Développer une communauté : avec ou sans buzz ?

« Online community building has more in common with offline community building than online marketing.

You’re not looking for a large amount of attention for a short amount of time. You’re looking to start a movement that lasts for decades.

Communities are developed by identifying the strong common interest (hopes, aspirations, passions, problems) of your audience and connecting people around it. You need to reach out to people in genuine, honest, ways. »
– Richard Millington, Build communities the traditional way

Question très intéressante que celle de l’intérêt du buzz dans le cadre de la construction d’une startup, en particulier dans le domaine communautaire. Même si moins tendance qu’avant, le mot fait encore rêver entrepreneurs et responsables marketing et c’est une question, récurrente quand j’étais consultant, qui revient encore maintenant que je suis entrepreneur, lors d’échanges avec d’autres entrepreneurs.

La réponse est assez nette: non, un buzz n’est pas synonyme de réussite dans ce domaine, et pire encore, il peut être destructeur. Sur le long terme, j’ai même tendance à penser que le buzz positif est pire que le buzz négatif. Un buzz négatif aura au moins un intérêt: souder les membres de la communauté, et démontrer au monde que la marque ou la cause a des soutiens désintéressés et convaincus.

Un buzz positif va apporter notoriété et visibilité à la marque ou à la communauté, mais également un afflux massif de nouveaux membres au sein de la communauté. Le risque est d’empêcher toute création de lien entre ces personnes qui sont encore des inconnues les unes pour les autres. C’est un peu comme organiser un apéro Facebook géant pour faire du team building.

Pour s’en convaincre, il suffit d’étudier les services qui ont été à l’origine des plus gros buzz ces dernières années comme Friendfeed, Google Wave, Google Buzz, Pinerest,… Si on les compare à d’autres sociétés comme Facebook, Linkedin, Twitter,…, qui n’ont jamais réellement buzzé mais qui se sont construites dans la durée, la comparaison n’est pas flatteuse.

Mettre en relation clients et vendeurs : Research online, buy offline
Comment organiser le community management ?