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Mot clé "webmarketing"

Une marque qui souhaite entrer en relation avec ses clients sous la forme d’un réseau social doit faire face à un dilemme : doit-elle créer son propre réseau social ou doit-elle utiliser un réseau social existant?

On a tendance à penser que c’est le potentiel d’utilisateurs du réseau social qui doit déterminer la décision. En effet, il peut sembler que créer son propre réseau social nécessite d’avoir un grand nombre d’utilisateurs potentiels pour être une réussite. Pourtant, le nombre d’utilisateurs est loin d’être une condition nécessaire à la réussite (même s’il faut éviter d’avoir trop peu de monde, un réseau social vide n’est pas attirant, ni valorisant pour la marque). Une petite communauté active peut donner de bons résultats.

Alors comment savoir s’il vaut mieux choisir de créer un réseau social spécifique à la marque?

  • Il faut que le réseau social apporte quelque chose aux utilisateurs potentiels. On peut par exemple prendre l’exemple de Salomon Trail Running, qui a créé en partenariat avec Nokia un outil qui permet de partager les cartes de ses courses en montagne. Cela permet de trouver des idées de courses à faire, avec les coordonnées GPS, les dénivelés, la vitesse de l’utilisateur qui a publié le trail, des photos… Même si la marque n’avait pas forcément une communauté de fans très importante en ligne dans le domaine du trail running, l’application a un grand succès car elle apporte réellement quelque chose aux consommateurs.
  • Je pense qu’il faut également observer comment les consommateurs se comportent hors ligne. En effet, certaines marques ont des communautés hors ligne, des gens qui se réunissent et partagent autour d’elles. On peut penser à des collectionneurs pour les marques de voiture, à des groupes de supporteurs de sportifs sponsorisés par la marque pour les marques de sport…Ces marques là ont toutes les chances de retrouver ces consommateurs impliqués en ligne.
  • Et puis il y a des marques qui ont de véritables fans. Comment le savoir? Quand des consommateurs se tournent en masse vers une marque alors que ses produits n’ont pas les qualités intrinsèques qui justifient ce succès (qui a dit Apple? :) ), alors il est très possible que cette marque aie une forte communauté de fans. Ces fans vont être prêts à s’investir dans un réseau social avec la marque. Il faut juste être attentif à ne pas confondre une communauté de fans avec un effet de mode. Une mode peut passer très rapidement alors qu’une vrai communauté de fans a une plus grande longévité.

Dans tous les autres cas, l’utilisation d’un réseau social existant est sans doute la meilleure solution. Constituer une communauté n’est pas une chose aisée et un échec dans ce domaine peut avoir des conséquences néfastes pour l’image d’une marque.

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Nike, c’est cette boîte qui a toujours une longueur d’avance en termes de marketing. Chacune de leur campagne comporte sa part d’innovation et leur image est parfaitement maîtrisée. Sur le web, ils ont toujours été très forts et leurs différents sites ont également apporté beaucoup.

Nike et le bouche à oreille

Et tout d’un coup, au lieu de continuer leur course en avant, ils ont choisi de revenir à du classique, en lançant une vidéo virale toute simple, qui reprend tout à fait les ingrédients classiques des premières vidéos qui ont su susciter du bouche à oreille sur Internet. Vous avez sans doute vu passer cette vidéo :

Via Michel de Guilhermier’s blog

Ce qui est très fort, c’est le succès qu’a pu avoir cette vidéo sans aucun dispositif de communication pour la promouvoir. A un moment où le webmarketing est systématiquement utilisé pour lancer des campagnes virales qui ont du mal à émerger à cause du grand nombre de ces opérations de marketing alternatif, Nike frappe encore un grand coup.

Nike et le développement durable

Finalement, il y a un point sur lequel je n’étais pas encore convaincu par la marque, c’est sa vision du développement durable (c’est le moins que l’on puisse dire!). Il semble que la marque ait décidé de prendre cette faiblesse à bras le corps puisqu’ils vont sortir une gamme de chaussures responsable socialement. Je vous laisse regarder cette vidéo dans laquelle Jeff Staples, qui a travaillé sur le lancement de cette gamme, explique le processus qu’ils ont suivi pour essayer de crédibiliser leur action. Et il y a franchement du boulot, surtout que ce n’est pas une action globale à la marque.

Via Psfk

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Le blog Trendwatch Daily a écris un article intéressant sur les ingrédients qui font une bonne campagne virale:

  • Know the consumer : Il y a deux raisons qui font qu’il faut absolument bien connaître son consommateur. La première est qu’il faut connaître les relais d’opinions qui vont transmettre le message vers la masse de notre cible. La seconde est qu’il faut que le message intéresse et interpelle la cible. Il est essentiel de choisir le bon ton, les bonnes valeurs, les bons centres d’intérêts… Au final, cette connaissance du consommateur se travaille comme pour une campagne classique. On doit trouver comment toucher le consommateur (en choisissant le bon canal et le bon message).
  • Brand DNA : Comme toujours, la surexposition médiatique fait que la campagne doit être cohérente avec l’ADN de la marque. En effet, une campagne qui fait un gros carton mais qui a un taux d’attribution très faible n’est pas efficace. Il faut donc de la cohérence avec la marque pour que le consommateur comprenne tout de suite à quelle marque il a affaire. Il faut être malin car si la marque apparait trop clairement, on perd en potentiel de viralité car les consommateurs sont prêts à diffuser un message pour son contenu intéressant, mais moins souvent pour faire de la pub à une marque. Encore une fois sur ce point, la connaissance de la cible est essentielle. Certaines cibles, fans d’une marque, sont prêtes à en faire de la pub. D’autres cibles vont plutôt être réticentes.
  • Stresstetainment : Ce concept, difficile à traduire, intègre le fait que les individus ont finalement peu de temps libre pour se divertir. Il faut donc travailler intelligemment sur certains paramètres pour que le message arrive dans des conditions qui permettent au consommateur de pouvoir s’y intéresser : il faut travailler sur le timing, sur un bon ciblage de la cible et il faut inspirer confiance en étant transparent.
  • Social tools : Il faut permettre aux consommateurs d’utiliser les outils qu’ils souhaitent pour transmettre le message. C’est un peu comme travailler sur le tunnel de conversion d’un site web : il y a déjà suffisamment de raisons qui font que l’on peut perdre un consommateur. Pas besoin d’en rajouter en oubliant un moyen de transmission que le consommateur aurait voulu utiliser.

Les trois premiers points sont caractéristiques de toute action de communication, virale ou pas. Le quatrième est plus spécifique au marketing viral.

Il y a un point sur lequel j’aimerais insister, même s’il est en partie inclus dans le premier, c’est l’intérêt du message. Celui-ci doit bien sûr être suffisamment intéressant pour plaire, mais il doit également déclencher une action.

Le déclenchement de l’action de transmission du message d’une cible à l’autre peut être favorisé par plusieurs moyens de susciter l’intérêt : l’humour, le choc, l’extraordinaire, la nouveauté… Il faut faire preuve d’empathie et se demander si en recevant tel message on serait prêt à le faire partager. La meilleure solution étant de tester le message auprès d’échantillons de la cible.

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Les lecteurs de FWA auront peut-être vu passer un site qui m’a beaucoup plu. C’est celui de la marque de fringues « The affair ».

The affaire : nice clothes

La mise en avant des produits est vraiment attractive, grâce à une utilisation très simple de la 3d.

Mise en avant des produits 3d the affair

Ce qui est assez étonnant c’est que la large place qu’occupe le produit sur le site phagocyte totalement la marque. Elle n’est présente que dans l’URL (elle n’est même pas dans le « about us »).

Malgré tout, c’est un positionnement comme un autre! Cette mise en avant des produits, qui fait de l’ombre à la marque est une façon de dire « Nos produits sont le plus important, nous mettons toute notre énergie pour ceux-ci ». Je trouve ça plutôt sympa.

Ce qui me gêne c’est que dans notre cas, les produits de la marque ne sont pas suffisamment différenciants à mon goût pour constituer un positionnement à eux seuls.

Very fresh!

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Trimgel commercialise un gel et des gélules pour maigrir rapidement. Et visiblement, la consigne qu’ils ont donné à leur agence était tout simplement de maximiser le ROI. Est-ce que ce n’est finalement pas ce que recherche toute entreprise?

Trimgel

Le résultat est clair et net : une seule page web, une campagne adwords (c’est par ce biais que j’ai trouvé le site, ne me demandez pas où je trainais pour tomber dessus :) ) et toutes les techniques de communication cognitives et conatives imaginables intégrées dans cette page.
Je vous laisse aller voir le résultat :

Le site de Trimgel (oui, ça fait une grande page du coup)

On a donc, sur le site :

  • Un nombre incalculable de bénéfices « produit » et de bénéfices « client »
  • Une endorser de choix en la personne de Oprah Winfrey (la fameuse présentatrice de TV américaine)
  • Des témoignages de scientifiques
  • Des chiffres et formules très scientifiques pour appuyer encore un peu les avantages « produit »
  • Une intégration directe du formulaire de commande dans la page, afin de déclencher les actes d’achat rapidement.
  • Des témoignages consommateurs qui semblent bien bidons (d’ailleurs il serait intéressant d’écrire un article sur la législation des témoignages consommateurs, car à mon avis, peu d’entreprises sont honnêtes sur ce point). Je vous laisse voir l’image ci-dessous, ça vaut le détour.
    temoignage-conso.png
  • Et pour finir en beauté, des avertissements sur le fait que le produit serait tellement efficace qu’il faudrait parfois ralentir le traitement car c’est dangereux de maigrir trop vite.

Et pour attirer le chaland :

  • La campagne Adwords
  • De faux témoignages sur les principaux forums traitant de la santé (voir ici)

Mon avis sur la campagne:

  • Si l’objectif était de maximiser le ROI, il doit être largement atteint car le dispositif n’a pas dû coûter bien cher.
  • L’image de marque est totalement délaissée au profit de l’efficacité. On peut sans doute se poser des questions sur le long terme.
  • L’aspect fidélisation n’est pas présent. Et j’imagine qu’avec le décalage qu’il doit y avoir entre la promesse et le résultat (je ne suis pas scientifique, mais j’ai du mal à croire à ce genre de promesse), les clientes doivent être difficile à garder.
  • On sent l’influence américaine sur cette campagne. Les marketeurs américains que j’ai pu écouter vont souvent plus facilement « straight to the point » que nous autres européens. Ils travaillent sur un marché où les clients sont moins méfiants envers toute forme de marketing. Je serais curieux de connaitre les résultats de cette campagne française.
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Un petit article pour vous présenter une illustration bien pratique pour nous, les webmarketeurs (oui, comme Mennen):

The house of webmarketing

Cette illustration est un excellent pense-bête au moment de mettre en place une stratégie de communication en ligne (ou de lancer un service en ligne mais je vais plutôt me pencher sur l’aspect communication).

La base, les fondations, c’est le consommateur. Pour qu’une communication marche, la connaissance du consommateur et de ses attentes est primordiale. J’aurais également rajouté le produit ou le service dans les « fondations » car pour que le consommateur soit réceptif à une publicité, et qu’elle produise un effet positif, il faut que le consommateur soit susceptible d’être intéressé par le produit/service. La base est également constituée de la marque. Une marque dont la communication est en décalage avec ses valeurs prend un risque. Je vous invite, sur ce point à aller voir une discussion que j’ai eu avec Diane, du blog « Du marketing plein les doigts » à propos de la dernière campagne de Vuitton, qui prends ce risque.

On entre ensuite dans le dispositif de communication en tant que tel. Au delà des points « classiques » à respecter que sont la facilité d’utilisation, l’intérêt et l’attrait, David Armano, le créateur de cette illustration insiste sur l’aspect « durable » de la campagne. C’est l’un des intérêts du web : la campagne peut très bien continuer à vivre bien après que vous l’ayez lancée grâce aux phénomènes viraux. Cette variable est donc très liée à la suivante qui est l’aspect « social » de la campagne. C’est le principe de viralité.

Une bien belle illustration à garder dans un coin. Je vous invite à aller voir le blog de David Armano, d’où elle est tirée.

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