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Marketing

Accompagnant la tendance actuelle pour le développement durable et l’écologie, de nombreuses marques vantent leurs qualités dans ces domaines. A tord ou à raison, mais ce n’est pas sur ce point que je souhaite réagir.

Ce qui me fait réagir, c’est que certaines marques en sont arrivées à se positionner sur cette thématique. Cela signifie que leur but est que le consommateur pense spontanément à l’écologie lorsqu’il pense à elles. Il y a un premier risque pour les entreprises pour lesquelles l’écologie n’est pas un avantage concurrentiel fort (soit parce qu’elles sont mal placées pour parler écologie, soit parce que certains concurrents font mieux sur ce point).

Ce qui me gêne le plus, c’est la pérennité de ce positionnement. En effet, un positionnement a pour principale vocation d’être durable. Tout d’abord car une marque a une forte force d’inertie, comme le montre l’exemple de la Chine, mais également car un changement de positionnement est une opération très délicate qui a de fortes chances d’insinuer le doute dans l’esprit du consommateur. Plus une marque a un positionnement clair, cohérent et durable dans l’esprit d’un consommateur, plus elle a de chances de paraître crédible. Une marque ne se construit pas en une campagne de communication!

Pour en revenir au risque lié à la pérennité d’un positionnement basé sur le développement durable et l’écologie, je pense que d’ici une dizaine d’année, une entreprise qui respecte ces principes ne sera pas exceptionnelle, mais banale. L’urgence écologique est telle que la grande majorité des entreprises, poussées par les Etats et les consommateurs, aura revu son fonctionnement afin de respecter l’environnement. Celui-ci ne sera donc plus un avantage concurrentiel suffisamment fort pour devenir un positionnement. Il n’y a rien de pire que de baser son positionnement sur un avantage qu’offrent toutes les entreprises du secteur.

Autant anticiper ce risque et trouver un positionnement qui sera encore valable d’ici 10 ans.

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J’aurais presque pu titrer ce billet comme ma réaction à la dernière pub Sony: « Tout ça pour ça? »
J’imagine que vous avez entendu parler du bouche à oreille créé autour de la plateforme de Vivendi avec le magicien. Ce magicien était apparu il y a plusieurs mois et la campagne s’est terminée il y a peu à la TV. Assez brillamment apparemment.

Par curiosité je suis allé jeter un coup d’oeil à la plateforme Zaoza. On promettait du contenu multimédia illimité pour les mobiles pour 3€/mois.

Et bien quelle arnaque!

Pour le moment on a droit à quoi? Pour 3€/mois (ou 3€ l’unité, ce qui est encore plus l’arnaque), on a droit à des vidéos qui sont à mon avis quasiment toutes sur Youtube (ou leur équivalent), des sonneries à l’heure où une majorité de portables peuvent utiliser des mp3 comme sonnerie, des images alors que tous les mobiles ou presque peuvent récupérer des images depuis un PC… En gros, pour 3€/mois on a droit à du contenu qu’on peut facilement trouver légalement et gratuitement sur Internet.

Alors en effet je ne suis sans doute pas dans la cible, mais au moment où les portables avec accès à Internet devraient se généraliser, je trouve le pari très risqué d’investir gros dans une plateforme qui propose un tel contenu.

NB : Notez cependant que la section « Musique » est encore en construction, ce qui pourra peut-être me faire changer d’avis en fonction de la qualité du contenu.

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Les services d’abonnement ne sont pas quelque chose de nouveau. Ce qui est un peu plus nouveau, c’est la diversité des produits que l’on peut avoir en abonnement : brosses à dent, t-shirts et maintenant des rasoirs, avec la marque Wilkinson.

Si ce type de service se multiplie, c’est qu’il est très intéressant pour les entreprises qui se lancent (à condition que le service soit bien rendu):

  • Le service est utile : Avant toute chose, il ne faut pas oublier que le service en lui même est utile. Ne pas avoir à se déplacer pour remplacer des produits que l’on doit racheter régulièrement est attirant.
  • Fidélisation : Le client est presque captif. Il y a déjà la durée de l’abonnement, pendant laquelle le client a très peu de chance de partir. Ensuite, faire reconduire un abonnement n’est pas très compliqué. Et des moyens de fidélisation peuvent facilement être mis en place.
  • Relation client/marque : Un abonnement permet au client d’entrer souvent en contact avec la marque (à chaque livraison d’un produit). Ces contacts sont agréables pour le client car il reçoit un produit, sans rien payer sur le moment. Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à soigner ces contacts. Et puis ces contacts réguliers permettent d’établir une relation de confiance. Le client se sent en confiance d’avoir une marque qui vient lui apporter un service régulièrement.
  • Impression donnée par le prix : Psychologiquement, payer pour un abonnement est moins difficile que payer pour un produit. En effet, d’une part les virements automatiques sont moins douloureux que l’action de sortir la carte de paiement, et d’autre part un paiement trimestriel (ou autre) permet de séparer le paiement du service. Il est alors plus difficile de faire le lien entre la somme que l’on paie et le service.
  • Notoriété : Les abonnements ne sont pas encore généralisés dans tous les domaines. Il est donc encore possible de gagner fortement en notoriété et de faire parler de soi en lançant le premier service d’abonnement pour un type de produit. Wilkinson devrait par exemple en bénéficier en lançant la première offre d’abonnement à des rasoirs

Via Roycod

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L’un des moyens les plus utilisés en publicité pour mettre en avant les bénéfices produit ou les bénéfices consommateur sont les tests produit. Qui n’a pas déjà vu les pubs pour les lessives qui lavent une chemise qui en a vu de toutes les couleurs?

Raichle, la marque suisse de chaussures d’alpinisme va un cran au dessus pour démontrer la solidité de ses produits. Un utilisateur de la marque, qui travaille dans un parc aux USA, a testé la solidité de sa paire de Raichle avec ses loups.

Le résultat est plutôt concluant :

Raichle et les loups

Raichle, les chaussures et les loups

Pour suivre toute l’histoire, direction : le site de Raichle

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Nike, c’est cette boîte qui a toujours une longueur d’avance en termes de marketing. Chacune de leur campagne comporte sa part d’innovation et leur image est parfaitement maîtrisée. Sur le web, ils ont toujours été très forts et leurs différents sites ont également apporté beaucoup.

Nike et le bouche à oreille

Et tout d’un coup, au lieu de continuer leur course en avant, ils ont choisi de revenir à du classique, en lançant une vidéo virale toute simple, qui reprend tout à fait les ingrédients classiques des premières vidéos qui ont su susciter du bouche à oreille sur Internet. Vous avez sans doute vu passer cette vidéo :

Via Michel de Guilhermier’s blog

Ce qui est très fort, c’est le succès qu’a pu avoir cette vidéo sans aucun dispositif de communication pour la promouvoir. A un moment où le webmarketing est systématiquement utilisé pour lancer des campagnes virales qui ont du mal à émerger à cause du grand nombre de ces opérations de marketing alternatif, Nike frappe encore un grand coup.

Nike et le développement durable

Finalement, il y a un point sur lequel je n’étais pas encore convaincu par la marque, c’est sa vision du développement durable (c’est le moins que l’on puisse dire!). Il semble que la marque ait décidé de prendre cette faiblesse à bras le corps puisqu’ils vont sortir une gamme de chaussures responsable socialement. Je vous laisse regarder cette vidéo dans laquelle Jeff Staples, qui a travaillé sur le lancement de cette gamme, explique le processus qu’ils ont suivi pour essayer de crédibiliser leur action. Et il y a franchement du boulot, surtout que ce n’est pas une action globale à la marque.

Via Psfk

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Une jolie opération d’ambient marketing dans les toilettes d’une boite de nuit allemande, de la part de la chaîne « 13ème Rue ». Des traces de crime assez trash ont été dessinées avec une peinture visible seulement sous lumière noire. Lorsque des personnes entrent dans les toilettes la lumière s’éteint. Seules ces traces sont alors visibles, et ça crée une ambiance assez glauque.

Ambient marketing pour 13ème Rue

Une excellente opération, qui irait à merveille avec l’idée de parc d’attraction à angoisse dont je parle dans cet article.

Via Marketing Alternatif

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Autant le dire tout de suite : je ne suis pas fan du tout de la dernière pub Sony (Foam City).

Elle ne m’a pas convaincu du tout, ni sur un plan marketing, ni sur un plan créatif. Il y a des moyens, du grandiose, un concept un peu nouveau, mais c’est tout. Pas d’émotion, pas de piquant, pas de cohérence. Ça sonne même un peu cliché, et un petit « Le monde il est beau, le monde il est gentil » aurait pas mal fonctionné en baseline.

Et c’est un peu la même impression que j’ai eu avec toutes les pubs de cette série (à part peut-être celle des explosion de peinture que je trouvais plus esthétique) : on met du budget, on fait un gros teasing et finalement peu importe le résultat final, on sait que ça va marcher.

Je la met quand même pour ceux qui ne l’aurait pas encore vue.


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Le blog Trendwatch Daily a écris un article intéressant sur les ingrédients qui font une bonne campagne virale:

  • Know the consumer : Il y a deux raisons qui font qu’il faut absolument bien connaître son consommateur. La première est qu’il faut connaître les relais d’opinions qui vont transmettre le message vers la masse de notre cible. La seconde est qu’il faut que le message intéresse et interpelle la cible. Il est essentiel de choisir le bon ton, les bonnes valeurs, les bons centres d’intérêts… Au final, cette connaissance du consommateur se travaille comme pour une campagne classique. On doit trouver comment toucher le consommateur (en choisissant le bon canal et le bon message).
  • Brand DNA : Comme toujours, la surexposition médiatique fait que la campagne doit être cohérente avec l’ADN de la marque. En effet, une campagne qui fait un gros carton mais qui a un taux d’attribution très faible n’est pas efficace. Il faut donc de la cohérence avec la marque pour que le consommateur comprenne tout de suite à quelle marque il a affaire. Il faut être malin car si la marque apparait trop clairement, on perd en potentiel de viralité car les consommateurs sont prêts à diffuser un message pour son contenu intéressant, mais moins souvent pour faire de la pub à une marque. Encore une fois sur ce point, la connaissance de la cible est essentielle. Certaines cibles, fans d’une marque, sont prêtes à en faire de la pub. D’autres cibles vont plutôt être réticentes.
  • Stresstetainment : Ce concept, difficile à traduire, intègre le fait que les individus ont finalement peu de temps libre pour se divertir. Il faut donc travailler intelligemment sur certains paramètres pour que le message arrive dans des conditions qui permettent au consommateur de pouvoir s’y intéresser : il faut travailler sur le timing, sur un bon ciblage de la cible et il faut inspirer confiance en étant transparent.
  • Social tools : Il faut permettre aux consommateurs d’utiliser les outils qu’ils souhaitent pour transmettre le message. C’est un peu comme travailler sur le tunnel de conversion d’un site web : il y a déjà suffisamment de raisons qui font que l’on peut perdre un consommateur. Pas besoin d’en rajouter en oubliant un moyen de transmission que le consommateur aurait voulu utiliser.

Les trois premiers points sont caractéristiques de toute action de communication, virale ou pas. Le quatrième est plus spécifique au marketing viral.

Il y a un point sur lequel j’aimerais insister, même s’il est en partie inclus dans le premier, c’est l’intérêt du message. Celui-ci doit bien sûr être suffisamment intéressant pour plaire, mais il doit également déclencher une action.

Le déclenchement de l’action de transmission du message d’une cible à l’autre peut être favorisé par plusieurs moyens de susciter l’intérêt : l’humour, le choc, l’extraordinaire, la nouveauté… Il faut faire preuve d’empathie et se demander si en recevant tel message on serait prêt à le faire partager. La meilleure solution étant de tester le message auprès d’échantillons de la cible.

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