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Mot clé "publicité"

On le répète assez souvent, mais la créativité, les compétences techniques et marketing ne sont pas suffisantes pour faire de bons communicants. La culture générale est essentielle, pour éviter des énormités comme celle-là (publicité pour des guides de voyages allemands : Stephen Loose Travel Guide, par l’agence Scholz & Friends):

Voyager au Mexique

Voyager au Mexique

Voyager au Maroc

Voyager au Maroc

Voyager aux usa

Voyager aux usa

Le concept est génial, non? (« Destination idéale tant que vous n’avez pas à demander votre chemin aux autochtones », pour une grossière traduction).
Mais voilà, ni le créatif, ni le chef de pub, ni le directeur de clientèle, ni le client (un comble!) n’avaient apparemment la moindre idée de ce qu’est le Maroc! Les talibans et le Maroc ce sont quand même deux univers complètement différents.

Alors on peut effectivement espérer que l’agence savait bien que les talibans n’étaient pas au Maroc. Peut-être que le seul pays arabe pour lequel ils éditent un guide est le Maroc, donc ils ont gardé l’idée, tout en sachant qu’ils sortaient une énormité (ils sont dans le registre du cliché dans tous les cas, donc ça aurait pu passer).

Mais le décalage est trop gros par rapport aux deux autres déclinaisons et du coup je trouve qu’en plus du risque de choquer, ça fonctionne beaucoup moins bien, ça manque de finesse.

Via Chergaoui

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Le dernier spot de le marque de bière Stella Artois est vraiment sympa (n’hésitez pas à cliquer sur « HQ » pour l’avoir en haute résolution):



Stella Artois a su magnifiquement décliner son positionnement de bière de tradition à travers plusieurs supports. En racontant une bien belle histoire, Stella Artois fait passer son positionnement ainsi que d’autres éléments intéressants : l’attrait de la bière , et surtout l’utilisation d’une expérience de consommation universelle (quand on a chaud et qu’on a fait un effort, on a tous envie d’une petite bière). La réalisation est également à la hauteur et permet de créer une ambiance très forte pour une publicité. On est pas loin du cinéma (d’ailleurs les gens qui ont bossé sur ce spot viennent du monde du court-métrage).

Et Stella Artois ne s’arrête pas à ce spot. Leur site Internet (qui est par ailleurs très bien réalisé) présente d’autres dispositifs en parfaite adéquation avec leur positionnement : mini sites, films, jeux. Je vous conseille notamment le mini site « Le courage« , qui nous emmène en 1366, lors de la création de la bière dans la Belgique moyenâgeuse.

De très belles réalisations, toutes en support du positionnement, Stella Artois a vraiment fait du bon boulot!

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Dans ce billet, je présentais les attaques contre la concurrence comme une pratique en fin de vie et sans grand intérêt. Pourtant, l’actualité récente tend à me contredire.

Pendant qu’Apple et Microsoft continuent à se tirer dans les pattes par publicité interposées, Dunkin’ Donuts lance un spot TV assez agressif à l’égard de Starbucks. Très peu de créativité, mais un argument de poids : le café Dunkin’ Donuts est préféré au café Starbucks par les consommateurs. Tests à l’aveugle à l’appui : 54% des consommateurs interrogés préfèrent le café Dunkin’ Donuts contre 39% qui préfèrent le café Starbucks. Un site événementiel relaie le message sur Internet, avec toujours autant de finesse : « The Truth is out : Dunkin’ beat Starbucks ». A part ça, le site est plutôt efficace, avec des éléments déclencheurs d’achat intelligemment intégrés au milieu du discours commercial.

Comme le faisait remarquer Clément en commentaire dans mon précédent billet, ce sont souvent les outsiders qui trouvent un intérêt à pratiquer la publicité comparative. On peut prendre l’exemple de Pepsi qui attaque Coca, de McCain qui attaque Obama et donc de Dunkin’ Donuts qui attaque Starbucks.

N’étant pas très courante, cette technique permet à des marques en manque de notoriété de faire parler d’elles. Cela permet également de parasiter la stratégie marketing d’un concurrent. En effet, celui-ci se doit de réagir, pour éviter que le message ne soit intégré par les consommateurs. Mais cela peut aussi permettre d’attaquer le positionnement et l’avantage concurrentiel d’un concurrent. Comme ce sont des éléments essentiels de la marque, qui vont la guider sur de longues périodes, cela peut-être destructeur pour l’image de celle-ci. Si Dunkin’ Donut arrive à convaincre les consommateur que les cafés Starbucks sont moins bons, Starbucks aura le plus grand mal à attirer les amateurs de café dans ses points de vente.

Par contre, les risques de se lancer dans l’attaque frontale d’un concurrent plus fort que soi sont grands. Tout d’abord car un budget marketing supérieur permet au concurrent d’avoir une force de persuasion plus forte qui peut très bien lui permettre de contre-attaquer avec encore plus de vigueur.
D’autant plus que la réponse, en général plus créative, est plus facilement transmise par le bouche à oreille. On peut prendre par exemple le célèbre cas des constructeurs automobiles qui se sont renvoyé la balle pendant quelques temps.

Il est possible que la crise que l’on traverse motive les marques à mettre en place des stratégies offensives afin de grappiller quelques parts de marchés à leur concurrents. A mon avis, elles ont intérêt à vérifier que ce type d’action s’intègre bien dans leur stratégie et leur positionnement. L’attaque directe de la concurrence peut être incompatible avec certaines valeurs défendues par les marques.
Dans le cas où l’opération permet d’attaquer le positionnement du concurrent, alors le succès peut-être au rendez-vous.

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Facebook a annoncé ces derniers jours le lancement en test de ses nouvelles offres d’emplacements publicitaires. La grande nouveauté de ces nouveaux procédés viendra de l’interactivité qui existera entre ceux-ci et les consommateurs.

En effet, les utilisateurs de Facebook pourront commenter une pub, devenir fan de la marque ou encore envoyer des cadeaux liés à la publicité à ses amis.

Si on voit facilement l’intérêt pour Facebook, ces nouvelles propositions représentent un réel challenge pour les marques.

Voici les enjeux à mon avis :

Difficultés de gestion de ces nouveaux échanges
Ce nouveau format représente un nouveau point de contact entre la marque et les consommateurs. Les marques qui avaient déjà des difficultés à gérer leurs échanges avec leurs consommateurs risquent de se retrouver submergées. Il faut des moyens pour surveiller ce qui se passe sur ces publicités, en faire une analyse et éventuellement y répondre.

Focalisation de l’échange sur un point « superficiel » de la marque
Alors que la marque devrait plutôt essayer de focaliser ses échanges avec ses consommateurs sur ses valeurs fondamentales (ses produits, son service après-vente, ses actions sociales…), elle se retrouve à échanger sur le support que les consommateurs considèrent comme le plus superficiel, le moins crédible qu’est la publicité. Le lien créé ne sera pas aussi fort et ne paraitra sans doute pas aussi authentique.

Risque de sentiment d’intrusion par les consommateurs
Si la marque le souhaite, lorsqu’un utilisateur de Facebook utilisera l’une de ces fonctionnalités, tous ses contacts le sauront grâce à l’apparition de l’action sur son feed. On risque de se retrouver avec des « Yvette est devenue fan de McDo », « Alain a commenté la dernière pub de Coca Cola » ou encore « Christophe a envoyé une pinte de Guinness à Georges » plein le feed. Il y a des chances que cela énerve certains.

Bouleversement du calcul du ROI
Le calcul du ROI en achat d’espace sur Internet est le plus souvent assez simplement calculé par la marque en fonction du nombre de clics sur les espaces achetés. Le calcul du ROI ne pourra pas être le même pour ces espaces interactifs. Dans le cas ou les échanges entre la marque et ses consommateurs auront été positifs il ne sera pas forcément évident pour les marques de comprendre que leur présence peut être bénéfique même si le taux de clic est bas.

Malgré tous ces enjeux, que les marques devront sérieusement étudier avant de se lancer dans l’aventure, je pense que cette interactivité entre la publicité et les consommateurs est inéluctable. Elle est dans la lignée de ce qui se passe avec le web2.0 et les nouvelles attentes des consommateurs.

Comme le fait remarquer Jeremiah Owyang dans cet article, les utilisateurs des medias sociaux cherchent en priorité à échanger, plutôt qu’à rechercher de l’information. Ces nouvelles formes de publicité interactives répondent bien à cette volonté.

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McCain, la patate et le candidat

On imagine que le créateur de la marque de produits à base de pomme de terre McCain n’avais pas du tout anticipé la présence de McCain (John, de son petit nom) aux présidentielles américaines.

Il n’en reste pas moins qu’il aurait été dommage de ne pas sauter sur l’occasion pour faire marcher le bouche à oreille. McCain a donc lancé une campagne de notoriété (d’abord en print puis en ligne) aux USA avec comme slogan : « Why McCain should be in the White House ». D’autres slogans sympas : « McCain goes to war over oil » (puisque leurs frites contiennent peu d’huile), « McCain brings ‘smiles’ to million ».

McCain nous avait déjà gratifié d’une belle opération sur le web avec la rigolote Potato Parade. Là, la campagne est assez « facile », mais il aurait été dommage pour la marque de ne pas se saisir de l’opportunité.

Via AdAge

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Malgré mon utilisation massive des flux RSS pour me tenir informé des nouveautés sur les blogs/sites que je lis régulièrement, je reste tout de même abonné à quelques newsletters.

Les newsletters sont quand même plus agréables à lire que les flux RSS et quand j’ai un peu de temps, j’aime bien les lire tranquillement.

Voilà ma petite sélection dans le domaine marketing/comm & tendances :

Advertising Age (US-UK) : sans doute la plus complète. Toutes les news sur le milieu de la comm, les campagnes… Il est possible de choisir les sujets qui nous intéressent :

  • Ad Age Daily : les brèves du jour
  • Creativity Online : une sélection quotidienne des meilleures campagnes du moment
  • Ad Age CMO Strategy : des articles de fond sur les stratégies des grandes marques
  • Ad Age Digital : des brèves et des articles sur le marketing digital
  • Ad Age Web Video Report : les vidéos qui buzzent sur le web

Pour s’inscrire, c’est ici!

Brand Republic (UK) : une autre source assez exhaustive. Les différents thèmes au choix :

  • Digital Bulletin : votre dose quotidienne d’infos digitales, avec en prime de très bonnes offres de job du secteur en Angleterre
  • Global Bulletin : un récapitulatif hebdomadaire de ce qui s’est passé dans le petit monde de la comm
  • Market Research Bulletin : Les infos sur les études marketing
  • Ad Watch : Pour suivre les spots de pub les plus efficaces
  • Mobile Marketing : Tout sur le marketing mobile

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The Cool Hunter (US) : pour suivre les dernières tendances. Les domaines sont très vastes : publicité, architecture, art, déco, mode, hi-tech…

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Johann, de Roycod, a demandé à quelques bloggers, dont moi, quel était notre slogan préféré. J’ai donc passé une partie de ma journée à essayer de me remémorer un maximum de slogans (oui, je suis en vacances, j’ai rien à faire). Et j’ai vraiment eu du mal à trouver un slogan qui me plaisait vraiment.

Finalement, ma préférence va à un slogan qui est en fait plutôt une baseline de pub:

Babette, je la lie, je la fouette, et parfois elle passe à la casserole

Pub Babette

J’adore l’impertinence, le sexisme, la finesse de ce slogan.

Sinon, mon « vrai » slogan préféré est sans doutes celui de la nouvelle twingo :

« Drôlement sérieuse ».

Au delà du travail du copywriter, je pense que les marketeux de chez Renaut ont su conserver ce qui faisait le succès de l’ancien modèle (le côté assez fun, rigolo de la voiture), tout en gommant les défauts que les gens lui trouvaient (elle est maintenant plus « sérieuse »). Le produit est cohérent avec le positionnement (lui même en phase avec les attentes de la clientèle), qui est bien exprimé par le slogan : du bon taff!

Mais ce que je retiens également de ces recherches de slogan, c’est que je n’ai pas été du tout convaincu par au moins 80% des slogans que j’ai pu trouver. Je trouve les slogans français un peu trop complexes pour la plupart, ce qui fait que les marques ont du mal à les garder longtemps.

Et je suis impressionné par la force des slogans de Nike (« Just do it ») et Coca Cola (« Always Coca Cola »), qui ont su traverser les années sans prendre une ride. Ils y sont sans doute pour beaucoup dans la grande valeur de ces deux marques.

Je file la patate à Alexis, des enfants de la pub, à Mathieu, des enfants du marketing et à Alexandre.

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La contre-attaque de Mc Cain contre Obama me semble tellement irréelle qu’elle m’a interpellé. Est-ce que l’on peut vraiment baser une stratégie de vente (ou de conquête politique, basée sur les même outils) sur le seul dénigrement de la concurrence?

En France, la publicité comparative est légale, et pourtant, seules quelques entreprises l’ont utilisée. On peut penser à Télé2 par exemple, qui comparait ses tarifs à ceux de FT.

Mais si on peut comprendre que pour un argument basique et indiscutable comme le prix, la comparaison puisse avoir un (faible) intérêt, quid de la politique? Est-ce qu’il vaut mieux mettre en avant ses idées ou les défauts de son adversaire? Je suis assez sceptique…

En basant sa campagne sur les défauts de son adversaire, on lui offre de la notoriété gratuite. On écorne éventuellement son image, mais on prend également le risque d’écorner la sienne, car la critique est rarement glorieuse, surtout quand elle se sent seule au milieu de 2-3 idées qui se battent en duel.

On voit également que Mc Cain a le plus grand mal à faire passer ces 2-3 idées car tout le reste de se campagne est éclipsée par la pub qu’il a lancée contre Obama. Cette campagne de dénigrement brouille totalement le reste de sa communication.

Et on risque également de voir son adversaire retourner la situation en sa faveur. S’il arrive à gommer la mauvaise image qu’on souhaite lui faire endosser, on se retrouve sans idées face à un concurrent à qui il reste ses idées, et l’image de quelqu’un qui est capable de corriger ses défauts.

Et pour se détendre, l’une des meilleures pub comparative à mon goût, un grand classique :

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