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Marketing

En permettant une meilleure segmentation des cibles, les nouveaux outils du marketing rendent le concept d’exclusivité fort intéressant. C’est d’ailleurs selon moi l’un des moyens de fidélisation les plus efficaces. Les consommateurs veulent se sentir important aux yeux de la marque, et à juste titre (ce sont quand même eux qui la font vivre!).

Mais l’exclusivité ne doit pas être construite n’importe comment.

L’exclusivité par le prix est très négative (je ne parle que de la composante « marketing » du prix, pas de la composante « coût de production », qui relie globalement le prix à sa qualité):

  • Si l’on met un prix inaccessible, le message est clair « si tu n’as pas d’argent, tu ne m’intéresses pas! ». C’est une méthode de sélection qui ne m’intéresse pas du tout et qui n’est pas saine pour une marque. Ça peut conduire des gens à faire n’importe quoi.
  • Soit on met un prix un peu élevé, mais quand même accessible au plus grand nombre. Dans ce cas, on fait entrer un nouvel élément : la passion. En effet, les choix budgétaires peuvent pousser des gens passionnés à dépenser un peu plus que le raisonnable afin d’assouvir leur passion. Il y a un risque fort de voir le produit perdre son exclusivité.

Il existe pourtant d’autres moyens pour mettre en place l’exclusivité :

  • La fidélité : il semble logique d’offrir de l’exclusivité à ses clients les plus fidèles, même s’ils ne dépensent pas des fortunes. C’est à la fois juste, et intéressant pour la marque, qui renforce sa politique de fidélisation.
  • L’influence peut également entrer en compte, et cela peut-être très profitable pour la marque. Favoriser les gens qui vont la promouvoir est un bon moyen de développer l’engagement et de recruter des ambassadeurs. Il reste ensuite à bien définir ce que l’on appelle « influence » dans le cadre de chaque marque.
  • L’exclusivité peut également venir de la « connaissance ». Si l’on utilise seulement le bouche à oreille pour communiquer sur une opération, seuls les clients les plus intéressés par la marque seront tenus au courant. C’est une excellent forme d’exclusivité, qui permet de fidéliser et de rapprocher les consommateurs de la marque. Ceux-ci seront ensuite à l’affut de la moindre communication de la marque
  • Il y a ensuite la passion. C’est à mon avis le meilleur levier de l’exclusivité. Offrir des produits ou services exclusifs aux gens qui s’engagent dans le domaine de la marque est excellent pour de nombreuses raisons. La marque devient alors légitime, authentique, car la passion est une valeur forte. De plus les passionnés sont souvent de très bons prescripteurs. Il est très profitable d’en faire des ambassadeurs de la marque. Et ils peuvent également être intégrés aux processus de conception et de production de l’offre afin de l’améliorer sans cesse.
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Encore une très bonne étude made in Forrester. Celle ci fait un point sur ce qu’est l’engagement entre un consommateur et une marque. En effet, chaque consommateur fidélisé est différent. Chaque consommateur fidélisé attend des choses différentes de la marque. Chaque consommateur fidélisé va apporter différemment à la marque.

Il y a deux éléments qui permettent de segmenter les consommateurs fidélisés par la marque : leur « lifetime value » et leur « influence ».

La « lifetime value » est un élément très ancien d’évaluation d’un consommateur en fonction des revenus qu’il aura procuré à la marque en achetant ses produits tout au long de sa vie de client. Plus le client achète (en quantité ou en valeur), plus sa « lifetime value » augmente. Ce type de client est bien entendu très important pour la marque, car c’est lui qui va satisfaire le but ultime de l’entreprise : gagner de l’argent.

« L’influence » du client est un concept un peu plus récent (quoiqu’il était déjà valable pour les réunion Tupper Ware par exemple). Ce concept défini si le client va avoir une grande influence sur ses relations sociales et permettre à la marque de gagner de nouveaux clients. L’influence est d’une part la volonté qu’a le client de promouvoir la marque, et d’autre part sa capacité à convaincre de nombreux futurs clients.

En segmentant les clients de cette façon, on voit apparaitre 4 profils :

Engagement selon Forrester

Les core buyers :
Ce sont de grands acheteurs fidèles de la marque, mais qui influencent peu. Ils sont important car, comme dit plus haut déjà, ce sont eux qui apportent les revenus à l’entreprise (le fameux 80/20 : 80% du revenu vient de 20% des consommateurs, peut-être moins vrai à l’ère d’Internet, mais souvent encore assez pertinent). Le maître mot est « satisfaction ». Pour les garder, il faut leur apporter une entière satisfaction, avec la qualité intrinsèque du produit, mais également en répondant à toutes leurs autres motivation : marque attractive, bonne qualité de service…
Et pourquoi ne pas essayer de les faire parler un peu de la marque, en mettant en place des outils simples à cet effet?

Les influenceurs :
Ce ne sont pas forcément de gros acheteurs, mais ils apportent à la marque d’une autre façon : en parlant d’elle et en la recommandant à leur entourage. Ils sont essentiels pour la marque, de part les revenus qu’ils génèrent indirectement. Le maître mot avec ce segment est « écoute ». Cette écoute a trois objectifs : les satisfaire toujours plus, leur montrer qu’ils sont importants pour la marque et mettre en place les bons outils pour qu’ils puissent continuer à s’exprimer.
Et pourquoi ne pas essayer d’améliorer les produits grâce à cette écoute pour augmenter un peu leurs achats?

Les ambassadeurs :
Avoir des ambassadeurs doit être l’objectif principal de la marque. Ce sont des clients fidélisés qui ont une forte lifetime value et qui en plus sont des promoteurs de la marque. Leur capacité d’influence est d’autant plus forte qu’ils utilisent régulièrement les produits/services de la marque. C’est la preuve par l’exemple.
A client exceptionnel, mesures exceptionnelles : il faut à la fois les « satisfaire » et les « écouter ».

Voir la présentation Forrester complète.
Via Converteo

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Darwin ne renierait pas cette théorie développée par Ogilvy : surexposés aux messages publicitaires, les gens se sont adaptés pour se protéger. Ils ne sont maintenant plus aussi sensibles aux interruptions marketing et il est du coup beaucoup plus complexe pour les marques de se faire remarquer par les consommateurs. L’évolution est souvent fatale aux prédateurs qui ne savent pas s’adapter aux nouvelles défenses de leurs proies.

Les marques doivent donc évoluer elles aussi. En effet, si les consommateurs ne sont plus aussi réceptifs aux messages publicitaires, ils ont quand même besoin de connaitre l’offre de produits / services pour continuer à consommer. Les gens ont tendance, grâce aux nouveaux moyens offerts par Internet, à reporter leur attention vers des sources qu’ils jugent plus fiables : leurs relations sociales.

Tous les moyens sont bon pour mieux consommer : amis, réseaux sociaux, blogs, micro-blogs, tests de produits en vidéo sur Youtube… Ces outils servent de filtres aux consommateurs, qui peuvent alors faire le tri entre les offres qui leur apportent de la valeur et les autres. Ces outils sont les nouveaux moyens qu’ont les marques pour entrer en contact avec les consommateurs.

Cette nouvelle donne a été résumée par Ogilvy dans un schéma très intéressants : « The personal message shield »

personal_shield

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Que devront faire les responsables marketing et responsables des marques en 2009 sur Internet?

Quelques points qui découlent principalement de la crise que nous vivons. L’un des points intéressants des crises quelles qu’elles soient est qu’elles font bouger les lignes. Je pense que nous verrons beaucoup de nouveauté pour cette année à venir.

Plus de mesure du ROI

Sans doute la conséquence la plus évidente de la crise. Les annonceurs vont demander de plus en plus systématiquement à leurs agences une certaine rentabilité des actions mises en place. Ce sera un véritable challenge de vendre de nouvelles interactions comme les plateformes web2.0 ou les actions sur les réseaux sociaux car les indicateurs de résultat ne sont pas financiers.

Simplicité

Plusieurs phénomènes vont nous ramener vers une recherche de la simplicité. La première est la raréfaction des moyens. Avec moins de moyens, que l’on soit une entreprise ou un particulier, on cherche à aller droit au but, à maximiser ce qu’il nous reste. Les marques devront aller vers la simplicité : simplicité du positionnement, qu’il faudra imposer avec moins d’achat d’espace, simplicité des produits, car il faudra aller droit au but pour convaincre. La consommation devient aussi complexe, boulimique. Et je pense notamment aux services Internet. Leurs utilisateurs multiplient les fournisseurs, les identifiants, les plateformes, les réseaux sociaux, les « amis », les « beta versions »… Tout ce qui ira vers la simplification ira vers le succès.

UGC à grande échelle

Je pense que les expériences d’UGC en sont à leur balbutiement. La demande de la part des consommateurs est claire : ils veulent être impliqués dans la création de l’offre. Cela va d’ailleurs dans le sens de l’adéquation entre l’offre et les motivations des consommateurs. Pour le moment j’ai été très réticent car les expériences d’UGC proposées par les marques n’ont pas été très créatives, elles sont la plupart du temps trop éloignées des motivations des consommateurs. La campagne de Barrack Obama l’a montré : il faut écouter les gens et les faire participer, mais il faut aussi que la marque joue le rôle de leader, qui fait des choix et imprime la direction à emprunter.

La revanche du offline

2009 sera également selon moi l’année du grand retour du offline. Et cela grâce à la recherche d’expériences par les consommateurs. C’est à mon avis le principal argument du offline face aux produits et services dématérialisés. Ce grand retour ne se fera pas forcément au détriment des services en ligne. Je crois très fort au couple web/évènementiel offline par exemple, qui a été un peu utilisé en 2008. Je parie sur une explosion des opérations de ce type en 2009.

J’en profite pour vous souhaiter à tous une excellente année 2009, de la réussite et surtout, le plein de bonheur. L’année s’annonce passionnante!

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Très belle campagne contre le logement indigne par la fondation Abbé Pierre, avec BDDP & Fils

La campagne se compose d’affichage en 4*3 et utilise le support de façon très créative : les 4*3 ont une surface de 12m², et de nombreuses familles vivent sur cette surface. Tel est le message et la prise de conscience est immédiate.

Vivre dans 12m carrés

Vivre dans 12m carrés

Une action de guérilla marketing a aussi eu lieu avec le collage d’affiches sur le parvis de nombreux lieux publics et politiques à Paris : l’Hôtel de ville, l’Assemblée nationale, au Sénat…

La vidéo de l’action :

Pour compléter le dispositif, des annonces en presse et un spot TV.

Une bien belle campagne, cohérente, avec un très fort pouvoir de persuasion et de prise de conscience grâce à la démonstration pratique des conditions de vie de nombreux français.

Via Superfiction

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Une idée intéressante émise dans le « Manuel de survie », campagne lancée par Fullsix à destination des dirigeants marketing qui vise à les aider à surmonter la crise. Cette campagne est d’ailleurs excellente : avec un blog et un manuel édité en pdf, Fullsix prodigue des conseils de grande qualité aux directeurs marketing. En plus de prêcher pour leur paroisse en démontrant (à juste titre à mon avis) qu’Internet est le média le plus intéressant en période de crise, FullSix se positionne bien comme un acteur de référence pour les entreprises qui auraient peur de perdre gros pendant la crise.

Mais revenons à nos moutons : cette crise sonne-t-elle le glas de la segmentation par la CSP, enseignée dans toutes les écoles du marketing?
Je pense que l’idée est loin d’être ridicule. On voit apparaître depuis quelques années (bien avant la crise déjà) des comportements de consommateurs qui tendent à démontrer qu’ils n’agissent pas en fonction de leur CSP. Pendant que des ménages modestes vont s’endetter pour acheter un écran LCD, tout en achetant à manger dans le hard-discount, nous voyons également des ménages aisés revendre leur grosse voiture qui consomme beaucoup pour s’en acheter une plus petite et pouvoir continuer à acheter de la nourriture bio, plus chère.

Ces comportements nous éclairent d’ailleurs sur la fausse route dans laquelle nous mène cette méthode de segmentation : si le revenu entre un peu en compte dans la consommation, ce sont surtout les motivations qui jouent. Comment alors définir une nouvelle méthode de segmentation universelle? Je pense que ce n’est pas possible.
On ne peut pas segmenter par âge puisque quand des quarantenaires sont fans de jeux vidéos, leurs enfants commencent déjà à pratiquer des activités d’adultes (je ne rentrerai pas dans le détail pour ne choquer personne).
On peut difficilement segmenter par zone géographique puisque les tibétains sont maintenant fans de Britney Spears (oui, je sais, c’est pas drôle ce qu’il leur arrive) et que les français ne mangent plus que des sushis.

La seule segmentation valable selon moi est la segmentation comportementale et motivationnelle. Les statistiques nécessaires à cette segmentation sont beaucoup plus difficile à obtenir, mais quitte à payer cher pour avoir des données sur un marché, autant avoir des données qui seront pleinement fiables et utilisables. A partir du moment où l’on a des données sur le comportement, les usages d’un segment de la population, alors on peut commencer à travailler sur les besoins et motivations de cette cible. Et on saura alors quel est le produit/service qu’il leur faut, où et comment entrer en contact avec eux.

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Le dernier spot de le marque de bière Stella Artois est vraiment sympa (n’hésitez pas à cliquer sur « HQ » pour l’avoir en haute résolution):



Stella Artois a su magnifiquement décliner son positionnement de bière de tradition à travers plusieurs supports. En racontant une bien belle histoire, Stella Artois fait passer son positionnement ainsi que d’autres éléments intéressants : l’attrait de la bière , et surtout l’utilisation d’une expérience de consommation universelle (quand on a chaud et qu’on a fait un effort, on a tous envie d’une petite bière). La réalisation est également à la hauteur et permet de créer une ambiance très forte pour une publicité. On est pas loin du cinéma (d’ailleurs les gens qui ont bossé sur ce spot viennent du monde du court-métrage).

Et Stella Artois ne s’arrête pas à ce spot. Leur site Internet (qui est par ailleurs très bien réalisé) présente d’autres dispositifs en parfaite adéquation avec leur positionnement : mini sites, films, jeux. Je vous conseille notamment le mini site « Le courage« , qui nous emmène en 1366, lors de la création de la bière dans la Belgique moyenâgeuse.

De très belles réalisations, toutes en support du positionnement, Stella Artois a vraiment fait du bon boulot!

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Le développement d’une marque nécessite une attention extrême aux moindres détails. Les maniaques sont les bienvenus! En effet, que l’on travaille chez l’annonceur ou en agence, notre vision de la marque sur laquelle on travaille est « macro », très large. Globalement, la marque nous semble positive, notre stratégie est pertinente et répond aux attentes des clients. Alors si un détail est négatif, on peut se laisser aller à penser qu’il va être noyé sous la centaine de points positifs qui ont été développés par la marque.

Mais il faut garder à l’esprit que la vision du client sur la marque est beaucoup plus restreinte. Il a sans doute mémorisé une dizaine d’éléments sur celle-ci, mais rarement plus. Un détail négatif perçu va alors avoir beaucoup plus d’impact sur sa perception de la marque.

Il faut donc être attentif au moindre détail et commencer par répertorier tous les points de contacts qui existent entre la marque et le consommateur : le produit/service, le service après-vente, le service avant-vente, les agissements de la marque, les apparitions médiatiques de la marque… On se rend compte au final que la quasi-totalité de l’entreprise doit participer à la satisfaction du consommateur en tous instants.

Cependant, il est clair qu’il est impossible de tout contrôler. Aucune marque n’est à l’abri d’un conseiller de clientèle de mauvaise humeur, d’un défaut de fabrication… Il s’agit alors d’être capable de réagir. Pour cela, il faut donner au consommateur un moyen simple d’exprimer son mécontentement et mettre en place les moyens nécessaires pour leur répondre et prendre en compte leurs remarques. Il est toujours possible de rattraper une erreur et le consommateur saura apprécier les efforts de la marque pour mieux le satisfaire.

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