Trimgel : une communication « straight to the point »

Trimgel commercialise un gel et des gélules pour maigrir rapidement. Et visiblement, la consigne qu’ils ont donné à leur agence était tout simplement de maximiser le ROI. Est-ce que ce n’est finalement pas ce que recherche toute entreprise ?

Le résultat est clair et net : une seule page web, une campagne adwords (c’est par ce biais que j’ai trouvé le site, ne me demandez pas où je trainais pour tomber dessus) et toutes les techniques de communication cognitives et conatives imaginables intégrées dans cette page.
Je vous laisse aller voir le résultat :

Le site de Trimgel (oui, ça fait une grande page du coup)

On a donc, sur le site :

  • Un nombre incalculable de bénéfices « produit » et de bénéfices « client »
  • Une endorser de choix en la personne de Oprah Winfrey (la fameuse présentatrice de TV américaine)
  • Des témoignages de scientifiques
  • Des chiffres et formules très scientifiques pour appuyer encore un peu les avantages « produit »
  • Une intégration directe du formulaire de commande dans la page, afin de déclencher les actes d’achat rapidement.
  • Des témoignages consommateurs qui semblent bien bidons (d’ailleurs il serait intéressant d’écrire un article sur la législation des témoignages consommateurs, car à mon avis, peu d’entreprises sont honnêtes sur ce point). Je vous laisse voir l’image ci-dessous, ça vaut le détour.
  • Et pour finir en beauté, des avertissements sur le fait que le produit serait tellement efficace qu’il faudrait parfois ralentir le traitement car c’est dangereux de maigrir trop vite.

Et pour attirer le chaland :

  • La campagne Adwords
  • De faux témoignages sur les principaux forums traitant de la santé (voir ici)

Mon avis sur la campagne:

  • Si l’objectif était de maximiser le ROI, il doit être largement atteint car le dispositif n’a pas dû coûter bien cher.
  • L’image de marque est totalement délaissée au profit de l’efficacité. On peut sans doute se poser des questions sur le long terme.
  • L’aspect fidélisation n’est pas présent. Et j’imagine qu’avec le décalage qu’il doit y avoir entre la promesse et le résultat (je ne suis pas scientifique, mais j’ai du mal à croire à ce genre de promesse), les clientes doivent être difficile à garder.
  • On sent l’influence américaine sur cette campagne. Les marketeurs américains que j’ai pu écouter vont souvent plus facilement « straight to the point » que nous autres européens. Ils travaillent sur un marché où les clients sont moins méfiants envers toute forme de marketing. Je serais curieux de connaitre les résultats de cette campagne française.
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