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Mot clé "publicité"

A l’heure du crowdsourcing, du buzz marketing et des réseaux sociaux, l’une des forces de la publicité pourrait être sa capacité à être recyclable. Cela ne signifie pas que la publicité doit être respectueuse de l’environnement, mais plutôt qu’elle soit facile à copier, à parodier, à reprendre.

Cela permettra aux fans de reprendre la publicité ou le spot, sous la forme de mèmes, et augmenter ainsi sa diffusion de façon spectaculaire.

La précédente campagne d’Apple pour l’Iphone est un excellent exemple de publicité simple, impactante, avec un thème et un message très propices à être repris largement, en particulier sur un ton humoristique.

Elle a été reprise par de nombreuses personnes qui en ont fait des spots, plus ou moins réussis, mais qui ont permis à l’Iphone d’assoir encore un peu plus sa notoriété.

Bien sûr, ces spots ne seront pas toujours favorables à la marque, mais ils démontrent en tous cas un fort engagement des consommateurs envers celle-ci.

Le but n’est pas de faire une publicité banale, terne, mais plutôt de mettre en avant l’idée plutôt que les moyens. C’est à dire oublier un peu les méthodes de conception (stratégique et créative) de la publicité traditionnelle et se pencher sur les méthodes du buzz marketing : une « idée qui colle« , très universelle ou très spécifique, forte, simple à réaliser et qui encourage le partage. Cela implique de ne plus pouvoir cacher la pauvreté de l’idée avec des moyens financiers et techniques importants, démarche au demeurant très saine.

Post inspiré par What consumes me

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Je me demande si la publicité et les médias sociaux ne seraient finalement pas complémentaires pour aider les différents types de marques à augmenter leurs ventes.

La publicité est très forte pour développer la notoriété, pour faire coller un produit à l’esprit du consommateur. Par contre elle pêche de plus en plus lorsqu’il faut convaincre. En particulier lorsqu’il s’agit d’achats très impliquants. On s’imagine assez mal acheter une voiture suite au simple visionnage d’un spot TV. Les gens font moins confiance à la publicité et se tournent de plus en plus vers leurs relations sociales. C’est là que les médias sociaux interviennent, en mettant en contact, de façon naturelle ou assistée, des gens en recherche d’informations avec les gens qui détiennent cette information. C’est le principe du bouche à oreille.

Mais dans le même temps, les médias sociaux demandent une certaine implication. Jamais je ne m’inscrirai à un réseau social pour choisir entre deux marques de biscuits apéritifs. Le risque pris en achetant un produit de cette catégorie ne justifie pas le temps perdu à se renseigner sur le produit.

J’aurais donc tendance à penser que pour des produits dont l’achat est impliquant ou risqué, les médias sociaux sont l’outil idéal. A l’inverse, pour les produits d’achat courant, la publicité reste le meilleur outil, car le principal enjeu est que le consommateur aie le produit à l’esprit au moment de l’achat. Evidemment, la règle n’est pas absolue car l’utilisation de ces deux outils n’est pas aussi figée que je ne l’ai présenté. Les médias sociaux peuvent avoir de nombreux autres bénéfices (image de marque, amélioration de l’offre, fidélisation…) et la publicité peut parfois convaincre (on reste toutefois le plus souvent dans la pulsion). Je pense que c’est une règle intéressante pour savoir vers quel outil se tourner en priorité lorsque la marque souhaite vendre plus.

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Voici les supports utilisés lors de l’intervention que nous avons faite hier soir à l’ENSIAS (école d’ingénieurs en informatique à Rabat) avec Julien Guyard de Netgroup.ma. Nous remercions encore les élèves organisateurs de la conférence pour leur accueil.

L’intervention s’est très bien passée avec un public intéressé et interactif.

Julien a présenté le webmarketing, en insistant particulièrement sur la publicité en ligne, l’emailing, les jeux concours et le SEO. Vous trouverez sa présentation ci-dessous.



J’ai ensuite présenté le web 2.0 et les impacts qu’il peut avoir sur les marques. Voici mon support de présentation :

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…du moins, pas tout de suite…

Décidément, Techcrunch m’inspire beaucoup ces temps-ci. Après un billet sur les choix à faire en termes de management de la communauté, c’est un billet sur le futur de la publicité en ligne qui me fait réagir. Eric Clemons publie toutes les raisons pour lesquelles selon lui, la publicité sur Internet ne peut pas fonctionner. Même si ses arguments ne peuvent pas être contestés, je pense qu’il y a des raisons bien plus fortes pour lesquelles je suis persuadé que la publicité en ligne a encore de beaux jours devant elle.

1. La publicité peut être efficace
Je pense qu’on a tous été un jour ou l’autre convaincu par une publicité. Même en gardant à l’esprit que les gens ont de moins en moins confiance dans les publicité, on peut être convaincu par un spot, un print ou une bannière. On peut être convaincu sous différentes formes : décision d’achat, meilleure image, notoriété… Et d’ailleurs si ce n’était pas le cas, les annonceurs arrêteraient de dépenser des milliards en achat d’espace. Je ne dis pas que l’efficacité de la publicité vaut ces milliards, je dis que si la publicité n’était jamais efficace, personne n’en ferait.

2. Elle permet un excellent ciblage
La publicité en ligne bénéficie d’un atout majeur par rapport à la publicité traditionnelle : elle permet un ciblage très précis. Même si certaines agences Média ont encore tendance à cibler par CSP plutôt que par comportement, il n’en reste pas moins que le potentiel des publicités en ligne est énorme à ce niveau là. Quand on recherche un aspirateur silencieux et qu’une bannière vantant le silence de l’une de ces machines nous apparaît, il est évident que l’on va y prêter attention. Après si l’offre n’est pas compétitive, on ne va pas acheter, mais au moins on y aura prêté attention.

3. Elle est interactive
L’infobésité, additionnée à une prolifération des publicités en ligne fait que l’un des enjeux de la publicité en ligne est d’obtenir l’attention des internautes. C’est là qu’intervient l’interactivité. Si l’on offre à l’internaute un peu plus qu’un simple message promotionnel, on a plus de chance de gagner son attention. Les mini jeux, les jeux concours sont des dispositifs très efficaces en ce sens.

4. Elle implique le consommateur
L’interactivité, et les moyens offerts par Internet permettent également d’impliquer les consommateurs dans la publicité en ligne. Certains, comme Facebook, utilisent les avis des consommateurs (option like/unlike sur les publicités) pour cibler encore mieux l’affichage des publicités. D’autres, comme BlogBang, impliquent directement les consommateurs dans la conception et la réalisation des bannières. Même si à mon avis ces exemples sont loin d’utiliser tout le potentiel du crowdsourcing, ils permettent d’une part de proposer des publicités plus en adéquation avec les motivations des internautes, et d’autre part d’impliquer les internautes, ce qui permet d’avoir leur attention.

5. La publicité est nécessaire
L’argument le plus évident pour moi est la nécessité de la publicité. Eric Clemons avance l’argument que les gens préfèrent être conseillés par une relation sociale qu’être sollicités par une publicité.
Certes.
Mais si la publicité n’existait pas, alors une multitude de produits/services ne seraient connus par personne. Et parmi ces produits qui ne seraient jamais connus, peut-être que certains seraient les meilleurs. On assisterait donc à une régression.
La publicité est en quelques sortes une assurance pour les entreprises. Quelle entreprise accepterait d’investir de fortes sommes pour développer un produit sans avoir l’assurance qu’un certain nombre de personnes aient ensuite connaissance du produit? J’ai presque envie de dire que sans publicité, plus de R&D.
Et je ne parle même pas de l’industrie qui est construite sur les revenus de la publicité. Même si ce n’est pas un argument très convaincant en soi, il est suffisant pour garantir que les choses ne pourront pas bouger avant un moment.

Alors bien évidemment, la publicité n’est pas toujours efficace, pas toujours bien utilisée, parfois trop présente, rarement éthique. Mais si elle a survécu tant d’années malgré tous ces défauts, c’est bien le signe que c’est un mal nécessaire. Au lieu de parier sur sa disparition, autant mettre de l’énergie à l’améliorer et à gommer ses défauts.

Pour ceux qui souhaiteraient approfondir le sujet, vous trouverez un excellent article, un peu plus orienté vers les médias, sur Novövision.

Et je devrais écrire incessamment sous peu un article qui expliquera pourquoi Internet menace l’équilibre qui permettait à la publicité de continuer à être si puissante sans avoir besoin de se réinventer. Le sujet est complexe, il serait dommage de s’en tenir à un seul point de vue.

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Cet article est une réaction à cet article, lu sur le blog de Carré de Ciel, qui présente ces deux affichages de Conforama (la version présentée par l’agence, puis la version finale, utilisée en 4×3).

Affichage Conforama

Affichage Conforama

La créativité sans stratégie, cela s’appelle de l’Art. La créativité avec de la stratégie, cela s’appelle de la « Publicité », Jeff Richards.

Dans son article, Martial estime que comme la publicité n’est pas de l’art, il ne devrait pas y avoir de débat : le but est d’être efficace, pas d’être créatif. A partir du moment où l’efficacité peut inclure des valeurs comme améliorer l’image de la marque, apporter des émotions, alors je suis tout à fait d’accord avec lui.

Là où je ne le rejoins pas, c’est que j’estime que la deuxième version de la publicité perd en efficacité. Du coup, je pense qu’il est intéressant de la publier et que la comparaison entre les deux versions mérite d’être faite.

Même si l’on considère que la publicité n’est pas de l’art, il n’en reste pas moins que certains moyens d’évaluation d’une publicité et d’une œuvre d’art sont communs : l’impact, la créativité, l’esthétisme, la force du message, l’idée…

Tous ces aspects sont présents dans la première version de la pub et ont complètement disparus dans la seconde. L’impact de la prise de vue a disparu, la créativité n’est plus apparente car couverte par les messages promotionnels, l’esthétisme n’y est plus du tout, la force du message est aussi contrariée par la surabondance de messages sur la deuxième déclinaison, l’idée n’est plus très claire.

Certes il est inutile dans l’absolu de rendre public les travaux préliminaires à une publicité. Mais cette publication nous montre bien les difficultés du travail annonceur/agence. L’agence vient avec une idée, une création qui répond à la problématique du client. En essayant à tout prix de renforcer les aspects conatifs, le client a complètement édulcoré l’idée de départ. Les idées, comme les œuvres d’art, ne peuvent pas être prises partiellement, sinon elles perdent leur force.

Cette différence entre la proposition de l’agence et la proposition peut être due à plusieurs éléments : soit les objectifs de la publicité ont été mal présentés ou mal compris, soit l’annonceur les a changé en cours de route, et a préféré travailler sur le conatif plutôt que sur l’image de marque. Dans tous les cas, une grande différence entre la proposition de l’agence et la proposition finalement retenue démontre un problème dans la relation entre l’agence et l’annonceur. Et notre cas est finalement assez soft, on a déjà vu des biais bien plus importants.

Dans tous les cas, la créativité doit toujours être au service de l’efficacité, sinon on quitte le domaine de la publicité. Nous vendons une réponse à un problème, pas une œuvre d’art.

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Après Facebook qui permet aux utilisateurs de noter les publicités, Hulu.com, la plateforme de vidéos en ligne offre la possibilité à ses visiteurs de choisir la façon dont sera affichée la publicité.

Hulu et les publicités choisies par les utilisateurs

Un nouveau domaine pour le User Generated Content, en quelques sortes?

Je le pense et je crois beaucoup à ce concept. Il part d’un constat très simple : plus une publicité est ciblée et acceptée, plus elle est efficace.

Malgré de meilleures possibilité de ciblage des publicités sur Internet, les taux de clic continuent à diminuer. Et ceci pour deux raisons majeures. La première est la saturation des individus qui continuent, années après années, à être bombardés de messages publicitaires. La seconde raison est un problème de ciblage justement. Ce n’est pas parce qu’on visite un site sur la course automobile que l’on veut s’acheter une voiture : le thème du site n’est pas suffisant pour un bon ciblage.

Le fait de consulter les consommateurs dans ce choix répond à cette double problématique : les utilisateurs seront mieux ciblés puisque le choix des publicités affichées vient d’eux et ils seront plus réceptifs car les publicités correspondront mieux à leurs motivations.

Comment mettre tout cela en place?
Je vois plusieurs solutions :

  • Si des moyens avancés de connaissance des consommateurs sont déjà en place sur le site (identification des visiteurs), on peut classer les publicités par thème, et afficher en priorité des publicités du même thème que celles sur lesquelles il a déjà cliqué. C’est un peu le principe des ventes croisées (« vous avez acheté tel produit, vous aimerez aussi… ») appliqué à la publicité.
  • On peut également, comme sur Facebook, proposer au consommateur de noter les publicités, afin d’affiner ce qu’il est prêt à regarder et ce qu’il considère comme de la nuisance.
  • On peut enfin demander au consommateur ses motivations, en lui proposant des thèmes à choisir pour l’affichage des publicités.
  • Pour revenir au contenant plus qu’au contenu, on peut imaginer une interface riche qui permette aux visiteurs de placer la publicité à l’endroit où ils le souhaitent sur le site Internet.
  • On peut aussi proposer aux visiteurs de « consommer » la publicité comme ils le souhaitent : on peut par exemple leur proposer lors de l’abonnement à un site s’ils préfèrent recevoir les publicités par email ou avoir des bandeaux publicitaires sur le site.

Tous ces moyens sont encore complexes à mettre en place, mais valent le coup d’être étudiés pour faire face à l’indigestion publicitaire dont souffrent de plus en plus de personnes. Cela n’empêchera pas la publicité sur Internet d’être globalement considérée comme une nuisance, mais il ne faut pas oublier que c’est souvent un moyen de financer des services gratuits.

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Darwin ne renierait pas cette théorie développée par Ogilvy : surexposés aux messages publicitaires, les gens se sont adaptés pour se protéger. Ils ne sont maintenant plus aussi sensibles aux interruptions marketing et il est du coup beaucoup plus complexe pour les marques de se faire remarquer par les consommateurs. L’évolution est souvent fatale aux prédateurs qui ne savent pas s’adapter aux nouvelles défenses de leurs proies.

Les marques doivent donc évoluer elles aussi. En effet, si les consommateurs ne sont plus aussi réceptifs aux messages publicitaires, ils ont quand même besoin de connaitre l’offre de produits / services pour continuer à consommer. Les gens ont tendance, grâce aux nouveaux moyens offerts par Internet, à reporter leur attention vers des sources qu’ils jugent plus fiables : leurs relations sociales.

Tous les moyens sont bon pour mieux consommer : amis, réseaux sociaux, blogs, micro-blogs, tests de produits en vidéo sur Youtube… Ces outils servent de filtres aux consommateurs, qui peuvent alors faire le tri entre les offres qui leur apportent de la valeur et les autres. Ces outils sont les nouveaux moyens qu’ont les marques pour entrer en contact avec les consommateurs.

Cette nouvelle donne a été résumée par Ogilvy dans un schéma très intéressants : « The personal message shield »

personal_shield

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Très belle campagne contre le logement indigne par la fondation Abbé Pierre, avec BDDP & Fils

La campagne se compose d’affichage en 4*3 et utilise le support de façon très créative : les 4*3 ont une surface de 12m², et de nombreuses familles vivent sur cette surface. Tel est le message et la prise de conscience est immédiate.

Vivre dans 12m carrés

Vivre dans 12m carrés

Une action de guérilla marketing a aussi eu lieu avec le collage d’affiches sur le parvis de nombreux lieux publics et politiques à Paris : l’Hôtel de ville, l’Assemblée nationale, au Sénat…

La vidéo de l’action :

Pour compléter le dispositif, des annonces en presse et un spot TV.

Une bien belle campagne, cohérente, avec un très fort pouvoir de persuasion et de prise de conscience grâce à la démonstration pratique des conditions de vie de nombreux français.

Via Superfiction

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