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Marque

Vu sur le blog Neuromarketing, un excellent article sur les émotions que les marques peuvent nous faire ressentir.

Jim Edwards, de Brandweek, a participé à une expérience lors de laquelle son cerveau était scanné pendant qu’on lui projetait l’image de plusieurs marques. Les scientifiques de la Columbia University ont ensuite observé quelle partie du cerveau s’activait pour chaque marque.

Le résultat est étonnant : les marques que Jim Ewards considère comme les plus mauvaises ont activé la partie droite du cerveau (celle des émotions), alors que les marques considérées comme les meilleures ont activé la partie gauche du cerveau (celle de la logique et des concepts). Nos marques préférées ne nous feraient donc pas ressentir d’émotions?

Même si une expérimentation réalisée sur un seule personne appelle à la prudence, Jim Edwards pense que l’on a tendance à détester les marques qui nous semblent mauvaises (déclenchement de l’émotion de haine), alors que les marques que l’on considère les meilleures activeraient plutôt notre logique, notre capacité de réflexion.

En attendant que l’expérience soit étendue à d’autres personnes, on peut donc se poser la question des éléments qui construisent un marque forte : des émotions (comme on a tendance à le penser) ou des faits (qualité du produit, prix, bénéfices produit…)?

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Le positionnement relationnel de la marque est un outil que j’ai développé pour mon mémoire de fin d’études.

Cet outil permet de situer sur une matrice la marque par rapport à ses concurrents. Chaque entreprise est placée sur la matrice en fonction de deux axes :

La force relationnelle de la marque
La force relationnelle de la marque est un score qui résume tous les indicateurs qui mesurent la relation de la marque avec ses consommateurs. Il permet de savoir si la marque est capable de créer des relations fortes avec ses consommateurs et de les fidéliser.

La puissance de la marque
La puissance de la marque représente la force de célébrité dont dispose la marque. Celle-ci se mesure par de bons scores de célébrité (notoriété et visibilité) et par un budget de communication important.

Mesure de la marque : le positionnement relationnel

Mesure de la marque : le positionnement relationnel

En fonction de sa position sur la carte de positionnement relationnel, on peut définir la marque comme suit :

- Coin supérieur droit de la carte : la marque est inspirationnelle. C’est la position idéale pour la plupart des marques. Cela signifie qu’elle a les moyens financiers d’avoir une très bonne visibilité, et donc de recruter de nombreux nouveaux consommateurs, tout en étant capable de les fidéliser. En général, c’est une marque qui a une forte communauté de fans, comme Apple par exemple. Les consommateurs peuvent être fidélisés malgré leur grand nombre car l’attractivité de la marque compense les difficultés à s’adresser de façon personnalisée à de nombreux consommateurs.

- Coin supérieur gauche de la carte : on a affaire à une marque de proximité. Elle n’a pas les moyens de se faire connaître à grande échelle, mais elle compense en s’adressant de façon très personnalisée à chaque consommateur. Cela lui permet de les fidéliser. C’est une position qui convient particulièrement aux marques haut de gamme et exclusives.

- Coin inférieur droit de la carte : on a affaire à une marque de communication de masse. C’est une marque qui a des moyens importants pour se faire connaître. Cependant, elle n’a pas l’attractivité ou les savoir-faire nécessaires pour fidéliser les consommateurs. On retrouve typiquement des marques de grande consommation dans cette position.

- Coin inférieur gauche de la carte : la marque est anonyme. Elle n’a les moyens ni de se faire connaître à grande échelle, ni de fidéliser ses consommateurs. C’est une situation difficile.

Les marques ont tout intérêt à avoir un position franche sur cette matrice et à se démarquer de leurs concurrents. Tout comme dans le cadre d’un positionnement marketing, une marque est en position de force si elle est la seule à occuper un positionnement relationnel.

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Troisième et dernier volet de ma série d’articles dédiés à la mesure de l’image de marque (articles adaptés de mon mémoire de fin d’études).

Une fois que l’on connait les éléments de la marque qui sont présents dans l’esprit des consommateurs et que l’on a vérifié que ces éléments leur permettent bien d’identifier la marque, il s’agit de voir quel impact ces éléments vont avoir sur l’attractivité de la marque.

L’attractivité de la marque répond à une question simple : est-ce que la marque est susceptible de répondre aux motivations des consommateurs? En effet, lorsqu’un consommateur va juger une marque, il va se demander s’il va pouvoir répondre à ses motivations en la choisissant.

La première étape pour mesurer l’attractivité d’une marque est donc de définir quelles vont être les motivations qu’elle va pouvoir combler. Pour ce travail, qui doit être le plus exhaustif possible, je pense qu’il est intéressant de se baser sur la pyramide de Maslow. Pour une marque de prêt à porter, par exemple, il va y avoir des besoins physiologiques (se protéger du froid), des besoins d’appartenance (m’habiller dans le même style que mes potes), des besoins d’estime des autres (en mettre plein la vue de mes potes), un besoin d’accomplissement personnel (ouais, j’ai vraiment l’air cool avec ce jean). Plus cette définition des motivations est précise, plus la mesure de l’attractivité sera pointue.

Une fois toutes les motivations définies, il va falloir réaliser un sondage afin de demander aux consommateur de juger la marque pour chaque motivation de 1 à 10. Par exemple : Sur une échelle de 1 à 10, pensez vous que la marque XXX va vous permettre d’en mettre plein la vue à vos potes?

Attractivité de la marque

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Deuxième billet de la série « Mesure de l’image de marque », sur des idées tirées de mon mémoire de fin d’études.

Une fois que l’on sait quels éléments les consommateur ont à l’esprit lorsqu’ils pensent à une marque, il est important de s’assurer que ces éléments sont bien ceux que l’on souhaite faire passer. Il s’agit de vérifier que l’identification de la marque par les consommateur correspond à l’identité que l’on souhaite lui donner.

La mesure de l’identité de la marque est complexe. Je pense qu’il y a deux façons d’aborder le problème (si vous en voyez d’autres, n’hésitez pas à m’en faire part).

La première prend la forme d’un questionnaire. Il s’agit (avec un sondage), de vérifier si les consommateurs identifient bien la marque aux différents éléments qui la composent. On peut séparer ces éléments en plusieurs catégories : les éléments d’identité (logo, slogan, entreprise mère…), les produits associés à la marque (noms des produits, catégorie des produits, types de consommateurs…) et enfin les valeurs de la marque. Chaque sondage donnera une note, qui peut être rapportée sur 10 points par exemple, et qui doit être étudiée sous la forme d’un baromètre. C’est à dire qu’il faut relancer le sondage régulièrement pour suivre l’évolution de ce score d’identité. On peut également questionner les consommateurs sur la concurrence, pour avoir un comparatif des scores d’identité avec les concurrents.

La seconde façon d’aborder le problème de l’identité de la marque est d’utiliser les associations (qui sont tous les éléments de la marque que le consommateur a perçus et mémorisés). En comparant l’importance de chaque association pour l’entreprise avec les associations réellement perçues et mémorisées, on peut savoir si l’identité de la marque a bien été perçue par les consommateurs.
La technique est assez simple, (même si elle n’est pas simple à expliquer ): il s’agit d’établir une échelle des 10 ou 15 associations les plus importantes pour la marque et une échelle avec les 10 ou 15 associations les plus souvent citées par les consommateurs. On va ensuite comparer la position souhaitée de chaque association avec la position réellement perçue de chacune d’entre elles. Chaque différence d’une place entre les deux classements va ajouter un point au score de divergence. Un score de divergence élevé indique une mauvaise identification de la marque par le consommateur. Encore une fois, ce score ne veut rien dire en lui même, il n’est intéressant que lorsque l’on étudie son évolution sur la durée.

Mesurer l'identité avec les associations

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Après un premier article issu de mon mémoire de fin d’études, cet article inaugure une petite série de trois posts sur la mesure de l’image de marque.

Je pense que l’on peut déterminer trois composantes de l’image de marque. La première, que je vais traiter dans cet article, sont les associations.

Les associations sont tous les éléments que le consommateur aura perçu ou mémorisé à propos de la marque. Ces éléments peuvent être liés à l’utilisation du produit, au service associé au produit, à une rencontre avec un employé de la marque, à une communication ou un agissement de la marque…

Les méthodes pour récupérer ces infos son multiples. La plus fiable (mais aussi celle qui demande le plus de moyens) sont les sondages, en demandant aux consommateurs à quels mots ils associent la marque. Il est également possible de trouver les associations en faisant une pige « presse » (en fait une pige sur les blogs, les sites des médias traditionnels, les réseaux sociaux…) et en récupérant tous les termes qui sont associés à la marque lorsque celle-ci est citée. La dernière source d’infos pour mesurer les associations, ce sont deux sites bien sympas qui sont apparus dernièrement : Brand tags (américain) et Nuage de marques (français, créé par Roycod).

La présentation de ces infos est assez simple, le moyen le plus simple et le plus explicite étant à mon avis le nuage de tags, en prenant garde à bien trier les associations par type :

Nuage de mots clés pour les associations

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Comme promis il y a quelques temps, je mets en ligne mon mémoire de fin d’études. Le sujet que j’ai choisi est :

« Mettre en place un tableau de bord pour piloter la stratégie de la marque sur Internet »

Même si ce mémoire est un mémoire scolaire, j’ai essayé de le rendre le plus opérationnel possible. Il traite des points suivants :

I. La mesure de la marque sur Internet : partie dans laquelle je définis quels sont les éléments qui constituent la marque et qui vont permettre de la mesurer.

II. Comment mettre en place le tableau de bord : cette partie présente tout d’abord la méthodologie qui doit être mise en place pour créer le tableau de bord. Ensuite, je présente les principaux indicateurs que l’on peut utiliser pour mesurer la marque grâce aux éléments déterminées dans le Chapitre I.

Vous êtes libre de diffuser ce mémoire et de l’utiliser comme vous le souhaitez, mais je vous remercie de citer son auteur.

Pour ceux qui n’auront pas le temps de le lire, je consacrerai quelques billets à la présentation des concepts qui me paraissent les plus importants. Ce sera en quelques sortes le fil rouge de l’été, puisque j’aurai peu de temps à consacrer à mon blog.

Vous pouvez le télécharger en cliquant ici.

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GroundswellJ’ai acheté dernièrement l’excellent « Ground swell« . Co-écrit par deux responsables du Forrester Research, ce livre fait un état de l’art sur le pilotage des échanges entre consommateurs à propos des marques. C’est ce qu’ils appellent le ground swell. Un mouvement qu’il n’est pas possible d’arrêter.

Pour transformer ce défi en opportunité (le bouche à oreille peut également être très positif, cf le lancement de l’Iphone), le livre nous donne quelques pistes :

Il faut comprendre les mécanismes en jeu

  • Quelles sont les technologies mises en jeu?
  • Quels sont les canaux utilisés par les consommateurs pour communiquer entre eux? Quelle est leur audience?
  • Quelle est la motivation des consommateurs à parler de votre marque?

Il faut écouter ce qui se dit
Les marques doivent mettre en place une veille sérieuse pour recueillir tout ce qui se dit d’elles et ensuite pour traiter et synthétiser les informations afin de les rendre utilisables.
Il peut être intéressant de segmenter les informations :

  • par support : information diffusée sur un blog, un forum, un réseau social…
  • par type de message : discussion à propos d’un produit, d’une communication ou d’un agissement de la marque
  • par tonalité : discussion positive pour la marque, ou négative, mitigée, neutre
  • par audience : il est essentiel de pouvoir mesurer l’impact de la discussion (un article sur un blog avec 15000 visiteurs/j aura un impact complètement différent d’un message posté sur un forum avec 30 inscrits)

Il faut ensuite étudier l’impact de ces conversations sur les éléments de la marque : est-ce qu’elle a gagné en notoriété, est-ce que son image s’est dégradée?… On peut obtenir ces informations en mettant en parallèle la mesure de la marque avec la mesure des échanges entre consommateurs.

Il faut savoir prendre la parole
Toutes les mesures précédentes doivent permettre à la marque de prendre la parole. Le canal utilisé, ainsi que les consommateurs ciblés doivent être choisis avec attention. Une prise de parole peut-être une réponse directe en utilisant le même canal que le discussion, des relations presse ou relais d’opinions, la création d’un réseau social, d’un blog…

Le « Groundswell » ne peut pas être stoppé, et il peut être une réelle opportunité pour les marques pour recruter de nouveaux consommateurs et pour fidéliser. Un bouche à oreille positif ne coûte pas grand chose et peut avoir des résultats très positif pour la marque. Il ne faut pas hésiter à l’entretenir.
Un bouche à oreille négatif peut quant à lui être destructeur si la marque ne cherche pas à l’écouter et à y répondre.

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Ça sonne beaucoup moins bien qu’en anglais (« Build your brand by thinking like a fighter »), mais c’est une idée intéressante. Idée qui nous vient de Anne Mulcahy, qui a permis à la marque Xerox de passer d’un résultat négatif de -300 millions $ à un résultat positif de 1 milliard $ entre 2000 et 2007. Belle performance qui semble résister à la crise.

Sa méthode est assez simple. En temps de crise, les marques doivent être capables de développer les 4 qualités suivantes : l’agilité, l’engagement et la capacité à maîtriser tous les paramètres extérieurs, propres aux combattants.

L’agilité

L’agilité est définitivement une valeur à la mode. Avec les nouvelles technologies, tout va toujours plus vite. De plus en plus, la marque doit associer à son développement à long terme une capacité à se construire et à évoluer à court terme. L’entreprise doit également être capable de lancer de nouveaux produits plus rapidement, de les adapter aux goûts changeants des consommateurs tout en réagissant en cas de crise de confiance. Si les petites structures sont bien armées pour répondre à ces nouveaux défis, il n’en va pas de même pour les grandes entreprises.

Dans la construction de la fidélité, les marques ne cherchent plus seulement à avoir des consommateurs loyaux qui achètent régulièrement. Elles doivent également veiller à avoir des fans qui vont devenir des ambassadeurs de la marque. L’agilité lui permet d’offrir toujours plus (en termes de produit et de dialogue) aux consommateurs pour qu’ils deviennent ces ambassadeurs.

L’engagement

Cette agilité doit être complétée par de l’engagement pour fidéliser le consommateur. Cet engagement doit être de qualité. Il peut être mesuré par quatre éléments : l’implication, l’interaction, l’intimité et l’influence. L’engagement permet de construire la marque à court terme.

La maîtrise

Les marques deviennent de plus en plus compliquées à maîtriser complètement. Elles sont tiraillées entre le besoin de contrôler leur image et la nécessité de croître pour ne pas disparaître. Elles doivent placer le curseur finement entre la tentation de se développer en multipliant les canaux de vente, et la nécessiter de continuer à piloter la marque. Imposer sa marque tout en bénéficiant des avantages d’une multiplication des canaux de distribution demande la ténacité, la détermination et l’endurance du combattant.

Pour s’imposer dans un contexte difficile, il est clair que la marque doit être offensive, dans le bon sens du terme. Elle doit réagir rapidement pour s’adapter à l’environnement changeant et s’engager franchement envers le consommateur.

Via AdAge.com

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