Logo Interact!on
Archive
Mot clé "politique"

En réfléchissant un peu à la situation médiatique actuelle de la Chine, je me demande si ça ne va pas être un révélateur important de la valeur réelle de l’image de marque.

En effet, cela peut nous aider à répondre à la question : Peut-on continuer à vendre avec une très mauvaise image de marque?

Il semble en effet que malgré la très mauvaise image de marque de la Chine actuellement (situation au Tibet, lutte farouche contre l’opposition au régime, mauvaise image des produits « made in China » par exemple), ce pays continue à avoir beaucoup de succès. Succès commerciaux, attractivité pour les capitaux ou les travailleurs étrangers…

Alors finalement, quelle est la force de l’image de marque si elle ne conditionne pas tous ces succès? Quel est l’intérêt de mettre en place de gros budgets sur l’image de marque si on peut vendre sans?

Je pense que l’une des choses que nous apprend la situation est qu’une image de marque a une forte force d’inertie. Une image met du temps à se construire, mais du coup, elle met également du temps à se défaire. Cette idée peut paraître un peu étonnante, mais si l’on regarde bien le cas de la Chine, on se rend compte qu’on pense au premier abord aux problèmes de droits de l’Homme. Pourtant le pays reste quand même attirant, car il reste exotique, il reste considéré comme une excellente opportunité économiquement et professionnellement.

Et on se rend également compte que l’image de marque n’est que l’un des éléments du processus qui mène à l’acte d’achat (ou à l’acte d’investir en Chine par exemple). L’importance de l’image de marque par rapport aux autres éléments de prise de décision dépend du type de produit, de l’implication du consommateur dans la décision, du risque ressenti…

Malgré tout, au plus profond de moi, j’espère que la Chine paiera un jour le prix de cette mauvaise image (car j’ai la conviction que cette image est justifiée) : d’une part pour des raisons morales, mais également parce que ça pourrait me prouver l’intérêt de se donner du mal à travailler sur l’image des marques.

Lire la suite

C’est un billet de Versac qui me fait réagir sur le sujet de la liberté d’expression.

Avant toute chose, je tiens à dire que j’ai beaucoup de mal à avoir une opinion sur la question. Théoriquement je suis pour la liberté d’expression totale (à part la diffamation), mais dans la pratique, j’ai un avis beaucoup plus partagé (car certains cas, comme celui de la banderole du Stade de France dont parle Versac, peuvent être destructeurs).

Par contre, il y a une chose à laquelle je tiens, c’est la cohérence. Et pour le moment on en est loin car ce sont les personnes qui détiennent du pouvoir médiatique qui fixent les limites à leur propre convenance. Les exemples sont nombreux.

Il y a tout d’abord le cas de la banderole déployée au Stade de France. Une blague de mauvais goût est donc interdite et ses auteurs attaqués en justice. Pourtant, comme le fait remarquer Versac, les auteurs des caricatures de Mahomet n’ont pas été inquiétés (par la justice des pays européens). Ils ont même reçu le soutien de personnalités de choix, comme par exemple Nicolas Sarkozy, avant qu’il ne devienne Président de la République. Celui-là même qui avait attaqué en justice le groupe de rap « La Rumeur » pour insultes à la France. Visiblement, la cohérence n’est pas le fort de tout le monde.

Et ce n’est pas Ardisson qui me contredira :

(le montage est racoleur et les commentaires pour la plupart nuisibles, mais les faits sont là)

Pour conclure, je pense qu’on est en face d’un sujet très complexe. Il est quasi-impossible de définir une limite à ne pas dépasser car protéger la société des gens qui abusent de la liberté d’expression ne peut se faire qu’en bâillonnant d’autres personnes qui ont des causes justes à dénoncer. Et pourtant, fixer une limite est nécessaire pour ne pas tomber dans la dérive actuelle qui veut que ce sont les gens qui détiennent le pouvoir médiatique qui déterminent eux-même les limites en fonction de leurs intérêts et sentiments personnels.

Lire la suite

La France a une politique étrangère qui s’apparente de plus en plus à de la realpolitik. Les critiques des régimes dictatoriaux sont feutrées, alors que les contrats commerciaux sont signés à la chaîne devant la presse.
Il est bien sûr difficile pour moi, français lambda, de saisir tous les enjeux de la politique étrangère française et il est certain que les marges de manœuvres sont très réduites.

Il n’empêche que je souhaite de tout cœur que la France se montre ferme vis à vis de la Chine sur la question du Tibet. Pourquoi le Tibet alors qu’il y a tant d’autres zones de conflit? D’une part parce que la situation est fortement médiatisée et d’autre part parce que s’opposer à la Chine créerait un précédent important.

Et pour quelle raison je pense que la France devrait renoncer le plus possible à la realpolitik? Pour une question d’image! On en revient presque à du marketing, mais il est très mauvais pour une marque d’être en décalage avec ses valeurs. Et si bien sûr je ne veux pas comparer un pays à une entreprise, je pense que la realpolitik est totalement en décalage avec les valeurs de la France. Pour une grande majorité de la population mondiale, la France reste le pays des droits de l’Homme et de la liberté. Perdre cette image pourrait à mon avis avoir des conséquences négatives sur de nombreux domaines : diplomatie, attractivité, tourisme, culture…

PS : Akhénaton, leader du groupe Iam a écrit une très belle phrase à propos de la realpolitik: ‘Ils passent le week-end en régate, puis s’prostituent pour un Airbus ou une Frégate »

free music


Lire la suite

Vu sur le site du journal Le Monde d’aujourd’hui.

Cet index, qui s’appelle le MIPEX (Migrant Integration Policy Index), nous vient du Royaume-Uni, il a été créé par le British Council et le Migration Policy Group. Il permet de comparer les politiques des pays de l’UE (et de trois autres pays : Canada, Suisse, Norvège) en matière de politique d’immigration et d’intégration.

Vous pouvez télécharger le rapport 2007 en cliquant ici.

Que nous apprend ce rapport?
Globalement, contrairement au journaliste du Monde, je trouve que la France ne se classe pas trop mal. Ou tout du moins, disons que je m’attendais à pire. Au classement général, nous sommes en 11ème position (sur 28 pays), à égalité avec le Luxembourg et la Slovénie. Par contre, nous restons à la traine par rapport aux 15 premiers pays entrés dans l’UE. Et nous sommes sauvés par nos bons résultats en matière de lutte contre les discriminations (qu’est-ce que ça doit être dans les autres pays!), sinon nous serions en 18ème position.

Les grands champions de l’intégration sont la Suède, le Portugal et la Belgique et les plus mauvais pays sur ce point sont l’Autriche (tiens tiens…), Chypre et la Lituanie.

Lire la suite

La petite séquence humour de la semaine.
Ca se passe dimanche dernier à Neuilly, à la mairie. Juste après l’annonce du résultat des élections.
Vous pouvez aller directement à 2:15. Après la petite interview qui nous fait bien comprendre qu’à Neuilly, il y a vraiment l’élite de la nation, on en a la preuve par l’image.

[dailymotion x4nyf0&v3=1&related=1]

On a clairement pas les même valeurs et ça me rassure. Champagne!

Lire la suite

La ville de Santa Ana, en Californie entend bien lutter contre les taggueurs. Leur stratégie est d’alerter les parents sur le fait que leurs enfants pourraient être des taggueurs à leur insu.

Pour cela, ils publient sur leur site Internet le descriptif du parfait petit taggueur. C’est assez cocasse:

Taggers come from every race and socio-economic background. Although most taggers are males there are female taggers. Some indicators that your child may be a tagger are:

  • Your child is in the age group statistically associated with tagging, ages 12-18.
  • Your child has tagging written on their clothing such as their shoes or inside their baseball cap, schoolbooks, notebooks, backpacks, cd covers, and on their bedroom furniture or walls.
  • Your child frequently wears baggy pants or carries a large backpack. These are used to carry cans of spray-paint, various colors and types of magic markers, etching tools, slap tags and cameras to take photos of their taggings. The clothes and backpack may be paint stained.
  • Your child has large quantities of magic markers in various colors, types and sizes, spray-paint cans, shoe polish containers, or dot markers used to mark bingo cards.
  • Your child has or carries tools used for etching glass or mirror surfaces such as spark plug porcelain, drill bits, screwdrivers with a sharpened tip, small rocks, or any other type of sharp instrument.
  • Your child has large quantities of “Hello My Name Is” stickers, priority mail stickers, or number or letter stickers. These stickers may have drawings or a tagging moniker written on them. These stickers are used to “slap tag.” They are slapped upon a surface and are difficult to remove and generally leave a residue.
  • Your child has the same moniker or set of letters written repeatedly on the above-described material. This may be your child’s tagging moniker and tagging crew’s initials.
  • Your child is frequently deceitful about their activities and cannot adequately explain why they possess the above described items.
  • Your child stays out late at night or has taken to sneaking out of the house.
  • Your child frequently has paint or marker residue on their fingertips.
  • Your child has or carries a black artist notebook that contains tagging or drawings. These books are called “bibles” or “piece books.”
  • Your child frequently visits tagging websites on the computer, owns tagging magazines, or has photographs of tagging in their bedroom.
  • Your child has the same tagging on their schoolbooks, clothing or in their bedroom that you see in your neighborhood or surrounding area. Taggers generally tag in or near their own neighborhoods.
  • Your child associates with other people who exhibit these same traits. These other people may be members of your child’s “tagging crew.”

Via PSFK

Lire la suite

… Ou comment transformer un objet qui a pour but de couper la communication en support de communication.

L’initiative vient de publicitaires néerlandais en visite en Palestine. Leur idée est simple : pour 30€, l’association taggue le message que l’on souhaite sur le mur de séparation entre Israël et la Palestine. Des photos du message nous sont ensuite envoyées par email. Les 30€ sont reversés à des associations socio-culturelles palestiniennes.

C’est exactement ce que j’aime dans les arts urbains : utiliser un support qui est à priori plutôt moche pour faire passer des messages.

Ca se passe ici : Send a message

Send a message

Lire la suite