Le site web de ma structure Interact! est en ligne : www.interact-conseil.com

Vous y trouverez entre autres choses la description de mes services (à destination de marques ou d’agences de communication marocaines ou européennes) :

Conseil en stratégie de marque sur Internet :
Que ce soit dans le cadre de la création ou de la redynamisation d’une marque, je peux vous aider à lui donner une identité forte et à la rapprocher de ses consommateurs. Cela passe par la mise en place d’une stratégie originale et une bonne utilisation des médias sociaux.

Réalisation technique des outils
Je propose, en plus du conseil, la mise en place des outils nécessaires à la réussite de la stratégie proposée : sites web commerciaux, institutionnels, blogs… Je travaille pour cela avec un réseau d’excellents freelances marocains. Cela me permet de proposer des tarifs très intéressants, sans faire de concession sur la qualité. Je suis sur ces projets votre unique interlocuteur et je me porte garant du respect des délais et de la conformité des outils avec votre attente.

Accompagnement
Parce que la présence de la marque sur les médias sociaux est un combat de tous les instants qui nécessite l’implication de l’ensemble de l’entreprise, je vous accompagne au quotidien : formation des collaborateurs, accompagnement des community managers (community leaders?), gestion du rythme du dialogue, généralisation des médias sociaux dans les différentes fonctions de l’entreprise (marketing, sav, services commerciaux…). Je vous propose même une tarification forfaitaire mensuelle très avantageuse pour ce type de prestation.

Je vous tiendrai au courant des nouveautés chez Interact!, je suis pour le moment très satisfait du développement de l’activité jusqu’à maintenant.

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C’est la question qui agite la blogosphère et la twittosphère ces derniers temps. Le site web semble complètement ringardisé par les nouvelles possibilités apportées par les médias sociaux.

Le mouvement a été lancé par des agences, comme Modernista ou encore This is Not Art, agence marseillaise. Ces agences ont décidé de se passer totalement de site, estimant que les outils existant étaient bien suffisants pour mettre en avant leur marque et entrer en contact avec leurs clients.

Skittles a ensuite franchi le pas, avec un nouveau site qui a beaucoup fait parler de lui.

Alors au final, est-ce encore d’actualité de créer un site web ou est-ce qu’il est plus intéressant de se servir des outils existants dans les médias sociaux? Je pense que les usages sont très différents et que les deux restent importants.

Le site web reste indispensable pour les raisons suivantes :

Il permet de centraliser les informations sur la société
Un site web est avant tout important pour centraliser tous les canaux de communication de l’entreprise. Cela permet de s’assurer une certaine cohérence, et de rendre la recherche d’informations sur l’entreprise plus simple. Il faut garder à l’esprit que le consommateur n’est pas toujours familier avec l’environnement de la marque. Il peut être très complexe pour lui d’avoir à aller sur une plateforme pour acheter le produit, puis sur une autre pour bénéficier du service après vente et enfin d’utiliser un autre outil pour participer à l’amélioration de la gamme.

Il permet de garder le contrôle sur certaines informations
Le gros défaut des outils externes est le manque de contrôle. Je pense qu’il est important que l’entreprise garde un minimum de contrôle sur les informations qu’elle diffuse, en particulier lorsqu’il s’agit d’informations institutionnelles ou financières. Le site Internet est également très important lors d’une crise. Il permet aux journalistes d’avoir une source unique d’informations validées par l’entreprise.

Il permet un bon référencement
Le fait de réunir toutes les informations sur le même support permet également d’améliorer le référencement et d’être présent dans les résultats des moteurs de recherche de façon plus sûre. Les médias sociaux peuvent également permettre de bénéficier d’un bon référencement, mais il est plus complexe de se différencier de concurrents qui sont présents sur la même plateforme.

Il permet d’être original
C’est à mon avis le point le plus important. Les trois marques que j’ai citées en début d’articles ont pu se différencier en s’exposant uniquement grâce aux medias sociaux, car elles étaient les premières à choisir cette stratégie. Mais lorsque toutes les marques seront présentes sur ces outils, il sera beaucoup plus complexe de se différencier. Les sites Internet restent à mon avis, grâce à l’infini des possibilités en termes de techniques, de concepts, le meilleur moyen d’être unique sur Internet. Il permet également d’adapter totalement la communication de la marque à son positionnement et à ses valeurs.

Quelles marques ont donc intérêt à garder un site web?

Je pense en priorité aux marques qui vivent grâce à une ambiance et un style graphique fort, comme les marques de prêt à porter, les marques du secteur culturel.
Les marques qui appartiennent à un secteur très concurrentiel et qui ne sont pas très fortes ont également intérêt à bâtir leur stratégie autour d’un site web. Le référencement reste leur meilleur allié pour sortir du lot.
Les marques dont le côté institutionnel est plus important que le côté commercial et promotionnel doivent également continuer à miser sur leur site Internet, en particulier pour des raisons de crédibilité et de sérieux. On peut penser aux sociétés financières, ou aux holdings et autres grands groupes qui ne sont pas en contact direct avec le client.

Bien entendu, le fait de continuer à travailler autour d’un site Internet ne veut surtout pas dire qu’il faille se passer des médias sociaux. Ni que les sites Internet tels qu’ils sont conçus actuellement sont totalement satisfaisant. Une piste à explorer est de rassembler au maximum toutes les actions de la marques sur les médias sociaux sur le site Internet, pour bénéficier du meilleur des deux mondes.

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« Pour que la pensée d’un homme quel qu’il soit se mette en mouvement, il lui faut une souffrance, une douleur, ou au moins une inquiétude. », Céline

Cette citation de Céline me fait terriblement penser à la définition de base du marketing : répondre à un besoin, à une motivation, c’est répondre à une tension, la faire disparaitre.

Quelles sont ces tensions auxquelles la marque peut répondre grâce aux médias sociaux?

Manque d’informations
Les médias sociaux peuvent être une très bonne source d’informations, en particulier d’informations relatives à un produit. Qu’elles viennent de la marque ou des autres membres de la communauté, l’information n’aura pas le même impact, mais elle permettra de répondre à cette tension. Cette motivation n’est pas la plus profonde, mais c’est clairement la plus commune, la collecte d’informations pouvant avoir comme objectif de mieux consommer, de se former, de s’informer, de se divertir…

Recherche d’un produit/service personnalisé
Les medias sociaux peuvent également attirer des gens qui ont un besoin très spécifique. Grâce à la co-création ou au crowdsourcing, les marques peuvent proposer des produits parfaitement adaptés aux motivation de leurs clients.

Déception après usage d’un produit/service
On entre là dans la dimension « service après vente » des médias sociaux. Il existe de nombreux outils qui permettent de répondre à des déceptions consécutive à l’usage d’un produit.

Besoin d’expression
Parfois, nous avons besoin d’exprimer nos sentiments ou nos opinions sans aucun objectif social. C’est une tension qui trouve une réponse dans les médias sociaux. Malheureusement pour les marques, les sentiments concernés sont rarement positifs.

Renforcer les relations sociales
Que ce soit pour rencontrer de nouvelles personnes, garder le contact ou savoir ce que font nos relations sociales, les médias sociaux nous semblent indispensables aujourd’hui (de retour d’un très bon week-end à Marrakech, je me permet d’apporter un bémol à cette affirmation…)

Besoin de reconnaissance
C’est sans doute le besoin le mieux comblé par les outils sociaux. Tout le monde a besoin de se sentir important aux yeux des autres, aux yeux de la marque. Tout le monde a besoin de se sentir membre d’une communauté. Les médias sociaux qui marchent jouent beaucoup sur cet aspect.

Besoin d’accomplissement personnel
Dans toutes les communautés, il y a certaines personnes qui profitent et d’autres qui apportent. Ceux qui apportent le font souvent en partie pour répondre à ce besoin d’accomplissement personnel. Ce besoin de se sentir utile.

Cette concentration sur ces besoins peut paraitre un peu basique, mais toutes les actions sur les medias sociaux ne les prennent pas en compte. Au lieud e s’intéresser aux besoins des marques, il faut s’intéresser aux motivations des consommateurs. Et essayer de s’attaquer aux dernières motivations citées dans cette article, beaucoup plus fortes que les premières.

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Une étude de Knowledge networks, publiée le 20 Mai 2009, nous permet de relativiser l’impact des medias sociaux et des recommandations entre internautes sur les ventes aux Etats Unis. C’est vrai que c’est l’un des points que l’on met en avant pour promouvoir le développement des médias sociaux. Les gens ont moins confiance dans la publicité et préfèrent faire appel à leurs relations sociales pour se renseigner sur un produit. Mais finalement, est-ce que l’impact des médias sociaux est si fort que l’on pense?

A la question « Est-ce que vous utiliser les médias sociaux pour vous aider à acheter un produit de la catégorie suivante », les utilisateurs des médias sociaux ont répondu :
- Achat d’un voyage : 4% utilisent souvent les médias sociaux et 24% de temps en temps
- Banque ou services financiers : 4% / 10%
- Vêtements ou chaussures : 3% / 23%
- Restaurant : 3% / 21%
- Téléphonie mobile et services associés :2% / 21%
- Soins personnels, produits de beauté… : 3% / 15%
- Automobile : 2% / 15%
- Epicerie et alimentaire : 2% / 13%
- Produits médicaux : 1% / 10%

Les résultats sont assez étonnants et vont à l’encontre d’idées que j’ai sur certains points. Je pense en particulier que plus l’achat est impliquant, plus les gens vont se renseigner avant d’acheter. Il est donc étonnant que les gens utilisent plus les médias sociaux pour acheter des produits de beauté que pour acheter une voiture.

Le 1er élément qui permet de pondérer ces résultats est que 83% des américains utilisent les médias sociaux, et plus de 47% des américains les utilisent de façon hebdomadaire. Quelques % d’une telle masse de personnes représente quand même un marché intéressant.

Et puis surtout je me suis un peu intéressé à la méthodologie de l’enquête. Ces résultats concernent exclusivement l’utilisation des outils sociaux suivants dans le processus de renseignement avant achat :
Bebo.com Blackplanet.com Cafemom.com Classmates.com ClubPenguin.com Del.icio.us Digg.com Facebook.com Flickr.com Flixster.com Friendster.com Hi5.com Imeem.com Last.fm Live.com LinkedIn.com Livejournal.com Myspace.com Myyearbook.com Ning.com Picasa.com Plaxo.com Reddit.com Reunion.com Tagged.com Twitter.com YouTube.com

Même si ces outils sont les plus populaires, ils sont loin de représenter la majorité des médias sociaux. Il manque en particulier les forums, particulièrement actifs dans certains domaines, comme l’automobile. Il manque également les blogs. Dans le secteur High-Tech, en particulier, les tests de matériel réalisés par des blogueurs doivent avoir un impact significatif sur les achats. Il manque aussi les notes d’utilisateurs, présentes sur tous les sites de vente en ligne ou presque, qui ont un impact non négligeable sur les ventes. Et finalement, il manque les conversations privées, par email, par messagerie instantanée… Si ce ne sont pas directement des outils sociaux, ce sont des conversations qui sont influencés par ceux-ci. Une bonne campagne utilisant les médias sociaux va convaincre les gens, qui vont ensuite parler du produit en privé avec leurs proches.

Si cette enquête doit nous aider à garder la tête froide, et à ne pas penser que les médias sociaux sont la solution ultime pour augmenter les ventes, elle ne doit pas non plus remettre en cause l’intérêt des campagnes sur les médias sociaux.

L’étude est disponible ici.
Via LSD

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On a tendance à penser que toute action marketing doit se baser sur le positionnement marketing de la marque. Est-ce le cas pour les actions sur les medias sociaux?

Je pense que la réponse ne peut être tranchée. Une marque comme Renault, avec son positionnement « Créateur d’automobiles », peut se baser sur celui-ci pour ses actions de marketing social. On peut notamment imaginer impliquer les membres de la communauté dans la création de la gamme. L’avantage est clair : on renforce encore le positionnement de la marque dans l’esprit du consommateur, tout en créant des liens avec lui. Il est possible de trouver des actions à mener sur les médias sociaux en support de n’importe quel positionnement.

Mais ce n’est pas obligatoire. Pourquoi le positionnement est-il important? Dans un environnement où les messages marketing pullulent, il est très complexe pour une marque de rester à l’esprit d’un consommateur, et encore plus complexe de donner un sens à ces éléments mémorisés. En se basant sur un seul positionnement pour toutes leurs actions marketing, les marques espèrent que le consommateur va non seulement se souvenir de la marque et de son message, mais surtout garder à l’esprit la raison pour laquelle il doit la choisir. En insistant sur un point, on favorise la mémorisation, la conviction et la compréhension du message.

C’est assez différent lorsque l’on s’intéresse aux medias sociaux. A partir du moment où le dialogue est engagé entre un consommateur et la marque, l’enjeu n’est plus sur la mémorisation : elle est assurée. En effet, on se souvient bien plus facilement d’une personne avec laquelle on a eu une interaction qu’une personne que l’on a simplement croisé, c’est la même chose avec les marques. Ce problème de mémorisation du message écarté, la marque peut alors se concentrer sur d’autres objectifs : fidélisation, amélioration de son offre, recrutement de nouveaux consommateurs grâce au bouche à oreille…

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