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Mot clé "reseaux sociaux"

Abbey Klaasen nous présente sur AdAge une information assez intéressante : les buzzs sur Internet, qu’ils soient bons ou mauvais pour la marque, n’auraient pas forcément un impact important sur les résultats de l’entreprise. Les buzzs ont toujours du mal à franchir les portes d’Internet pour se diffuser à l’extérieur (même s’il me semble que c’est en train de changer, et que l’on voit de plus en plus de vidéos de buzz diffusées à la télé par exemple).

Abbey prend plusieurs exemples dont celui très intéressant d’un spot viral lancé par Johnson & Johnson. Des mères américaines ont commencé à se plaindre du spot et Johnson & Johnson a du retirer la vidéo sous le pression de celles-ci. Motrin, la marque concernée par le spot a atteint 39% de share of voice (parmi les boîtes du secteur) sur les réseaux sociaux au plus fort de la protestation. Twitter a été le canal le plus impliqué et ce mouvement de contestation est considéré comme un cas d’école par son ampleur.

Pourtant, même un buzz aussi diffusé sur Internet n’a touché que 10% des consommatrices américaines. 90% d’entre elles n’avaient jamais vu le spot. Et les exemples du même type sont assez nombreux. La sortie du dernier site Internet de Skittles a aussi fait couler beaucoup d’encre numérique. Et pourtant, selon une étude, seulement 6% des gens qui déclarent connaître Internet et ses usages en avaient entendu parler.

On peut en déduire qu’il existe un phénomène d’effet de loupe sur Internet. Les informations, les avis, les opinions exprimés sur Internet sont beaucoup plus visibles que lorsqu’ils sont exprimés hors ligne. Cela a tendance a leur conférer une importance qu’ils n’ont pas. En étant plus visibles, ils paraissent plus important, alors qu’ils peuvent concerner une minorité.

Même si ça ne doit bien sûr pas remettre en cause l’importance que les marques doivent accorder aux conversation en ligne, il faut garder cet élément à l’esprit et relativiser les buzz, qu’ils soient bons ou mauvais.

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Avis à mes lecteurs marocains : j’interviens mercredi prochain à 17h à l’ENSIAS lors d’une conférence ayant pour thème le webmarketing et le web 2.0.

L’ENSIAS est une école d’ingénieurs en informatique de Rabat, mais l’entrée à la conférence est ouverte à tous et des entrepreneurs marocains seront présents à côté des élèves.

Voici le programme :

  • Introduction au webmarketing par Julien Guyard, DG de Netgroup.ma
  • Présentation des outils du webmarketing, avec un focus sur l’emailling par Nadia Chemao, chef de projet webmarketing chez Netgroup.ma
  • Quel est l’impact des outils web 2.0 sur les marques? par moi-même

L’intervention devrait durer 1h30 environ et sera la plus interactive possible, n’hésitez pas à venir avec vos questions.

Pour ceux qui ne pourrons pas venir, nous sommes en train d’organiser avec Julien Guyard un cycle de conférences sur ce thème au Maroc, vous serez tenus au courant des prochaines dates ici-même.

N’hésitez pas à diffuser l’information autour de vous!

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Suite à cet article : « Community manager ou Community leader?« , qui a suicité une discussion intéressante, je me suis posé une question : finalement, est-ce qu’il faut un leadership fort pour développer une communauté ou est-ce qu’il faut plutôt laisser la communauté se développer elle-même.

Faut-il écouter ou diriger?

L’exemple de Facebook est intéressant à ce sujet. Il y a quelques semaines, Facebook a fait machine arrière pour suivre l’avis de ses utilisateurs et supprimer les nouvelles conditions d’utilisation. Aujourd’hui, c’est le nouveau design qui met une partie des utilisateurs en émoi. Après avoir à priori rejeté l’idée de revenir en arrière, il est probable que la page d’accueil de Facebook évolue pour prendre en compte les remarques des utilisateurs.

Alors faut-il écouter ou diriger? Je pense que nous sommes à un point d’inflexion important sur ce sujet, et d’ailleurs les articles sur le thème se multiplient ces derniers jours. Le plus virulent étant sans doute celui de Mickael Arrington « No, never surrender to your users Facebook!« . Selon lui, écouter les utilisateurs conduit à concevoir des produits édulcorés, ennuyants.

Serait-on en train de remettre en cause toutes les avancées du web 2.0 de ces dernières années? Les utilisateurs auraient-t-ils tord?

Je ne pense pas. Dire que les utilisateurs peuvent apporter beaucoup ne veut pas dire qu’ils doivent avoir le pouvoir. La réponse, comme souvent, se trouve à mi-chemin entre ces deux extrêmes. Et le succès de la campagne d’Obama, en ce sens, est intéressant. Obama a utilisé l’intelligence collective et il a mis en place de nombreux outils d’écoute. Mais il s’est posé comme un leader. Un leader qui écoute, qui s’inspire, mais qui décide ensuite, qui tranche, qui assume. C’est ce qui a fait son succès, et c’est ce qui a manqué à Ségolène Royal pour imposer son idée de « Désirs d’avenir ».

Une marque, comme un leader politique, doit prendre en compte les motivations des gens, mais elle doit montrer qu’elle maîtrise son sujet. Cela passe par l’écoute et par la prise de décision. Il faut écouter et diriger.

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Le poste de community manager commence à se généraliser, chez les annonceurs ou en agence. Son rôle est assez simple : il est l’interface entre la marque et la communauté qu’elle a réussi à réunir. Clients, fans, prescripteurs, participants, simples lecteurs, déçus… font partie de cette communauté et la font vivre.

Le community manager a un double objectif. Le premier est de faire remonter des « insights » vers la marque à partir de ce qu’il observe dans la communauté. Le second est de faire vivre la communauté et de la développer, en se basant sur les motivations des membres.

C’est là que le terme « Manager » me gêne. Il y a bien sûr du management dans la tâche du community manager : modération, sav, mise en avant de la marque, gestion de conflits… Mais la fonction de manager est une fonction de gestionnaire, alors que pour développer une communauté, il faut un leader. Un leader qui ai une bonne vision de la direction à prendre, et qui soit suffisamment reconnu par les membres pour que ceux-ci le suivent.

Un « Community leader » devrait, à mon sens, avoir les compétences du bon leader : la vision, l’empathie, l’authenticité, le charisme (peut-on parler de charisme sur Internet? Je pense que oui, mais ça mériterait un petit débat). La différence entre les deux termes peut paraître infime, mais je pense qu’elle implique un véritable changement dans la philosophie du poste. Seth Godin explique en détail pourquoi une communauté a besoin d’un leader pour se développer dans son ouvrage « Tribes : We need you to lead us » que je vous recommande particulièrement.

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Un grand pas pour moi, un petit pas pour l’humanité.

Changement professionnel : depuis lundi, j’ai quitté l’agence dans laquelle je travaillais ici à Casablanca pour me lancer dans une nouvelle aventure. Je me suis installé à mon compte, pour faire ce qui me passionne : du conseil en stratégie de marque sur Internet. Avec une bonne dose de réseaux sociaux, de plateformes de dialogue, d’UGC, de blogs…

Je m’installe ici à Casablanca et je travaillerai à la fois pour des marques marocaines et des marque françaises.

Je me lance dans les meilleures conditions possibles : dans un pays que je ne connais que depuis quelques mois, après seulement quelques années d’expérience et en plein milieu de la plus grave crise économique depuis bien longtemps…

Mais c’est vraiment ce que souhaite faire, je pense avoir de belles choses à apporter aux marques et j’ai quelques bonnes idées sous la main, donc la décision est venue naturellement.

Vous en saurez plus d’ici un mois tout au plus, pour le lancement officiel de l’affaire.

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Une personne qui n’a jamais commis d’erreurs n’a jamais tenté d’innover, Albert Einstein.

C’est pour cela, mais également pour rendre hommage au grand Eric Zemmour, que je crée cette nouvelle rubrique.

« I screwed up! », « J’ai merdé! » sera donc la rubrique de ces gens, politiques, marketeurs ou autre qui seront sans aucun doute les plus innovants d’entre nous.

Et pour ce premier numéro, c’est le Congrès américain qui est en vedette. En effet il semble qu’ils sont tellement à la page qu’ils utilisent Twitter avec assiduité, même lorsqu’ils sont réunis pour débattre des solutions à apporter à la crise. Cela donne ces quelques citations.

  • “One doesn’t want to sound snarky, but it is nice not to see Cheney up there,” Rep. Earl Blumenauer (D-Ore.) announced as Obama entered the chamber.
  • “I did big wooohoo for Justice Ginsberg,” Sen. Claire McCaskill (D-Mo.) broadcast, misspelling the name of the ailing Supreme Court justice. McCaskill could be seen applauding with BlackBerry in one hand.
  • “Capt Sully is here — awesome!” announced Rep. John Culberson (R-Tex.), spotting the US Airways pilot in the gallery.
  • Then there was Rep. Joe Barton (R-Tex.), in whose name this text message was sent at about the time the president spoke of the need to pull the country together: “Aggie basketball game is about to start on espn2 for those of you that aren’t going to bother watching pelosi smirk for the next hour.” A few minutes later, another message came through: “Disregard that last Tweet from a staffer.”

Et c’est vrai qu’à la lecture de ces quelques twitts, on peut légitimement se demander s’ils n’auraient pas mieux à faire que Twitter pendant les séances. Sauver le monde de la crise, par exemple… Ceci dit, cela nous montre bien que les américains sont en avance sur nous, pauvres français. Nos députés ne peuvent même pas s’envoyer des textos pendant les séances de l’assemblée nationale.

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“If I’d asked people what they wanted, they’d have said ‘faster
horses’ “Henry Ford

Cette citation d’Henry Ford, trouvée chez Lexeul, nous donne des éléments pour comprendre pourquoi le marketing 2.0 est une évolution naturelle du marketing.
Au début du XXème siècle, les entreprises devaient répondre à des besoins immenses et non comblés des population de l’époque. On avait besoin de se déplacer plus vite qu’avec un cheval. La concurrence entre grandes entreprises n’était pas aussi forte et les seuls enjeux du marketing à l’époque étaient de répondre à un besoin grossier (terme non péjoratif), et de faire connaitre cette réponse. Les premières formes de marketing étaient adaptées à cela.

Et depuis quelques dizaines d’années, non seulement les besoins de base sont comblés (malheureusement pas pour tout le monde, mais c’est un autre sujet), mais en plus les entreprises qui répondent à ces besoins sont beaucoup plus nombreuses.

Cette sur-offre a posé problème à la fois aux consommateurs et aux entreprises. L’enjeu pour les consommateurs était de faire le meilleur choix entre tous les produits qui répondaient plus ou moins à leur besoin. Les entreprises, quand à elle, devaient connaitre encore mieux le consommateur puisque pour se différencier, il ne suffit plus de répondre à un besoin de base, mais à une motivation beaucoup plus subtile. Les consommateurs n’attendent plus simplement d’une voiture qu’elle aille plus vite qu’un cheval. Ce besoin de base est satisfait depuis longtemps. Ils sont beaucoup plus exigeants dans leurs motivations. Le véhicule doit être agréable à conduire, plus beau, socialement attractif, plus confortable, plus sûr…

Le média Internet, grâce à son interactivité, avait le potentiel de répondre à cette double problématique.
Il permettait tout d’abord aux consommateurs de communiquer entre eux, afin de choisir le produit qui correspondait au mieux à leurs motivations. Ils se conseillent ou se déconseillent un produit/service, et le plus souvent, leur avis a une trace qui reste dans le temps.
En plus de devoir faire face à cette menace, les entreprises ont vite compris qu’Internet était également une formidable opportunité pour mieux connaitre les motivations des consommateurs. Pour mieux les connaitre, il y a deux options très simples : leur demander leur avis et les faire participer à la conception du produit. On colle alors au mieux à leurs motivations.

L’avènement du marketing 2.0 semblait donc inévitable.

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Darwin ne renierait pas cette théorie développée par Ogilvy : surexposés aux messages publicitaires, les gens se sont adaptés pour se protéger. Ils ne sont maintenant plus aussi sensibles aux interruptions marketing et il est du coup beaucoup plus complexe pour les marques de se faire remarquer par les consommateurs. L’évolution est souvent fatale aux prédateurs qui ne savent pas s’adapter aux nouvelles défenses de leurs proies.

Les marques doivent donc évoluer elles aussi. En effet, si les consommateurs ne sont plus aussi réceptifs aux messages publicitaires, ils ont quand même besoin de connaitre l’offre de produits / services pour continuer à consommer. Les gens ont tendance, grâce aux nouveaux moyens offerts par Internet, à reporter leur attention vers des sources qu’ils jugent plus fiables : leurs relations sociales.

Tous les moyens sont bon pour mieux consommer : amis, réseaux sociaux, blogs, micro-blogs, tests de produits en vidéo sur Youtube… Ces outils servent de filtres aux consommateurs, qui peuvent alors faire le tri entre les offres qui leur apportent de la valeur et les autres. Ces outils sont les nouveaux moyens qu’ont les marques pour entrer en contact avec les consommateurs.

Cette nouvelle donne a été résumée par Ogilvy dans un schéma très intéressants : « The personal message shield »

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