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Mot clé "Marque"

L’institut Interbrand a publié récement son classement 2008 des meilleures marques mondiales.

Peu de changements par rapport à 2007 dans le top10 : Coca Cola reste 1er, suivi d’IBM, qui prend la 2nde place à Microsoft, qui du coup devient 3ème.

Google fait une entrée remarquée dans le top 10 en gagnant 10 places par rapport à 2007, ce qui lui permet d’être 10ème.

Classement 2008 des marques - Interbrand

Source : Interbrand

Les marques françaises sont plutôt bien représentées, félicitations à elles : Louis Vuitton (16ème), Axa (55ème), L’Oréal (51ème), Channel (60ème), Danone (66ème), Moët & Chandon (83ème), Hermès (76ème) et Hennessy (95ème).

La méthodologie est assez simple. Elle inclus deux grands critères : la réussite financière et la réussite de la marque en elle-même. Celle-ci est mesurée principalement grâce à des indices de fidélité à la marque et à des taux de ré-achat des produits de la marque.

 

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Avoir des fans peut-être très bénéfique pour une marque. Les fans sont des personnes qui sont fidélisées, elles sont donc le plus souvent intéressantes en termes de business (mais pas toujours). Les fans sont aussi des personnes que vous devez impliquer pour améliorer vos produits/services, ce sont des « insights » essentiels. Mais bien évidement, l’intérêt principal des fans est qu’ils vont jouer le rôle d’évangélisateurs ou d’avocats de la marque. Ils vont en parler autour d’eux, ils vont défendre la marque…

Mais comment savoir si on a des fans? Avant de chercher à recruter de nouveaux fans, il faut d’abord savoir si la marque en possède déjà. En effet, la fidélisation de consommateurs pourra prendre appui sur cette communauté.

Rechercher la présence de groupes de fans

Ces groupes peuvent être en ligne ou pas. En ligne, il faut rechercher des groupes existants sur les réseaux sociaux (facebook, myspace…), des blogs ou des sites dédiés à la marque, des sujets drainant une forte participation sur les forums… Hors ligne, les groupes peuvent avoir la forme d’associations (comme les amoureux de la Coccinelle, par exemple).

Surveiller la participation des consommateurs

Les consommateurs fidélisés vont avoir tendance à s’exprimer positivement sur la marque. Cette participation de leur part peut avoir lieu sur des blogs, sur des sites d’avis de consommateurs (comme Ciao par exemple) ou sur les sites de vente en ligne qui laissent les consommateurs donner leur avis sur les produits. Plus ils sont de mauvaise foi pour défendre votre marque, plus il y a de chances qu’ils soient fans.

Ne pas hésiter à utiliser des statistiques pour mieux les connaitre

Il existe un outil indispensable qui vous permettra d’utiliser les statistiques de l’institut Forrester Research pour mieux connaitre vos fans : le Social technographics profile.
Forrester Technographics Profile
Le Forrester Technographics Profile
Cet outil permet, à partir de données basiques sur votre cible (âge, pays, sexe) de déterminer comment se comporte votre cible sur Internet. Est-ce qu’ils sont susceptibles d’être des créateurs de contenus ou plutôt de simples spectateurs? Ces données vous permettront de savoir où chercher vos éventuels fans.

Pourquoi est-ce que les marques doivent absolument rechercher leurs fans? Parce que les fans ont besoin de reconnaissance. Ils attendent un traitement personnalisé de la part de la marque. Il est important de les impliquer dans les actions de la marque, surtout dans les actions qui utilisent les réseaux sociaux. Pour cela, la marque doit connaître leur existence, puis savoir où les trouver et où entrer en contact avec eux.

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Trouvé sur le toujours excellent Springwise, une initiative assez sympa : sur Incspring, vous pouvez acheter une marque. Ou tout du moins un logo et un nom. Ce site met en relation des designers qui vendent des créations qui n’ont pas été retenues et des entrepreneurs qui cherchent une marque.

Le concept est original et pourra sans doute arranger designers et entrepreneurs. D’ailleurs, la qualité des noms et logos proposés par les designers semble de belle facture. Par contre, je suis assez sceptique sur la pertinence d’acheter une marque toute faite. Une marque doit être la synthèse de tellement d’éléments (positionnement, valeurs, personnalité, offre de produits/services) que j’ai du mal à voir comment un couple logo/nom peut être réutilisé pour une autre entreprise. Malgré tout, ce service pourra toujours servir à des entrepreneurs pour qui la marque n’est pas le plus important et qui ont peu de temps, d’imagination ou de moyens pour créer le logo et le nom par eux-même.

A quand la vente de marques packagées, avec logo, nom, baseline, supports de communication, réputation…???

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Sur de nombreux secteurs comme le prêt à porter, la chaussure, l’accessoire, le luxe, la déco ou même l’électroménager, la musique, le cinéma, les marques sont excessivement sensibles aux modes et tendances. Elles peuvent devenir très populaires en très peu de temps, mais retomber dans l’oubli tout aussi vite.

Si la descente dans l’oubli est clairement négative pour une marque, l’explosion de popularité est très compliquée à gérer, avec une forte et relativement courte hausse de l’activité. Comment les marques peuvent-elles s’en sortir?

Suivre la tendance, c’est bien…

De nombreuses marques mettent des moyens importants pour réussir à suivre les tendances. C’est assez complexe car il faut à la fois un poids important pour s’affirmer comme un acteur de la tendance actuelle (Nike arrive à s’imposer dans chaque nouvelle tendance grâce à une grande force publicitaire et à ses talentueuses équipes de création de nouveaux produits), et une structure flexible qui permet de s’adapter rapidement aux nouvelles tendances (comme Zara ou H&M par exemple). Cependant, suivre la tendance ne suffit pas à construire une marque forte (il manque l’authenticité, la personnalité forte de la marque).

… Mais créer la tendance c’est mieux…

La marque qui arrive à créer la tendance dispose d’une belle avance sur ses concurrents en termes d’image. En prenant un exemple dans les produits électroniques, aucune marque n’a réussi à reproduire les succès d’Apple, alors que la plupart ont essayé de copier les produits Apple. Pour créer la tendance, il faut avoir une parfaite maîtrise de tous les éléments marketing. Il faut avoir du nez pour anticiper des motivations fortes chez les consommateurs (qui aurait pu prévoir le phénomène Tektonik??). Il faut également être forts sur la communication (et souvent investir sur des endorsers de luxe : Von Zipper, par exemple, a eu beaucoup de succès après avoir été porté par Madonna il me semble, alors que les produits n’avaient rien d’exceptionnel).

… et baser son succès sur des valeurs intemporelles c’est le top

A mon avis, le meilleur moyen pour une marque d’être armée face aux modes et tendances est de bâtir une marque forte sur un positionnement intemporel. C’est d’autant plus important qu’il faut du temps pour imposer un positionnement dans l’esprit du consommateur. Devoir le changer régulièrement crée de l’incompréhension. Des marques comme Apple (design et usage), Nike (valeurs du sport, de dépassement, du courage), Google (simplicité), E.Leclerc (militantisme en faveur du consommateur) ont des positionnement suffisamment forts et intemporels pour rester pertinents quelles que soient les tendances actuelles. Cette pertinence leur permet également de créer des tendances (exemple avec l’Ipod) en racontant une belle histoire basée sur leur positionnement.

Il faut bien différencier le positionnement à long terme, qui doit si possible être intemporel et les adaptation que l’on peut en faire pour suivre les tendances. Le positionnement de Leclerc est, à cet égard, très malin. Le militantisme est un thème suffisamment large (mais pas trop non plus, ce qui permet à Leclerc de bien se différencier de ses concurrents) pour pouvoir s’adapter aux tendances (lutte pour le pouvoir d’achat, lutte contre l’obésité, lutte pour l’écologie)…

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Cédric a partagé sur Twitter un article bien sympa d’Ogilvy PR qui dénombre 6 outils qui permettent de mesurer la réputation de la marque sur les réseaux sociaux. Je vous invite fortement à le lire ici.

Il m’a devancé puisque je comptais écrire un article sur un outil de mesure de la présence des marques sur les médias sociaux. Howsociable propose une veille sur une vingtaine d’outils sociaux (Facebook, Technorati, delicious, twitter, Beba, Vimeo…).

L’outil fonctionne de manière assez simpliste : il énumère le nombre de citations de la marque sur chaque outil social. Cependant, il est très simple à utiliser (et gratuit) et il serait dommage de s’en priver (à condition que votre marque fasse partie des 5325 disponibles pour le moment). A noter également que le site est assez lent en ce moment.

Il est également possible de s’abonner pour suivre l’évolution du score pour une marque donnée.

Un petit exemple avec Eurosport :

Howsociable

Via Presse Citron

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Vu sur le blog Neuromarketing, un excellent article sur les émotions que les marques peuvent nous faire ressentir.

Jim Edwards, de Brandweek, a participé à une expérience lors de laquelle son cerveau était scanné pendant qu’on lui projetait l’image de plusieurs marques. Les scientifiques de la Columbia University ont ensuite observé quelle partie du cerveau s’activait pour chaque marque.

Le résultat est étonnant : les marques que Jim Ewards considère comme les plus mauvaises ont activé la partie droite du cerveau (celle des émotions), alors que les marques considérées comme les meilleures ont activé la partie gauche du cerveau (celle de la logique et des concepts). Nos marques préférées ne nous feraient donc pas ressentir d’émotions?

Même si une expérimentation réalisée sur un seule personne appelle à la prudence, Jim Edwards pense que l’on a tendance à détester les marques qui nous semblent mauvaises (déclenchement de l’émotion de haine), alors que les marques que l’on considère les meilleures activeraient plutôt notre logique, notre capacité de réflexion.

En attendant que l’expérience soit étendue à d’autres personnes, on peut donc se poser la question des éléments qui construisent un marque forte : des émotions (comme on a tendance à le penser) ou des faits (qualité du produit, prix, bénéfices produit…)?

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McCain, la patate et le candidat

On imagine que le créateur de la marque de produits à base de pomme de terre McCain n’avais pas du tout anticipé la présence de McCain (John, de son petit nom) aux présidentielles américaines.

Il n’en reste pas moins qu’il aurait été dommage de ne pas sauter sur l’occasion pour faire marcher le bouche à oreille. McCain a donc lancé une campagne de notoriété (d’abord en print puis en ligne) aux USA avec comme slogan : « Why McCain should be in the White House ». D’autres slogans sympas : « McCain goes to war over oil » (puisque leurs frites contiennent peu d’huile), « McCain brings ‘smiles’ to million ».

McCain nous avait déjà gratifié d’une belle opération sur le web avec la rigolote Potato Parade. Là, la campagne est assez « facile », mais il aurait été dommage pour la marque de ne pas se saisir de l’opportunité.

Via AdAge

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Johann, de Roycod, a demandé à quelques bloggers, dont moi, quel était notre slogan préféré. J’ai donc passé une partie de ma journée à essayer de me remémorer un maximum de slogans (oui, je suis en vacances, j’ai rien à faire). Et j’ai vraiment eu du mal à trouver un slogan qui me plaisait vraiment.

Finalement, ma préférence va à un slogan qui est en fait plutôt une baseline de pub:

Babette, je la lie, je la fouette, et parfois elle passe à la casserole

Pub Babette

J’adore l’impertinence, le sexisme, la finesse de ce slogan.

Sinon, mon « vrai » slogan préféré est sans doutes celui de la nouvelle twingo :

« Drôlement sérieuse ».

Au delà du travail du copywriter, je pense que les marketeux de chez Renaut ont su conserver ce qui faisait le succès de l’ancien modèle (le côté assez fun, rigolo de la voiture), tout en gommant les défauts que les gens lui trouvaient (elle est maintenant plus « sérieuse »). Le produit est cohérent avec le positionnement (lui même en phase avec les attentes de la clientèle), qui est bien exprimé par le slogan : du bon taff!

Mais ce que je retiens également de ces recherches de slogan, c’est que je n’ai pas été du tout convaincu par au moins 80% des slogans que j’ai pu trouver. Je trouve les slogans français un peu trop complexes pour la plupart, ce qui fait que les marques ont du mal à les garder longtemps.

Et je suis impressionné par la force des slogans de Nike (« Just do it ») et Coca Cola (« Always Coca Cola »), qui ont su traverser les années sans prendre une ride. Ils y sont sans doute pour beaucoup dans la grande valeur de ces deux marques.

Je file la patate à Alexis, des enfants de la pub, à Mathieu, des enfants du marketing et à Alexandre.

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