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Mot clé "Marque"

Si on entend souvent parler de communautés en ligne lancées par des marques, il n’est pas toujours facile d’obtenir des données factuelles sur les résultats de celles-ci.

Le blog Go Big Always nous apporte la réponse en ce qui concerne la communauté créée autour de Nike +. Nike+ est un produit offert par Nike en partenariat avec Apple qui permet, en installant une puce dans la chaussure, d’avoir des données sur les courses à pied réalisées, d’avoir une musique qui s’adapte au rythme de la course et de partager les données collectées avec la communauté Nike, entre autres fonctionnalités intéressantes.

L’interview nous donne tout d’abord un chiffre, très révélateur : 40% des membres de la communauté qui ne possédaient pas l’équipement Nike+ ont fini par l’acheter. L’intérêt pour les marques parait évident.

Au delà de ce chiffre intéressant, voici ce que peut nous apprendre cet exemple :

  • Si la communauté a un tel succès, c’est qu’elle apporte quelque chose. Nike ne se définit plus seulement comme un fournisseur de « hardware » (les chaussures et les fringues), la marque se définit comme une marque qui permet aux gens de courir et qui leur propose d’améliorer leur expérience de la course. Et pour aller dans ce sens, la marque offre aussi le « software » (le logiciel et la communauté).
  • Les membres se sont appropriés la communauté et utilisent de façon intensive les fonctions sociales : pour se retrouver entre voisins joggers, pour organiser des challenges entre membres…Le réseau social a en fait facilité des comportements qui existaient déjà hors ligne. Je vous invite encore à lire mon article sur ce sujet : avant de lancer une communauté, il faut observer ce qui se passe hors ligne pour déceler un éventuel potentiel.
  • Cette communauté a grandement amélioré les échanges entre Nike et ses consommateurs. C’est encore un rôle de facilitatrice qu’a jouée la communauté. Les gens s’adressent plus facilement à Nike et il est plus simple pour Nike de canaliser les données à travers une communauté.

Via Go Big Always

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Les services d’abonnement ne sont pas quelque chose de nouveau. Ce qui est un peu plus nouveau, c’est la diversité des produits que l’on peut avoir en abonnement : brosses à dent, t-shirts et maintenant des rasoirs, avec la marque Wilkinson.

Si ce type de service se multiplie, c’est qu’il est très intéressant pour les entreprises qui se lancent (à condition que le service soit bien rendu):

  • Le service est utile : Avant toute chose, il ne faut pas oublier que le service en lui même est utile. Ne pas avoir à se déplacer pour remplacer des produits que l’on doit racheter régulièrement est attirant.
  • Fidélisation : Le client est presque captif. Il y a déjà la durée de l’abonnement, pendant laquelle le client a très peu de chance de partir. Ensuite, faire reconduire un abonnement n’est pas très compliqué. Et des moyens de fidélisation peuvent facilement être mis en place.
  • Relation client/marque : Un abonnement permet au client d’entrer souvent en contact avec la marque (à chaque livraison d’un produit). Ces contacts sont agréables pour le client car il reçoit un produit, sans rien payer sur le moment. Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à soigner ces contacts. Et puis ces contacts réguliers permettent d’établir une relation de confiance. Le client se sent en confiance d’avoir une marque qui vient lui apporter un service régulièrement.
  • Impression donnée par le prix : Psychologiquement, payer pour un abonnement est moins difficile que payer pour un produit. En effet, d’une part les virements automatiques sont moins douloureux que l’action de sortir la carte de paiement, et d’autre part un paiement trimestriel (ou autre) permet de séparer le paiement du service. Il est alors plus difficile de faire le lien entre la somme que l’on paie et le service.
  • Notoriété : Les abonnements ne sont pas encore généralisés dans tous les domaines. Il est donc encore possible de gagner fortement en notoriété et de faire parler de soi en lançant le premier service d’abonnement pour un type de produit. Wilkinson devrait par exemple en bénéficier en lançant la première offre d’abonnement à des rasoirs

Via Roycod

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Une marque qui souhaite entrer en relation avec ses clients sous la forme d’un réseau social doit faire face à un dilemme : doit-elle créer son propre réseau social ou doit-elle utiliser un réseau social existant?

On a tendance à penser que c’est le potentiel d’utilisateurs du réseau social qui doit déterminer la décision. En effet, il peut sembler que créer son propre réseau social nécessite d’avoir un grand nombre d’utilisateurs potentiels pour être une réussite. Pourtant, le nombre d’utilisateurs est loin d’être une condition nécessaire à la réussite (même s’il faut éviter d’avoir trop peu de monde, un réseau social vide n’est pas attirant, ni valorisant pour la marque). Une petite communauté active peut donner de bons résultats.

Alors comment savoir s’il vaut mieux choisir de créer un réseau social spécifique à la marque?

  • Il faut que le réseau social apporte quelque chose aux utilisateurs potentiels. On peut par exemple prendre l’exemple de Salomon Trail Running, qui a créé en partenariat avec Nokia un outil qui permet de partager les cartes de ses courses en montagne. Cela permet de trouver des idées de courses à faire, avec les coordonnées GPS, les dénivelés, la vitesse de l’utilisateur qui a publié le trail, des photos… Même si la marque n’avait pas forcément une communauté de fans très importante en ligne dans le domaine du trail running, l’application a un grand succès car elle apporte réellement quelque chose aux consommateurs.
  • Je pense qu’il faut également observer comment les consommateurs se comportent hors ligne. En effet, certaines marques ont des communautés hors ligne, des gens qui se réunissent et partagent autour d’elles. On peut penser à des collectionneurs pour les marques de voiture, à des groupes de supporteurs de sportifs sponsorisés par la marque pour les marques de sport…Ces marques là ont toutes les chances de retrouver ces consommateurs impliqués en ligne.
  • Et puis il y a des marques qui ont de véritables fans. Comment le savoir? Quand des consommateurs se tournent en masse vers une marque alors que ses produits n’ont pas les qualités intrinsèques qui justifient ce succès (qui a dit Apple? :) ), alors il est très possible que cette marque aie une forte communauté de fans. Ces fans vont être prêts à s’investir dans un réseau social avec la marque. Il faut juste être attentif à ne pas confondre une communauté de fans avec un effet de mode. Une mode peut passer très rapidement alors qu’une vrai communauté de fans a une plus grande longévité.

Dans tous les autres cas, l’utilisation d’un réseau social existant est sans doute la meilleure solution. Constituer une communauté n’est pas une chose aisée et un échec dans ce domaine peut avoir des conséquences néfastes pour l’image d’une marque.

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En réfléchissant un peu à la situation médiatique actuelle de la Chine, je me demande si ça ne va pas être un révélateur important de la valeur réelle de l’image de marque.

En effet, cela peut nous aider à répondre à la question : Peut-on continuer à vendre avec une très mauvaise image de marque?

Il semble en effet que malgré la très mauvaise image de marque de la Chine actuellement (situation au Tibet, lutte farouche contre l’opposition au régime, mauvaise image des produits « made in China » par exemple), ce pays continue à avoir beaucoup de succès. Succès commerciaux, attractivité pour les capitaux ou les travailleurs étrangers…

Alors finalement, quelle est la force de l’image de marque si elle ne conditionne pas tous ces succès? Quel est l’intérêt de mettre en place de gros budgets sur l’image de marque si on peut vendre sans?

Je pense que l’une des choses que nous apprend la situation est qu’une image de marque a une forte force d’inertie. Une image met du temps à se construire, mais du coup, elle met également du temps à se défaire. Cette idée peut paraître un peu étonnante, mais si l’on regarde bien le cas de la Chine, on se rend compte qu’on pense au premier abord aux problèmes de droits de l’Homme. Pourtant le pays reste quand même attirant, car il reste exotique, il reste considéré comme une excellente opportunité économiquement et professionnellement.

Et on se rend également compte que l’image de marque n’est que l’un des éléments du processus qui mène à l’acte d’achat (ou à l’acte d’investir en Chine par exemple). L’importance de l’image de marque par rapport aux autres éléments de prise de décision dépend du type de produit, de l’implication du consommateur dans la décision, du risque ressenti…

Malgré tout, au plus profond de moi, j’espère que la Chine paiera un jour le prix de cette mauvaise image (car j’ai la conviction que cette image est justifiée) : d’une part pour des raisons morales, mais également parce que ça pourrait me prouver l’intérêt de se donner du mal à travailler sur l’image des marques.

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Avec de nombreuses études qui nous montrent depuis longtemps la saturation des consommateurs en stimuli publicitaires, la cohérence des différentes actions de communication avec un positionnement simple et impactant semble être de rigueur. En effet, il y a peu d’attention disponible (non, je ne dirai pas de « temps de cerveau ») pour chaque marque, donc si le consommateur reçoit deux messages différents d’une même marque, il risque de ne pas faire le lien, et surtout de ne pas chercher à le faire. Des messages créatifs, mais simples, et directement cohérents avec le positionnement de la marque semblent donc essentiels.

Pourtant, on rencontre de temps à autre des marques qui se permettent d’avoir des positionnement ou des messages complexes. La complexité peut venir de plusieurs éléments :

  • La complexité du positionnement lui même. Un positionnement complexe vient souvent d’un positionnement basé sur plusieurs avantages concurrentiels par exemple.
  • La complexité du message. Certaines publicités comprennent des sens cachés (polysémie), ou alors tout simplement un message complexe (jeux de mots, sous-entendus, private joke…)
  • La diffusion de messages déconnectés du positionnement. Je pense notamment aux marques automobiles. Même les marques qui ont un positionnement très clair (comme la nouvelle Twingo, par exemple; exemple sur lequel je reviendrai dans un prochain billet), envoient des messages souvent très variés aux consommateurs (messages sur le prix, sur une fonctionnalité, sur l’environnement…).

Quelles sont donc ces marques qui peuvent se permettre de diffuser des messages complexes ou d’avoir un positionnement complexe?

  • Les marques de produits qui nécessitent une grande implication à l’achat (prix élevé, le plus souvent). Lorsqu’un consommateur s’apprête à réaliser un achat qui représente une forte implication pour lui, il va passer du temps à se renseigner sur les différentes alternatives qu’il a. Ce temps passé à étudier les différentes marques va lui permettre de faire le lien entre les différents messages diffusés par la marque et d’intégrer le positionnement de celle-ci.
  • Les marques qui ont une exposition publicitaire très forte. Une marque qui peut se permettre de passer continuellement en publicité TV, par exemple, peut se permettre des messages un peu complexes ou déconnectés du positionnement. En effet, la répétition va permettre au consommateur d’intégrer le positionnement de la marque. Les marques automobiles sont dans ce cas.
  • Les marques « inspirationnelles ». Parfois, un positionnement n’a pas besoin d’être cohérent sémiologiquement, ou de pouvoir s’expliquer. Les marques avec un fort pouvoir « inspirationnel » ont une empreinte sensorielle qui permet au consommateur de faire le lien entre les différents messages de la marque, sans qu’il n’y ai un lien sémiologique entre ceux-ci. Les marques de luxe par exemple peuvent se passer d’un positionnement explicité
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Une idée de sujet qui m’est venue à l’esprit à force de voir des preuves de transparence sur Internet.
Même si les entreprises ne prennent pas toujours la peine d’être transparentes d’elles même, il semble qu’elles aient intégré le fait que c’est la meilleure réponse à apporter lorsqu’elles sont mises en cause sur Internet.

Comment en est-on arrivé là? Je pense pouvoir dire sans trop me tromper que le développement d’Internet y est pour beaucoup. J’y vois plusieurs raisons :

  • Les informations sont de plus en plus facilement disponibles. Il devient plus difficile pour les entreprises de cacher des informations.
  • Les communications entre consommateurs ou citoyens sont facilitées et lorsqu’il y a une crise, elle se répand beaucoup plus facilement. Lorsqu’un consommateur n’est pas satisfait d’un service ou d’un produit, il peut rapidement faire passer l’information, qui est même parfois reprise ensuite dans les médias traditionnels.
  • Il est de plus en plus cher d’acquérir de nouveaux consommateurs. En effet, la surexposition médiatique actuelle entraine une hausse des investissements à réaliser pour émerger. Les entreprises ont donc intérêt à tout faire pour satisfaire leurs clients actuels. La transparence est l’un des éléments nécessaires à cette satisfaction.
  • L’offre est de plus en plus importante. Pour choisir entre des produits finalement assez similaires (respectant les même normes, provenant des mêmes usines, étudiés pour plaire au plus grand nombre…) les consommateurs commencent à en demander plus aux entreprises. La transparence fait partie de ces plus et en cas de problème, les consommateurs n’auront aucun mal à trouver un produit ou service équivalent chez la concurrence.

Pourtant, je suis tombé dernièrement sur deux exemples qui m’interpellent, pour des raisons totalement différentes.

L’exemple DébitCrédit.fr

La société DébitCrédit.fr était une belle start-up qui n’a malheureusement pas pu assurer les investissements nécessaires à l’arrivée probable d’un gros concurrent américain sur le marché français. La société a toujours été très transparente avec ses clients à travers notamment le blog de la créatrice. Et quand les difficultés sont arrivées, je me suis posé la question de la pertinence d’une telle transparence dans cette situation. La société proposait une solution en ligne pour gérer ses comptes et ses placements et a dit très rapidement qu’elle allait connaitre des difficultés.

Si je me mets à la place d’un client potentiel, je fuis! Tout simplement! J’attends d’une application qui m’aide à gérer mes placements et mes comptes qu’elle soit pérenne.

La transparence dans un cas comme celui-ci risque tout simplement de transformer une difficulté qui pourrait être surmontable en crise majeure, en effrayant les clients potentiels sur l’avenir de la société.

L’exemple Monsanto

Comme je vous l’avais annoncé, il y avait Mardi soir un documentaire sur la société Monsanto. Cette entreprise est le contre-exemple parfait de l’intérêt d’être transparent. Confrontée à de très nombreuses crises (dont elle était à l’origine le plus souvent), la société a toujours tout nié en bloc. Elle a essayé de cacher toutes les informations pouvant lui être défavorables. Sans hésiter même à mettre la santé de nombreuses personnes en danger.

Et ça fonctionne! Son CA pour 2007 est de 7.5 milliards de dollars, dont 1 milliard de bénéfice. On trouve même des agriculteurs qui sont des ambassadeurs de la marque.

Qu’en pensez-vous?

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« Our brand is everything we do ». C’est ainsi qu’un marketer américain définit sa marque. Comme le fait remarquer David Wolfe sur son blog, c’est une superbe synthèse de ce qu’est une marque.

Une marque n’est pas seulement un nom, un logo ou une baseline. Une marque représente bien plus que cela dans l’esprit d’un consommateur. Quand un consommateur a en face de lui un vendeur d’une certaine marque, cette rencontre va influer sur sa vision de la marque. A chaque fois que le consommateur entre en contact avec la marque, sa vision de celle-ci sera modifiée.

C’est pour cela que je pense que la marque doit être traitée dans une entreprise par une équipe spécialement dédiée à la gestion de la marque. La gestion de la marque implique le marketing (marketing produit et communication) bien-sûr, mais également les forces de vente, les équipes de SAV, les RH, la direction… Le projet de marque doit être communiqué à tous les employés, et pourquoi pas en partie aux autres parties prenantes de la société comme les fournisseurs, les actionnaires…

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