Le blues du « social media expert »

La remise en cause de l’existence des « social media expert » est l’un des thèmes les plus récurrents dans le milieu du digital marketing.

La discipline des « social medias » est en pleine évolution et l’on commence à peine à voir à quel point elle va bouleverser le marketing. Certaines personnes ont donc avancé qu’il était impossible d’être un expert d’une discipline qui n’était pas encore clairement définie. Cet argument me parait difficilement recevable. La physique des particules ou la physique quantique sont également des disciplines qui n’en sont qu’à leurs débuts. Peut-on dire pour autant qu’il n’existe pas de spécialiste dans ces domaines?

Face à un nombre de plus en plus important de personnes qui se définissent comme des « social media expert », en particulier sur Twitter, la contestation fait rage. En effet, on n’est pas un « social media expert » simplement parce qu’on a ouvert un compte Twitter et qu’on a mis en ligne une vidéo sur Youtube pour un client. Mais ce n’est pas parce que certains utilisent abusivement cette appellation qu’elle ne peut être appliquée à personne.

Cette vidéo (trouvée ici) résume bien le cliché du « Social Media Expert »

Alors pour savoir si un professionnel est un bon spécialiste des médias sociaux, de nombreuses personnes conseillent de surveiller leur propre utilisation des médias sociaux. Je ne suis pas convaincu : tout d’abord, on a coutume de dire que les cordonniers sont les plus mal chaussés. Est-ce qu’une agence qui passe du temps pour sa propre présence dans les médias sociaux ne devrait pas plutôt passer du temps pour ses clients? Est-ce qu’une agence qui arrive à briller dans les médias sociaux sera forcément capable de faire briller ses clients?

Même les acteurs du milieu ne semblent pas convaincus (ou ne sont pas convaincants). Lorsqu’on interroge les spécialistes des médias sociaux et les spécialistes du digital marketing, ils se donnent une note de 4,5/10 pour noter leur capacité à mesurer les résultats d’une campagne sur les médias sociaux. Ils semblent plus à l’aise dans d’autres disciplines du marketing en ligne : ils se notent 5,3/10 pour la mesure des actions de stratégie de marque et 6,3/10 pour la mesure des actions de marketing direct.

Alors finalement, qu’est-ce qui fait un bon conseil en médias sociaux, comment séparer le bon grain de l’ivraie?

  • Des idées neuves
  • La capacité à intégrer les actions sur les médias sociaux dans une stratégie globale, incluant les objectifs de la marque
  • Un grand sens de l’empathie et une bonne compréhension des motivations des clients finaux
  • La capacité de rapidement saisir les enjeux d’un secteur d’activité
  • Une bonne maîtrise de l’environnement Internet : technologies, SEO, ergonomie…
  • La mise en place d’outils de mesure des actions conseillées
  • Une écoute intelligente du client
  • Une vision claire des outils qui feront le futur
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