Logo Interact!on
Archive
Marketing

Johann, de Roycod, a demandé à quelques bloggers, dont moi, quel était notre slogan préféré. J’ai donc passé une partie de ma journée à essayer de me remémorer un maximum de slogans (oui, je suis en vacances, j’ai rien à faire). Et j’ai vraiment eu du mal à trouver un slogan qui me plaisait vraiment.

Finalement, ma préférence va à un slogan qui est en fait plutôt une baseline de pub:

Babette, je la lie, je la fouette, et parfois elle passe à la casserole

Pub Babette

J’adore l’impertinence, le sexisme, la finesse de ce slogan.

Sinon, mon « vrai » slogan préféré est sans doutes celui de la nouvelle twingo :

« Drôlement sérieuse ».

Au delà du travail du copywriter, je pense que les marketeux de chez Renaut ont su conserver ce qui faisait le succès de l’ancien modèle (le côté assez fun, rigolo de la voiture), tout en gommant les défauts que les gens lui trouvaient (elle est maintenant plus « sérieuse »). Le produit est cohérent avec le positionnement (lui même en phase avec les attentes de la clientèle), qui est bien exprimé par le slogan : du bon taff!

Mais ce que je retiens également de ces recherches de slogan, c’est que je n’ai pas été du tout convaincu par au moins 80% des slogans que j’ai pu trouver. Je trouve les slogans français un peu trop complexes pour la plupart, ce qui fait que les marques ont du mal à les garder longtemps.

Et je suis impressionné par la force des slogans de Nike (« Just do it ») et Coca Cola (« Always Coca Cola »), qui ont su traverser les années sans prendre une ride. Ils y sont sans doute pour beaucoup dans la grande valeur de ces deux marques.

Je file la patate à Alexis, des enfants de la pub, à Mathieu, des enfants du marketing et à Alexandre.

Lire la suite

La contre-attaque de Mc Cain contre Obama me semble tellement irréelle qu’elle m’a interpellé. Est-ce que l’on peut vraiment baser une stratégie de vente (ou de conquête politique, basée sur les même outils) sur le seul dénigrement de la concurrence?

En France, la publicité comparative est légale, et pourtant, seules quelques entreprises l’ont utilisée. On peut penser à Télé2 par exemple, qui comparait ses tarifs à ceux de FT.

Mais si on peut comprendre que pour un argument basique et indiscutable comme le prix, la comparaison puisse avoir un (faible) intérêt, quid de la politique? Est-ce qu’il vaut mieux mettre en avant ses idées ou les défauts de son adversaire? Je suis assez sceptique…

En basant sa campagne sur les défauts de son adversaire, on lui offre de la notoriété gratuite. On écorne éventuellement son image, mais on prend également le risque d’écorner la sienne, car la critique est rarement glorieuse, surtout quand elle se sent seule au milieu de 2-3 idées qui se battent en duel.

On voit également que Mc Cain a le plus grand mal à faire passer ces 2-3 idées car tout le reste de se campagne est éclipsée par la pub qu’il a lancée contre Obama. Cette campagne de dénigrement brouille totalement le reste de sa communication.

Et on risque également de voir son adversaire retourner la situation en sa faveur. S’il arrive à gommer la mauvaise image qu’on souhaite lui faire endosser, on se retrouve sans idées face à un concurrent à qui il reste ses idées, et l’image de quelqu’un qui est capable de corriger ses défauts.

Et pour se détendre, l’une des meilleures pub comparative à mon goût, un grand classique :

Lire la suite

Quand on travaille sur une marque, on ne doit surtout pas se focaliser uniquement sur le marketing et la communication. Ces deux éléments ne sont que la partie visible de l’iceberg. En effet, dans l’esprit d’un consommateur, la marque se construit à chaque fois qu’il entre en contact avec celle-ci. Et cela va bien au delà de la communication. Lorsque le consommateur utilise un produit, lorsqu’il discute avec un vendeur, lorsqu’il a affaire au SAV… il va réviser l’image qu’il se fait de la marque. Un bon marketeur se doit de s’intéresser à toutes ces interactions entre la marque et le consommateur. Les agissements des vendeurs et du SAV par exemple sont excessivement importants et doivent être traités avec beaucoup d’attention.

J’avais déjà cité une phrase d’un marketeur américain qui disait « Our brand is everything we do ».

Et bien David Armano, fameux marketeur américain, nous le rappelle encore dans un article intitulé « Disney’s 100 000$ salt + pepper shaker ». Il raconte l’histoire d’un américain qui avait été agréablement surpris par un vendeur qui lui avait remplacé gratuitement une salière Mickey qu’il avait cassé juste après l’avoir achetée. Cet « investissement » de quelques dollars a finalement rapporté 100 000$ à Disney. En effet, cet américain, après cet heureux épisode, est devenu encore plus fan de Disney. Et il a dépensé dans sa vie, avec sa famille, plus de 100 000$ en produits Disney divers.

Même si c’est sans doute du rabâchage, il faut toujours garder en tête cette importance de « l’expérience » de la marque.

Lire la suite

La période est économiquement difficile pour de nombreuses marques. En période de crise, celles-ci ont tendance à rogner sur les budgets qui leur semblent les moins stratégiques, et ce sont les budgets marketing et communications qui sont les premiers touchés. Au delà du fait que c’est un raisonnement très court-termiste, il est vrai que parfois les entreprises n’ont pas beaucoup d’options.

Et si la solution venait de notre cher Internet? Je vois plusieurs avantages qui font qu’en période de crise, les entreprises pourraient éviter de couper les budgets marketing grâce au web :

  • Le retour sur investissement (ROI) est facilement mesurable. Le principal avantage du web, c’est que les outils de mesure sont nombreux et accessibles. Le marketing et la communication sont souvent considérés comme des pertes sèches. Lorsque l’on peut calculer le ROI, ça change tout. Le calcul du ROI permet de faire passer les budgets marketing et communication d’un statut de perte sèche à un statut d’investissement.
  • Le web est un excellent outil de fidélisation. Les nouvelles technologies web permettent de fidéliser facilement les consommateurs. Elles permettent aux entreprise de mieux connaitre leur consommateurs grâce aux données qu’elles peuvent collecter puis ensuite de s’adresser personnellement à eux. Et il est bien connu qu’il est beaucoup moins cher de fidéliser un consommateur que d’en recruter un.
  • Il existe des moyens de communication peu chers qui peuvent avoir un impact très fort. On peut penser au marketing viral, aux relations blogueurs… Ce sont des moyens qui, s’ils sont mis en place avec talent peuvent avoir un impact important (tant en notoriété qu’en image) sans que l’investissement ne soit trop lourd.
  • Les investissements en distribution sont moindres. Même s’il est utopique de penser que l’on peut se lancer avec succès dans le ecommerce sans des investissements conséquents, ceux-ci seront moindre pour un même nombre de prospects touchés que dans le cadre d’une ouverture de magasin en dur. Il existe de nombreux outils comme l’affiliation qui permettent de se lancer sans un investissement trop important.

La liste est sans doute incomplète et les entreprise l’ont bien compris. Pepsi, par exemple, a totalement mis de côté les autres médias pour se concentrer sur Internet à l’occasion du lancement d’une nouvelle boisson aux USA.

Lire la suite

Parce que les femmes ne sont pas les seules à avoir une image dégradante dans la pub, le magazine AskMen.com a publié son classement des 10 pubs qui nous humilient le plus, nous autres les mâles.

En numéro 1:

En numéro 2:

Le reste du classement ici.

En effet, c’est rude (et c’est de l’humour ricain)!
Don’t give up dudes!

Lire la suite

Have a point of vue. Focus on the customer. Deliver value.

Le magazine Fortune a demandé à 25 personnalité américaines quel était le meilleur conseil qu’on leur avait donné. C’est très instructif et je vous laisse aller consulter l’article ici.

Pour Alan Mulally, CEO de Ford, le meilleur conseil qu’on ait pu lui donner est donc de se concentrer sur le consommateur. Si ce conseil peut paraître évident, qui le respecte réellement au quotidien? Qui parle des 4C plutôt que des 4P? Quelles entreprises l’ont correctement intégré dans leurs processus?

Il est intéressant de voir à quel point tous les professionnels du marketing qui ont beaucoup d’expérience insistent sur le « consumer focus » (comme Michel de Guilhermier par exemple).

Lire la suite

Après une première vidéo de buzz de Nike + Kobe, voilà le second épisode :

Cette fois, Kobe s’associe aux membres de Jackass pour une petite vidéo dans la plus pure tradition Jackass qui devrait faire parler d’elle. Comme pour la première, Nike en revient aux fondamentaux puisque le buzz est lancé tel quel, sans aucune campagne de promotion.

Seul regret à mon goût : le trucage à la fin de la vidéo est un peu gros (ou alors c’est tellement gros que c’est vrai).

Lire la suite

L’efficacité des jeux-concours n’est plus à démontrer : que ce soit pour favoriser l’acte d’achat ou pour se construire une base emails, la formule fonctionne bien.

Mais je pense que le choix des prix offerts doit être fait avec soin.

A mon avis, il faut absolument éviter d’offrir ce que l’on vend. La raison est très simple : si un consommateur était intéressé par un produit et qu’il a la possibilité de le gagner, il va forcément retarder son achat en se disant « ça ne sert à rien de l’acheter maintenant s’il est possible que je le gagne ». Pendant ce temps, il aura le temps d’aller faire le tour de la concurrence. Et quand le concours sera fini, s’il gagne il n’achètera pas le produit puisqu’il le possédera déjà et s’il perd, il sera frustré et il sera compliqué de l’approcher à ce moment là.

Je suis plutôt favorable au cadeau qui est complémentaire de ce que l’on vend. Par exemple, si on vend des appareils photos, pourquoi ne pas offrir un voyage en annonçant : achetez l’appareil photo, nous vous faisons gagner le voyage pour le tester. Au mieux, le consommateur va acheter l’appareil photo en espérant gagner le voyage et que cet appareil lui serve pendant ce voyage (oui, quand on participe à un jeu concours, on y croit, sinon on ne prendrait pas la peine de s’inscrire). Au pire, il attendra la fin du concours pour faire son achat. Mais s’il gagne, il achètera à coup sûr l’appareil et s’il perd il ne l’achètera peut-être pas, mais au moins on n’aura pas perdu une vente quasi-conclue.

Lire la suite