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Marketing

Dans ce billet, je présentais les attaques contre la concurrence comme une pratique en fin de vie et sans grand intérêt. Pourtant, l’actualité récente tend à me contredire.

Pendant qu’Apple et Microsoft continuent à se tirer dans les pattes par publicité interposées, Dunkin’ Donuts lance un spot TV assez agressif à l’égard de Starbucks. Très peu de créativité, mais un argument de poids : le café Dunkin’ Donuts est préféré au café Starbucks par les consommateurs. Tests à l’aveugle à l’appui : 54% des consommateurs interrogés préfèrent le café Dunkin’ Donuts contre 39% qui préfèrent le café Starbucks. Un site événementiel relaie le message sur Internet, avec toujours autant de finesse : « The Truth is out : Dunkin’ beat Starbucks ». A part ça, le site est plutôt efficace, avec des éléments déclencheurs d’achat intelligemment intégrés au milieu du discours commercial.

Comme le faisait remarquer Clément en commentaire dans mon précédent billet, ce sont souvent les outsiders qui trouvent un intérêt à pratiquer la publicité comparative. On peut prendre l’exemple de Pepsi qui attaque Coca, de McCain qui attaque Obama et donc de Dunkin’ Donuts qui attaque Starbucks.

N’étant pas très courante, cette technique permet à des marques en manque de notoriété de faire parler d’elles. Cela permet également de parasiter la stratégie marketing d’un concurrent. En effet, celui-ci se doit de réagir, pour éviter que le message ne soit intégré par les consommateurs. Mais cela peut aussi permettre d’attaquer le positionnement et l’avantage concurrentiel d’un concurrent. Comme ce sont des éléments essentiels de la marque, qui vont la guider sur de longues périodes, cela peut-être destructeur pour l’image de celle-ci. Si Dunkin’ Donut arrive à convaincre les consommateur que les cafés Starbucks sont moins bons, Starbucks aura le plus grand mal à attirer les amateurs de café dans ses points de vente.

Par contre, les risques de se lancer dans l’attaque frontale d’un concurrent plus fort que soi sont grands. Tout d’abord car un budget marketing supérieur permet au concurrent d’avoir une force de persuasion plus forte qui peut très bien lui permettre de contre-attaquer avec encore plus de vigueur.
D’autant plus que la réponse, en général plus créative, est plus facilement transmise par le bouche à oreille. On peut prendre par exemple le célèbre cas des constructeurs automobiles qui se sont renvoyé la balle pendant quelques temps.

Il est possible que la crise que l’on traverse motive les marques à mettre en place des stratégies offensives afin de grappiller quelques parts de marchés à leur concurrents. A mon avis, elles ont intérêt à vérifier que ce type d’action s’intègre bien dans leur stratégie et leur positionnement. L’attaque directe de la concurrence peut être incompatible avec certaines valeurs défendues par les marques.
Dans le cas où l’opération permet d’attaquer le positionnement du concurrent, alors le succès peut-être au rendez-vous.

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David Armano décrit un principe intéressant dans cet article : la micro-stratégie. C’est un concept qui mérite qu’on s’y intéresse, particulièrement à la sortie d’une crise telle celle que nous avons vécue, qui aura sans aucun doute un impact fort sur les budgets marketing.


Qu’est-ce que la micro-stratégie? Il s’agit, au lieu de lancer de grandes campagnes de marketing multi supports (aussi appelées campagnes 360), de procéder par petites touches. On lance une petite campagne sur le web, puis un évènement street marketing, annoncé par une vidéo virale par exemple.


Pourquoi utiliser la micro-stratégie?

Il y a plusieurs raisons qui peuvent pousser les annonceurs à adopter ce type de stratégie:

  • Cela permet tout d’abord de limiter le risque. Au lieu de mettre tout son budget sur une grosse campagne (et donc de le perdre si la campagne ne prend pas), on étale le risque en mettant un peu d’argent sur plusieurs supports et plusieurs actions (un peu comme en bourse, mais en mieux… si possible…).
  • Le second avantage est qu’à la fin de chaque petite action, on peut mesurer les résultats et définir ce qui fonctionne ou pas, afin d’améliorer la prochaine campagne.
  • Lancer des micro campagnes permet également aux marques d’être plus réactives à l’actualité, aux tendances, à leurs concurrentes…
  • Faire le choix d’utiliser ce type de stratégie permet d’adresser un messager hyper-adapté et hyper-personnalisé aux différentes cibles de la marque en faisant de petites actions pour chaque cible.



Qui peut utiliser la micro-stratégie?

Même si à priori la micro-stratégie peut-être utilisée par tout type d’annonceur, elle impose une forte réflexion préalable.
Je pense tout d’abord qu’il y a un risque pour les annonceurs ayant une faible notoriété. La dispersion des moyens risque d’empêcher le consommateur de mémoriser la marque et son positionnement.
Le fait de multiplier les petites opérations peut également donner une image d’instabilité de la marque. Si cela peut-être positivement perçu dans le cadre d’une marque qui se veut dynamique, il y a un risque dans le cadre des marques qui doivent rassurer, paraître stables et solides.


La micro stratégie est particulièrement adaptée au web. Elle permet de multiplier à moindre coût les points de contact avec les consommateurs.


Par contre, il est essentiel pour la marque que ces micro-stratégies s’imbriquent dans la stratégie globale de la marque et dans son positionnement. Cela nécessite également de très bonnes relations entre l’annonceur et ses agences. Celles-ci devront être créatives régulièrement sans sortir du cadre du positionnement.

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Trendwatching.com vient de sortir son rapport pour Octobre. Ils commencent à étudier les tendances qui devraient se développer en 2009. Selon eux, l’une des grosses tendances sera l’offre par les marques d’avantages exclusifs à leurs meilleurs clients. En ces temps économiquement imprévisibles, la recherche de la fidélisation parait très raisonnable.

Les exemples donnés par Trendwatch sont multiples : accès à des produits uniques personnalisés, invitation à des concerts et accès en backstage, places réservées dans les stades de foot, files d’attente rapides réservées, concierges, bornes de recharge gratuites pour mobiles, espaces lounges dans les aéroports, places de parking réservées aux véhicules hybrides… La liste présentée par Trendwatch est longue.

Quel est l’avantage pour la marque? Ils sont nombreux, à condition de bien concevoir et présenter ces avantages exclusifs : ils doivent apporter un réel service au client et surtout, les clients qui n’en bénéficient pas ne doivent pas se sentir exclus ou dévalorisés. Les avantages sont alors nombreux, en termes de fidélisation, d’image, d’attrait de l’offre…

C’est assez intéressant de voir qu’en période de crise, les marques ont tendance à revenir aux fondamentaux. La fidélisation est évidement essentielle dans cette situation. Mais il ne faut surtout pas oublier que la fidélisation passe avant tout par la conception d’un produit/service qui va totalement combler les attentes du client.

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Toute communication a un rythme. Lorsque l’on choisi d’appeler une personne au téléphone au lieu de lui envoyer un email, c’est en partie pour des impératifs de rythme. On souhaite avoir un retour instantanément.

Je pense qu’il en va de même lorsque les consommateurs souhaitent établir une communication avec une marque. Votre marque a-t-elle les moyens nécessaires pour répondre à tous les rythmes?

L’instantané

La plupart des marques n’ont pas les moyens de mettre en place des centres d’appels qui leur permettent de répondre en direct à tous leurs consommateurs. Il existe heureusement des alternatives.

La plus prometteuse à mon avis est twitter. Twitter permet à une marque de répondre quasi-instantanément aux consommateurs, tout en ayant la possibilité de planifier les réponses (si aucun opérateur n’est disponible, « le conseiller twitter » peut répondre 2-3 minutes après). Je trouve que c’est moins frustrant pour le consommateur que d’attendre 5 minutes au téléphone (il peut faire autre chose en attendant et surtout il ne paie pas l’attente). Un autre avantage de twitter est qu’il oblige à être bref (140 caractères seulement, ce qui le limite de fait à certains usages).

Il existe également des possibilités d’intégrer un « chat » au site web de la marque. Tout comme twitter, le chat permet de traiter plus de demandes en parallèles : « le conseiller chat » peut « chater » avec plusieurs consommateurs en même temps, et peut planifier les réponses en cas de surcharge.

Le rapide

Parfois le consommateur n’attend pas une réponse instantanée. Il faut lui proposer des solutions intermédiaires afin de désengorger les moyens cités dans le paragraphe précédent.

La première solution est le blog. A condition d’avoir une équipe ayant les moyens de communiquer avec les consommateurs sur ce support, il peut-être un excellent moyen de répondre à une demande de communication de la part de l’un d’entre eux.

La seconde solution est le forum. Là encore, cette solution nécessite d’avoir une équipe ou un conseiller dont répondre aux consommateurs fait partie de l’affectation. Le forum permet d’une part de répondre à des demandes complexes, techniques, et permet surtout de rendre la réponse à la question facilement accessible aux autres consommateurs qui auraient les même interrogations. Le contenu du forum peut également nourrir la Faq.

Le système du « web call back » est également intéressant. Le principe est simple : le consommateur laisse son numéro de téléphone sur Internet et l’entreprise se charge de le recontacter lorsqu’il le souhaite (cela peut-être quasi-instantanément ou à une heure choisie par le consommateur). Ce système permet de bien planifier les appels et donc les équipes dédiées à ce canal.

Le plus lent

Il y a ensuite des systèmes plus lents, mais qui peuvent être efficaces dans certaines situations.

La réponse aux consommateurs par la Faq ou par du contenu informatif sur le site web de la marque peut être envisagée dans certains cas par exemple. Cela permet de ne répondre qu’une seule fois à une question qui revient souvent.

Les réponses par courrier old school peuvent également servir, surtout dans le cas où une réponse un peu solennelle (ou contractuelle) est nécessaire : confirmation de changement de formule, suivi juridique d’un différent…

Il est important que l’entreprise soit capable de répondre à ces différentes demandes de rythmes. Il faut bien garder à l’esprit que le rythme choisi doit correspondre au rythme attendu par le consommateur.

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En tant que marketeurs, on voit souvent les produits par l’extérieur : par le packaging, par leur design, par les packshots, par leur usage. Erik Boker, un photographe très créatif, nous permet de les voir sous un autre angle : par l’intérieur.

Comme son nom l’indique, son projet ‘Product dissection’ nous propose de belles photographies de dissections d’un produit vraiment banal : le dentifrice.

Quelques exemples dans la suite de l’article, vous pouvez consulter l’intégralité des photos à cette adresse.

Aquafresh Extrafresh

Aquafresh Extrafresh

Aquafresh Extreme Clean Empowermint

Aquafresh Extreme Clean Empowermint

Colgate Junior Bubblefruit

Colgate Junior Bubblefruit

Via LSD

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Facebook a annoncé ces derniers jours le lancement en test de ses nouvelles offres d’emplacements publicitaires. La grande nouveauté de ces nouveaux procédés viendra de l’interactivité qui existera entre ceux-ci et les consommateurs.

En effet, les utilisateurs de Facebook pourront commenter une pub, devenir fan de la marque ou encore envoyer des cadeaux liés à la publicité à ses amis.

Si on voit facilement l’intérêt pour Facebook, ces nouvelles propositions représentent un réel challenge pour les marques.

Voici les enjeux à mon avis :

Difficultés de gestion de ces nouveaux échanges
Ce nouveau format représente un nouveau point de contact entre la marque et les consommateurs. Les marques qui avaient déjà des difficultés à gérer leurs échanges avec leurs consommateurs risquent de se retrouver submergées. Il faut des moyens pour surveiller ce qui se passe sur ces publicités, en faire une analyse et éventuellement y répondre.

Focalisation de l’échange sur un point « superficiel » de la marque
Alors que la marque devrait plutôt essayer de focaliser ses échanges avec ses consommateurs sur ses valeurs fondamentales (ses produits, son service après-vente, ses actions sociales…), elle se retrouve à échanger sur le support que les consommateurs considèrent comme le plus superficiel, le moins crédible qu’est la publicité. Le lien créé ne sera pas aussi fort et ne paraitra sans doute pas aussi authentique.

Risque de sentiment d’intrusion par les consommateurs
Si la marque le souhaite, lorsqu’un utilisateur de Facebook utilisera l’une de ces fonctionnalités, tous ses contacts le sauront grâce à l’apparition de l’action sur son feed. On risque de se retrouver avec des « Yvette est devenue fan de McDo », « Alain a commenté la dernière pub de Coca Cola » ou encore « Christophe a envoyé une pinte de Guinness à Georges » plein le feed. Il y a des chances que cela énerve certains.

Bouleversement du calcul du ROI
Le calcul du ROI en achat d’espace sur Internet est le plus souvent assez simplement calculé par la marque en fonction du nombre de clics sur les espaces achetés. Le calcul du ROI ne pourra pas être le même pour ces espaces interactifs. Dans le cas ou les échanges entre la marque et ses consommateurs auront été positifs il ne sera pas forcément évident pour les marques de comprendre que leur présence peut être bénéfique même si le taux de clic est bas.

Malgré tous ces enjeux, que les marques devront sérieusement étudier avant de se lancer dans l’aventure, je pense que cette interactivité entre la publicité et les consommateurs est inéluctable. Elle est dans la lignée de ce qui se passe avec le web2.0 et les nouvelles attentes des consommateurs.

Comme le fait remarquer Jeremiah Owyang dans cet article, les utilisateurs des medias sociaux cherchent en priorité à échanger, plutôt qu’à rechercher de l’information. Ces nouvelles formes de publicité interactives répondent bien à cette volonté.

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McCain, la patate et le candidat

On imagine que le créateur de la marque de produits à base de pomme de terre McCain n’avais pas du tout anticipé la présence de McCain (John, de son petit nom) aux présidentielles américaines.

Il n’en reste pas moins qu’il aurait été dommage de ne pas sauter sur l’occasion pour faire marcher le bouche à oreille. McCain a donc lancé une campagne de notoriété (d’abord en print puis en ligne) aux USA avec comme slogan : « Why McCain should be in the White House ». D’autres slogans sympas : « McCain goes to war over oil » (puisque leurs frites contiennent peu d’huile), « McCain brings ‘smiles’ to million ».

McCain nous avait déjà gratifié d’une belle opération sur le web avec la rigolote Potato Parade. Là, la campagne est assez « facile », mais il aurait été dommage pour la marque de ne pas se saisir de l’opportunité.

Via AdAge

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Orange a connu un petit problème cet été avec les activations des nouvelles cartes SIM. Leurs serveurs d’activation ont été indisponibles pendant une dizaine de jours et ils ont dû faire toutes les activations à la main.

Avec les moyens technologiques actuels, et la transparence qu’ils imposent aux entreprises, on aurait pu imaginer qu’Orange aurait tout fait pour entrer en contact avec ses consommateurs et leur exposer la situation en leur donnant un planning de retour à la normale. Dans ces périodes d’attente, c’est bien le manque d’informations qui est le pire pour les consommateurs mécontents.

Et bien Orange a enchainé les erreurs :

Pas de discours officiel cohérent
Alors qu’un conseiller m’avait avoué qu’il s’agissait d’une panne informatique, un autre m’a dit que c’était juste le temps de migrer sur une nouvelle plateforme (la panne a quand même duré plus de 10 jours).

Aucune communication à grande échelle
Orange dispose d’une plateforme sur laquelle une grande partie de ses abonnés se connectent. Il aurait été très simple d’entrer en contact avec ceux touchés par le problème par ce biais. Il n’en a rien été. J’ai fait pas mal de recherches sur le net sur ce problème quand j’étais en panne pour voir s’il existait une solution et je n’ai trouvé aucune trace d’un quelconque message de la part d’Orange.

Pas de réponse aux utilisateurs
Devant ce manque d’information, les consommateurs se sont tournés vers les forums d’Orange. Un message posté sur cette plateforme a reçu plus de 170 messages de consommateurs qui essayaient de partager leur mésaventure. Personne chez Orange ne s’est donné la peine de répondre aux questions de leurs clients. Vraiment dommage d’avoir tous les moyens techniques mis en place pour créer le contact avec le client et de ne pas s’en servir. La question ne se pose pas vraiment pour moi puisque j’ai quitté la France, mais à mon retour, pas sûr que je choisisse Orange.

Je ne pourrais que recommander aux responsables du service client et de la communication de chez Orange la lecture de « Groundswell« .

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